Trouvée sur le site Orange.fr, cette perle de charabia juridico-médiatique. De quoi alimenter un petit jeu-devinette ouvert aux meilleurs logiciens. Lesquels pourront aussi tenter, par anticipation, de transposer ladite logique aux algébriques affaires en cours genre « LB + EW + FW + etc. »
Voici la chose :
« Le Conseil d’Etat a confirmé une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Marseille suspendant une décision du maire d’Eygalières (Bouches-du-Rhône), qui avait refusé de retirer un permis de construire accordé à l’animateur Michel Drucker, a-t-on appris mercredi auprès du Conseil. »
Vos réponses :
1 - Drucker l’a dans le pétch”, son permis est refusé
2 - Au contraire, il obtient son permis et se fait construire sa maison de rêve dans un lieu de rêve théoriquement protégé
3 - P’têt” ben qu’oui, p’têt” ben qu’non


« C’est pour dire », par Gerard Ponthieu, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification


21 juillet 2010 à 22 h 09 min
Après avoir lu cette tirade dans tous les sens, j’en arrive à la conclusion que « dorénavant, tout sera comme d’habitude, il est interdit d’interdire et 14 négations valent une affirmation » mais j’opterais néanmoins toutefois pour la réponse 1 (un pressentiment)....
22 juillet 2010 à 0 h 09 min
Je confirme qu’on ne comprend pas cette phrase si l’on n’a pas en tête que le langage juridique n’est pas le langage qu’évitent de parler ceux qui ont en tête le souci de ne pas se faire comprendre. Ou le contraire.
Cette prose est imbitable parce qu’elle empile les négations, et aussi parce qu’elle est strictement antichronologique. L’ordre historique est : Michel Drucker dépose un permis de construire ; le maire refuse de retirer ce permis de construire ; le tribunal administratif suspend ce refus ; le conseil d’état confirme cette suspension. Cette chronologie permet déjà de comprendre un peu.
Elle permet aussi de comprendre qu’on a loupé une étape : si le maire a refusé de retirer le permis, c’est qu’il avait été question de le retirer ; et s’il a cru bon de pondre pour cela un acte administratif, c’est que la fronde anti-bâtisseur était organisée.
C’est bien mieux expliqué dans Le Canard de cette semaine.
22 juillet 2010 à 6 h 43 min
Après avoir relu je dirai réponse 1... mais ne serais pas étonné s’il fallait comprendre autre chose.