J’ai assez balancé de mes « pantoufles » (bronze, argent et or surtout) à La Provence pour ne pas assurer le service après alerte. D’autant plus aujourd’hui que le quotidien marseillais vient de chausser des escarpins tout neufs.

Pub d’amorçage pour la nouvelle formule. L’OM en costard, ça va payer !





12 janvier 2007 à 1 h 39 min
Que plus spécialiste que moi m’arrête si je me trompe. La presse quotidienne française connaît un premier format : le grand, traditionnel, impossible à déplier dans les transports en commun ; un deuxième, qui est en fait le même mais plié en deux, imaginé si mes souvenirs sont exacts par le Parisien Libéré à la fin des années 1960 (ou début des années 1970 ?) pour répondre au tracas des usagers des transports en commun – et qui fut justement appelé format « métro ». Les deux formats cohabitèrent un temps jusqu’à ce que, devant le succès du format « métro », la grande édition fut abandonnée. D’autres journaux ont suivi l’exemple du Parisien Libéré : il suffisait d’un aménagement pas trop complexe de la rotative.
Il y a un troisième format, le berlinois, format du seul Monde (hérité des rotatives du Temps que Le Monde avait récupérées à la Libération).
Il ne me semble pas – mais j’écris sous le contrôle de plus spécialiste que moi – qu’un simple aménagement de la rotative suffise à passer du grand format au berlinois : il faut changer de roto. Et pourquoi choisir précisément une roto au format berlinois si ce n’est dans l’intention d’imprimer Le Monde ?
Topo. Les moyens techniques permettent depuis longtemps de réaliser à distance les plaques pour imprimer en province les journaux parisiens et ainsi éviter, c’est très coûteux, d’avoir à acheminer les journaux de Paris à l’autre bout de la France. Plusieurs titres parisiens disposent depuis longtemps d’imprimeries ainsi décentralisées. On imagine, ce serait logique, que ce sont les imprimeries des quotidiens de province : pas possible, car ils sont tous imprimés en même temps, la nuit. Tous, sauf Le Monde, imprimé le matin. Un quotidien de province, ils sont tous imprimé la nuit, peut donc « récupérer » l’impression du Monde et ainsi rentabiliser sa rotative en la faisant tourner le matin pour Le Monde sans gêner sa propre impression.
Ça sent le plan social à la rotative du Monde et une grosse bouffée d’argent frais pour Le Provençal.
Quant à « la forme, fond qui remonte à la surface », on est prévenu : plus compact (papiers plus courts). Et plus de couleurs : donc plus de pub. Car ne croyez pas que ce qui empêche l’éditeur du journal de dormir, c’est de ne pas pouvoir publier la photo de votre équipe de foot avec toutes les jolies couleurs des jolis maillots. C’est de rater des contrats publicitaires parce que les annonceurs n’aiment pas le noir et blanc (ou alors, ils l’achètent, mais beaucoup moins cher).
Bonne année à tous.