logo26 avril 1986, Tcher­no­byl. 5 mars 2011, Fuku­shi­ma. Tren­te ans d’un côté, cinq de l’autre. Deux tris­tes anni­ver­sai­res qui mar­quent à jamais les deux plus gran­des catas­tro­phes liées à l’exploitation par l’homme de l’énergie nucléai­re. Une éner­gie bien par­ti­cu­liè­re que ses exploi­tants s’efforcent de ren­dre bana­le, ordi­nai­re… Une éner­gie de l’avenir, radieu­se (si on ose dire) et même pro­pre ! C’est ain­si que ses plus émi­nents repré­sen­tants, EDF au pre­mier chef, se sont invi­tés à la COP-21 afin d’y gref­fer leur habi­tuel­le pro­pa­gan­de en se rac­cro­chant au train du Pro­grès « décar­bon­né », dont les riants wagons ato­mi­ques, en effet, ne pro­dui­sent pas le si néfas­te CO2. Donc, plu­tôt la Pes­te (nucléai­re) que le Cho­lé­ra (fos­si­le).

Mais il tour­ne, le vent mau­dit du pseu­do-pro­grès qui a semé la déso­la­tion en Ukrai­ne et plus enco­re en Bié­lo­rus­sie, et tout alen­tour jus­que sur nos têtes et sous nos pieds, dans pres­que tou­te l’Europe. Puis une autre tem­pê­te aus­si malé­fi­que s’est déchaî­née à par­tir du Japon, rui­nant une par­tie du pays, chas­sant sa popu­la­tion, mena­çant la san­té, pro­fa­nant les océans et le mon­de vivant.

Le vent tour­ne, en effet. Le vent du soleil qui fait tur­bi­ner les éolien­nes, pro­duit les marées, rem­plit les bar­ra­ges, élec­tri­se les pan­neaux pho­to­vol­taï­ques. Le vent d’un autre ave­nir qui refu­se la ter­reur de la Tou­te-Puis­san­ce tech­no­lâ­tre à la mer­ci d’un cou­ver­cle de cuve fis­su­ré, d’un cla­pet récal­ci­trant, d’un séis­me et d’une inon­da­tion, de ter­ro­ris­tes hal­lu­ci­nés, d’un Doc­teur Fola­mour aux ordres de son déli­re.

En coor­di­na­tion avec la coopé­ra­ti­ve d’Europe Éco­lo­gie – Les Verts (région Paca), « C’est pour dire » va publier et dif­fu­ser à par­tir de lun­di une série d’articles mar­quant le tren­tiè­me anni­ver­sai­re de cet­te catas­tro­phe – tou­jours en cours, il ne faut pas l’oublier. En quoi un acci­dent nucléai­re ne peut être com­pa­ra­ble à aucun autre acci­dent lié à l’activité humai­ne.

Au pro­gram­me

Lun­di 25. 1) 25 avril 1986. Tout va bien à la cen­tra­le Léni­ne

Mar­di 26. 2) Le mons­tre s’est déchaî­né

Mer­cre­di 27. 3)  Com­me un nua­ge

Jeu­di 26. 4) Un nua­ge, des lam­beaux par­tout

Ven­dre­di 26 5) Acci­dents connus… et dis­si­mu­lés

Same­di 27. 6) Coût esti­mé d’un acci­dent majeur

 

Et aujourd’hui , en avant-pro­gram­me

Une centrale, des Inconnus


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