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Cou­ver­tu­re du livre de Jean-Luc Douin (Ed. de la Mar­ti­niè­re)

Tout a été dit sur Alain Resnais, depuis sa mort, same­di. Un grand par­mi les grands du ciné­ma, en effet. Ces ima­ges ci-des­sous – affi­ches de quel­ques-uns de sa cin­quan­tai­ne de films – pour sou­li­gner le sens gra­phi­que d’un artis­te du ciné­ma­to-gra­phe. Car l’adepte de l’image en mou­ve­ment en était un aus­si de l’image fixe (pro­je­tée 24 fois par secon­de, au nom de l’illusion de la réa­li­té) et sin­gu­liè­re­ment de l’image des­si­née. Alain Resnais fut un artis­te de la for­me, un for­ma­lis­te pour qui la for­me, pré­ci­sé­ment, est consti­tu­ti­ve du fond ; elle se doit aus­si d’apparaître com­me tel­le, selon cet­te dis­tan­cia­tion brech­tien­ne assu­mant l’artifice de l’art, l’art com­me inter­pré­ta­tion déli­bé­rée et visi­ble d’une réa­li­té. La ban­de des­si­née illus­tre – c’est bien le mot – tout à fait cet­te démar­che; tout com­me l’ont éga­le­ment prô­né et pra­ti­qué des écri­vains com­me Alain Rob­be-Grillet, Mar­gue­ri­te Duras, Clau­de Simon, Geor­ges Per­ec et tout le cou­rant du Nou­veau roman. De lui, je retiens notam­ment ce mot : « Les hom­mes se res­sem­blent par ce qu’ils mon­trent et dif­fè­rent par ce qu’ils cachent  ».

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Les affi­ches d’Enki Bilal (entre­tien dans Le Figa­ro) pour Mon oncle d’Amérique et La Vie est un roman.

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