On n'est pas des moutons

mon OEil

Mort de Ben Laden : Chat ne changera rien

Édi­to­rial par l’image. Minette est for­melle : chat ne chan­gera rien. Sur­tout pas ses habi­tudes de regar­der le 20 heures à dis­tance dans le reflet de la fenêtre. Y com­pris et sur­tout un soir comme celui-​ci où le monde (infantile) festoie après l’assassinat d’un assas­sin. Par­don­nons aux vio­lents qui gou­vernent, ils ne savent pas ce qu’ils font…


C’est pour voir”, c’est pas que pour les chiens !

© Fran­çois Ponthieu

Je sens bien que les mots, ils saturent les pauvres mots – et leurs lec­teurs avec. Alors, pour­quoi diantre ne pas aller plus sou­vent mater à côté si le monde y est plus beau, plus coloré, plus cau­sant aussi fina­le­ment. A côté, c’est-à-dire là, en voi­si­nage : http://​c​-pour​-voir​.over​-blog​.com/ Chaque jour sa photo, ou presque, et réciproquement.


Bienvenue sur « C’est pour voir » !

Ça fai­sait bien long­temps que je pro­je­tais de par­ta­ger mon goût pour l’image,

et spé­cia­le­ment pour la pho­to­gra­phie – dont je suis un adepte et pra­ti­quant de si longue date.

Que ce soit par pro­fes­sion ou au quo­ti­dien, la photo me sai­sit au vol – et vice versa.

Bref, voici ce blog, tel un album à feuille­ter, à com­men­ter au besoin,

et même à enri­chir ainsi que le sug­gère la formule

«  & INVITÉS ».


« C’est pour voir »




À pro­pos de « révolutions »…

« J’avais le plus bel aman­dier du quartier… »

Donc, à pro­pos de « révo­lu­tions », que dire de celle – astro­no­mique – qui nous revient chaque année, sans qu’on n’ait rien demandé ? Réponses pos­sibles dans la poé­sie. D’où ces deux propositions :

– celle du Per­san Omar Khayaam (né en 1048 à Nicha­pur en Perse) et son texte énig­ma­tique et lim­pide comme l’eau de roche :

« Au prin­temps, je vais quel­que­fois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.

Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.

Si j’avais cette pré­oc­cu­pa­tion, je vau­drais moins qu’un chien. »

– celle du Sétois Georges Bras­sens (mort le 29 octobre 1981, il va y avoir trente ans) et sa chan­son comme une ellipse :

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Mon Œil. La pièce maîtresse

Puzzle. Vide-​grenier, Venelles (Bouches-​du-​Rhône), 2011. Vu par gp ©


Voyager loin et très ailleurs pour pas cher…

Offrez-​vous ce fas­ci­nant voyage dans un ailleurs tout proche. Et après, on ouvre un débat sur les frac­tales et, pen­dant qu’on y sera, sur la musique electro-​acoustique.


Musi­cians With Guns - Astro­blast
.


Cosmodiversité. Un message de l’infinie banlieue…

Salut les Ter­riens ! Voilà : le 30 décembre der­nier, en l’an MMX donc, j’ai reçu un mes­sage d’un site astro­no­mique. Il annon­çait que cinq nou­velles exo­pla­nètes venaient d’être décou­vertes grâce au téles­cope Kepler et que ce serait les der­nières de l’année. J’en dédui­sais inci­dem­ment que les astro­nomes devaient être des gens comme vous et moi et qu’ils ne tra­vaille­raient pas le der­nier jour de l’année. Ce qui ne chan­ge­rait rien à la valse magis­trale des astres, ni à la nôtre, nous les pous­sières d’étoiles. Quoique.

Car n’avons-nous pas, dès les pre­mières décou­vertes astro­no­miques, changé notre rap­port au monde et, avec lui, notre regard sur l’univers, les dieux et les hommes ? En fait, les vraies pre­mières décou­vertes de ce type, ce sont celles que connaît tout humain levant les yeux au ciel. « Ma théo­rie à moi » sur la ques­tion (je me la valide tout seul… même si elle a été émise des mil­lions de fois depuis la nuit des temps…), c’est de situer là l’origine de l’humanité pen­sante. C’est là, oui, que je vois sur­gir la conscience chez l’animal humain pei­nant à se tenir debout et à lever le nez vers l’inconnu astral.

Je pense aussi (donc je suis ;-) ) que les ani­maux qui tentent un regard vers le ciel, au-​dessus d’eux, pas seule­ment devant et au loin, che­minent insen­si­ble­ment vers la prise de conscience. Comme Dar­win, je pense que les ani­maux domes­ti­qués par l’Homme, ont pro­fité de ce rap­pro­che­ment « péda­go­gique » et que, peu à peu, leur regard se lève vers le ciel, ne serait-​ce que par brefs ins­tants. Voilà pour­quoi aussi nous com­mu­ni­quons avec eux, ayant cela en par­tage : ce sen­ti­ment dif­fus d’appartenir à l’immensité, à l’inconnu magistral.

Mon­sieur L’Homme, lui aussi, veut tout com­prendre. Des­sin de Faber, un autre Lorrain…

(Lire la suite…)


Cinéma. « Another Year », une cosmogonie de l’ordinaire

Le titre me sem­blait s’imposer pour un 31 décembre : Une autre année, et aussi une année autre. Comme un bilan, un constat, et aussi une espé­rance : ça ne pourra qu’aller mieux… Hmm, pas sûr… Ce film de Mike Leigh est rien moins que magni­fique. Je le dis d’abord à ceux qui ris­que­raient de le rater, même si le suc­cès semble l’installer pour un moment… Quoique, jus­te­ment, les choses allant comme elles vont, si vite ou si len­te­ment ; dans l’allégresse ou la détresse, selon… Deux heures et quelques sur le temps. Celui qui passe, celui qu’il fait, dehors et dedans, dans le monde et en soi.


Un film sur le quo­ti­dien autant qu’une cos­mo­go­nie de l’ordinaire, la vie - l’amour - la mort ; l’air - l’eau - la terre ; la ville et son béton, les averses, le coin de pota­ger et ses tomates de fin d’été ; les sai­sons jus­te­ment, les années qui passent. Et s’égrènent secondes et années, et fanent les fleurs, et repoussent d’autres graines : une mort, une nais­sance ; un fils rebelle, un père nau­fragé ; une femme éper­due devant les rides de son miroir, ter­rible face à face – phi­lo­so­pher : apprendre à mou­rir, jusqu’au sui­cide mou au goût acre d’alcool et de tabac ; croire cher­cher l’autre en se fuyant soi-​même ; accu­ser, juger pour ne se voir point. (Lire la suite…)


  • « L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances » Ber­trand Russell
  • Non à la propagande d’AREVA !

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  • Fin de bestiaire

    Mou­tons, orangs-​outangs, canards… Dans mon bes­tiaire, on devrait aussi croi­ser la cohorte des humains cré­dules cou­rant après leurs propres sor­nettes… Suf­fit de regar­der autour de soi. Et de se regarder…

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