Comme si on revenait trente ans en arrière quoi !, la ré-génération Mitterrand, tu parles (Charles : pquoi pas de gaulle alors ?). Je suis sidéré par ce vide de pensée. Mais qu’est-ce qu’ils ont foutu, à part rêver de la reconquête, des lambris et des dorures ? Je crains tout de même que le DSK rafle la mise en apparaissant comme le « sauveur » de la gauche : Moi ou Sarko ! Le Fouquet’s ou la Porsche, on aura toujours le choix !
Ce qui me gêne surtout c’est moins la nostalgie d’un Mitterrand que ce besoin d” »icône », c’est-à-dire de l’image pieuse d’un saint; que Mitterrand ne l’ait pas été, c’est évident — et sain… Ce qui l’est beaucoup moins c’est cette quête de modèles politiques parfaits, infaillibles, omniscients, donc extra-terrestres. La politique fera un grand pas quand ses « fidèles » se comporteront en hommes et femmes conscients et libres, en citoyens et pas en troupeaux bêlants. Ce n’est apparemment pas pour demain, ni pour 2012.
On est dans un régime hyper-présidentiel, pour ne pas dire monarchique. Alors, cette nostalgie répond peut-être au manque actuel d’allure, de distinction, de culture, de dignité à la tête de l’Etat. L’omniscience qu’on ne peut trouver dans un seul être, il faut peut-être la chercher en plusieurs: pas une individualité - fut-elle brillante - mais une sorte de « dream team » pour nous sortir de ce cauchemar. En tout cas, je ne crois pas que le « grand pas politique » viendra de la base: le piège a bien fonctionné, on est coincés!
« C’est pour dire », par Gerard Ponthieu, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification
Moutons, orangs-outangs, canards… Dans mon bestiaire, on devrait aussi croiser la cohorte des humains crédules courant après leurs propres sornettes… Suffit de regarder autour de soi. Et de se regarder…
9 mai 2011 à 17 h 33 min
T’as raison, c’est d’un dérisoire ¡…
9 mai 2011 à 18 h 53 min
Comme si on revenait trente ans en arrière quoi !, la ré-génération Mitterrand, tu parles (Charles : pquoi pas de gaulle alors ?). Je suis sidéré par ce vide de pensée. Mais qu’est-ce qu’ils ont foutu, à part rêver de la reconquête, des lambris et des dorures ? Je crains tout de même que le DSK rafle la mise en apparaissant comme le « sauveur » de la gauche : Moi ou Sarko ! Le Fouquet’s ou la Porsche, on aura toujours le choix !
9 mai 2011 à 19 h 27 min
Quel choix ? Ce sera le Fouquet’s et la Porsche, celle-ci permettant d’atteindre plus vite celui-là.
10 mai 2011 à 0 h 53 min
Ce qui me gêne surtout c’est moins la nostalgie d’un Mitterrand que ce besoin d” »icône », c’est-à-dire de l’image pieuse d’un saint; que Mitterrand ne l’ait pas été, c’est évident — et sain… Ce qui l’est beaucoup moins c’est cette quête de modèles politiques parfaits, infaillibles, omniscients, donc extra-terrestres. La politique fera un grand pas quand ses « fidèles » se comporteront en hommes et femmes conscients et libres, en citoyens et pas en troupeaux bêlants. Ce n’est apparemment pas pour demain, ni pour 2012.
10 mai 2011 à 9 h 04 min
On est dans un régime hyper-présidentiel, pour ne pas dire monarchique. Alors, cette nostalgie répond peut-être au manque actuel d’allure, de distinction, de culture, de dignité à la tête de l’Etat.
L’omniscience qu’on ne peut trouver dans un seul être, il faut peut-être la chercher en plusieurs: pas une individualité - fut-elle brillante - mais une sorte de « dream team » pour nous sortir de ce cauchemar.
En tout cas, je ne crois pas que le « grand pas politique » viendra de la base: le piège a bien fonctionné, on est coincés!