On n'est pas des moutons

Dessin de Faber

Alléluia Obama ! par Faber

Obama-Moïse, Faber

© Faber, 2015

L’heu­re appro­chant du pot de départ de la Mai­son blan­che, son loca­tai­re élu son­ge à y lais­ser sa mar­que. Car l’empreinte sem­ble bien pâli­chon­ne, tout jus­te enta­chée de décep­tion. Le pre­mier pré­si­dent noir des Etats-Unis n’aura donc pas cas­sé la bara­que – oui, je sais : usé le cli­che­ton. Pas su, pas pu ? Le voi­ci qui ten­te un redres­se­ment ulti­me vers le cen­tre du mon­de en érup­tion, concen­tré des inté­gris­mes clé­ri­caux et des vora­ci­tés pétro­liè­res. Kaboul, Damas, Bag­dad, Sanaa, Le Cai­re – Avec Téhé­ran et Jeru­sa­lem dans le cra­tè­re. Qui croit enco­re au mes­sie ?






Personne n’est obligé de lire « Charlie Hebdo » !

charlie hebdo libé

[ Libé du jour 14/1/15

Charlie Hebdo reparaît. On reparle donc du blasphème, plus que de liberté, qui est centrale, essentielle, non négociable. Libre au blasphémé de le faire savoir dans son "Charia Hebdo", par exemple. Libre aussi à tout religieux de ne pas s'adonner à ce qui le chiffonne. En liberté, personne n’est obligé à quoi que ce soit, pas même de lire Charlie Hebdo si ça risque de le déranger ! Autrement dit on a le choix, librement. Tandis que les fanatiques d’Allah, les semeurs de mort à la kalachnikov n’ont laissé aucun choix, aucune liberté à leurs dix-sept victimes.

Ce ne serait pas si compliqué si une moitié de la planète ne pensait pas précisément le contraire. Et même bien plus que la moitié si aux fondamentalismes religieux on ajoute les intégrismes politiques. Il serait d’ailleurs plus simple, pour l’inventaire, de comptabiliser les exceptions. Lesquelles n’étant pas non plus exemptes de tout péché dans ce domaine si sensible aux fluctuations, aux tentations, aux faiblesses autoritaires, facilement liberticides.

charlie hebdo faber

© faber

Charlie reparaît, les regards se tournent vers lui, les consciences se soulagent… et voilà qu’on embastille un Dieudonné ! Du moins l’a-t-on « interpellé ». La question jaillit [Le Monde] : « Pourquoi Dieudonné est-il attaqué alors que “Charlie Hebdo” peut faire des “unes” sur la religion ? » Parce que sa provocation c’est de l’apologie du terrorisme. Certes… Parce que la Liberté ne serait qu’un concept, une lampe allumée au loin, un phare dans la tempête humaine. Parce que la Fraternité est une utopie et l’Égalité un leurre ? Peut-être et raison de plus pour œuvrer à la Justice, autant que faire se peut, dans la complexité du vaste monde et des esprits plus ou moins errants. Et surtout pas dans la Vérité, cette redoutable tueuse. Le dernier mot (ici) à mon vieux pote Montaigne : « Mieux vaut penser contre soi-même que consolider la matière de ses propres convictions ».


« Je suis Charl… »

Ce fameux diman­che, Bat­man n’était pas d’humeur à bati­fo­ler. En appro­che de la Répu­bli­que, croi­sant  sur son che­min la pre­miè­re mani­fes­tan­te, cel­le-ci eut l’innocence de vou­loir lui décli­ner son iden­ti­té.

charlie faberLa pho­to n’a pas été publiée, l’incident est res­té secret et Bat­man a fina­le­ment rebrous­sé che­min : trop de bou­lot pour un diman­che.

Pen­dant ce temps, Faber, lui, manu-fes­sait, his­toi­re de per­pé­tuer l’espèce irré­vé­ren­cieu­se, sacri­lè­ge, ico­no­clas­te et blas­phé­ma­toi­re. Il s’expose aux ter­ri­bles fou­dres dudit Bat­man.

charlie dessin faber

© faber

À sui­vre dans Char­lie Heb­do.


« Je suis Charlie ». Pourquoi je n’irai pas défiler, par Faber

allah charlie

Jusqu’à La Mec­que… 😉

Pour dire vrai, je com­men­ce à en avoir plein les bot­tes de ces com­mé­mo­ra­tions. Ça n’a pas tar­dé. Je ne m’appelle pas Char­lie. Je n’irai pas à la manif. Et je pen­se que même Cabu et sur­tout Wolins­ki auraient pré­fé­ré bai­ser que s’emmerder un diman­che aprém” dans les rues sous la pluie. Purée, je rêve, tout le mon­de est Char­lie ? Qui le lisait ? Un mil­lion de thu­ne tom­be pour fai­re vivre les morts. Ça ne mar­che pas, c’est même vomi­tif.

Si le mec (gen­re Colu­che qui cau­se) il aimait Char­lie, ben il avait que ache­ter Char­lie. Y avait des des­sins avec des fem­mes à poils, ouah la rise. J’ai eu le mal­heur de dire la même cho­se sur Média­part.

Je suis trai­té de mer­de et fer­me ta gueu­le. Pour­tant, moi, poli et tout. Les Tshirt Char­lie, les pots de mou­tar­de Char­lie, les cas­quet­tes et por­te-clés, c’est pathé­ti­que. Et sur­tout ça vient tard com­me la thu­ne de Fleu­re Pel­le­rin et autres cro­que­morts. Non, non. Il faut don­ner la chan­ce aux des­si­na­teurs VIVANTS, jeu­nes ou vieux. IL FAUT que les jour­naux, papiers ou élec­tro­ni­ques ouvrent leurs pages aux des­si­na­teurs.

C’est un médium spé­ci­fi­que le des­sin, pro­pre et même sale à la pres­se. Les lec­teurs sau­tent des­sus. Car expres­sion direc­te. Dans un des­sin, on ne peut pas chan­ger une ligne, une vir­gu­le, une intro, une chu­te. Bien sûr, je par­le de des­sin, pas des mer­des beso­gneu­ses avec des noms sur des vali­ses, des pan­neaux et plein de bla­bla.

On ne des­si­ne pas à la radio com­me ten­te de le fai­re croi­re Fran­ce Inter. Les des­si­na­teurs meu­rent de faim, de froid, de la médio­cri­té et de la trouille des patrons de pres­ses. Les patrons de pres­se aiment Plan­tu qui fait l’instit” et pen­se lui aus­si que les lec­teurs ont besoin d’explications. Mais les lec­teurs regar­dent ARTE et ne lisent pas que des tor­chons et devant la machi­ne à café ou ailleurs, il y a des gens géniaux qui ramè­nent leur tron­che, des gran­des gueu­les et cela vaut bien un des­sin par­fois. Les lec­teurs sont intel­li­gents

Pour­quoi Char­lie ? Les mecs, les nanas (peu) les meilleurs crayons, ont dû créer leur jour­nal pour s’exprimer et vivre. quel est le réd” chef aujourd’hui qui rece­vrait un Rei­ser, un Gébé, un Cabu ? Regar­der cinq minu­tes seule­ment ses des­sins ? Modes­te­ment, je rela­te un truc : un réd chef (et mer­de à son jour­nal) me dit qu’il ado­re mes des­sins. Mais, rajou­te t-il, les lec­teurs ne com­pren­draient pas. Voi­la un exem­ple.

Le réd chef pen­se que ses lec­teurs sont des cré­tins. Et il conti­nue à leur ser­vir la sou­pe tiè­de. Et sur­tout il n’a jamais regar­dé une ima­ge, il ne sait pas par­ler des­sin. C’est pour­quoi je n’irai pas à la manif. C’est pour­quoi je conti­nue­rai à des­si­ner.

La grand mes­se des convain­cus de la liber­té ?

Mais ils sont où dans le civil ces révol­tés du bri­quet et de la flam­me au bord de la fenê­tre ? Oui, je suis tris­te et amer ce soir. Et je n’aime pas les défi­lés.

André Faber

cabu charlie canard enchaine

Le der­nier des­sin de Cabu paru dans le Canard, le jour-même de son exé­cu­tion. On en était au fils du beauf. Entré dans les dic­tion­nai­res, le beauf res­te­ra aus­si dans l’Histoire com­me « per­son­na­ge concep­tuel », selon l’expression de Deleu­ze, repri­se par Onfray. [Cli­quer pour agran­dir]


Restons simples

faber

Des­sin de Faber © (J’ai déjà dû le mon­trer ici, mais il est aus­si intem­po­rel qu’immortel. Son auteur fini­ra à l’Académie – pas com­me Chan­cel)



Encore un sale coup pour Hollande : Faber arrête son blog

Il n’en pou­vait plus : la Cou­pe de foot, le Pac­te de res­pon­sa­bi­li­té, l’UMP en couilles, le Tour dans le Tun­nel – et lui-même qui s” deman­de… Trop c’est trop. Tant pis pour Hol­lan­de. Faber arrê­te. Il arrê­te son blog Trait drô­le. Si ! Allez-y donc lui ren­dre visi­te avant la fin des sol­des, vous pour­rez l’admirer sur sa noi­re ves­pa, altier, que dis-je ? impé­rial ! Il est là, grand, face à la béan­ce du vide qui nous mena­ce tous. Tan­dis que mon­te en lui un appel de son vieux pote, le Rimb”. « Et pres­sen­tant vio­lem­ment la voi­le  ».

foot-faber-trait drole

© faber – Paru dans LE JEUDI - Luxem­bourg


Faber : « Comment j’ai réchappé à l’enfer du fer ! » (exclusif)

andre-faber-fenschMon ami Faber, mon cher Dédé, des­si­na­teur de talent, bien connu dans la galaxie, et recon­nu sur « C’est pour dire » et autres mul­ti­ples orga­nes média­ti­ques – vir­gu­le – n’est pas non plus man­chot de la plu­me. Je le savais depuis long­temps. Mais là, il vient de sor­tir un vrai beau bou­quin en papier de bois d’arbre 😉 inti­tu­lé Fen­sch - Les Hauts-four­neaux ne repous­sent pas. Il y racon­te son his­toi­re de Lor­rain qui échap­pe, de peu, à l’engrenage de la fer­raille à broyer du pro­lo. Ce qu’il en dit lui-même : « Ce récit – hom­ma­ge aux hom­mes du fer, à mes potes, et sur­tout à mon pater – ne fait pas dans la nos­tal­gie. Votre ser­vi­teur a fait ses clas­ses dans les ate­liers et usi­nes sidé­rur­gi­ques de Mosel­le en pro­lo roman­ti­que, tou­jours pas fou­tu de savoir dans quel sens on dévis­se un écrou. Les usi­nes étaient là pour que je m’en sau­ve. » C’est bien ça, tout à fait ça, j’en témoi­gne, moi qui ai lu l’ouvrage par des­sus l’épaule de son ouvrier, tan­dis qu’il limait cha­que mot au micron près et que sa sueur embau­mait tou­te la val­lée des « anges » (déchus) : Flo­ran­ge, Gan­dran­ge, Knu­tan­ge, Hayan­ge…, attei­gnant le Luxem­bourg, la Sar­re et même la Ruhr. Pour dire l’ampleur de l’affaire : de la bel­le ouvra­ge d’éditeur (Éd. Fran­çois Bou­rin), illus­trée de la main gau­che du Faber en chair et os, et avec ça pré­fa­cée par Gérard Mor­dillat en vrai. Et le tout pour 18 euros – cadeau ! (Librai­ries et inter­net).



Scoop. La dernière liaison du Président

« Social-démo­cra­te », « social-libé­ral » ? Les ana­lys­tes paten­tés se crê­pent le chi­gnon. Pas­sion­nant. Tan­dis que le champ poli­ti­que se res­treint com­me peau de cha­grin devant l’économie frap­pée par les flux conjoints de la mon­dia­li­sa­tion et de la finan­ce. Gou­ver­ner aujourd’hui, c’est d’abord ne pas périr… « Père, gar­de-toi à l’Est, gar­de-toi à l’Ouest ! » Mais le dan­ger res­te le même sous ses dégui­se­ments pro­téi­for­mes. Ce sera déjà mira­cu­leux si dans le « social-réa­lis­me » le social par­vient à sur­vi­vre.

mondialisation- finance

© faber


Mandela. Ah ce qu’on s’est mar­ré à Soweto !

mandela-soweto

© Faber

Céré­mo­nie en l’honneur de Man­de­la à Sowe­to. Ah que voi­là de vraies bel­les réjouis­san­ces mor­tuai­res ! De quoi ravir Bras­sens et sa nos­tal­gie des Funé­railles d’antan : « O, que renais­se le temps des morts bouf­fis d´orgueil / L´époque des m´as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil / Où, quit­te à tout dépen­ser jusqu´au der­nier écu / Les gens avaient à cœur d´mourir plus haut qu´leur cul. »  Brel aus­si : « J’veux qu’on rie, j’veux qu’on dan­se / Quand c’est qu’on m’mettra dans l’trou » (Le Mori­bond) .Mais pas du tout Fer­ré, trop mor­bi­de : « A mon enter­re­ment je ne veux que des morts / Des ros­si­gnols sans voix  ».

Dans le sta­de de Sowe­to, il y eut même quel­ques sup­plé­ments au pro­gram­me. Le gag du pseu­do tra­duc­teur en lan­ga­ge des signes. Un Fran­cis Blan­che noir, mâti­né de Lafes­se… Illu­mi­né peut-être. Génial sûre­ment.


Dans les cou­lis­ses de l’hommage à Man­de­la par euro­news-fr

Et puis les foli­chon­ne­ries de Bara­ck Oba­ma avec l’aguichante blon­de danoi­se, se tirant des por­traits com­me des ados… Ah ce qu’on s’est mar­ré à Sowe­to ! 

Ben quoi, pour une fois qu’une  céré­mo­nie du gen­re ne som­bre pas dans les tron­ches de cir­cons­tan­ce ! Cer­tes,  les vraies funé­railles sont enco­re à venir. Mais enfin, le show a eu lieu. Il fut excel­lent. Man­de­la aurait appré­cié.


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

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    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

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    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

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    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

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