On n'est pas des moutons

Gaffe, les médias !

Trump. « Impensable », puisqu’impensé

Com­ment ne pas en rajou­ter, inuti­le­ment, à ce flot média­ti­que mon­dial déver­sé à pro­pos de Trump et de son élec­tion ? Car le nom­bril du mon­de, on le sait bien, se situe aux États-Unis, capi­ta­le du Capi­tal 1. Qu’un his­trion mil­liar­dai­re en pren­ne les gou­ver­nes, c’est dans « l’ordre des cho­ses ». Dans un cer­tain ordre de cer­tai­nes cho­ses : cel­les de l’argent-roi en par­ti­cu­lier, de la crois­san­ce à tout-va, de l’exploitation sans bor­nes des res­sour­ces natu­rel­les et des humains entre eux. Le cli­mat pla­né­tai­re n’est vrai­ment pas bon.

La nou­veau­té, cet­te fois, c’est que les Cas­san­dre de tous poils en sont res­tés sur le cul. Tous médias confon­dus, ana­lys­tes, pré­vi­sion­nis­tes, son­deurs n’avaient envi­sa­gé « le pire » que sous l’angle qua­si anec­do­ti­que, une vision cau­che­mar­des­que aus­si­tôt refou­lée, com­me pour mieux en conju­rer l’éventualité. C’était impen­sa­ble.

Tel­le­ment impen­sa­ble que cet « ordre des cho­ses » com­man­dait de ne pas y pen­ser. L’impensable résul­tait en effet de l’impensé. Ce fut le pari gagnant de Trump, celui de parier sur le rejet orga­ni­que du « clan Clin­ton », rejet tri­pal – car vécu au plus pro­fond d’êtres frus­trés éco­no­mi­que­ment, socia­le­ment, cultu­rel­le­ment. Trump va sans dou­te les « trum­per », puis­que c’est un ban­dit poli­ti­que qui a su les sédui­re (au sens pre­mier : Détour­ner du vrai, fai­re tom­ber dans l’erreur) en sachant leur par­ler, avec le lan­ga­ge de la vul­ga­ri­té dans lequel ledit peu­ple a la fai­bles­se de se com­plai­re et de se recon­naî­tre.

Et cela, à l’opposé des « éli­tes », les soi-disant sachants, les « qui ne savent rien du tout » de la réa­li­té vécue en dehors des sphè­res de l’entre-soi. On peut met­tre dans ce panier des « ins­truits cons ». 2 Dans cet­te caté­go­rie, on met­tra notam­ment la « clas­se » des jour­na­lis­tes et assi­mi­lés. Je mets le mot entre guille­mets car il n’est pas exact, pas jus­te, en ce sens qu’il dési­gne­rait un ensem­ble homo­gè­ne ; ce n’est pas le cas, car il faut consi­dé­rer les excep­tions, même si elles sont plu­tôt rares, sur­tout aux Etats-Unis. Par­mi elles, Michael Moo­re. Il a été l’un des rares à pres­sen­tir la vic­toi­re de Trump, dès le mois de juillet dans un arti­cle sur son site inti­tu­lé « Cinq rai­sons pour les­quel­les Trump va gagner » 3.

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Le réa­li­sa­teur 4 pré­voyait notam­ment une sor­te de « Brexit de la Cein­tu­re de rouille », en réfé­ren­ce aux États de la région à l’industrie sinis­trée des Grands Lacs tra­di­tion­nel­le­ment démo­cra­tes et qui pour­tant ont élu des gou­ver­neurs répu­bli­cains depuis 2010. Selon Moo­re, cet arc est « l’équivalent du cen­tre de l’Angleterre. Ce pay­sa­ge dépri­mant d’usines en décré­pi­tu­de et de vil­les en sur­sis est peu­plé de tra­vailleurs et de chô­meurs qui fai­saient autre­fois par­tie de la clas­se moyen­ne. Aigris et en colè­re, ces gens se sont fait duper par la théo­rie des effets de retom­bées de l’ère Rea­gan. Ils ont ensui­te été aban­don­nés par les poli­ti­ciens démo­cra­tes qui, mal­gré leurs beaux dis­cours, fri­co­tent avec des lob­byis­tes de Gold­man Sachs prêts à leur signer un beau gros chè­que ».

Cet­te « pro­phé­tie » s’est réa­li­sée mar­di… D’ailleurs ce n’est pas une pro­phé­tie mais la déduc­tion d’une ana­ly­se de ter­rain pro­pre à la démar­che de Moo­re. 5

Recon­nais­sons aus­si à un jour­na­lis­te fran­çais, Ignia­cio Ramo­net (ex-direc­teur du Mon­de diplo­ma­ti­que), d’avoir lui aus­si pen­sé l’« impen­sa­ble ». Le 21 sep­tem­bre, il publiait sur le site Mémoi­re des lut­tes, un arti­cle sous le titre « Les 7 pro­po­si­tions de Donald Trump que les grands médias nous cachent » 6. Extraits :

« Depuis la cri­se dévas­ta­tri­ce de 2008 (dont nous ne som­mes pas enco­re sor­tis), plus rien n’est com­me avant nul­le part. Les citoyens sont pro­fon­dé­ment déçus, désen­chan­tés et déso­rien­tés. La démo­cra­tie elle-même, com­me modè­le, a per­du une gran­de part de son attrait et de sa cré­di­bi­li­té.

[…]

« Cet­te méta­mor­pho­se atteint aujourd’hui les Etats-Unis, un pays qui a déjà connu, en 2010, une vague popu­lis­te rava­geu­se, incar­née à l’époque par le Tea Par­ty. L’irruption du mil­liar­dai­re Donald Trump dans la cour­se à la Mai­son Blan­che pro­lon­ge cet­te vague et consti­tue une révo­lu­tion élec­to­ra­le que nul n’avait su pré­voir. Même si, appa­rem­ment, la vieille bicé­pha­lie entre démo­cra­tes et répu­bli­cains demeu­re, en réa­li­té la mon­tée d’un can­di­dat aus­si aty­pi­que que Trump consti­tue un véri­ta­ble trem­ble­ment de ter­re. Son sty­le direct, popu­la­cier, et son mes­sa­ge mani­chéen et réduc­tion­nis­te, qui sol­li­ci­te les plus bas ins­tincts de cer­tai­nes caté­go­ries socia­les, est fort éloi­gné du ton habi­tuel des poli­ti­ciens amé­ri­cains. Aux yeux des cou­ches les plus déçues de la socié­té, son dis­cours auto­ri­ta­ro-iden­ti­tai­re pos­sè­de un carac­tè­re d’authenticité qua­si inau­gu­ral. Nom­bre d’électeurs sont, en effet, fort irri­tés par le « poli­ti­que­ment cor­rect » ; ils esti­ment qu’on ne peut plus dire ce qu’on pen­se sous pei­ne d’être accu­sé de « racis­te ». Ils trou­vent que Trump dit tout haut ce qu’ils pen­sent tout bas. Et per­çoi­vent que la « paro­le libé­rée » de Trump sur les His­pa­ni­ques, les Afro-Amé­ri­cains, les immi­grés et les musul­mans com­me un véri­ta­ble sou­la­ge­ment.

[…]

« A cet égard, le can­di­dat répu­bli­cain a su inter­pré­ter, mieux que qui­con­que, ce qu’on pour­rait appe­ler la « rébel­lion de la base ». Avant tout le mon­de, il a per­çu la puis­san­te frac­tu­re qui sépa­re désor­mais, d’un côté les éli­tes poli­ti­ques, éco­no­mi­ques, intel­lec­tuel­les et média­ti­ques ; et de l’autre côté, la base popu­lai­re de l’électorat conser­va­teur amé­ri­cain. Son dis­cours anti-Washing­ton, anti-Wall Street, anti-immi­grés et anti-médias séduit notam­ment les élec­teurs blancs peu édu­qués mais aus­si – et c’est très impor­tant –, tous les lais­sés-pour-comp­te de la glo­ba­li­sa­tion éco­no­mi­que. »

Ramo­net détaille ensui­te les « sept mesu­res » en ques­tion, que je vous invi­te à connaî­tre pour mieux com­pren­dre en quoi les outran­ces de Trump – mise en avant, en effet, par le média­tis­me mou­ton­nier et spec­ta­cu­lai­re – n’ont pu gom­mer le réa­lis­me de ses pro­po­si­tions auprès des plus concer­nés, les lais­sés pour comp­te du libé­ra­lis­me sau­va­ge et rava­geur.

Mer­cre­di soir au JT de 20 heu­res sur Fran­ce 2, Mari­ne Le Pen n’a pas man­qué de tirer son épin­gle de ce jeu brouillé, devant un jour­na­lis­te en effet bien for­ma­té selon la pen­sée domi­nan­te, à l’image du « tout Clin­ton » por­tée par la fan­fa­re média­ti­que.

Pour la pré­si­den­te du Front natio­nal,  « la démo­cra­tie, c’est pré­ci­sé­ment de res­pec­ter la volon­té du peu­ple. Et si les peu­ples réser­vent autant de sur­pri­ses, der­niè­re­ment, aux éli­tes, c’est par­ce que les éli­tes sont com­plè­te­ment décon­nec­tées. C’est par­ce qu’elles refu­sent de voir et d’entendre ce que les peu­ples expri­ment. [… ces peu­ples] « on les nie, on les mépri­se, on les moque bien sou­vent. Et ils ne veu­lent pas qu’une peti­te mino­ri­té puis­se déci­der pour eux ». Tout cela envoyé en tou­te séré­ni­té, sur la peti­te musi­que des « éli­tes et du peu­ple » façon FN, une musi­quet­te qui en dit beau­coup sur les enjeux de l’élection de l’an pro­chain.

Notes:

  1. Les bour­ses du mon­de se sont « res­sai­sies » en quel­ques heu­res…
  2. C’était l’expression de mon père pour dési­gner les poli­ti­ciens et les tech­no­cra­tes ; je la trou­ve jus­te, et je suis fier de citer ma sour­ce…
  3. http://michaelmoore.com/trumpwillwin/
  4. On lui doit notam­ment Roger et moi (sur la cri­se dans l’automobile) ou enco­re Bow­ling for Colum­bi­ne (le culte des armes à feu)
  5. Les médias de mas­se états-uniens, com­me les autres ailleurs, reflè­tent cet­te sépa­ra­tion élite/peuple ; autre­ment dit entre ceux qui par­lent « du peu­ple » (les ana­lys­tes dis­tin­gués se pla­çant en posi­tion hau­te…), et ceux qui par­lent « au peu­ple » (le plus sou­vent, hélas, les chaî­nes « popu­lai­res » – cel­les des télés-réa­li­té chè­res à Trump – et les « tabloïds », chan­tres du diver­tis­se­ment vul­gai­re). On retrou­ve là aus­si le cli­va­ge entre jour­na­lis­me de ter­rain et jour­na­lis­me assis. Ce qui me rap­pel­le une sen­ten­ce émi­se par un confrè­re afri­cain : « Il vaut mieux avoir de la pous­siè­re sous les semel­les que sous les fes­ses » ! À ce pro­pos, on aura noté que nos médias hexa­go­naux ont dépla­cé des cohor­tes de jour­na­lis­tes-pro­phè­tes pour « cou­vrir » l’élection états-unien­ne. Et, où se sont-ils amas­sés, ces chers jour­na­lis­tes : dans le nom­bril du nom­bril du mon­de, à Man­hat­tan, par­di ! En avez-vous lu, vu et enten­du depuis le Bronx, ou bien à Detroit (Michi­gan), à Baton Rou­ge (Loui­sia­ne), à Ama­rillo (Texas) ?… par exem­ple.
  6. http://www.medelu.org/Les-7-propositions-de-Donald-Trump

Télévision. Collaro chez les ploucs, ou le mépris anthropologique

« Col­la­ro chez les ploucs ». Repor­ta­ge sur un cou­ple d’agriculteurs de Condé-sur-Seul­les, dans le Cal­va­dos. Lui a échoué au per­mis de condui­re. Elle est à la remor­que… Et Sté­pha­ne Col­la­ro – qui ser­re la main du mon­sieur mais pas cel­le de la dame… – d’y aller de sa déma­go­gie d’amuseur public et de son mépris des gens sim­ples de la cam­pa­gne. Alors, pour­quoi publier à nou­veau ? Par­ce que  ce mépris vaut anthro­po­lo­gie, tant pour les obser­vés que pour l’observateur. Sans nier que c’est quand même poi­lant, tout en témoi­gnant d’une épo­que et d’une for­me de télé­vi­sion (Anten­ne 2, émis­sion La Lor­gnet­te, 2 avril 1978. © Archi­ves Ina).

Dans un autre regis­tre, mais pro­che, revoyons cet autre mor­ceau d’anthologie : Dumayet et Des­grau­pes, Pier­re-s angu­lai­res du scoop rim­bal­dien 

Com­me quoi la « télé-réa­li­té », dès ses ori­gi­nes, c’est d’abord la réa­li­té de la télé.


Harcèlement sexuel. S’il fallait « jeter la pierre » à Denis Baupin…

L’affaire Bau­pin. Exci­ta­tion géné­ra­le, à base média­ti­que… J’écris « exci­ta­tion » sciem­ment, avec ses conno­ta­tions ner­veu­ses et sexuel­les. L’affaire en ques­tion exci­te en pro­por­tion des enjeux et des consé­quen­ces autant poli­ti­cien­nes que poli­ti­ques ; elle exci­te aus­si sur le regis­tre du voyeu­ris­me qui ali­men­te ou même pro­lon­ge le pro­blè­me que cer­tains vou­draient dénon­cer. Com­ment a-t-il fait « ça » ? Et envoyez les détails, svp ! Je vois donc là-dedans ce jeu trou­ble qui met en cau­se l’ambiguïté des humains autour de la sexua­li­té et du pou­voir – dont la poli­ti­que serait l’expression raf­fi­née, ou seule­ment « civi­que ».

Ainsi, l’affaire en cours me sem­ble-t-elle haus­ser d’un cran de plus, dans sa ver­sion « moder­ne », actuel­le, la fon­da­men­ta­le ques­tion de la sexo-poli­ti­que 1. À savoir, ce qui met en jeu, en oppo­si­tion et, j’ose dire, en bran­le 2 le bio­lo­gi­que & le rai­son­né, le pul­sion­nel & le ration­nel – et pour finir l’individu & la socié­té.

Autant dire qu’une fois de plus, dans une naï­ve­té désar­man­te autant que ques­tion­nan­te, l’animal humain redé­cou­vre, en quel­que sor­te, l’origine du mon­de… social. Mes trois points de sus­pen­sion en disent long, fai­sant ici le pont entre le fameux tableau de Cour­bet 3, c’est-à-dire « la cho­se », et les démê­lés de l’élu éco­lo­gis­te. Il s’agit bien du point de pas­sa­ge entre le sexe et la poli­ti­que, vu cet­te fois sous l’angle du Spec­ta­cle – S majus­cu­le – qui magni­fie la cho­se en même temps que sa répro­ba­tion. 4

N’y a-t-il pas, der­riè­re ce flot d’indignations aux moti­va­tions hété­ro­cli­tes, une hypo­cri­sie magis­tra­le visant à dis­si­mu­ler, sinon à nier, la dou­ble com­po­san­te de l’homme, et de la fem­me évi­dem­ment, en tant qu’ani­mal humain ? L’expression déplaît enco­re. Notam­ment en ce qu’elle déran­ge les mora­les éta­blies, et spé­cia­le­ment les reli­gions – tou­tes les reli­gions. 5

N’est-elle pas là, pré­ci­sé­ment, l’origine du mon­de… refou­lé, frus­tré, vio­lent, de la domi­na­tion, de la cupi­di­té, du meur­tre du vivant et de la liber­té d’être ? N’est-il pas là, le véri­ta­ble har­cè­le­ment sexuel : tapi dans son ombre de confes­sion­nal, sous l’obscurité du voi­le ou dans les noi­res injonc­tions « divi­nes » anti-vie ; s’en pre­nant aux enfants, tout spé­cia­le­ment, afin de per­pé­tuer ce meur­tre jus­que dans les plus ter­ri­bles guer­res ?

Qui sont les « machos » ori­gi­naux, sinon ceux qui ont injec­té leurs trop-pleins d’oestrogènes dans les tex­tes dits « sacrés », décré­tant des lois de domi­na­tion, des inter­dits, des infan­ti­li­sa­tions qui sévis­sent enco­re, ou en tout cas, s’opposent sans ces­se au mou­ve­ment de la vie libre ?

Qui a déni­gré la fem­me, l’a rabais­sée et conti­nue à le fai­re en la jetant dans des cachots, sous le voi­le, ou dans les arriè­re-mon­des ?

Extraits :

Le Nou­veau Tes­ta­ment. (1 Cor 11, 3) :  « Le Christ est le chef de tout hom­me, l’homme est le chef de la fem­me, et Dieu le chef du Christ ».

(1 Tim 2, 12-14) :  « Je ne per­mets pas à la fem­me d’enseigner, ni de fai­re la loi à l’homme, qu’elle se tien­ne tran­quille. C’est Adam en effet qui fut for­mé le pre­mier, Eve ensui­te. Et ce n’est pas Adam qui se lais­sa sédui­re, mais la fem­me qui sédui­te, a déso­béi. ».

Le Coran. (II, 228) :  « Les maris sont supé­rieurs à leurs fem­mes ». (IV, 38) :  « Les hom­mes sont supé­rieurs aux fem­mes à cau­se des qua­li­tés par les­quel­les Dieu a éle­vé ceux-là au des­sus de cel­les-ci, et par­ce que les hom­mes emploient leurs biens pour doter les fem­mes. Les fem­mes ver­tueu­ses sont obéis­san­tes et sou­mi­ses. »

L’Ancien tes­ta­ment. (Genè­se 3, 16) :  « Le Sei­gneur dit ensui­te à la fem­me: « Je ren­drai tes gros­ses­ses péni­bles, tu souf­fri­ras pour met­tre au mon­de tes enfants. Tu te sen­ti­ras atti­rée par ton mari, mais il domi­ne­ra sur toi » ».

La Torah :  « Sois béni, Sei­gneur notre Dieu, Roi de l’Univers, qui ne m’as pas fait fem­me », une des priè­res que tout bon juif doit pro­non­cer cha­que matin.

Et je m’arrêterai ici aux por­tes du boud­dhis­me, de l’hindouisme et d’autres reli­gions, mono ou poly­théis­tes qui, sans excep­tions, pla­cent la fem­me au second rang.

Pour finir sur ce cha­pi­tre sans fin, je rap­pel­le­rai à quels points de récents sou­bre­sauts de nos socié­tés dites éclai­rées ont été – plu­tôt plus que moins – « ins­pi­rées » par ces pré­cep­tes reli­gieux qui sont deve­nus notre fond cultu­rel.

On ne pour­rait les renier, mais autant en être conscient ; qu’il s’agisse des confron­ta­tions autour des notions de famil­le (« pour tous » ou pas), de gen­res sexuels (oppo­si­tions Nature/culture, la natu­re étant éle­vée à hau­teur divi­ne) ; qu’il s’agisse tout autant de la mar­chan­di­sa­tion des attraits fémi­nins, en par­ti­cu­lier par la publi­ci­té raco­lant sur la voie média­ti­que ; qu’il s’agisse de tout ce jeu social aus­si com­plexe qu’ambigu entre séduc­tion et conquê­te, entre fri­vo­li­té et vio­len­ce. Autant de consi­dé­ra­tions – non de jus­ti­fi­ca­tions – per­met­tant d’expliquer cet­te dou­ble com­po­san­te de l’animal humain face à ses pro­gram­mes inter­nes, bio­lo­gi­ques et cultu­rels : se repro­dui­re, per­pé­tuer l’espèce et s’élever jusqu’à « fai­re socié­té ». Il n’est pas dit qu’il y arri­ve jamais !


Dix cas de sexis­me en poli­ti­que par libe­zap

Voi­là pour­quoi je ne « jet­te­rai pas la pier­re » (Bible) à Denis B.

Notes:

  1. Concept notam­ment déve­lop­pé par Wil­helm Rei­ch dans ses ana­ly­ses des struc­tu­res carac­té­riel­les de l’humain refou­lé
  2.  « Le mon­de n’est qu’une bran­loi­re péren­ne. Tou­tes cho­ses y bran­lent sans ces­se. » (Mon­tai­gne, Essais, III)
  3. Tableau qui fut un temps la pro­prié­té de Jac­ques Lacan.
  4. On ne peut alors que pen­ser à Bos­suet : « Dieu se rit des hom­mes qui déplo­rent les effets dont ils ché­ris­sent les cau­ses. »
  5. Que l’homme ne soit pas le sum­mum de la créa­tion de Dieu, voi­là ce que les reli­gions n’ont tou­jours pas par­don­né à Dar­win et sa théo­rie de l’évolution.

Enfin de la pub, de la vraie, sur les radios du service public !

hara_kiri_pubSur l’autel de (feue) la gau­che, ce gou­ver­ne­ment ne recu­le devant aucun sacri­fi­ce. Ce matin au réveil, j’apprends dans le pos­te qu’un décret paru aujourd’hui même au Jour­nal offi­ciel auto­ri­se la publi­ci­té sur les ondes de Radio Fran­ce !

Le tout-pognon aura enco­re sévi, empor­tant sur son pas­sa­ge les res­tes d’éthique auquel on croyait enco­re pou­voir s’accrocher. Tu croyais, naïf, que les radios du ser­vi­ce public te met­taient à l’abri des saillies de « pub qui rend con – qui nous prend pour des cons »… Maca­che ! Finies les débi­li­tés limi­tées aux seules « oui qui ? Kiwi ! » et autres « Mat­mut » à en dégueu­ler. On est pas­sé au tout-Macron, mon vieux ! Tu savais pas ? Vive le tout-libé­ral, l’indécence com­mu­ne et la vul­ga­ri­té mar­chan­de ! Les enzy­mes glou­tons sont de retour, et les bagno­les à tout-va, les chaus­sée-au-moi­ne, les jus­tin-bri­doux, les mars-et-ça-repart – autant dire que le bon­heur nous revient en splen­deur, avec ses trou­vailles enchan­te­res­ses, la vie faci­le, enfin !

Man­que tout de même à ce gou­ver­ne­ment qui, lui aus­si, nous prend pour des cons, un minis­tre à la hau­teur. Je ne vois que Ségué­la. Un Ségué­la, sinon rien ! Et au com­plet, avec sa rolex et sa conne­rie.

Nous res­te­ra à fer­mer le pos­te. On mour­ra moins con (« oui mais, on mour­ra quand même ! »).

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Réfugiés à Aix-en-Provence : Pas de ça chez moi ! clame Maryse Joissains

Des réfu­giés « chez moi » ? Et quoi enco­re ? La mai­re d’Aix-en-Provence, Mary­se Jois­sains, n’a pas tar­dé à se dis­tin­guer sur ce cha­pi­tre du rejet qui consti­tue son fond de com­mer­ce poli­ti­que. Sa lar­ges­se de vue et d’esprit sur­gis­sent de même, agré­men­tée de sa « dis­tinc­tion » légen­dai­re, décla­rant ain­si [La Pro­ven­ce 8/9/15]:

« Des migrants, j’en ai déjà suf­fi­sam­ment à Aix. Il y a les sans-papiers et les Roms. J’ai mon quo­ta. Je rejet­te la poli­ti­que de dan­ge­ro­si­té de Hol­lan­de qui ne sait pas gérer la cri­se. En plus, après la pho­to de l’enfant syrien, retrou­vé mort noyé, il fait appel à l’émotion popu­lai­re. Ce qui est indi­gne. Les Syriens, il faut les accueillir chez eux, les pro­té­ger chez eux. » Admi­rons la fines­se de l’analyse et sa por­tée géo-poli­ti­que. Elle pour­suit : « Puis, 24.000 ça veut dire quoi ? Il y a des mil­liers de migrants et ça va pro­vo­quer un appel d’air. Ce qu’on est en train de fai­re, c’est de la dépor­ta­tion. [sic] Si c’est ça l’humanisme, alors je n’y com­prends plus rien. » La Pro­ven­ce ajou­te : « Mary­se Jois­sains avoue­ra néan­moins [sous la tor­tu­re des jour­na­lis­tes ? Note du blo­gueur] qu’elle est prê­te à accueillir des Syriens. « Mais des chré­tiens ».

andré faber 2015

© andré faber 2015

Oui, res­tons entre gens de bon­ne com­pa­gnie. Et, sur­tout, pas ques­tion de lais­ser le « mono­po­le » du rejet aux lepe­nis­tes du FN qui pour­raient lui fai­re de l’ombre. Mais de petits arran­ge­ments seront tou­jours pos­si­bles avec cet­te fem­me qui n’est ni démo­cra­te ni répu­bli­cai­ne. Rap­pe­lons ses pro­pos de mai 2012, autour de la pré­si­den­tiel­le :

  «  Même si M. Hol­lande est pro­clamé pré­sident de la Répu­blique, je ne pen­se pas qu’il soit légi­time, par­ce qu’il y arri­ve après un com­bat anti-démo­cra­ti­que com­me on ne l’a jamais vu dans ce pays. »

«  Fran­çois Hol­lande est un dan­ger pour la Répu­blique. Cet hom­me n’a jamais fait la démons­tra­tion qu’il ait fait quel­que cho­se dans sa vie. Je ne le crois pas com­pé­tent, ni capa­ble. En tout cas phy­si­que­ment. Il ne don­nera pas l’image d’un pré­sident de la Répu­blique. J’aurais aimé d’un pré­sident qu’il ait plus de pres­tance et pas qu’il agi­te ses petits bras com­me il le fait dans tous ses mee­tings par­ce que ça me paraît extrê­me­ment ridi­cule. » [Lire sur « C’est pour dire » Sar­ko­zys­me. Le put­sch ver­bal et fas­ci­sant de Mary­se Jois­sains, mai­re d’Aix-en-Provence ]

Mary­se Jois­sains, on le sait, a tou­jours eu un gros fai­ble pour les petits bras agi­tés par son poli­ti­cien pré­fé­ré. Affai­re de goût, de choix. On ne dis­cu­te même pas.

Quant à La Pro­ven­ce – le quo­ti­dien mar­seillais –avec ou sans Tapie à sa tête, il res­te fidè­le à sa ligne pla­te­ment déma­go­gi­que. Ain­si son innom­ma­ble rubri­que « Le vote du jour », en der­niè­re page, entre la météo et l’horoscope, qui sou­met une ques­tion à la répon­se binai­re : oui/non et « Ne se pro­non­ce pas ». Exem­ple de ce mar­di 8/9/15 : À la ques­tion « Faut-il assou­plir les condi­tions d’accueil des réfu­giés syriens ? » « Vous avez voté hier » : Oui, 17 % - Non, 79 %. (Sans avis 4 %).

Une tel­le pra­ti­que est scan­da­leu­se, à plus d’un titre.

Sans dis­cu­ter ici de la vali­di­té des son­da­ges en géné­ral (même pra­ti­qués selon les règles de l’art), le jour­nal, lui, n’indique jamais le nom­bre de répon­ses obte­nues – c’est dire la valeur de ses pour­cen­ta­ges ! Quant aux ques­tions posées, elles vont des plus débi­les aux plus gra­ves com­me cel­le du jour, posée de maniè­re on ne peut plus incon­sé­quen­te : Faut-il assou­plir [que le ver­be est judi­cieux !] les condi­tions d’accueil [les­quel­les ?]…

Ce gen­re de déri­ve relè­ve tout autant de l’abêtissement jour­na­lis­ti­que que de l’absence d’éthique. Elle n’en recè­le pas moins des inten­tions inavouées, peut-être incons­cien­tes – allez savoir !

Sur ce constat et sur les pro­pos de Mme Jois­sains, l’archevêque du Vau­clu­se, Mgr Cat­te­noz a de quoi s’époumoner enco­re davan­ta­ge que dans sa vidéo sur inter­net où il décla­re :

« J’ai hon­te de mon pays, la Fran­ce, qui, à plus de 50% de sa popu­la­tion, refu­se l’accueil des migrants. J’ai hon­te de cer­tains poli­ti­ques qui tien­nent des pro­pos inqua­li­fia­bles lorsqu’ils par­lent de “ces gens-là”. Ils les dési­gnent avec mépris. J’ai hon­te des chré­tiens qui sem­blent igno­rer cet­te tra­gé­die des migrants et sur­tout se refu­sent à per­dre les avan­ta­ges acquis de leur niveau de vie ».

Pro­pos repris dans La Pro­ven­ce du même jour, même arti­cle, même puni­tion.


« Ça sent le bouchon »

« Ça sent le bou­chon » a osé la jour­na­lis­te sur Fran­ce Inter ce matin pour lan­cer le mar­ron­nier esti­val. Et d’enfiler les cli­chés sur les dan­gers de la déshy­dra­ta­tion, les redou­ta­bles micro-trot­toirs (sur auto­rou­tes…) et, donc, les puis­san­tes pen­sées des che­va­liers à qua­tre roues. Il est reve­nu, l’heureux temps des bou­chons, ces « hiron­del­les » qui annon­cent l’été cani­cu­lai­re. Ce rituel jour­na­lis­ti­que est aus­si vieux que les hor­des auto­mo­bi­les. C’est aus­si un mar­queur de socié­té. Ain­si cet­te archi­ve de l’Ina datée du 1er juillet… 1968, sobre­ment inti­tu­lée « Arri­vée des tou­ris­tes sur la Natio­na­le 7 : tra­fic auto­mo­bi­le et pla­ges de la région », extrai­te de Pro­ven­ce Actua­li­tés, Offi­ce natio­nal de radio­dif­fu­sion télé­vi­sion fran­çai­se,  Mar­seille. Où la niai­se­rie du pro­pos attes­te bien que la révo­lu­tion de Mai-68 a vécu.


« Maréchal, me voilà ! » Quand le FN redevient ce qu’il est

Ca a chauf­fé lors de la remi­se, mar­di 27 à Paris,  par le Trom­bi­no­sco­pe du prix d” « élu local de l’année » au mai­re FN d’Hénin-Beaumont Stee­ve Briois. Cet­te bana­le céré­mo­nie de l’entre-soi poli­ti­cien a tour­né au vinai­gre, ver­sion fron­tis­te.

Alors que les prix sont remis en mains pro­pres, vient le moment pour Gil­les Leclerc, pré­si­dent de la chaî­ne Public Sénat et qui n’a rien d’un gau­chis­te, de remet­tre le sien à Stee­ve Briois. Et son dis­cours n’est... com­ment dire ?... pas vrai­ment enjoué :

« Je vais être tout a fait hon­nê­te, j’étais pas for­cé­ment spé­cia­le­ment volon­tai­re pour cet exer­ci­ce un peu spé­cial. [...] Il ne s’agit pas à pro­pre­ment par­ler d’une véri­ta­ble récom­pen­se. [...] Aujourd’hui mai­re, donc, dépu­té euro­péen – tiens j’oubliais d’ailleurs qu’au Front natio­nal on n’était pas for­cé­ment contre le cumul. [...] C’est vrai que vous avez sans dou­te en mémoi­re les bilans pas très fameux, vous en convien­drez, de vos col­lè­gues élus en 1995. »

Sui­te à quoi il des­cend de la scè­ne et lais­se une hôtes­se remet­tre son prix à Stee­ve Briois. Qui décla­re à la tri­bu­ne :

« Je vou­lais vous remer­cier pour ce prix. Même s’il m’a été attri­bué visi­ble­ment à contre-cœur, il me va droit au cœur. »

Les res­pon­sa­bles fron­tis­tes pré­sents pren­nent alors à par­ti Gil­les Leclerc, sous l’œil des camé­ras du Petit Jour­nal. « Le dis­cours que vous avez fait est un dis­cours de pro­tec­tion, il fal­lait met­tre un pré­ser­va­tif pour venir  », lui lan­ce fine­ment le dépu­té Gil­bert Col­lard, qui ajou­te : « Quand on le reli­ra dans dix ans, votre dis­cours... Je vous plains. » « Mon­sieur Leclerc, vous avez été en-des­sous de tout, le tan­ce à son tour le séna­teur Sté­pha­ne Ravier. Ne vous for­cez pas à vous ridi­cu­li­ser à ce point ! [...] Vous vous êtes apla­ti, vous avez ram­pé...  » Et puis c’est au tour de Marion Maré­chal - Le Pen. Tout sou­ri­re, la dépu­tée et niè­ce de Mari­ne Le Pen mena­ce assez clai­re­ment le jour­na­lis­te :

« Fran­che­ment, c’est mina­ble. Je suis regon­flée à bloc ! Mais on va vous avoir... Mais quand ça va arri­ver, ça va vrai­ment vous fai­re mal ! Vrai­ment, mer­ci. Par­ce qu’on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est moti­vés ! Vrai­ment. Vrai­ment. »

FN-Marion-Marechal-Le-Pen-menace-le-journaliste-Gilles-Leclerc-On-va-vous-avoir.-Mais-quand-ca-va-arriver-ca-va-vraiment-vous-fair

[Sour­ces : Etien­ne Bal­dit, le lab.europe1.fr et Dany Bruet]


Dieudonné vs Patrick Cohen. Quand fascisme et journalisme voguent sur le même bateau

Dieu­don­né est un facho. Un facho qui s’affiche sans ver­go­gne et com­me il y en a de plus en plus. Ses pro­pos anti­sé­mi­tes sur le jour­na­lis­te de Fran­ce Inter, Patri­ck Cohen, sont acca­blants et sans appel : « Tu vois, lui, si le vent tour­ne, je ne suis pas sûr qu’il ait le temps de fai­re sa vali­se. Moi, tu vois, quand je l’entends par­ler, Patri­ck Cohen, j’me dis, tu vois, les cham­bres à gaz… Dom­ma­ge. »

Mais en cher­chant à dépas­ser l’indignation sans frais, on peut tout de même se deman­der pour­quoi ce Dieu­don­né s’en prend-il ain­si à ce Cohen-là, à ce Patri­ck de la radio publi­que.

Alain Pont­vert, un lec­teur du Mon­de (20/12/2013), dépla­ce quel­que peu l’angle de vision dans ces ter­mes :

« Patri­ck Cohen un jour­na­lis­te irré­pro­cha­ble et exempt de tout esprit par­ti­san ou com­mu­nau­ta­ris­te ??? C’est une bla­gue ??? Lisez Schnei­der­mann puis­que l’article ne le met même pas en lien : les gens que le « ser­vi­ce public » vu par Patri­ck Cohen ne doit pas invi­ter car « ils ont contre­ve­nu à un dog­me » (lequel?) ».

Voi­là ce que racon­te Daniel Schnei­der­mann dans Libé­ra­tion (17/03/13) : « Cela se pas­se au micro de l’émission C’est à vous (Fran­ce 5). Chro­ni­queur de cet­te émis­sion, Patri­ck Cohen reçoit son col­lè­gue Fré­dé­ric Tad­deï, ani­ma­teur de Ce soir ou jamais, qui vient d’être trans­fé­rée de Fran­ce 3 à Fran­ce 2. Et Cohen ne va pas le rater, Tad­deï. A pré­sent qu’il est pas­sé sur Fran­ce 2, chaî­ne ami­ral, Tad­deï conti­nue­ra-t-il d’inviter les mau­dits, com­me il le fai­sait à l’abri de la (rela­ti­ve) confi­den­tia­li­té de Fran­ce 3 ? «Vous invi­tez des gens que l’on n’entend pas ailleurs, mais aus­si des gens que les autres médias n’ont pas for­cé­ment envie d’entendre, que vous êtes le seul à invi­ter.» Et Cohen cite qua­tre noms : Tariq Rama­dan, Dieu­don­né, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe. Un théo­lo­gien, un humo­ris­te, un publi­cis­te inclas­sa­ble, un écri­vain : voi­ci la lis­te des pros­crits, des inter­dits, des ban­nis, dres­sée pour la pre­miè­re fois, tran­quille­ment, sur un pla­teau de télé convi­vial et sym­pa­thi­que. Ins­tant de véri­té. »

Le débat s’engage alors, ain­si que pour­suit Schnei­der­mann :

« Cohen : «Moi, j’ai pas envie d’inviter Tariq Rama­dan.» Tad­deï : «Libre à vous. Pour moi, y a pas de lis­te noi­re, des gens que je refu­se a prio­ri d’inviter par­ce que je ne les aime pas. Le ser­vi­ce public, c’est pas à moi.» «On a une res­pon­sa­bi­li­té. Par exem­ple de ne pas pro­pa­ger les thè­ses com­plo­tis­tes, de ne pas don­ner la paro­le à des cer­veaux mala­des. S’il y a des gens qui pen­sent que les cham­bres à gaz n’ont pas exis­té.» […] «Si je dis « j’ai des dou­tes sur le fait que Lee Har­vey Oswald ait été le seul tireur de l’assassinat de Ken­ne­dy à Dal­las », vous m’arrêtez ?»«Évi­dem­ment pas.»«Quelle dif­fé­ren­ce ? Tout ce qui n’est pas défen­du est auto­ri­sé. Je m’interdis de cen­su­rer qui que ce soit, à par­tir du moment où il res­pec­te la loi.»

Voyons même la vidéo de l’émission en ques­tion :

  (Lire la sui­te…)


Au Répu, ça pue !

Un hono­ra­ble et ami­cal cor­res­pon­dant de Lor­rai­ne (mer­ci Domi­ni­que) m’envoie cet­te pho­to (trou­ble, à cau­se de l’odeur) de son quo­ti­dien local dénom­mé Répu­bli­cain lor­rain, alias Le Répu.

Le Républicain lorrain, 24/9/13

Le Répu­bli­cain lor­rain, 24/9/13

On a beau être, com­ment dire ? tolé­rant, sou­ple, com­pré­hen­sif, bien­veillant, etc. il y a quand même des coups de pied au cul qui se per­dent. Quand la cras­se men­ta­le rejoint la jour­na­lis­ti­que, le Gui­ness des records n’y suf­fi­rait plus. C’est pour­tant « dans le jour­nal », celui daté du 24/9/13. Pour­vu qu’il y ait enco­re plus d’invendus que d’habitude !


BONNE NOUVELLE. Les journaux sont foutus, vive les journalistes !

par John Mac­Gre­gor, cher­cheur au dépar­te­ment Socio­lo­gie des médias du MIT

Cet arti­cle a été publié à l’origine sur CINQsurCINQ.net, mon site pro­fes­sion­nel désor­mais fer­mé pour cau­se de retrai­te. Il a ensui­te été mis en ligne le le 07/12/2004 sur ce blog, c’est pour dire.com. Je lui redon­ne ici une nou­vel­le actua­li­té, un peu à la maniè­re dont les médias audio-visuels, à la faveur de l’été, pra­ti­quent la redif­fu­sion. 

En pres­que dix ans, l’analyse a gar­dé de sa per­ti­nen­ce et d’une cer­tai­ne jus­tes­se d’anticipation. Ain­si en ce qui concer­ne l’apparition sur inter­net de plu­sieurs sites d’information dont, jusqu’à pré­sent, seul Media­part sem­ble avoir trou­vé le modè­le jour­na­lis­ti­que et éco­no­mi­que.

Cet­te décen­nie aura vu la dégra­da­tion géné­ra­le de l’économie de la pres­se d’information et, paral­lè­le­ment, l’accélération de la déma­té­ria­li­sa­tion des sup­ports au pro­fit d’internet et des outils « noma­des ». Par­mi ceux-ci, les smart­pho­nes ont pris la pre­miè­re pla­ce non seule­ment en tant que sup­port d’information, mais dans le pro­ces­sus même de pro­duc­tion d’information.. Les « réseaux sociaux  »  sont ain­si deve­nus des médias à part entiè­re – moins le pro­fes­sion­na­lis­me des jour­na­lis­tes (notion d’ailleurs tou­te rela­ti­ve, on le sait, et l’article ci-des­sous évo­que lar­ge­ment cet aspect). Face­book et Twit­ter notam­ment devan­cent désor­mais les médias tra­di­tion­nels dans la « cour­se » aux nou­vel­les; bien plus, ils les squee­zent lit­té­ra­le­ment dans le rôle dévo­lu à l’information dans les pro­ces­sus his­to­ri­ques (révo­lu­tions ara­bes, révol­tes tur­que et bré­si­lien­ne en par­ti­cu­lier).

C’est peut-être sur le plan tech­ni­que que l’article de « Mac­Gre­gor » se trou­ve le plus dépas­sé, quoi­que de maniè­re très rela­ti­ve : ain­si le sup­port en plas­ti­que élec­tro­ni­que n’a pas été géné­ra­li­sé, étant pour le moment sup­plan­té par les tablet­tes ; ain­si, les cen­tres d’impression délo­ca­li­sés des jour­naux n’ont-ils pas vu le jour : la pres­sion éner­gé­ti­que n’étant sans dou­te pas enco­re assez convain­can­te et les camions conti­nuent à rou­ler à tout va ; sur­tout, le pro­ces­sus accé­lé­ré de la déma­té­ria­li­sa­tion par le numé­ri­que est en pas­se de fai­re sau­ter cet­te éta­pe et avec elle une par­tie impor­tan­te de l’économie du papier d’impression.

Pour le res­te, c’est-à-dire l’essentiel, on ne peut que consta­ter amè­re­ment – aux excep­tions près, cer­tes nota­bles mais mino­ri­tai­res – un affai­blis­se­ment du jour­na­lis­me actif – posi­ti­ve­ment cri­ti­que – au détri­ment d’une indus­trie du retrai­te­ment d’informations de secon­des mains (« experts », agents de com”, lob­byis­tes, et jusqu’aux réseaux sociaux !) On voit ain­si pros­pé­rer dans les médias de mas­se cet­te « infor­ma­tion blan­che  » que déplo­re Mac­Gre­gor, et qui s’autoalimente à l’intérieur d’un sys­tè­me clos. Une « infor­ma­tion » qui se nie, autant dire une dés­in­for­ma­tion à base de mimé­tis­me, voi­re de consan­gui­ni­té mena­çant l’espèce jour­na­lis­ti­que par excès de cli­chés, « mar­ron­niers », micro-trot­toirs, pipo­li­sa­tion, géné­ra­li­sa­tions, approxi­ma­tions, incul­tu­re, tics et fau­tes de lan­gue, non recou­pe­ments, non contex­tua­li­sa­tion… 

Le bon côté de ce tris­te constat, c’est, com­me se plai­sent à dire les mana­geurs, qu’il y a « des mar­ges de pro­gres­sion  ».

Lire l’article


L’Équipe à genoux devant le client Roi

« Jour­na­lis­me spor­tif » : un oxy­mo­re. C’est-à-dire l’alliance incon­grue de deux élé­ments aus­si oppo­sés que l’huile et l’eau. Sum­mum du gen­re atteint par L’Équipe qui, au len­de­main du mat­ch PSG-OM, n’a pas craint d’accommoder son lec­to­rat en ména­geant la chè­vre PSG et le chou OM (c’est une ima­ge, hein !). Et voi­là le tableau, selon l’édition, pari­sien­ne ou mar­seillai­se :

Imaginons L'Huma publiant une édition de droite…

Ima­gi­nons L’Huma publiant une édi­tion de droi­te…

Com­me le note Daniel Schnei­der­man (Arrêt sur ima­ges), les heb­dos aus­si « sont cou­tu­miers des cou­ver­tu­res régio­na­li­sées. « Le vrai pou­voir à Mont­pel­lier », « Stras­bourg demain », « les dix qui font Le Havre », « ceux qui comp­tent à Vier­zon »: en cou­ver­tu­re du Point ou de L’Express, ça en jet­te au lec­to­rat local, sup­po­sé flat­té que la pres­se pari­sien­ne, du haut de Sa Pari­sia­ni­tu­de, s’intéresse à lui. »

Le méri­te de L’Équipe, si on peut dire, c’est de met­tre car­ré­ment les pieds dans le plat de la déma­go­gie clien­té­lis­te ou, vul­gai­re­ment par­lant, du lécha­ge-de-cul.

On dira qu’après tout, ce n’est jamais là que l’application à la pres­se spor­ti­ve d’un bon prin­ci­pe de mar­chan­di­sa­ge : plai­re au client, qui est Roi.

Où l’on voit bien aus­si qu’il y a lieu de dis­tin­guer entre cri­se des médias et cri­se du jour­na­lis­me, et ne pas rédui­re la réflexion à l’opposition toi­le contre papier.

 

Post scrip­tum, dans la fou­lée et en ver­sion « cou­vrez ces épau­les que je ne sau­rais voir » :

Oscars: Une agence de presse iranienne recouvre les épaules de Michelle Obama

 


Trop forts, ces journalistes !

© faber

© faber

Les « épi­so­des nei­geux » se ramas­sent à la pel­le et les jour­na­lis­tes « de ter­rain » sont mobi­li­sés tels les agents de l’Équipement et leurs saleu­ses. Bra­vons les cli­chés com­me les intem­pé­ries, célé­brons les mar­ron­niers qui fleu­ris­sent sous les blancs man­teaux à l’immaculée blan­cheur, pour la joie des petits et des grands. Tan­dis que les micro-trot­toirs tur­bi­nent à plein régi­me, tenus par les peti­tes-mains gre­lot­tan­tes des sta­giai­res à l’avenir incer­tain com­me la météo. Et pleu­vent en flo­cons drus les for­tes décla­ra­tions des Mon­sieur et Mada­me Michu « qui n’avaient jamais vu ça »

Le 20 heu­res de diman­che soir sur Fran­ce 2 a ain­si tenu un bon quart d’heure, à l’égal de tout grand évé­ne­ment. Météo, Algé­rie, Mali, hié­rar­chie quand tu nous tiens. Il est à parier que les autres chaî­nes auront fait au moins aus­si bien. Et que les jour­naux n’auront pas été en res­te. Le plu­ra­lis­me des médias, c’est fon­da­men­tal.


Porno-misère, autre genre télévisuel

Com­me des mil­lions d’autres, je me bran­che cha­que soir ou pres­que sur le jour­nal télé, celui de Fran­ce 2. Ailleurs, ça doit être pareil, tou­tes chaî­nes confon­dues, dans un sys­tè­me com­mun où le spec­ta­cle domi­ne. Donc, on étend un regard voyeur sur la scè­ne mon­dia­le – enfin, de cet­te par­tie super­fi­ciel­le du mon­de relié au sys­tè­me tech­ni­que média­ti­que. Le réseau tis­se sa toi­le en éten­dant son empri­se à fina­li­té mar­chan­de ; c’est pour­quoi il n’y tra­vaille qu’en sur­fa­ce, ou à la crê­te des aspé­ri­tés, sur­tout pas en pro­fon­deur.

 

Donc, hier soir, com­me les autres soirs, « mon » JT pré­sen­tait « sa » séquen­ce « émo­tions ». Aujourd’hui, rayon pau­vre­té, voi­ci Fabien­ne, jeu­ne mère céli­ba­tai­re, cais­siè­re à 800 euros par mois, qui ne peut plus payer sa fac­tu­re d’électricité. Lar­mes le long de la joue.

– Salauds de riches !
– Cau­se tou­jours ! Des­sin de Faber ©

 

La veille, rayon « illet­tris­me », ces tra­vailleurs en fait qua­si anal­pha­bè­tes, se retrou­vant en appren­tis­sa­ge basi­que, avec des méca­ni­ques intel­lec­tuel­les grip­pées, appe­lant des efforts dou­lou­reux. Cet hom­me est mon­tré de près, la camé­ra scru­te, tra­vaille à la lou­pe, de son œil de rapa­ce. Le visa­ge se prê­te si bien à l’exploration, l’homme est un peu rus­tre, c’est un pro­lo « brut de décof­fra­ge » ; pour un peu on irait avec l’endoscope, fouiller jus­que dans ses tri­pes. Il résis­te, l’homme autop­sié par la camé­ra, il veut fai­re bon­ne figu­re, sou­rit, croit domi­ner le ric­tus. Il par­le de son fis­ton, qu’après il pour­ra même aider à ses devoirs. Et sou­dain écla­te en san­glots. Et la camé­ra qui insis­te, le pour­suit, le tra­que.

 

La Cri­se a ouvert tout grand le champ de la misè­re à ces ter­ro­ris­tes moder­nes, l’œil de rapa­ce rivé au viseur, mitraillant en silen­ce, ne lâchant pas la proie, qu’ils téta­ni­sent, qu’ils médu­sent par­fois d’un regard obs­cè­ne de cyclo­pe.

 

Tels sont ces por­no­gra­phes adep­tes du gros plan, mon­trant des nez, des yeux, des rides com­me on exhi­be des bites et des chat­tes.

 

Qui iso­lent la par­tie du tout afin d’en extrai­re la lar­me inti­me, la per­le lumi­neu­se du mon­de en déri­ve et en spec­ta­cle.

 

Qui nous trans­for­ment en voyeurs, culpa­bi­li­sés ou jouis­seurs secrets de nos pri­vi­lè­ges, com­pa­tis­sants jusqu’à la séquen­ce sui­van­te – une vedet­te, un spor­tif – qui fera aus­si­tôt oublier cel­le-ci.

 

Et avant-hier, enco­re, c’était cet ouvrier agri­co­le meur­tri par sept années en pri­son sous l’accusation men­son­gè­re de viol. Pleurs ren­trés.

 

Et ce soir, de quel­les lar­mes la fameu­se « séquen­ce émo­tions » nour­ri­ra-t-elle l’interminable feuille­ton de cet­te lita­nie télé/visuelle – vue à dis­tan­ce, de loin, hors contex­te, si peu poli­ti­que ?

 

Enfants-mar­tyrs, ou enfants-sol­dats ; Noël du « sdf » ; mamie sans famil­le à l’hospice… La réser­ve socia­le des dému­nis, des lais­sés pour comp­te est inépui­sa­ble. Elle peut même, au besoin, se gros­sir de la détres­se ani­ma­le. Atten­tion cepen­dant à bien en « gérer les riches­ses » télé/géniques. Cet­te éco­no­mie-là aus­si est déli­ca­te. Rien ne serait plus contre-pro­duc­tif qu’un abus dans ce domai­ne ; com­me dans tout autre – celui du luxe, par exem­ple, son pen­dant symé­tri­que. Ain­si, en fait-on des kilos, c’est le cas de le dire, avec un Depar­dieu pseu­do-exi­lé, visant à sous­trai­re au fisc du pays qui l’a fait roi – des riches et des cons – 1,4% de son immen­se for­tu­ne. Mina­ble, va ! Oui, mais il nous emmer­de, le mina­ble, du haut de sa Tour d’Argent com­me nous le mon­tre si bien Faber et son des­sin ci-contre.

 

L’essentiel étant, tout de même, que les injus­ti­ces res­tent assez sup­por­ta­bles pour qu’on sup­por­te l’Injustice.


De Brubeck à Niemeyer, même source même soupe

Mort de Dave Bru­be­ck et Oscar Nie­meyer, jazz et archi­tec­tu­re.

 

Dave Bru­be­ck, 2005, Lud­wig­sha­fen. Ph. Frank C. Mül­ler

Le pre­mier, pia­nis­te assez avant-gar­dis­te, s’est sur­tout fait connaî­tre avec Take Five, cet­te com­po­si­tion en cinq temps qui n’était jus­te­ment pas de lui mais de son com­par­se de lon­gue date, le sax-altis­te Paul Des­mond. Radios et télés, pas man­qué, se sont fait fort de célé­brer le cher dis­pa­ru avec ce Take Five, tube obli­ge.

 

Le second, aus­si bré­si­lien que sta­li­nien, s’était appli­qué à béton­ner Bra­si­lia et le siè­ge du PC fran­çais. Estam­pillé peu­ple autant que célé­bré par l’élite mon­dia­le, tout com­me le géo­mè­tre suis­se Le Cor­bu­sier, ce fut aus­si un fami­lier du dic­ta­teur Cas­tro. Point à la ligne (de fui­te).

 

Une fois de plus, le spec­ta­cle média­ti­que fait enten­dre sa même musi­que, cel­le qui par­court les rédac­tions d’une même vague confor­mis­te, venue de la même sour­ce, le plus sou­vent uni­que – cel­le de Wiki­pe­dia mati­née d’AFP pour le coup. De Libé à Ouest-Fran­ce ou au Mon­de [hon­neur sauf, tou­te­fois, avec une bio par Syl­vain Siclier], les deux morts du jour sont célé­brés avec les mêmes orne­ments jour­na­lis­ti­ques à base de répé­ti­tions et de cli­chés invé­ri­fiés.

La sou­pe est ser­vie, en sachet. Même goût pour tout le mon­de, ingré­dients pas­se-par­tout, chi­mi­ques et insi­pi­des ; ça rem­plit le vide et ne nour­rit pas, sur­tout pas l’esprit. Mais on peut som­no­ler tran­quille sans trop se deman­der qui, de Dave Bru­be­ck ou de Paul Des­mond, était pia­nis­te ou saxo­pho­nis­te. Qui dans le quar­tet indis­so­cia­ble tenait la contre­bas­se (Euge­ne Wright) et qui la bat­te­rie (Joe Morel­lo, mort l’an der­nier) ?

Tiens, qu’est-ce que je disais… Rue 89 du 6/12

 

C’est vrai qu’on peut fort bien vivre sans « tout ça », du super­flu dans ce mon­de à la déri­ve. On peut se pas­ser de cultu­re, s’il ne s’agit que de sur­vi­vre. On peut ne tra­vailler qu’à engrais­ser son ego. Et vogue la galè­re ! À l’opposé, ce matin dans le pos­te, on fai­sait dire à Nie­meyer que « le seul sens de notre pas­sa­ge sur ter­re, c’est la soli­da­ri­té ».

 

La cultu­re com­me atten­tion à l’autre. Le res­te est lit­té­ra­tu­re.


Choc de faits divers. Ouest-France n’y a vu que du feu

Affi­chet­te « Ouest-Fran­ce ». Sans com­men­tai­re. Mais les vôtres sont bien­ve­nus.


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

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    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
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  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le mon­de chan­ge »

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