On n'est pas des moutons

Blogs & médias

Tapie, patron de « La Provence » et papa piston

Il disait n’avoir pas besoin d’acheter un jour­nal quand on pou­vait se payer un jour­na­lis­te… Mais il a chan­gé d’avis, ne sachant sans dou­te quoi fai­re de tout ce pognon accu­mu­lé à par­tir d’affaires, disons lou­ches… Bref, Tapie est deve­nu patron de La Pro­ven­ce entre autres canards du sud-est. On se deman­dait pour­quoi, tout en ayant quel­ques idées. Sans peut-être avoir pen­sé à ces petits arran­ge­ments fami­liaux, ain­si résu­més en ce diman­che de Pâques par ces innom­bra­bles tweets, com­me celui-ci :

Ber­nard Tapie, patron de @laprovence > Lau­rent Tapie, res­pon­sa­ble web de @laprovence > Sophie Tapie, invi­tée mer­cre­di de @laprovence.

Tout est dit sur l’air du népo­tis­me. On peut regar­der de plus près ici sur laprovence.com

Posez bien vos questions, hein !

Posez bien vos ques­tions, hein !

Et vive la pres­se (libre, j’oubliais) !


Porno-misère, autre genre télévisuel

Com­me des mil­lions d’autres, je me bran­che cha­que soir ou pres­que sur le jour­nal télé, celui de Fran­ce 2. Ailleurs, ça doit être pareil, tou­tes chaî­nes confon­dues, dans un sys­tè­me com­mun où le spec­ta­cle domi­ne. Donc, on étend un regard voyeur sur la scè­ne mon­dia­le – enfin, de cet­te par­tie super­fi­ciel­le du mon­de relié au sys­tè­me tech­ni­que média­ti­que. Le réseau tis­se sa toi­le en éten­dant son empri­se à fina­li­té mar­chan­de ; c’est pour­quoi il n’y tra­vaille qu’en sur­fa­ce, ou à la crê­te des aspé­ri­tés, sur­tout pas en pro­fon­deur.

 

Donc, hier soir, com­me les autres soirs, « mon » JT pré­sen­tait « sa » séquen­ce « émo­tions ». Aujourd’hui, rayon pau­vre­té, voi­ci Fabien­ne, jeu­ne mère céli­ba­tai­re, cais­siè­re à 800 euros par mois, qui ne peut plus payer sa fac­tu­re d’électricité. Lar­mes le long de la joue.

– Salauds de riches !
– Cau­se tou­jours ! Des­sin de Faber ©

 

La veille, rayon « illet­tris­me », ces tra­vailleurs en fait qua­si anal­pha­bè­tes, se retrou­vant en appren­tis­sa­ge basi­que, avec des méca­ni­ques intel­lec­tuel­les grip­pées, appe­lant des efforts dou­lou­reux. Cet hom­me est mon­tré de près, la camé­ra scru­te, tra­vaille à la lou­pe, de son œil de rapa­ce. Le visa­ge se prê­te si bien à l’exploration, l’homme est un peu rus­tre, c’est un pro­lo « brut de décof­fra­ge » ; pour un peu on irait avec l’endoscope, fouiller jus­que dans ses tri­pes. Il résis­te, l’homme autop­sié par la camé­ra, il veut fai­re bon­ne figu­re, sou­rit, croit domi­ner le ric­tus. Il par­le de son fis­ton, qu’après il pour­ra même aider à ses devoirs. Et sou­dain écla­te en san­glots. Et la camé­ra qui insis­te, le pour­suit, le tra­que.

 

La Cri­se a ouvert tout grand le champ de la misè­re à ces ter­ro­ris­tes moder­nes, l’œil de rapa­ce rivé au viseur, mitraillant en silen­ce, ne lâchant pas la proie, qu’ils téta­ni­sent, qu’ils médu­sent par­fois d’un regard obs­cè­ne de cyclo­pe.

 

Tels sont ces por­no­gra­phes adep­tes du gros plan, mon­trant des nez, des yeux, des rides com­me on exhi­be des bites et des chat­tes.

 

Qui iso­lent la par­tie du tout afin d’en extrai­re la lar­me inti­me, la per­le lumi­neu­se du mon­de en déri­ve et en spec­ta­cle.

 

Qui nous trans­for­ment en voyeurs, culpa­bi­li­sés ou jouis­seurs secrets de nos pri­vi­lè­ges, com­pa­tis­sants jusqu’à la séquen­ce sui­van­te – une vedet­te, un spor­tif – qui fera aus­si­tôt oublier cel­le-ci.

 

Et avant-hier, enco­re, c’était cet ouvrier agri­co­le meur­tri par sept années en pri­son sous l’accusation men­son­gè­re de viol. Pleurs ren­trés.

 

Et ce soir, de quel­les lar­mes la fameu­se « séquen­ce émo­tions » nour­ri­ra-t-elle l’interminable feuille­ton de cet­te lita­nie télé/visuelle – vue à dis­tan­ce, de loin, hors contex­te, si peu poli­ti­que ?

 

Enfants-mar­tyrs, ou enfants-sol­dats ; Noël du « sdf » ; mamie sans famil­le à l’hospice… La réser­ve socia­le des dému­nis, des lais­sés pour comp­te est inépui­sa­ble. Elle peut même, au besoin, se gros­sir de la détres­se ani­ma­le. Atten­tion cepen­dant à bien en « gérer les riches­ses » télé/géniques. Cet­te éco­no­mie-là aus­si est déli­ca­te. Rien ne serait plus contre-pro­duc­tif qu’un abus dans ce domai­ne ; com­me dans tout autre – celui du luxe, par exem­ple, son pen­dant symé­tri­que. Ain­si, en fait-on des kilos, c’est le cas de le dire, avec un Depar­dieu pseu­do-exi­lé, visant à sous­trai­re au fisc du pays qui l’a fait roi – des riches et des cons – 1,4% de son immen­se for­tu­ne. Mina­ble, va ! Oui, mais il nous emmer­de, le mina­ble, du haut de sa Tour d’Argent com­me nous le mon­tre si bien Faber et son des­sin ci-contre.

 

L’essentiel étant, tout de même, que les injus­ti­ces res­tent assez sup­por­ta­bles pour qu’on sup­por­te l’Injustice.


C’est pour voir”, c’est pas que pour les chiens !

© Fran­çois Pon­thieu

Je sens bien que les mots, ils satu­rent les pau­vres mots – et leurs lec­teurs avec. Alors, pour­quoi dian­tre ne pas aller plus sou­vent mater à côté si le mon­de y est plus beau, plus colo­ré, plus cau­sant aus­si fina­le­ment. A côté, c’est-à-dire là, en voi­si­na­ge : http://c-pour-voir.over-blog.com/ Cha­que jour sa pho­to, ou pres­que, et réci­pro­que­ment.

 


Bienvenue sur « C’est pour voir » !

Ça faisait bien longtemps que je projetais de partager mon goût pour l’image,

et spécialement pour la photographie – dont je suis un adepte et pratiquant de si longue date. 

Que ce soit par profession ou au quotidien, la photo me saisit au vol – et vice versa. 

Bref, voici ce blog, tel un album à feuilleter, à commenter au besoin, 

et même à enrichir ainsi que le suggère la formule 

« & INVITÉS ».


« C’est pour voir »

 


Suite élégiaque et diplomatique. Super-Boillon « fils » de Khadafi !


Boillon défend Kadha­fi (C+)
envoyé par LePost­fr. - L’info inter­na­tio­na­le vidéo.

Ça tour­ne au court-Boillon pour le toni­truant ambas­sa­deur de Fran­ce à Tunis. Car, ce lun­di, le site Le Post a déter­ré un extrait de novem­bre 2010 du Grand jour­nal, émis­sion télé de Canal+. On y voit [ci-des­sus] Boris Boillon défen­dre Kadha­fi. Dans un pre­mier temps, il faut tou­te l’insistance de Jean-Michel Apha­tie pour que le diplo­ma­te recon­nais­se le pas­sé ter­ro­ris­te du dic­ta­teur libyen, avant d’appeler à ne pas « lais­ser libre cours aux idées reçues ». Et de conclu­re, à pro­pos du diri­geant libyen:  « Dans la vie, on fait tous des erreurs. »

Rap­pe­lons aus­si que le même super-Boillon avait été le grand ordon­na­teur des fras­ques de Kha­da­fi lors de sa visi­te offi­ciel­le en Fran­ce, en décem­bre 2007 – y com­pris donc les défi­lés du cor­tè­ge dans Paris et la fameu­se ten­te de « bédouin » mon­tée dans les jar­dins de l’hôtel Mati­gnon.
Le « colo­nel » y fut reçu avec tous les hon­neurs sar­ko­zyens, ain­si qu’on le voit éga­le­ment sur cet­te vidéo :


Internet et Cie. Du bon usage du nazisme, du professeur Kuing Yamang et de la falsification

Cli­quer sur l’image ou aller là : http://www.facebook.com/pages/On-sait-ce-que-lon-veut-quon-sache/143363392375566

Voi­là que refleu­ris­sent les détour­ne­ments, à la maniè­re des situa­tion­nis­tes dans les années 60, notam­ment à par­tir de films sud-coréens de kung-fu. Celui ci nous est venu par Domi­ni­que Dréan (mer­ci !) via un de ses com­men­tai­res. Il s’agit d’un pas­sa­ge de « La Chu­te » (Der Unter­gang), un film alle­mand d’Oliver Hir­sch­bie­gel (2004). On y voit Hit­ler dans son piteux déclin, en proie à l’hystérie. Les sous-titres se situent, c’est le cas de le dire, dans la tra­di­tion anar­chis­te, pro­je­tant une repré­sen­ta­tion néo-spar­ta­kis­te du mou­ve­ment de libé­ra­tion du peu­ple…

Pour un peu on y croi­rait… Mais aujourd’hui…, c’est l’espérance qui man­que le plus. Quand bien même le poli­ti­que en por­te­rait de maniè­re cré­di­ble, il lui fau­drait enco­re vain­cre le contre-mou­ve­ment de repli indi­vi­duel et, par delà, recréer les liens dis­ten­dus, sinon rom­pus, entre le moi-je et le nous socié­tal – ce qu’un bon mien copain dénom­me « l’articulation du je-nous »… dont l’arthrose fait pour le moins boi­ter nos socié­tés.

Autre remar­que de fond. Il s’agit du recours au nazis­me com­me « argu­ment » de com­pa­rai­son. Cet­te fai­bles­se par l’outrance mani­chéen­ne ten­drait à assi­mi­ler le sar­ko­zys­me au nazis­me, ce qui est déli­rant. Une occa­sion de plus pour évo­quer ce qu’on appel­le la « loi de God­win », du nom de son inven­teur, Mike God­win, cher­cheur à l’Université Yale aux Etats-Unis. L’énoncé : « Plus une dis­cus­sion en ligne dure long­temps, plus la pro­ba­bi­li­té d’y trou­ver une com­pa­rai­son impli­quant les nazis ou Adolf Hit­ler s’approche de 1.» De même, dans un débat, attein­dre le point God­win revient à signi­fier à son inter­lo­cu­teur qu’il vient de se dis­cré­di­ter en véri­fiant la loi de God­win. Et par exten­sion, du fait de la poly­sé­mie du mot « point », des « points God­win » peu­vent être attri­bués à l’unité.

Cet­te « loi » s’appuie donc sur l’hypothèse selon laquel­le une dis­cus­sion qui dure peut ame­ner à rem­pla­cer des argu­ments par des ana­lo­gies extrê­mes. L’exemple le plus cou­rant consis­te à com­pa­rer le thè­me de la dis­cus­sion avec une opi­nion nazie ou à trai­ter son inter­lo­cu­teur de nazi et de fas­cis­tefacho »). Si le sujet de la dis­cus­sion était très éloi­gné d’un quel­con­que débat idéo­lo­gi­que, une com­pa­rai­son de ce gen­re est consi­dé­rée com­me un signe d’échec de la dis­cus­sion. On esti­me alors qu’il est temps de clo­re le débat, dont il ne sor­ti­ra plus rien de per­ti­nent : on dit que l’on a atteint le « point God­win » de la dis­cus­sion. [Voir de mul­ti­ples pro­lon­ge­ments sur le sujet sur inter­net, et notam­ment là, avec four­ni­tu­res d’exemples hexa­go­naux fameux].

Néan­moins, pour en reve­nir à la vidéo du départ, c’est à voir là, et ça per­met de se réga­ler du talent de comé­dien de Bru­no Ganz et cet extrait d’un film remar­qua­ble.

Autre exem­ple du même gen­re qui, celui-là, galo­pe à bri­de abat­tue sur la toi­le. Domi­ni­que, le même, me l’a aus­si envoyé, com­me avant lui plu­sieurs autres inter­nau­tes. Ça en devient un hoax, c’est-à-dire une faus­se info – sou­vent accom­pa­gnée d’un cer­ti­fi­cat d’authenticité gen­re « VÉRIDIQUE ! », en capi­ta­les et en gras. (Voir le site hoax­bus­ter, qui tra­que ce gen­re de « nou­vel­les »).

Cli­quer sur l’image ou aller là : http://www.youtube.com/watch?v=DMKb9A6Kouk

En l’occurrence, il s’agit d’une émis­sion de télé chi­noi­se dans laquel­le le «véné­ra­ble  pro­fes­seur  Kuing Yamang» ana­ly­se doc­te­ment le déclin de la Fran­ce. Le pro­pos est cin­glant, argu­men­té et„ sur­tout, trou­ve sa por­tée du fait de son ori­gi­ne, l’empire du Milieu…

Voi­ci com­ment Chris­to­phe S.-B. pré­sen­te l’affaire : « En effet, j’ai vu cet­te vidéo cou­rant juin. Il s’agit d’un canu­lar à la maniè­re des situa­tion­nis­tes (fin des années 50 début des années 70). Je pen­se à un film situa­tion­nis­te de 1973 moquant le régi­me maoïs­te inti­tu­lé « La dia­lec­ti­que peut-elle cas­ser des bri­ques  », oeu­vre de René Vie­net - qui reprend des films de Kung Fu en VO , et sous-titre les dia­lo­gues par des dis­cus­sions sur la lut­te des clas­ses, et la guer­re entre le pro­lé­ta­riat et les bureau­cra­tes. Ce gen­re de détour­ne­ment de l’image ne date donc pas d’hier.

« L’auteur de ce petit pétard se veut met­tre en scè­ne un sup­po­sé pro­fes­seur chi­nois dénom­mé Kuing Yamang (Koui­gna­mann, le gâteau bre­ton ). Le pro­blè­me ne tient pas seule­ment au conte­nu des sous-titres bidon­nés qui por­tent des juge­ments à l’emporte-pièce sur les Fran­çais mais sur­tout à la per­son­na­li­té bien réel­le qui s’exprime qui n’est autre que l’ancien ambas­sa­deur de Chi­ne en Fran­ce et ex-por­te paro­le du minis­tè­re chi­nois des affai­res étran­gè­res, Wu Jian­min, actuel­le­ment mem­bre Bureau inter­na­tio­nal des expo­si­tions (BIE) pour Shan­ghai Expo 2010. Les sous-titres sont faux et les deux hom­mes par­lent de l’Exposition Uni­ver­sel­le de Shan­ghai.

[…] « L’auteur  du  canu­lard  est  un  mili­tant  libé­ral,  bre­ton  « bre­ton­nant »  bien  de  chez  nous (de Lorient),  Yann  Cahe­rec. Pour  fai­re  par­ler  de  lui,  il  a  plu­tôt  reus­si  son coup. »

L’auteur de cet­te vidéo paro­di­que l’avoue lui-même sur la page You­tu­be de la vidéo. Il ne fal­lait donc pas aller bien loin pour véri­fier, mais c’était tout de même trop pour quel­ques blo­gueurs qui sont tom­bés dans le pan­neau. Et ain­si de détailler :

Fdesouche.com la publie com­me authen­ti­que, avant que ses com­men­ta­teurs ne lui fas­sent part de la super­che­rie. Il essaie depuis de fai­re pas­ser son erreur pour une plai­san­te­rie.

Novopress.info de même, allant jusqu’à qua­li­fier la vidéo de “reten­tis­san­te” et d’en citer cer­tains pas­sa­ges, avant de se ravi­ser.

L’Observatoire des Sub­ven­tions publie éga­le­ment cet­te vidéo tru­quée. La enco­re la véri­té est réta­blie dans les com­men­tai­res, par­fois peu amè­nes envers le site.

Sur ExpressionLibre.net, tou­jours pas de démen­ti si ce n’est dans les com­men­tai­res.

Et la rédac­tion bel­ge de 7sur7.be, qui à défaut d’appliquer la déon­to­lo­gie, y pen­se sin­cè­re­ment: « Cet­te vidéo est à pren­dre avec des pin­cet­tes: per­son­ne ne par­lant man­da­rin à la rédac­tion, nous ne pou­vons assu­rer nos lec­teurs de la véra­ci­té des sous-titres. Le “pro­fes­seur Yamang” n’est pas sérieu­se­ment réfé­ren­cé sur le Net. Cepen­dant, la teneur des pro­pos étant de natu­re à inter­pel­ler et à fai­re réflé­chir, nous avons déci­dé de main­te­nir l’article en ligne. »

Enfin, et entre autres sans dou­te, sur BFM TV, Oli­vier Maze­rol­le, un vieux de la vieille, gobe l’affaire et la fait gober à Céci­cle Duflot (Les Verts), tan­dis qu’une ima­ge de Sar­ko­zy est intro­dui­te par­mi les autres de maniè­re sub­li­mi­na­le. De quoi glo­ser !

Le mot de la fin à l’auteur du détour­ne­ment vidéo, qui répond à un com­men­ta­teur lui repro­chant que sa bla­gue soit pri­se au sérieux par plu­sieurs per­son­nes: « Les gens sont cré­du­les, ils n’ont qu’à véri­fier les sour­ces ou réflé­chir un peu au lieu de croi­re bête­ment tou­tes les conne­ries qu’on leur balan­ce. Je n’ai pas fait cet­te vidéo pour par­ler de la Chi­ne, ce n’est pas le sujet, mais pour expo­ser une cer­tai­ne vision de notre socié­té. Lis ou relis les Let­tres per­sa­nes de Mon­tes­quieu : J’aime bien cet­te idée de fai­re par­ler des gens assez exté­rieurs au pro­blè­me. »

Bel­le et « véri­di­que » leçon média­ti­que, pas vrai ?


L’Élysée face à une (nouvelle) affaire de « trou du cul »

Voi­ci le tout der­nier sport à la mode : sup­po­sez que l’envie vous pren­ne, com­me ça, pour vous culti­ver ou pas­ser le temps, de taper « trou du cul » dans la case Goo­gle de votre navi­ga­teur… Hein, quoi ? C’est déjà fait, bon j’arrive après la bagar­re. Laquel­le ne fait pour­tant que com­men­cer. Et déjà 1 780 000 résul­tats en 0,28 secon­de ! Trop forts ces gogols !

Quant au rap­port entre la requê­te et les résul­tats rela­tifs à un pré­si­dent de la Répu­bli­que fran­çai­se, alors là, voyez les poli­to­lo­gues et autres trou­de­ba­lo­lo­gues qui ne man­quent pas de dis­ser­ter sur le des­tin du Petit Nico­las et sur ses affres ély­séen­nes. Lui qui aura tant oeu­vré au déclin de la fonc­tion pré­si­den­tiel­le, à la déva­lo­ri­sa­tion du « plus haut per­son­na­ge de l’État »… Gran­deur et misè­res des règnes en déchéan­ce.

Libération.fr expli­que : « Ce n’est pas la pre­miè­re fois que Nico­las Sar­ko­zy est la cible de ce gen­re de far­ce. En 2005, lorsqu’il était minis­tre de l’intérieur, Goo­gle pro­po­sait de visi­ter le site offi­ciel du film Izno­goud, dont la devi­se est « Je veux être cali­fe à la pla­ce du cali­fe ». En juillet 2009, le pré­si­dent de la Répu­bli­que avait été une nou­vel­le fois vic­ti­me d’un Goo­gle Bom­bing (lire l’article). Son ancien site de cam­pa­gne pré­si­den­tiel­le arri­vait alors en tête des recher­ches Goo­gle lors­que l’on tapait « trou du cul du web ».

Goo­gle doit tra­vailler dur à une para­de qui réta­blis­se enfin la digni­té sar­ko­zien­ne.


Censure. Les ciseaux d’Anastasie travaillent dans les têtes

Aus­si vieille que les médias… Ici, vue par « L’Éclipse », 19 juillet 1874

Le Mon­de a publié jeu­di [6/5/10] une tri­bu­ne du jour­na­lis­te et polé­mis­te André Ber­coff, inti­tu­lée « La Fran­ce à la niche - Hal­te au maso­chis­me ! » Les pre­miè­res lignes indi­quent bien le pro­pos et sa tona­li­té : « Aujourd’hui, notre pays est occu­pé dou­ce­ment, gen­ti­ment, insi­dieu­se­ment, par le camp du Bien. La poli­ce de la pen­sée cor­rec­te triom­phe sur tous les étals média­ti­co-poli­ti­ques. »

Je me retrou­ve aus­si assez bien dans la sui­te : «Sem­ble enfin accom­plie la cas­tra­tion de ce peu­ple fran­çais qui, jadis, pre­nait des bas­tilles et, il y a enco­re quel­ques décen­nies, fai­sait mine de défi­ler pour chan­ger la vie. L’alibi de la cri­se a bien tra­vaillé : tous à la niche. Et à la cen­su­re. » Et vous allez voir, à pro­pos de cen­su­re, l’écho que ce qui vient sus­ci­te chez l’auteur de ce blog  cen­su­ré par Le Mon­de… :

« Désor­mais, il est inter­dit de ne pas inter­di­re. Ne fumez plus : can­cer du pou­mon. Ne buvez plus : cir­rho­se du foie. Ne bai­sez plus : sida et autres mala­dies sexuel­le­ment trans­mis­si­bles (MST). Ne man­gez plus : pes­ti­ci­des et OGM. Ne sor­tez plus : atten­tats. Ne par­lez plus des juifs : vous serez condam­né pour anti­sé­mi­tis­me. Ne cari­ca­tu­rez plus Maho­met : vous serez incen­dié avant d’être égor­gé. N’osez plus une plai­san­te­rie sur les gays : l’homophobie vous guet­te. Ne racon­tez pas une his­toi­re sur les Blacks : vous serez vitu­pé­ré racis­te à part entiè­re. En revan­che, vous pou­vez vous en don­ner à coeur joie sur la pédo­phi­lie de l’Eglise. Plus besoin de pro­cu­reur : les ciseaux tra­vaillent dans les têtes. »

Et c’est là que je veux en venir, car à ce niveau de l’article, Le Mon­de pla­ce ce qu’on appel­le un exer­gue, cen­sé met­tre en valeur un pas­sa­ge fort de l’article  – le voi­ci :

Ain­si, d’un côté, le Mon­de papier, sup­por­te la dénon­cia­tion d’un fait déplo­ra­ble (fai­re des juifs un sujet tabou), et de l’autre, lemonde.fr, cen­su­re un blog (C’est pour dire) à par­tir d’un sim­ple com­men­tai­re par­lant de « lob­by juif » ! D’un côté un Ber­coff qui s’insurge, de l’autre un blog qu’on exé­cu­te. Je ne dis pas qu’il y ait eu concer­ta­tion entre les deux sup­ports, mais le fait  – qui cor­ro­bo­re  la dénon­cia­tion de Ber­coff – est sur­tout qu’un sys­tè­me auto­ma­ti­que d’alerte à par­tir de deux mots « inter­dits », lob­by-juif, entraî­ne une cen­su­re non moins auto­ma­ti­que, aveu­gle – orwel­lien­ne pour tout dire. Anas­ta­sie, cet­te gar­ce cas­tra­tri­ce à l’éternelle jeu­nes­se…


« C’est pour dire » vire au rouge (cerise)

On se sent quand même mieux chez soi… Vous avez vu : grand net­toya­ge de prin­temps, coup de pein­tu­re avec vira­ge au rou­ge, enco­re quel­ques tra­vaux en cours, des rac­cords de ci-de là. « C’est pour dire » a quit­té son sous-pen­te alloué par Le Mon­de pour emmé­na­ger dans ses pro­pres murs, ceux de CIN­Q­sur­CINQ, mon ancien­ne agen­ce consa­crée à la pres­se, aujourd’hui délo­ca­li­sée à 新 华网_传播中国报道世界.

Vira­ge au rou­ge, car j’ai vu rou­ge sous le coup d’une fer­me­tu­re déci­dée de maniè­re abrup­te par les ges­tion­nai­res du monde.fr. Ceux-ci ont en même temps condi­tion­né le déblo­ca­ge du blog à la sup­pres­sion de mon der­nier arti­cle où je m’élevais contre cet­te cen­su­re tout en ana­ly­sant sa per­ver­sion. Contraint, j’ai fini par sup­pri­mer cet arti­cle, pré­ser­vant ain­si le blog et son conte­nu, ain­si que la pos­si­bi­li­té d ‘y trou­ver le nou­veau lien du « C’est pour dire libé­ré ». Pour plus d’explicaitons, voyez l’article liti­gieux ci-des­sous.

Bref, voi­là donc l’An I du nou­veau « C’est pour dire », avec tout son mil­lier d’articles parus sous l’Ancien régi­me… et qui repart de plus bel­le, com­me en un jour de prin­temps annon­cia­teur du Temps des ceri­ses.

»> Mer­ci spé­cial à l’ami Yanic Gor­net, grand mani­tou et démé­na­geur infor­ma­ti­que. Et à Anne pour ses fleurs de ceri­sier.

»> Lors du démé­na­ge­ment, des car­tons pleins de com­men­tai­res sont tom­bés du camion; il n’en res­te donc qu’environ 600 sur ce blog, tan­dis que l’ensemble (quel­que 3.000) sont res­tés dans l’ancien loge­ment [http://gponthieu.blog.lemonde.fr] où l’on peut tou­jours les consul­ter. Ain­si fluc­tue la tech­ni­que.


« Lobby juif » déclenche la censure du Monde.fr sur « C’est pour dire ». Au nom des interdits, du refoulement et du penser correct ?

Le 28 mars, je reçois par cour­riel, selon la pro­cé­du­re habi­tuel­le éma­nant du Monde.fr, un avis de com­men­tai­re avec ses options de vali­da­tion ou de rejet. Ne par­lons pas enco­re du conte­nu. Donc, je me rends sur le pan­neau de ges­tion de mon blog et là, sur­pri­se, le com­men­tai­re en ques­tion n’apparaît pas. J’attends quel­ques jours, et rien ne se pas­se. J’en viens donc à inter­ro­ger lemonde.fr selon la pro­cé­du­re du « ticket » et de maniè­re ain­si for­mu­lée :

« Dis­pa­ri­tion d’un com­men­tai­re. Éton­nant : un com­men­tai­re (copie ci-des­sous) par­ve­nu le 28 par cour­riel n’apparaît pas sur la page de ges­tion… Mer­ci d’expliquer ce mys­tè­re. GP »

Et voi­ci ce que je reçois de la part des modé­ra­teurs : « Bon­jour, Si vous pen­sez que ce mes­sa­ge n’avait pas à être sup­pri­mé par les équi­pes de modé­ra­tions, veuillez ren­voyer le conte­nu de ce ticket à l’adresse mail sui­van­te : moderation@netino.com Ici, nous ne gérons que les pro­blè­mes d’ordre tech­ni­que, cet­te équi­pe dédiée, elle, pour­ra vous aider et éven­tuel­le­ment voir avec vous si ce mes­sa­ge peut être remis en ligne ou pas. Cor­dia­le­ment, L’équipe des modé­ra­teurs. »

On doit donc com­pren­dre que lemonde.fr fait sous-trai­ter l’application de sa cen­su­re – appe­lons un chat un chat – par une offi­ci­ne exté­rieu­re, dénom­mée « netino.com ». C’est donc à cet­te der­niè­re que j’envoie le cour­riel sui­vant :

« Je suis scan­da­li­sé ! De quel droit vous arro­gez-vous pour sup­pri­mer des com­men­tai­res ? Il s’agit de cen­su­re, ou je ne m’y connais pas. Ou vou­driez-vous pré­ten­dre que tout mes­sa­ge conte­nant le mot « juif » serait écar­té ? Assu­mez, je vous prie, cet­te ano­ma­lie dont j’exige une expli­ca­tion. Gérard Pon­thieu »

J’en viens au conte­nu dudit com­men­tai­re, tel qu’il m’est par­ve­nu :

« Un nou­veau com­men­tai­re sur l’article n°2678 « Le Pro­che-Orient pour les nuls » attend votre appro­ba­tion

Auteur : Nadia Amir (IP: 41.200.98.160, 90.84.49.5, 81.52.160.12 , ) E-mail : fatiaa@hotmail.com Whois : http://ws.arin.net/cgi-bin/whois.pl?queryinput=41.200.98.160, 90.84.49.5, 81.52.160.12

Com­men­tai­re : Dru­cker, Elka­ba­ch, Zem­mour tous au ser­vi­ce du lob­by juif. Les médias fran­çais sub­jec­tifs.

Pour vali­der ce com­men­tai­re, allez ici [etc.] »

Com­me je n’ai tou­jours pas reçu d’explications ni de répon­se [à la date du 7/4/10] à cet­te cen­su­re, ni du monde.fr, ni de ses cer­bè­res paten­tés, je débal­le le tout sur la pla­ce publi­que.

Venons-en au fond, c’est-à-dire au conte­nu de ce com­men­tai­re. Cer­tes, il n’apparaît pas des plus fute-fute et ce n’est pas sa publi­ca­tion qui aurait inver­sé les pôles ter­res­tres et enco­re moins réglé le conflit du Pro­che-Orient ! Je m’apprêtais cepen­dant à le vali­der pour publi­ca­tion. Pour au moins trois rai­sons :

– D’abord un prin­ci­pe : le res­pect envers une expres­sion, même mal­adroi­te, sans me pré­va­loir sur elle d’un droit abso­lu de vie et de mort. Le pro­pos est dis­cu­ta­ble (pro­pre à a dis­cus­sion !) mais nul­le­ment dif­fa­ma­toi­re, ni inci­tant à la hai­ne ou inju­rieux ou racis­te – tou­tes limi­tes pré­vues par la loi.

Ensui­te en rai­son même dudit conte­nu qui, dans sa for­me bru­te et pri­mai­re (nul­le­ment meur­triè­re tout de même !) expri­me un refou­le­ment glo­bal, tel­le­ment pré­sent dans notre épo­que, et en som­me confir­mé pré­ci­sé­ment par la cen­su­re tota­le dont il fait l’objet.

– Enfin par­ce qu’on ne doit sépa­rer ce com­men­tai­re du contex­te de son expres­sion ; c’est-à-dire, en prin­ci­pe, du lieu et de la per­son­ne qui l’a émis, mais on n’en sait rien ou pres­que : une fem­me du nom de Nadia Amir, mes­sa­ge émis d’un ser­veur en Afri­que… ; et sur­tout en cor­ré­la­tion, c’est bien le moins, avec l’article (de 2006 !) auquel il se rap­por­te et qui, pré­ci­sé­ment, por­te sur le (sale) trai­te­ment par les médias domi­nants du conflit au Pro­che-Orient. C’est là l’occasion de retour­ner voir cet arti­cle – paru sous la signa­tu­re de Sin­di­bad au nom de la Coor­di­na­tion des Appels pour une Paix Jus­te au Pro­che-Orient (CAPJPO) – et les com­men­tai­res, nom­breux, qu’il a sus­ci­tés.

Main­te­nant, je peux déve­lop­per ces deux points et l’« affai­re ».

Com­me pour contrer la ver­sion chi­noi­se de Goo­gle, il y a donc au monde.fr et alen­tours un cyber-sys­tè­me, type Big-Bro­ther infor­ma­ti­que, qui scru­te et ana­ly­se les conte­nus de la toi­le tran­si­tant dans ses eaux ter­ri­to­ria­les. Des détec­teurs de gros mots com­me « juif » ou « lob­by juif ». Par­ler ou seule­ment évo­quer le lob­by juif déclen­che donc les alar­mes du poli­ti­que­ment cor­rect, ébran­le la poli­ce des mœurs cor­res­pon­dan­tes, qui envoie les sbi­res cas­qués, bot­tés, tase­ri­sés – pour finir à l’échafaud de la cen­su­re. Si bien que « logi­que­ment » cet arti­cle même devrait être cen­su­ré ! Quoi ? J’exagère ?

Pour cer­tains, il sem­ble qu’on ne doi­ve pas par­ler de lob­by juif. Il n’existe pas. Ou alors il y a long­temps. Avant les lois. Mais aujourd’hui au nom d’un néo-néga­tion­nis­me (com­me il y a un néo-libé­ra­lis­me). Une sor­te d’inversion de la liber­té, pour cor­rec­te­ment par­ler, mais qui res­sem­ble bou­gre­ment à sa néga­tion. Et au nom d’une pré­ten­due « cor­rec­tion », au nom de nou­veaux tabous et au pré­tex­te d’en com­bat­tre d’autres, ceux qui ont pré­cé­dé, mar­qués de la fureur noi­re de l’antisémitisme.

Je trou­ve cela mina­ble, révol­tant. Non pas que je fas­se une mon­ta­gne d’une « anec­do­te » sous pré­tex­te qu’elle pié­ti­ne­rait mes peti­tes pla­te­ban­des. Ce fait atteint bien une réa­li­té concrè­te et sym­bo­li­que, mani­fes­tant ain­si une de ces lâche­tés par les­quel­les les socié­tés – la nôtre en par­ti­cu­lier – se déli­tent, pri­ses et dépri­ses entre l’excès laxis­te – plus de fron­tiè­res ni repè­res, métis­sa­ge de tout et gran­de rata­touille insi­pi­de – et, à l’inverse, empi­la­ge à l’infini de lois, contrain­tes, pres­sions, influen­ça­ges inces­sants et autres intoxi­ca­tions des esprits et du libre juge­ment, si ce n’est du libre arbi­tre.

Met­tons-nous à la pla­ce de Nadia Amir, cet­te incon­nue qui ose s’exprimer après s’être aven­tu­rée dans les allées incer­tai­nes de la blo­go­sphè­re… Elle n’aura tou­jours pas vu son com­men­tai­re publié… [Je vais bien sûr lui écri­re]. Qu’aura-t-elle pen­sé ? Com­ment ne va-t-elle pas trou­ver là matiè­re à confor­ter ce qu’elle ten­te de dénon­cer, timi­de­ment, à savoir une conni­ven­ce réel­le, objec­ti­ve, entre les médias domi­nants et la révol­tan­te injus­ti­ce qui s’est amon­ce­lée en des décen­nies d’incompréhensions reli­gieu­ses, de conflits d’intérêts, d’affrontements poli­ti­ques, de folie géo-poli­ti­que de tous bords ?

Cet­te fem­me ose un com­men­tai­re « au niveau de son vécu ». Mais il est vrai aus­si qu’elle res­te au milieu du gué. Non pas en dénon­çant: « Les médias fran­çais sub­jec­tifs » – rien de plus jus­te, com­me par­tout d’ailleurs–, mais en asso­ciant trois « pipo­les » au « lob­by juif » pour en fai­re une géné­ra­li­sa­tion. Du coup elle accu­se trois per­son­nes du fait de leur judéi­té, ce qui est indé­fen­da­ble et consti­tue la fai­bles­se de cet­te « ana­ly­se » évi­dem­ment som­mai­re. De même en va-t-il de l’expression « au ser­vi­ce du lob­by juif », écri­te au sin­gu­lier accu­sa­teur et tota­li­tai­re : « le » lob­by juif, com­me s’il n’y en avait pas de mul­ti­ples et d’autres dans tous les domai­nes des reli­gions, de la poli­ti­que, du biz­ness et tout le res­te. Elle expri­me ain­si, il est vrai, le dis­cours basi­que­ment « anti­sio­nis­te » et géné­ra­le­ment anti­sé­mi­te par lequel se trou­ve éva­cuée tou­te la com­plexi­té his­to­ri­que et cultu­rel­le atta­chée à la judéi­té. Là enco­re des consi­dé­ra­tions reli­gieu­ses pri­mai­res abou­tis­sant à des accu­sa­tions – en fait des croyan­ces, tou­jours, nour­ries de pro­pa­gan­des– de « peu­ple déi­ci­de », au rejet des Juifs dans des ghet­tos et dans des fonc­tions aux­quel­les répu­gnaient les clercs des autres reli­gions, pas seule­ment chré­tien­ne. Pour en arri­ver à l’ « or des juifs », vam­pi­res de la lumiè­re de Dieu et autres fadai­ses notam­ment col­por­tées par la reli­gion catho­li­que jusqu’à des temps his­to­ri­ques récents. Pour en arri­ver, bien sûr, à l’abomination abso­lue de la solu­tion fina­le. L’ignorance consti­tue la sour­ce de l’intolérance : refus de l’autre – juifs, tzi­ga­nes, homo­sexuels, par mil­lions ! – et expia­toi­re « puri­fi­ca­tion » qui, d’ailleurs, a « jus­ti­fié » bien d’autres géno­ci­des, dans l’histoire ancien­ne et récen­te !

Mais com­ment déve­lop­per tou­te cet­te com­plexi­té dès lors que la cen­su­re « cou­pe court » au juge­ment et à l’intelligence, pour ouvrir le bou­le­vard aux fana­tis­mes reli­gieux ?

Ces rac­cour­cis cou­pa­bles sont aus­si ceux que l’on retrou­ve chez un Zem­mour, amu­seur média­ti­que, donc appe­lé à cari­ca­tu­rer. Il a ain­si été ame­né à géné­ra­li­ser un fait plu­tôt admis, sinon véri­fié par les sta­tis­ti­ques poli­ciè­res. Quand il décla­re : « Les Fran­çais issus de l’immigration sont plus contrô­lés que les autres par­ce que la plu­part des tra­fi­quants sont noirs et ara­bes, c’est un fait. », il livre com­me une évi­den­ce une par­tie seule­ment d’une réa­li­té et géné­ra­li­se à son tour en lais­sant enten­dre que le seul fait d’être noir ou ara­be impli­que l’état de tra­fi­quant. Com­me s’il oubliait, lui en tant que juif, de sur­croît, la mise en ghet­tos des ban­lieues de ces « Fran­çais issus de l’immigration », stig­ma­ti­sés com­me une sous-popu­la­tion reje­tée de la socié­té, inca­pa­bles de « vivre nor­ma­le­ment », « non civi­li­sés » pour tout dire – cela pou­vant expli­quer ceci…

Voi­là pour­quoi je m’insurge tant contre cet­te cen­su­re – car il n’y en a pas de mineu­re, pro­cé­dant tou­te de ce même cri­me contre la pen­sée, via le libre juge­ment libre­ment for­mé, donc éga­le­ment infor­mé. Fau­te de quoi on nour­rit le refou­le­ment, l’amertume, la hai­ne, la vio­len­ce, la guer­re – tout le contrai­re de la civi­li­sa­tion.


Alerte générale : Langlois se lance dans la « Panouille » !

Fine plu­me et même fine lame s’il en est, l’auriez-vous man­qué dans son bloc-notes heb­do­ma­dai­re de Poli­tis que ce ne serait pas par­don­na­ble. Mais grand sei­gneur aus­si, voi­là qu’il vous ouvre tout grand les por­tes de son tout nou­veau blog. Ben oui, je par­le de Ber­nard Lan­glois – com­me si vous ne l’aviez pas devi­né ! – vieux pote et com­pli­ce en moult com­bats et aven­tu­res jour­na­leu­ses. Vingt-trois ans après avoir enfan­té Poli­tis, il dit jeter l’éponge tout en mon­tant sur un autre ring qu’il dénom­me « Panouille ! ». Hein, quoi ? Drô­le de nom, n’est-il pas ? On ne pour­rait a prio­ri le décryp­ter sans avoir vu – ou subi – com­me moi, un Lan­glois en culot­te d’étudiant jour­na­leux s’essayer à la comé­die… Une vague affai­re de légion­nai­res romains ou de hal­le­bar­diers pau­més, je ne sais plus bien… dans laquel­le il tenait un rôle de figu­ra­tion, une « panouille » 
com­me disent les gens de théâ­tre. D’où le blog du même nom, chez Politis.fr. Y a qu’à cli­quer sur le pana­che de Cyra­no et vous y êtes, là où il s’annonce en figu­rant, mon œil ! 

panouille.1267376286.jpg


Siné Hebdo va « chier dans la colle »

20080827sinehebdo.1219866710.jpgViré de Charlie Hebdo sous prétexte d' « antisémitisme », Siné lance Siné Hebdo, à paraître chaque mercredi dès le 10 septembre.

Ligne éditoriale on ne saurait moins langue de bois  : « […] un canard qui ne respectera rien, n’aura aucun tabou, qui chiera tranquillement dans la colle des bégonias sans se soucier des foudres et des inimitiés de tous les emmerdeurs !

« Comptez sur moi, vous n’avez pas misé sur un bourrin… Vous n’allez pas être déçus ! Siné Hebdo va débouler et ça va décoiffer ! Attention les yeux ! »


Post scriptum sur le « reporter » BHL en Géorgie

À la ques­tion écri­te de Rue89 : « Vous avez pris un jet pri­vé de la com­pa­gnie Dar­ta. Qui a payé cet­te loca­tion ? », BHL répond : « Cela ne vous regar­de pas.»

Si, ça me regar­de, et bien en face. Cela me regar­de com­me qui­con­que pose la ques­tion du « De où par­les-tu ? » De qui es-tu l’agent rému­né­ré ? Des USA, d’Israël, de tes pro­pres deniers, de ta for­tu­ne per­son­nel­le, du Mon­de (en tant que co-admi­nis­tra­teur), de Libé (dont tu es action­nai­re), de tout cela un peu et dans quel­les pro­por­tions ? Et cela ne nous regar­de­rait pas ?

Autre répon­se inté­res­san­te à Rue89, cel­le d’Alain Fra­chon, direc­teur de la rédac­tion du Mon­de, sur les condi­tions de publi­ca­tion du témoi­gna­ge de Ber­nard-Hen­ri Lévy :

« Nous avons reçu le témoi­gna­ge de Ber­nard-Hen­ri Lévy par mail - com­me c’est en géné­ral le cas pour les témoi­gna­ges d’écrivains que nous publions à inter­val­les régu­liers. Dans une rédac­tion habi­tuée à la publi­ca­tion de témoi­gna­ges pro­ve­nant d’écrivains aux sen­si­bi­li­tés les plus diver­ses, ce tex­te-là n’a pas sus­ci­té d’émoi par­ti­cu­lier. »

C’est sur l’air bla­sé de « On en voit tel­le­ment d’autres ! » que répond ce patron de rédac­tion. Édi­fiant.

Sur l’égo enco­re de notre Tin­tin au Cau­ca­se
. Ce pas­sa­ge où le modes­te per­son­na­ge don­ne une leçon de géo­po­li­ti­que redy­na­mi­san­te à ce pau­vre pré­si­dent Saa­ka­sh­vi­li qu’il appel­le par son petit nom, Micha :

– Rue89 : Confir­mez-vous cet­te phra­se de l’article de Gil­les Hert­zog dans VSD : « Ber­nard-Hen­ri Lévy ten­te de leur remon­ter le moral. Pour­quoi ne pas inci­ter les pays de l’Otan qui ont appuyé la deman­de de la Géor­gie à se pro­non­cer solen­nel­le­ment ? Pour­quoi ne pas tenir vos conseils des minis­tres dans une vil­le mena­cée ? Saa­ka­ch­vi­li retrou­ve un ins­tant le sou­ri­re. ‘Très bon­nes idées!’, lan­ce-t-il. » ?

BHL : J’ai pro­po­sé ces deux idées. L’avenir dira si Saa­ka­ch­vi­li les a trou­vées « bon­nes ».

Plu­sieurs bou­quins se sont déjà char­gés du per­son­na­ge. Entre autres, Nico­las Beau et Oli­vier Tos­cer (« Une Impos­tu­re Fran­çai­se », Les Arè­nes), ont éplu­ché sa bio, ses comp­tes d’héritier d’une for­tu­ne accu­mu­lée dans l’exploitation de la forêt afri­cai­ne… Éga­le­ment Richard Labé­viè­re, jour­na­lis­te à Radio Fran­ce Inter­na­tio­na­le (RFI), et Bru­no Jean­mart, pro­fes­seur de phi­lo­so­phie et psy­cha­na­lys­te, avec leur « Ber­nard-Hen­ri Lévy ou la règle du Je » (Le Temps des Ceri­ses). Les auteurs pré­sen­tent BHL com­me un « ser­vi­teur de l’empire amé­ri­cain et du libé­ra­lis­me mon­dia­li­sé, ego média­ti­que vide et sur­di­men­sion­né ».

On relè­ve­ra que Richard Labé­viè­re vient d’être bru­ta­le­ment licen­cié de RFI en plein mois d’août sous un pré­tex­te spé­cieux: avoir inter­viewé le pré­si­dent syrien Bachar al-Assad quel­ques jours avant sa venue à Paris pour le 14-Juillet. Com­me s’il s’agissait d’une fau­te pro­fes­sion­nel­le… Son regard cri­ti­que vis-à-vis des poli­ti­ques israé­lien­ne et occi­den­ta­le au Pro­che et au Moyen-Orient pour­rait être la vraie rai­son cachée de cet­te mise à l’écart pas­sée pres­que inaper­çue.

William Cas­tel écri­vait same­di sur Ago­ra­vox : « Labé­viè­re note que sa mise au pas inter­vient au moment où Chris­ti­ne Ockrent, épou­se du minis­tre des Affai­res étran­gè­res Ber­nard Kouch­ner, et Alain Pou­zil­hac pren­nent la tête de l’Audiovisuel exté­rieur de la Fran­ce (RFI, TV5 Mon­de et Fran­ce 24). Coïn­ci­den­ce ?

« Il s’agirait, ni plus ni moins, selon lui, d’imposer une lec­tu­re néo­con­ser­va­tri­ce, amé­ri­cai­ne ou israé­lien­ne, des cri­ses pro­che-orien­ta­les. Avoir une lec­tu­re pro-pales­ti­nien­ne ou pro-ara­be ne serait aujourd’hui plus per­mis.

« Retour du délit d’opinion ? Main­mi­se d’une pen­sée uni­que ? Ter­ro­ris­me intel­lec­tuel ? Richard Labé­viè­re va jusqu’à par­ler d’orwellisation de la pres­se fran­çai­se, publi­que et pri­vée. »

Une péti­tion de sou­tien a été lan­cée.

Inter­view ci-des­sous de Richard Labé­viè­re

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/k6tfrWj6QcuqItJKjJ" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

1 Comment more...

500 tués au travail par an, pas de quoi déranger les médias

« Vous êtes en vacan­ces depuis deux ou trois jours. L’Ardèche est bel­le. Vous avez fait une bala­de l’après-midi et, le soir, vous êtes allé au res­tau­rant. C’est en sor­tant que vous vous aper­ce­vez qu’il y a un mes­sa­ge sur le por­ta­ble… Mon fils aîné est tom­bé d’un écha­fau­da­ge alors que je com­men­çais à savou­rer mes vacan­ces. Il est mort sur le coup. Ce 2 août 2006 est irréel. » Un dra­me com­me il s’en pro­duit dans les 500 cha­que année, rien qu’en Fran­ce. Celui-là, c’est le dra­me de Michel Bian­co, un ami de Venel­les (Bou­ches-du-Rhô­ne) qui, depuis, jour après jour, bataille contre la machi­ne broyeu­se aux mul­ti­ples visa­ges : machi­ne de l’exploitation au nom du Ren­de­ment, machi­ne judi­ciai­re, machi­ne des médias et de leur qua­si indif­fé­ren­ce devant cet­te guer­re sans nom – donc inexis­tan­te.

Ce 2 août 2006, Jérô­me Bian­co, 32 ans, tra­vaillait, sans for­ma­tion préa­la­ble, sans cas­que, sur une pla­te-for­me aux gar­de-corps non adap­tés. Il est tom­bé d’une hau­teur de huit mètres et a été tué sur le coup. Ce ven­dre­di 13 juin, le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Gras­se va exa­mi­ner les fau­tes com­mi­ses par les res­pon­sa­bles des socié­tés (TFN-la Main­te­nan­ce de Paris et Gal­der­ma), qui employaient Jérô­me.

Michel, son père, n’a eu de ces­se depuis de se dres­ser contre cet­te sor­te d’omerta qui règne dans les médias de mas­se sur les acci­dents du tra­vail. Il livre son témoi­gna­ge et expli­que son enga­ge­ment dans un tex­te bou­le­ver­sant à lire sur le site du maga­zi­ne Viva .

Selon l’assurance-maladie des tra­vailleurs sala­riés, en 2005, 482 sala­riés sont morts au tra­vail (inté­ri­mai­res et tra­vailleurs pré­cai­res en majo­ri­té). Sec­teurs les plus tou­chés : le bâti­ment et les tra­vaux publics, les acti­vi­tés de ser­vi­ce, la métal­lur­gie, les indus­tries des trans­ports, de l’énergie, du livre et de la com­mu­ni­ca­tion. C’est aus­si dans le bâti­ment que l’on comp­te le plus grand nom­bre d’accidents ayant entraî­né une inca­pa­ci­té per­ma­nen­te : 51.938 en 2005.

Le BTP… voyons…, ce ne serait pas là le sec­teur-maî­tre d’un cer­tain Bouy­gues, alias TF1 ? Auteur d’un docu­men­tai­re sur la fer­me­tu­re des usi­nes Mou­li­nex, Gil­les Bal­bas­tre, s’est livré à une étu­de, rap­por­tée aus­si dans Viva, sur les jour­naux de TF1 : en 2001, sur envi­ron 10 000 repor­ta­ges dif­fu­sés, 1 600 por­taient sur la sécu­ri­té, 2 sur les acci­dents du tra­vail.

Appli­quée à Fran­ce 2, la comp­ta­bi­li­té serait-elle dif­fé­ren­te ? Il est à parier que non. Le pro­blè­me est bien plus géné­ral et com­plexe. Il relè­ve de ce qu’on appe­lait enco­re naguè­re l’idéologie domi­nan­te. Laquel­le ayant même réus­si à fai­re rin­gar­di­ser son pro­pre énon­cé… Du coup la cho­se a com­me dis­pa­ru – tour de pas­se-pas­se, magie des mots entour­lou­pe gen­re « révi­sion géné­ra­le des poli­ti­ques publi­ques », « cla­ri­fi­ca­tion de la gou­ver­nan­ce ». Magie du ver­be men­teur, vir­tua­li­sa­tion du réel… Mais une tel­le mise en spec­ta­cle ne mar­che (rela­ti­ve­ment) qu’avec le secours actif des médias domi­nants – pour­quoi, sinon, des maçons du BTP, des mar­chands d’armes, des che­va­liers de la mode et du luxe iraient-ils inves­tir dans ces indus­tries média­ti­ques aux ren­de­ments finan­ciers plus qu’incertains ? Ce serait sans comp­ter sur les retom­bées indi­rec­tes « flui­di­fiant » les affai­res, tou­jours son­nan­tes et tré­bu­chan­tes.

L’idéologie domi­nan­te domi­ne plus que jamais
; elle ne fait que mieux se plan­quer der­riè­re son faux-nez. C’est d’ailleurs elle qui habille les médias de mas­se et qui, plus en amont, se trou­ve géné­ra­le­ment à l’œuvre dans la for­ma­tion des jour­na­lis­tes au nom d’une « tech­ni­ci­té pro­fes­sion­nel­le ». Tech­ni­ci­té-mon-cul aurait dit Zazie à jus­te titre, s’agissant de cet­te for­me qui mas­que le fond.

Qua­ran­te ans de métier, dont la moi­tié pimen­tée de for­ma­tion m’autorisent un avis… auto­ri­sé sur la ques­tion. Exem­ple :

Les jour­na­lis­tes et leur fameux pro­fes­sion­na­lis­me… qui ne dési­gne le plus sou­vent qu’amateurisme et cor­po­ra­tis­me vul­gai­res. Voyons cet­te non moins fameu­se notion de « hié­rar­chie de l’info » cen­sée ordon­ner le flux des nou­vel­les en fonc­tion de leur impor­tan­ce… Impor­tan­ce selon quoi, qui ? En fait, un truc pifo­mé­tri­que qui assem­ble, pêle-mêle, l’intérêt sup­po­sé du lec­teur et celui plus intrin­sè­que du sujet, déci­dé par un juge uni­que, ou un col­lè­ge res­treint – les « pro­fes­sion­nels » – selon des cri­tè­res élas­ti­ques autant qu’approximatifs, dont les plus objec­tifs relè­vent en fait des condi­tions de pro­duc­tion. Selon que le « sujet » est prêt à être enfour­né au moment sou­hai­té, qu’il est « sexy » [sic], qu’il est bon mar­ché, ou pas trop cher à pro­dui­re, et rou­le-ma-pou­le pour ce qui est des valeurs hié­rar­chi­ques !

Quel­les « valeurs » donc ? Valeurs humai­nes, por­teu­ses de jus­ti­ce, de pro­grès social et cultu­rel, de soli­da­ri­té ? Je par­le ici des médias de mas­se et de cet­te for­me de jour­na­lis­me mar­chand qui a peu à voir avec un pra­ti­que essen­tiel­le, éthi­que par­ce que res­pon­sa­ble et donc réflé­chie. Je par­le d’un jour­na­lis­me enga­gé– « enga­gé com­me un jour­na­lis­te » ai-je déjà cla­mé ici à pro­pos de Rys­zard Kapus­cins­ki et de cet­te lignée de jour­na­lis­tes non affi­liés ni inféo­dés en aucu­ne maniè­re, mais râpeux, tei­gneux, oppo­sés, résis­tants, debout ! De cet­te espè­ce aujourd’hui en voie de dis­pa­ri­tion, non pas en tant qu’individus mais com­me « impé­ra­tif caté­go­ri­que » du gen­re humain. Condam­nés aux poches de résis­tan­ce – blogs et jour­naux en mar­ge – uto­piens achar­nés ramant vers l’Espérance, cet­te gar­ce fugueu­se.

Car voi­là, les affai­ris­tes s’accrochent aux manet­tes. ils ont levé et for­mé à leurs bot­tes des armées de « tech­ni­ciens ». Et les « com­mu­ni­cants » ont sur­gi. Ça me rap­pel­le Jean Gio­no par­lant de l’après-guerre [dans « Tout le long du XIXe siè­cle… », 1965] : « […] Les suc­ces­si­ves décou­ver­tes de la scien­ce, leur mul­ti­pli­ca­tion rapi­de, ins­tal­lè­rent bien­tôt un abru­tis­sant confort. On rêva non seule­ment aux liber­tés des mon­ta­gnes, mais aux can­deurs de la sau­va­ge­rie. Des mil­liar­dai­res ache­tè­rent des bar­be­cues. […] Arri­va « l’estivant » et, mêlé à l’estivant, l’anarchiste, le vieil et bon anar­chis­te sur les­quel­les tou­tes les socié­tés sont construi­tes ». Il galè­je peut-être un peu, le Gio­no. Mais son « esti­vant », ne serait-ce pas notre « com­mu­ni­cant » d’aujourd’hui ? Et où serait donc pas­sé l’anarchiste ?


Sens critique : alerte maxi !

Enco­re une rai­son, s’il en man­quait, pour tenir son sens cri­ti­que en aler­te per­ma­nen­te – sur­tout avec l’internet :

@import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);

Ces entre­pri­ses et orga­nis­mes qui modi­fient Wiki­pé­dia dans leur inté­rêt
LEMONDE.FR | 16.08.07

© Le Monde.fr


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

  • Traduire :

  • Abonnez-vous !

    Saisissez votre @dresse pour vous abonner à « C’est pour dire » et recevoir un courriel à chaque nouvel article publié.

  • Twitter - Gazouiller

  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
    Licence Creative Commons

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le mon­de chan­ge »

  • Catégories d’articles

  • Salut cousin !

    Je dou­te donc je suis - gp

  • Calendrier

    avril 2017
    lunmarmerjeuvensamdim
    « Mar  
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    Copyright © 1996-2017 C’est pour dire. Tous droits réservés – sauf selon la license Creative Commons.
    iDream theme by Templates Next | Turbiné par WordPress