Éditorial par l’image. Minette est formelle : chat ne changera rien. Surtout pas ses habitudes de regarder le 20 heures à distance dans le reflet de la fenêtre. Y compris et surtout un soir comme celui-ci où le monde (infantile) festoie après l’assassinat d’un assassin. Pardonnons aux violents qui gouvernent, ils ne savent pas ce qu’ils font…
mon OEil
Mort de Ben Laden : Chat ne changera rien
“C’est pour voir”, c’est pas que pour les chiens !
Je sens bien que les mots, ils saturent les pauvres mots – et leurs lecteurs avec. Alors, pourquoi diantre ne pas aller plus souvent mater à côté si le monde y est plus beau, plus coloré, plus causant aussi finalement. A côté, c’est-à-dire là, en voisinage : http://c-pour-voir.over-blog.com/ Chaque jour sa photo, ou presque, et réciproquement.
Bienvenue sur « C’est pour voir » !
Ça faisait bien longtemps que je projetais de partager mon goût pour l’image,
et spécialement pour la photographie – dont je suis un adepte et pratiquant de si longue date.
Que ce soit par profession ou au quotidien, la photo me saisit au vol – et vice versa.
Bref, voici ce blog, tel un album à feuilleter, à commenter au besoin,
et même à enrichir ainsi que le suggère la formule
« & INVITÉS ».
À propos de « révolutions »…
Donc, à propos de « révolutions », que dire de celle – astronomique – qui nous revient chaque année, sans qu’on n’ait rien demandé ? Réponses possibles dans la poésie. D’où ces deux propositions :
– celle du Persan Omar Khayaam (né en 1048 à Nichapur en Perse) et son texte énigmatique et limpide comme l’eau de roche :
« Au printemps, je vais quelquefois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.
Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.
Si j’avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu’un chien. »
– celle du Sétois Georges Brassens (mort le 29 octobre 1981, il va y avoir trente ans) et sa chanson comme une ellipse :
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Mon Œil. La pièce maîtresse
Voyager loin et très ailleurs pour pas cher…
Offrez-vous ce fascinant voyage dans un ailleurs tout proche. Et après, on ouvre un débat sur les fractales et, pendant qu’on y sera, sur la musique electro-acoustique.
Cosmodiversité. Un message de l’infinie banlieue…
Salut les Terriens ! Voilà : le 30 décembre dernier, en l’an MMX donc, j’ai reçu un message d’un site astronomique. Il annonçait que cinq nouvelles exoplanètes venaient d’être découvertes grâce au télescope Kepler et que ce serait les dernières de l’année. J’en déduisais incidemment que les astronomes devaient être des gens comme vous et moi et qu’ils ne travailleraient pas le dernier jour de l’année. Ce qui ne changerait rien à la valse magistrale des astres, ni à la nôtre, nous les poussières d’étoiles. Quoique.
Car n’avons-nous pas, dès les premières découvertes astronomiques, changé notre rapport au monde et, avec lui, notre regard sur l’univers, les dieux et les hommes ? En fait, les vraies premières découvertes de ce type, ce sont celles que connaît tout humain levant les yeux au ciel. « Ma théorie à moi » sur la question (je me la valide tout seul… même si elle a été émise des millions de fois depuis la nuit des temps…), c’est de situer là l’origine de l’humanité pensante. C’est là, oui, que je vois surgir la conscience chez l’animal humain peinant à se tenir debout et à lever le nez vers l’inconnu astral.
Je pense aussi (donc je suis ;-) ) que les animaux qui tentent un regard vers le ciel, au-dessus d’eux, pas seulement devant et au loin, cheminent insensiblement vers la prise de conscience. Comme Darwin, je pense que les animaux domestiqués par l’Homme, ont profité de ce rapprochement « pédagogique » et que, peu à peu, leur regard se lève vers le ciel, ne serait-ce que par brefs instants. Voilà pourquoi aussi nous communiquons avec eux, ayant cela en partage : ce sentiment diffus d’appartenir à l’immensité, à l’inconnu magistral.
Cinéma. « Another Year », une cosmogonie de l’ordinaire
Le titre me semblait s’imposer pour un 31 décembre : Une autre année, et aussi une année autre. Comme un bilan, un constat, et aussi une espérance : ça ne pourra qu’aller mieux… Hmm, pas sûr… Ce film de Mike Leigh est rien moins que magnifique. Je le dis d’abord à ceux qui risqueraient de le rater, même si le succès semble l’installer pour un moment… Quoique, justement, les choses allant comme elles vont, si vite ou si lentement ; dans l’allégresse ou la détresse, selon… Deux heures et quelques sur le temps. Celui qui passe, celui qu’il fait, dehors et dedans, dans le monde et en soi.
Un film sur le quotidien autant qu’une cosmogonie de l’ordinaire, la vie - l’amour - la mort ; l’air - l’eau - la terre ; la ville et son béton, les averses, le coin de potager et ses tomates de fin d’été ; les saisons justement, les années qui passent. Et s’égrènent secondes et années, et fanent les fleurs, et repoussent d’autres graines : une mort, une naissance ; un fils rebelle, un père naufragé ; une femme éperdue devant les rides de son miroir, terrible face à face – philosopher : apprendre à mourir, jusqu’au suicide mou au goût acre d’alcool et de tabac ; croire chercher l’autre en se fuyant soi-même ; accuser, juger pour ne se voir point. (Lire la suite…)










« C’est pour dire », par Gerard Ponthieu, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons : Paternité - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification

