On n'est pas des moutons

mon OEil

Le regard des Cassini sur le territoire de France, via Google

Sauf la Corse…

Sauf la Corse…

Voir la France du XVIIIe siècle sur Google Maps, assem­blée à par­tir des 182 feuillets de la carte Cas­sini (taille ini­tiale : 64 × 95 cm la feuille), c’est donc désor­mais on ne peut plus facile depuis son écran d’ordi et grâce au tra­vail de David Rum­sey sur son site. Quel docu­ment et quel éblouis­se­ment que de consi­dé­rer cette repré­sen­ta­tion par la carte qui – on le sait – n’est pas le ter­ri­toire. Mais toute car­to­gra­phie a tenté le rap­pro­che­ment avec la réa­lité, tan­dis qu’elle en reste une repré­sen­ta­tion. Idem entre le roman et la vie…

La carte de Cas­sini ou carte de l’Académie est la pre­mière carte géné­rale et par­ti­cu­lière du royaume de France. Il serait plus appro­prié de par­ler de carte des Cas­sini, car elle fut dres­sée par la famille Cas­sini, prin­ci­pa­le­ment César-François Cas­sini (Cas­sini III) et son fils Jean-Dominique Cas­sini (Cas­sini IV) au XVIIIe siècle.

Cette carte consti­tuait pour l’époque une véri­table inno­va­tion et une avan­cée tech­nique déci­sive. Elle est la pre­mière carte à s’appuyer sur une tri­an­gu­la­tion géo­dé­sique dont l’établissement prit plus de cin­quante ans. Les trois géné­ra­tions de Cas­sini se suc­cé­dèrent pour ache­ver ce tra­vail. La carte ne loca­lise pas pré­ci­sé­ment les habi­ta­tions ou les limites des marais et forêts, mais le niveau de pré­ci­sion du réseau rou­tier ancien est tel qu’en super­po­sant des pho­tos satel­lite ortho­rec­ti­fiées aux feuilles de la carte de la France on obtient de spec­ta­cu­laires résultats.

La carte n'étant toujours pas le territoire…

La carte n’étant tou­jours pas le territoire…

Le tra­vail des Cas­sini laissa même son empreinte sur le ter­rain où l’on trouve encore aujourd’hui des topo­nymes dits « Signal de Cas­sini », qui révèlent les lieux où s’effectuèrent les mesures de l’époque. Ces points de repères cor­res­pondent aux som­mets des mille tri­angles qui for­maient la trame de la carte de Cas­sini.

De nos jours, les cher­cheurs consultent fré­quem­ment les feuilles de la carte des Cas­sini, soit sa forme papier en salle de lec­ture du dépar­te­ment des cartes et plans de la Biblio­thèque natio­nale de France, soit sa forme numé­rique en ligne. Elle inté­resse tout par­ti­cu­liè­re­ment les archéo­logues, les his­to­riens, les géo­graphes, les généa­lo­gistes, les chas­seurs de tré­sors et les éco­logues qui ont besoin de faire de l’éco­lo­gie rétros­pec­tive ou de com­prendre l’histoire du pay­sage. [Wiki­pe­dia]


Dali même pas mort : il parle encore

Dali_Allan_Warren

Dali à l’hôtel Meu­rice, 1972.. Ph. Allan War­ren (GNU Free Docu­men­ta­tion License)

 

Des­tiné à la Revue Sex­pol, le pro­pos devait tour­ner autour de la sexua­lité et de la poli­tique. Il s’enroula évi­dem­ment autour de Dali… comme on peut le lire ci-dessous.

 

L’entretien ne fut fina­le­ment pas publié dans Sex­pol mais parut dans plu­sieurs quo­ti­diens lors de la mort de Dali, en jan­vier 1989.  Il y a peu, j’en ai retrouvé la retrans­crip­tion sur une vieille dis­quette. D’où l’idée de la publier ici, tan­dis que l’exposition Dali fait un tabac au centre Pom­pi­dou à Paris.

 

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Actuellement sur nos écrans (- 10 ans), et déjà en librairie

Vété­ri­naire, Clara vit comme une recluse depuis qu’un acci­dent l’a défi­gu­rée. Le vil­lage dans lequel elle se terre est mys­té­rieu­se­ment envahi par une colo­nie de ser­pents et un homme est retrouvé inanimé. Il pré­sente une marque de mor­sure, mais la quan­tité de venin déce­lée dans son sang est plu­sieurs fois supé­rieure à celle des ser­pents de la région. Aidée d’un voi­sin, Clara enquête.

On en est là. Ce thril­ler s’appelle Venin et son auteur Sha­ron Bol­ton. [C’est pas une blague]

Com­men­taire d’une lec­trice : Vu le titre, je m’attendais à ren­con­trer des ser­pents, mais là ils sont vrai­ment par­tout. Ceux qui en ont la pho­bie vont pas­ser un sale moment dans ce livre.

Dès le départ, cette menace nous suit en per­ma­nence. Nous sommes dans un vil­lage où tout le monde se connaît et se côtoie. Clara pré­fère vivre en retrait mais son atti­rance pour les ani­maux sau­vages va l’amener à s’impliquer dans une affaire de famille au sein d’un vil­lage qui fut uni, dans le passé, rare­ment il est vrai. Peu à peu elle va décou­vrir la vérité, les morts viennent par­fois régler leur compte. Jusqu’à la fin on va de sur­prise en sur­prise ; seul point noir, cette traque est un peu longue par­fois, on a envie de connaître la fin de l’histoire, pour­tant je ne me suis pas ennuyée.


Un braquage de banque en 873 images

AlmapBBDO, agence de publi­cité bré­si­lienne de Sao Paulo a réa­lisé un film avec 873 images bra­quées dans la banque d’image Getty. Impres­sion­nant et moins ano­din qu’à pre­mière vue. D’où l’intérêt de revoir la chose. On se demande…


Et merci Pho­to­trend !


Un peu de hauteur fait du bien à l’œil – et à l’esprit

Ce lever de Terre depuis la Lune qu’ont admiré les astro­nautes de la mis­sion Apollo 8 a été filmé il y a quarante-quatre ans. Le 24 décembre 1968, les hommes d’équipage de cette mis­sion étaient les pre­miers à pho­to­gra­phier un tel évé­ne­ment. © Nasa/YouTube

La Nasa vient de réa­li­ser une vidéo où ces images ont été mixées avec celles four­nies plus récem­ment par la sonde lunaire LRO (pour les cli­chés du sol lunaire) et celles pro­duites par l’imageur Modis du satel­lite Terra pour ce qui concerne les vues de la Terre.

L’occasion, en ces temps si ras-de-terre, de prendre un peu de hauteur.

PS : Signe des temps : si quelqu’un trouve le moyen de faire dis­pa­raître le para­si­tage publi­ci­taire du début de la vidéo…


Guerre aux chômeurs

La tasse et la chaise vides, le mégot écrasé, la une du jour, l’amertume. « Sar­kozy fait la guerre aux chô­meurs ». Hier matin à Manosque, ave­nue Jean-Giono.

 

 

 

 


Mort de Ben Laden : Chat ne changera rien

Édi­to­rial par l’image.  Minette est for­melle : chat ne chan­gera rien. Sur­tout pas ses habi­tudes de regar­der le 20 heures à dis­tance dans le reflet de la fenêtre. Y com­pris et sur­tout un soir comme celui-ci où le monde (infan­tile) fes­toie après l’assassinat d’un assas­sin. Par­don­nons aux vio­lents qui gou­vernent, ils ne savent pas ce qu’ils font…


C’est pour voir”, c’est pas que pour les chiens !

© Fran­çois Ponthieu

Je sens bien que les mots, ils saturent les pauvres mots – et leurs lec­teurs avec. Alors, pour­quoi diantre ne pas aller plus sou­vent mater à côté si le monde y est plus beau, plus coloré, plus cau­sant aussi fina­le­ment. A côté, c’est-à-dire là, en voi­si­nage : http://c-pour-voir.over-blog.com/ Chaque jour sa photo, ou presque, et réciproquement.

 


Bienvenue sur « C’est pour voir » !

Ça fai­sait bien long­temps que je pro­je­tais de par­ta­ger mon goût pour l’image,

et spé­cia­le­ment pour la pho­to­gra­phie – dont je suis un adepte et pra­ti­quant de si longue date.

Que ce soit par pro­fes­sion ou au quo­ti­dien, la photo me sai­sit au vol – et vice versa.

Bref, voici ce blog, tel un album à feuille­ter, à com­men­ter au besoin,

et même à enri­chir ainsi que le sug­gère la formule

«  & INVITÉS ».


« C’est pour voir »

 



Libye Tunisie. Question de regards

 

Revue de presse. La légende est celle de l’Histoire en marche…

 


À pro­pos de « révolutions »…

« J’avais le plus bel aman­dier du quartier… »

Donc, à pro­pos de « révo­lu­tions », que dire de celle – astro­no­mique – qui nous revient chaque année, sans qu’on n’ait rien demandé ? Réponses pos­sibles dans la poé­sie. D’où ces deux propositions :

– celle du Per­san Omar Khayaam (né en 1048 à Nicha­pur en Perse) et son texte énig­ma­tique et lim­pide comme l’eau de roche :

« Au prin­temps, je vais quel­que­fois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.

Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.

Si j’avais cette pré­oc­cu­pa­tion, je vau­drais moins qu’un chien. »

– celle du Sétois Georges Bras­sens (mort le 29 octobre 1981, il va y avoir trente ans) et sa chan­son comme une ellipse :

Clip audio : Le lec­teur Adobe Flash (ver­sion 9 ou plus) est néces­saire pour la lec­ture de ce clip audio. Télé­char­gez la der­nière ver­sion ici. Vous devez aussi avoir JavaS­cript activé dans votre navigateur.


Mon Œil. La pièce maîtresse

Puzzle. Vide-grenier, Venelles (Bouches-du-Rhône), 2011. Vu par gp ©


Voyager loin et très ailleurs pour pas cher…

Offrez-vous ce fas­ci­nant voyage dans un ailleurs tout proche. Et après, on ouvre un débat sur les frac­tales et, pen­dant qu’on y sera, sur la musique electro-acoustique.


Musi­cians With Guns — Astro­blast
.


Cosmodiversité. Un message de l’infinie banlieue…

Salut les Ter­riens ! Voilà : le 30 décembre der­nier, en l’an MMX donc, j’ai reçu un mes­sage d’un site astro­no­mique. Il annon­çait que cinq nou­velles exo­pla­nètes venaient d’être décou­vertes grâce au téles­cope Kepler et que ce serait les der­nières de l’année. J’en dédui­sais inci­dem­ment que les astro­nomes devaient être des gens comme vous et moi et qu’ils ne tra­vaille­raient pas le der­nier jour de l’année. Ce qui ne chan­ge­rait rien à la valse magis­trale des astres, ni à la nôtre, nous les pous­sières d’étoiles. Quoique.

Car n’avons-nous pas, dès les pre­mières décou­vertes astro­no­miques, changé notre rap­port au monde et, avec lui, notre regard sur l’univers, les dieux et les hommes ? En fait, les vraies pre­mières décou­vertes de ce type, ce sont celles que connaît tout humain levant les yeux au ciel. « Ma théo­rie à moi » sur la ques­tion (je me la valide tout seul… même si elle a été émise des mil­lions de fois depuis la nuit des temps…), c’est de situer là l’origine de l’humanité pen­sante. C’est là, oui, que je vois sur­gir la conscience chez l’animal humain pei­nant à se tenir debout et à lever le nez vers l’inconnu astral.

Je pense aussi (donc je suis ;-) ) que les ani­maux qui tentent un regard vers le ciel, au-dessus d’eux, pas seule­ment devant et au loin, che­minent insen­si­ble­ment vers la prise de conscience. Comme Dar­win, je pense que les ani­maux domes­ti­qués par l’Homme, ont pro­fité de ce rap­pro­che­ment « péda­go­gique » et que, peu à peu, leur regard se lève vers le ciel, ne serait-ce que par brefs ins­tants. Voilà pour­quoi aussi nous com­mu­ni­quons avec eux, ayant cela en par­tage : ce sen­ti­ment dif­fus d’appartenir à l’immensité, à l’inconnu magistral.

Mon­sieur L’Homme, lui aussi, veut tout com­prendre. Des­sin de Faber, un autre Lorrain…

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  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
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    La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
    (Claude Lévi-Strauss)
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  • ouah__la_poilade_-_
    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances
    (Ber­trand Russel)
  • Un récent et com­pli­qué chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Les reverra-t-on un jour ? Hmmm…

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