« La belle et la bête » en quelque sorte, mais aucune chance qu’il nous joue « la métamorphose des cloportes » hélas... Dans la rubrique regards de là-bas, la dernière couverture de Politis n’était pas mal non plus. Je pense que tu la connais, mais je la confie à Emil (comme dit le Grand Jacques B).
A votre avis, cette révolution peut-elle être « résumée » par une tête de femme ? Une « représentation », avec un meilleur reflet de la réalité, pourrait naître, plutôt, en regard d’une effigie de la « Jeunesse » (féminine ET masculine) ? En effet la démarche de laisser « voir » le changement par le « féminin » ne fait elle pas l’impasse un peu rapidement sur le rôle des femmes dans la montée en puissance du modèle de société actuelle ; notamment cette prégnante recherche de sécurité ...? L’occident en manque d’imprudence ! L’orient nous montre une « capabilité » d’agir sur le devenir. Et nous, et nous, et nous ?
@ Bion - Juste ! Bien sûr, les représentations sont toujours partielles et leurs portées symboliques interprétables. Mais « révolte », « révolution » c’est du genre féminin (en français du moins) de même que le République (Marianne) et on se souvient, ô combien, de la Liberté guidant le peuple à gorge généreusement déployée. S’agit-il de vieux schémas, de stéréotypes machistes (photographes et metteurs en pages sont-il encore dominants (mâles) dans les rédactions papier ?), ou doit-on rechercher là-dedans des ancrages plus profonds ? C’est une piste. Quant à votre hypothèse sur la « recherche de sécurité », c’est une autre piste ! Intéressante et à creuser aussi. Si certain(e)s ont des idées…
Fin janvier, Politis proposait une autre « une » sur la Tunisie: un jeune homme brandissant une cage d’oiseau surmontée du drapeau national...et avec la porte ouverte, bien sûr. L’image en disait donc un peu plus mais ne « résumait » pas l’histoire pour autant. Gérard -me semble-t-il - propose seulement ici un angle particulier, soulignant l’intensité heureuse du regard de cette jeune fille par opposition à celui du monstre de Tripoli. Il ne s’agit pas de « tête de femme » mais de regard. La Tunisie n’en est pas encore au casting pour trouver la Meriem dont le buste ornera toutes les mairies... Après, il y a évidemment beaucoup à dire - et de nombreux observateurs l’ont fait - sur le rôle des femmes dans ces révolutions et l’enjeu considérable pour l’évolution de leur statut.
« C’est pour dire », par Gerard Ponthieu, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification
Moutons, orangs-outangs, canards… Dans mon bestiaire, on devrait aussi croiser la cohorte des humains crédules courant après leurs propres sornettes… Suffit de regarder autour de soi. Et de se regarder…
9 mars 2011 à 13 h 10 min
« La belle et la bête » en quelque sorte, mais aucune chance qu’il nous joue « la métamorphose des cloportes » hélas...

Dans la rubrique regards de là-bas, la dernière couverture de Politis n’était pas mal non plus. Je pense que tu la connais, mais je la confie à Emil (comme dit le Grand Jacques B).
10 mars 2011 à 12 h 04 min
A votre avis, cette révolution peut-elle être « résumée » par une tête de femme ?
Une « représentation », avec un meilleur reflet de la réalité, pourrait naître, plutôt, en regard d’une effigie de la « Jeunesse » (féminine ET masculine) ?
En effet la démarche de laisser « voir » le changement par le « féminin » ne fait elle pas l’impasse un peu rapidement sur le rôle des femmes dans la montée en puissance du modèle de société actuelle ; notamment cette prégnante recherche de sécurité ...?
L’occident en manque d’imprudence !
L’orient nous montre une « capabilité » d’agir sur le devenir.
Et nous, et nous, et nous ?
10 mars 2011 à 14 h 05 min
@ Bion - Juste ! Bien sûr, les représentations sont toujours partielles et leurs portées symboliques interprétables. Mais « révolte », « révolution » c’est du genre féminin (en français du moins) de même que le République (Marianne) et on se souvient, ô combien, de la Liberté guidant le peuple à gorge généreusement déployée. S’agit-il de vieux schémas, de stéréotypes machistes (photographes et metteurs en pages sont-il encore dominants (mâles) dans les rédactions papier ?), ou doit-on rechercher là-dedans des ancrages plus profonds ? C’est une piste.
Quant à votre hypothèse sur la « recherche de sécurité », c’est une autre piste ! Intéressante et à creuser aussi. Si certain(e)s ont des idées…
10 mars 2011 à 14 h 13 min
Fin janvier, Politis proposait une autre « une » sur la Tunisie: un jeune homme brandissant une cage d’oiseau surmontée du drapeau national...et avec la porte ouverte, bien sûr. L’image en disait donc un peu plus mais ne « résumait » pas l’histoire pour autant.
Gérard -me semble-t-il - propose seulement ici un angle particulier, soulignant l’intensité heureuse du regard de cette jeune fille par opposition à celui du monstre de Tripoli. Il ne s’agit pas de « tête de femme » mais de regard. La Tunisie n’en est pas encore au casting pour trouver la Meriem dont le buste ornera toutes les mairies...
Après, il y a évidemment beaucoup à dire - et de nombreux observateurs l’ont fait - sur le rôle des femmes dans ces révolutions et l’enjeu considérable pour l’évolution de leur statut.
10 mars 2011 à 14 h 19 min
Merci Dominique : tu vas plus loin que moi. Malgré mon titre, j’en avais perdu le sens du regard… Reste que « les genres ne sont pas neutres »…