« NEWBURGH, N.Y.

« Un hom­me qui avait dû être ampu­té d’une jam­be après la chu­te d’un cru­ci­fix de 273 kg a por­té plain­te contre l’église. Le pro­cès doit avoir lieu en jan­vier 2013, a annon­cé Me Kevin Kit­son, son avo­cat.

 

« La vic­ti­me, David Jime­nez, avait prié devant le cru­ci­fix pla­cé à l’extérieur de l’église Saint-Patri­ck à New­burgh, dans l’État de New York, car un can­cer des ovai­res avait été diag­nos­ti­qué à son épou­se. Après la gué­ri­son de cet­te der­niè­re, David Jime­nez avait vou­lu mon­trer sa gra­ti­tu­de en net­toyant la croix. En mai 2010, le cru­ci­fix s’était écra­sé sur sa jam­be droi­te, qui avait ensui­te dû être cou­pée, a racon­té Me Kit­son.

 

« David Jime­nez deman­de trois mil­lions de dol­lars à l’église, qui affir­me ne pas être res­pon­sa­ble. »

 

Cet­te dépê­che d’Asso­cia­ted Press, repri­se sans com­men­tai­res par La Pres­se de Mont­réal du 7 novem­bre 2012, lais­se en effet sans voix. Je n’y aurais rien ajou­té non plus si ça ne me gra­touillait pas autant…

 

Com­me la fou­dre qui s’abat sur un clo­cher, ça ne lais­se d’interpeller, non ? Et cet­te his­toi­re de la vieille tan­te du copain : par­tie vaillan­te en train pour un pèle­ri­na­ge à Lour­des, la voi­là qui revient sur une civiè­re. Son pied avait rou­lé sur un cier­ge. L’anti-miracle, ça arri­ve aus­si.

 

Doublée des meilleures intentions et de l'esprit… pratique, cette pieuse image datant de feu "Hara Kiri", paix à son âme, m'a été adressée par frère Daniel, un saint homme et ami de longue date.

Dou­blée des meilleu­res inten­tions et de l’esprit… pra­ti­que, cet­te pieu­se ima­ge datant de feu « Hara Kiri », paix à son âme, m’a été adres­sée par frè­re Daniel, un saint hom­me et ami de lon­gue date.

J’en pro­fi­te pour pas­ser au rayon Scien­ces. J’écoutais hier avec grand inté­rêt les pro­pos radio (Fran­ce inter) d’Etien­ne Klein, phy­si­cien, phi­lo­so­phie des scien­ces. « Pen­ser l’origine » (du mon­de, ajou­te­rait Gus­ta­ve Cour­bet, qui voyait « la cho­se » à cour­te dis­tan­ce cos­mi­que, quoi­que…), une sor­te d’impasse dont on ne peut même pas ima­gi­ner le bout. Pen­ser la fin, c’est ima­gi­ner le non-être, en défi­nir les contours et les pro­prié­tés, qu’il ne sau­rait avoir… car ce ne serait alors plus le néant. Une apo­rie, com­me on dit en hau­te sphè­re.

 

On ne peut voir le bout du tun­nel et il en va de même de l’entrée. Klein remet « en cau­se » le fameux big bang, non pas com­me hypo­thè­se, mais en tant que « point zéro ». Qu’y avait-il donc avant l’instant dit « zéro » ? Quid de la matiè­re et de l’énergie « noi­res » – invi­si­bles et pour­tant pro­ba­bles ? Et si la théo­rie de la rela­ti­vi­té géné­ra­le demeu­re vala­ble, elle ne s’appliquerait qu’à la seule éner­gie de la gra­vi­ta­tion, et pas aux trois autres connues : élec­tro­ma­gné­ti­que, nucléai­re fai­ble, nucléai­re for­te. La ques­tion de l’origine est donc, par excel­len­ce, ce qu’on appel­le une ques­tion ouver­te. Gran­de ouver­te sur l’in-connaissance. Une ivres­se. Com­me cel­le de la foi des croyants ?

Tou­jours est-il que les scien­ces m’enivrent. À la nôtre !

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