Après avoir dégai­né le beau mot de la répu­bli­caine tri­lo­gie, que Not’ pré­sident tire le pre­mier, qu’il ouvre la voie, montre l’exemple, joigne le geste à la parole, etc. Allez-y mon gars, vous gênez pas pour nous. Je sug­gère même que, avec ses petits bras, il re-grave le marbre des fron­tis­pices éga­le­ment répu­bli­cains dans l’ordre inverse du tier­cé, soit 3-2-1 : Fra­ter­ni­té –> Éga­li­té –> Liber­té. Ne serait-ce pas le vrai bon meilleur sens afin que cette chère Liber­té ne soit pas ain­si pous­sée en avant comme un pro­duit d’appel, une tête de gon­dole aux gros nibards, façon Dela­croix pour la mytho­lo­gie qui mange pas trop de pain ? 

Alors, que 2010 soit l’année de la Fra­ter­ni­té avant celle de la Coupe du monde de foot. Il se dit que 300 mil­liards d’euros vien­draient à bout de la faim dans le monde – des cen­taines de fois moins que les seules dépenses d’armement. On pour­rait même, s’il le faut pour la libi­do des (im)puissants, gar­der les gros canons, les sales bombes et les méchants navions pour para­der et effrayer la racaille mon­diale. Grat­ter quelques pour cent, ça ne se ver­rait même pas dans le défi­lé du 14-juillet. Il est vrai qu’un ou deux mil­liards d’humains man­geant à peu près à leur faim, pei­nards dans leurs coins recu­lés, ça ne ferait pas beau­coup de bruit non plus. Voi­là peut-être la ques­tion. Encore une affaire de com’. Fut un temps où un sac de riz sur l’épaule vous rap­por­tait gros en noto­rié­té mon­nayable. C’est vrai­ment que tout fout le camp. 

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« Res­pec­tons-nous les uns les autres, fai­sons l’effort de nous com­prendre, évi­tons les mots et les atti­tudes qui blessent. Soyons capables de débattre sans nous déchi­rer, sans nous insul­ter, sans nous dés­unir »

Pho­to ©gp

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