2007, réso­lu­tion n°1 : blo­guer en solex

Si tant est que « c’est pour dire » fût dans la blo­go­sphère une sorte de Cadillac, la ver­sion «plus», je la vois désor­mais en «moins», comme le solex de Mon Oncle. Cette image du film de Tati me plaît beau­coup. On n’en fini­rait pas de décor­ti­quer sa charge sym­bo­lique et poli­tique. Je la mets à mon compte, en espé­rant que les ayants droit de Mon­sieur Hulot appré­cie­ront la cita­tion à sa juste cause…

Donc, je range la Cadillac au garage de la rue Blan­qui (la mai­son Colom­ba­ni a relé­gué «c’est pour dire» au sous-sol de ses pré­fé­rences – libre à eux de ne pas goû­ter la cri­tique). Je res­sors mon solex, celui de Tati et de mes quinze ans, tout pareil aux autres clones. Et vogue la liber­té d’être et de pen­ser !, à la Tati pour tout dire. Ce qui peut tout de même sem­bler pré­ten­tieux, ouais. En fait, je réduis la voi­lure blo­go-chose. Après deux ans et six cents articles, les visi­teurs de pas­sage pour­ront trou­ver de quoi pico­rer dans la gamelle de «c’est pour dire». Quitte à rame­ner ma fraise à l’occasion. Ou à accueillir tou­jours celle de mes com­plices de plume et de trait, ces oiseaux sau­vages et ce che­val lor­rain, l’homme à tout Faber et grand mor­du de Tati lui aus­si.

Donc, ren­dez-vous à sauts et à gam­bades [Mon­taigne], pour des petites notes légères et court vêtues [La Fon­taine]. Au moins, pro­fi­tons du réchauf­fe­ment pla­né­taire…


Et autant que pos­sible : bonne année !

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