On n'est pas des moutons

Archive for décembre, 2011

Grand concours de Noël pour le développement du râble de sapin

A vous la légende !

Com­ment peut-​on être grand, con et court ? En par­ti­ci­pant à notre grand concours de Noël. Règle du jeu sim­plis­sime : trou­vez la légende qui s’imposera pour cette sublime image com­mise par les plus talen­tueux (si !) gra­phistes de Metz (Lor­raine, France), à savoir (recon­nais­sables sur la photo) :

Arnaud Hus­se­not, en haut

Fabien Dar­ley, en bas

Tous les gagnants gagne­ront : leurs légendes seront publiées au fur et à mesure dans les cases de com­men­taires pré­vues à cet effet. C’est-i pas un beau cadeau de Noël, ça ?


Le crachat et le rêve français…

par Amine el Khatmi 23 ans, étu­diant en droit (mas­ter 2), français

Lettre à mon­sieur le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales et de l’Immigration

Mon­sieur le ministre,

La sous-​direction de l’accès à la natio­na­lité fran­çaise du minis­tère que vous diri­gez vient de signi­fier à madame S. Boujrada, ma mère, le clas­se­ment de son dos­sier et un refus d’attribution de nationalité. «Vous ne répon­dez pas aux critères», est-il écrit dans un cour­rier sans âme que l’on croi­rait tout droit sorti de l’étude d’un huis­sier ou d’un notaire.

Ma mère est arri­vée en France en 1984. Il y a donc vingt-​huit ans, mon­sieur le ministre, vingt-​huit ans ! Arri­vée de Casa­blanca, elle maî­tri­sait par­fai­te­ment le fran­çais depuis son plus jeune âge, son père ayant fait le choix de sco­la­ri­ser ses enfants dans des éta­blis­se­ments fran­çais de la capi­tale éco­no­mique marocaine.

Elle connais­sait la France et son his­toire, avait lu Sartre et Molière, fre­don­nait Piaf et Jacques Brel, situait Ver­dun, Valmy et les plages de Nor­man­die, et fai­sait, elle, la dif­fé­rence entre Zadig et Vol­taire ! Son atta­che­ment à notre pays n’a cessé de croître. Elle criait aux buts de Zidane le 12 juillet 1998, pleu­rait la mort de l’abbé Pierre.

Tout en elle vibrait la France. Tout en elle sen­tait la France, sans que jamais la flamme de son pays d’origine ne s’éteigne vraiment. […]

Lire la suite ici sur Libération.fr, ce texte étant paru dans Libé­ra­tion du 2 décembre 2011 où il a déclen­ché une vague de com­men­taires. Mais pas de réac­tions connues de Claude Guéant et autres.

[Merci à Domi­nique Dréan pour le relais.]


« T’as pas 100 euros ? »

Voici une petite ‘’inter­pré­ta­tion’’ de texte, à par­tir d’un mes­sage en cir­cu­la­tion sur le web :

« Une jour­née maus­sade dans un petit bourg humide au fond de l’Islande. Il tombe une pluie bat­tante et les rues sont désertes.
Les temps sont durs ; tout le monde est endetté ; tout le monde vit à crédit.

Là des­sus arrive un ‘’alle­mand riche’’. Il arrête sa ‘’grosse ber­line’’ devant l’hôtel de la ville. Il entre pour réser­ver une chambre pour la nuit et pose un billet de 100 euros sur le comp­toir, tout en deman­dant à voir les chambres dis­po­nibles, afin d’en choi­sir une.

Le pro­prié­taire de l’établissement lui donne les clés et lui dit de choi­sir celle qu’il veut.

Dès que le client monte l’escalier, l’hôtelier prend le billet de 100 euros, file chez le bou­cher voi­sin et règle sa dette envers celui-​ci.
Le bou­cher, qui doit de l’argent à l’éleveur de porcs local, se rend immé­dia­te­ment chez lui et lui donne le billet de 100 euros.
L’éleveur à son tour règle ses dettes envers la coopé­ra­tive agri­cole mitoyenne, où il achète ses four­ni­tures.
Le direc­teur de la coopé­ra­tive court au pub, régler son compte de bar.
Le bar­man, glisse le billet à la pros­ti­tuée qui lui four­nit ses ser­vices à cré­dit déjà depuis des semaines.
Celle-​ci, qui uti­lise l’hôtel pro­fes­sion­nel­le­ment, court régler son compte avec l’hôtelier.
L’hôtelier repose ‘’fina­le­ment’’ le billet de 100 euros sur le comp­toir, là où le client l’avait posé aupa­ra­vant.
Juste après, le client des­cend l’escalier, annonce qu’il ne trouve pas les chambres à son goût, ramasse son billet et s’en va.

… Quelque part cepen­dant, pour ces ‘’gens du coin’’, le temps sem­ble­rait s’annoncer meilleur. »

Addi­tif : infos sur des sys­tèmes de règle­ments ici.

PS : face au mau­vais temps, ne faudrait-​il pas ces­ser de don­ner encore du temps au temps, pour enfin ten­ter de limi­ter ce ‘’tant’’ acca­pa­reur de notre temps (cf. modèle des pays ‘’développés’’) ?

[Merci à Gérard Jacquet].

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