On n'est pas des moutons

Presse-Médias

L’Équipe à genoux devant le client Roi

« Jour­na­lisme spor­tif » : un oxy­more. C’est-à-dire l’alliance incon­grue de deux élé­ments aussi oppo­sés que l’huile et l’eau. Sum­mum du genre atteint par L’Équipe qui, au len­de­main du match PSG-OM, n’a pas craint d’accommoder son lec­to­rat en ména­geant la chèvre PSG et le chou OM (c’est une image, hein !). Et voilà le tableau, selon l’édition, pari­sienne ou marseillaise :

Imaginons L'Huma publiant une édition de droite…

Ima­gi­nons L’Huma publiant une édi­tion de droite…

Comme le note Daniel Schnei­der­man (Arrêt sur images), les heb­dos aussi « sont cou­tu­miers des cou­ver­tures régio­na­li­sées. « Le vrai pou­voir à Mont­pel­lier », « Stras­bourg demain », « les dix qui font Le Havre », « ceux qui comptent à Vier­zon »: en cou­ver­ture du Point ou de L’Express, ça en jette au lec­to­rat local, sup­posé flatté que la presse pari­sienne, du haut de Sa Pari­sia­ni­tude, s’intéresse à lui. »

Le mérite de L’Équipe, si on peut dire, c’est de mettre car­ré­ment les pieds dans le plat de la déma­go­gie clien­té­liste ou, vul­gai­re­ment par­lant, du léchage-de-cul.

On dira qu’après tout, ce n’est jamais là que l’application à la presse spor­tive d’un bon prin­cipe de mar­chan­di­sage : plaire au client, qui est Roi.

Où l’on voit bien aussi qu’il y a lieu de dis­tin­guer entre crise des médias et crise du jour­na­lisme, et ne pas réduire la réflexion à l’opposition toile contre papier.

 

Post scrip­tum, dans la fou­lée et en ver­sion « cou­vrez ces épaules que je ne sau­rais voir » :

Oscars: Une agence de presse ira­nienne recouvre les épaules de Michelle Obama

 


Trop forts, ces journalistes !

© faber

© faber

Les « épi­sodes nei­geux » se ramassent à la pelle et les jour­na­listes « de ter­rain » sont mobi­li­sés tels les agents de l’Équipement et leurs saleuses. Bra­vons les cli­chés comme les intem­pé­ries, célé­brons les mar­ron­niers qui fleu­rissent sous les blancs man­teaux à l’immaculée blan­cheur, pour la joie des petits et des grands. Tan­dis que les micro-trottoirs tur­binent à plein régime, tenus par les petites-mains gre­lot­tantes des sta­giaires à l’avenir incer­tain comme la météo. Et pleuvent en flo­cons drus les fortes décla­ra­tions des Mon­sieur et Madame Michu « qui n’avaient jamais vu ça  »

Le 20 heures de dimanche soir sur France 2 a ainsi tenu un bon quart d’heure, à l’égal de tout grand évé­ne­ment. Météo, Algé­rie, Mali, hié­rar­chie quand tu nous tiens. Il est à parier que les autres chaînes auront fait au moins aussi bien. Et que les jour­naux n’auront pas été en reste. Le plu­ra­lisme des médias, c’est fondamental.


« Oise Hebdo » condamné à mort… comme ses lecteurs

La presse n’échappe pas à la crise qui la frappe dure­ment… C’est pire encore en Picar­die quand un « bas­sin de lec­teurs » se trans­forme en « tri­angle des Bermudes ».

Sans la pub, on aurait encore pu loger trois bonnes atro­ci­tés. La pub aussi tue la presse !

Merci aux amis « alerteurs » !


Choc de faits divers. Ouest-France n’y a vu que du feu

Affi­chette « Ouest-France ». Sans com­men­taire. Mais les vôtres sont bienvenus.


Alors, les yeux de Liz : violets, émeraude, bleus ?

Post scrip­tum. Ah ben, à en croire Libé du jour, ils ne sont pas rouges non plus…

Dans le même « JT » de 20 heures, hier, Liz Tay­lor a été célé­brée pour  la beauté de ses yeux suc­ces­si­ve­ment qua­li­fiés vio­lets, éme­raude, puis bleus. Éblouis, sub­ju­gués, aveu­glés nos égre­neurs de nou­velles ! Une photo en noir et blanc s’impose donc pour tran­cher ce si déli­cat et fon­da­men­tal point d’actualité et même d’Histoire. Celle d’Hollywood comme temple de la mytho­lo­gie spec­ta­cu­laire, celle qui brouille la hié­rar­chie des valeurs en s’imposant comme valeur pre­mière : la vedette, la star, l’idole, l’Argent-roi, le sen­ti­men­ta­lisme exhibé, l’exhibition « sacra­li­sée », la beauté inju­riant la misère – bref, toute l’injustice du monde, la magni­fi­cence outran­cière du pipole qui gou­verne ce monde. Une étoile s’éteint, l’univers vacille.

 


L’Europe et la Libye. Tripoli, Munich, Guernica…

Cet extrait vidéo ne dure qu’une minute, une minute de trop dans l’horreur des pro­pos de cet innom­mable des­pote, prêt à tuer encore et encore pour assou­vir sa démence. On s’était presque habi­tués aux révoltes quasi « nor­males », sans « trop » de vic­times. Ce qui s’est enclen­ché en Libye sus­cite les plus grandes craintes. D’autant que les réac­tions inter­na­tio­nales semblent tel­le­ment timo­rées. A com­men­cer par celles de notre gou­ver­ne­ment – mais là, on s’est vrai­ment habi­tués. Tant de com­pro­mis­sions pas­sées et si récentes avec tous ces régimes toxiques – pour reprendre un qua­li­fi­ca­tif finan­cier déjà effacé – ont semé assez de troubles dans les esprits accom­mo­dables, à l’éthique si élas­tique, au manque de droi­ture et de cou­rage, assez de déran­ge­ments pour para­ly­ser la moindre action.

La rébel­lion ver­bale d’un groupe de diplo­mates, publiée dans Le Monde> de ce jour, consti­tue un signe de plus attes­tant de la déli­ques­cence de ce régime à vau-l’eau, bal­lotté par les évé­ne­ments sur les­quels il n’a aucune prise – on appelle d’ailleurs ça la realt-politik, ici elle est éle­vée au rang des beaux-arts. Ce n’est évi­dem­ment pas un Ber­lus­coni qui va rele­ver le niveau euro­péen quant au drame libyen, ni s’agissant de l’histrion d’opérette, ni de la poli­tique de l’ancienne colo­nie sous per­fu­sion pétro­lière libyenne. Mer­kel y va de son cou­plet hor­ri­fié et Came­ron semble porté dis­paru. Ainsi l’Europe se trouve-t-elle une fois de plus sans voix, atten­dant sans doute les ins­truc­tions en pro­ve­nance d’outre-Atlantique.

Rien ne se répète jamais. S’il faut cepen­dant rete­nir les leçons de l’Histoire, je pense aux fameux accords de Munich. J’entends aussi la voix trem­blant, émou­vante certes, et dra­ma­ti­que­ment impuis­sante de Léon Blum renon­çant à l’intervention mili­taire contre l’Espagne fran­quiste. Je pense à ça et aussi, c’était écrit, à Guer­nica – à Guer­nica le vil­lage basque mar­tyre , et bien sûr au célèbre tableau de Picasso. Et j’ai peur pour la Libye, pour le peuple libyen livré à la folie meur­trière d’un monstre sans retenue.

Rue89 a mis en ligne les rares témoi­gnages par­ve­nant du pays quasi coupé du monde. Une Suisso-Libyenne vivant à Ben­ghazi, dans l’est de la Libye appelle au secours : «  On a filmé ! On a les vidéos ! Mais ils ont coupé Inter­net. Ils tuent n’importe qui, une petite fille de 7 ans, notre voi­sine, qui se ren­dait dans un maga­sin. A quoi ça sert main­te­nant d’avoir peur ? On a besoin des jour­na­listes ! Pour que le monde sache ce que fait Mouam­mar Kadhafi. Les gens disent : « Ou nous, ou lui ! Ou Kadhafi, ou le peuple ! » » .


Denis Robert a définitivement gagné contre Clearstream !

Par Ber­nard Langlois

« C’est une très bonne nou­velle que nous apprend, ce dimanche matin, le comité de sou­tien à Denis Robert, ce jour­na­liste devenu écri­vain, engagé dans une enquête au long cours et à hauts risques qui a dévoilé, dans plu­sieurs ouvrages suc­ces­sifs, le rôle essen­tiel, dans le monde des affaires, d’une « banque des banques » sise au Luxem­bourg et plai­sam­ment connue, par anti­phrase sans doute, sous le nom, en anglais, de « Clair cou­rant » …
« Vous avez com­pris qu’il s’agit de Clears­tream, et la bonne nou­velle dit ceci :
« Après 10 ans de pro­cé­dure, quatre ans de comité de sou­tien, des cen­taines de dons, un concert et une vente aux enchères à son béné­fice, plus de 100 000 euros de frais de jus­tice, 500 Jour­na­listes affi­chant leur carte de presse en signe de sou­tien …
Denis Robert a défi­ni­ti­ve­ment gagné contre CLEARSTREAM !

« Les hauts magis­trats de la Cour de cas­sa­tion viennent d’annuler trois condam­na­tions à l’encontre de Denis Robert en sou­li­gnant « l’intérêt géné­ral du sujet traité et le sérieux de l’enquête » et condamnent Clears­tream à lui ver­ser 9000 eu devra de plus rem­bour­ser Denis Robert des sommes qu’il a ver­sées à la suite de ses condam­na­tions pré­cé­dentes.
« L’affaire revien­dra devant la Cour d’Appel de Lyon pour un ultime pro­cès lors duquel Denis Robert pourra deman­der des dom­mages et inté­rêts ainsi que des publi­ca­tions dans dif­fé­rents jour­naux.
« Après dix ans de pro­cé­dure et de har­cè­le­ment, c’est une for­mi­dable vic­toire du droit, de la jus­tice et du jour­na­lisme. »
« J’ajoute : du cou­rage et de la téna­cité de Denis ; et du fidèle sou­tien de ses amis. »


France inter. Quand Le Pen montre « 13 millions d’étrangers », les journalistes regardent son doigt

Indi­gna­tion encore. France inter rece­vait ce matin Jean-Marie Le Pen en fin de par­cours à la tête (Pen en bre­ton…) du Front natio­nal. Le vieux facho s’en sera encore bien tiré. Avec l’habileté et cet aplomb qu’on lui connaît, il aura une fois de plus roulé les jour­na­listes dans sa farine. Ainsi en fut-il lorsque, enton­nant son refrain de pré­di­lec­tion, il affirma que la France compte désor­mais, « d’après l’Insee, plus de 13 mil­lions d’étrangers qui ne manquent pas de poser de graves problèmes »…

Le faus­saire à plein micro.

Treize mil­lions, et même plus ! Ce qui repré­sen­te­rait 20% de la popu­la­tion… Mais per­sonne pour rele­ver. Ni le pon­ti­fiant Guetta, ni le déca­pant Legrand, ni enfin le sémillant Cohen n’opposèrent au faus­saire la réa­lité sta­tis­tique : 3,65 mil­lions de per­sonnes, sur plus de 63 mil­lions, soit 5,8% de la popu­la­tion au der­nier recen­se­ment de 2006.

S’il n’est qu’une don­née à connaître quand un jour­na­liste ren­contre Le Pen, c’est bien celle sur l’immigration, non ? Au lieu de quoi on lui pose d’insipides ques­tions genre « La Tuni­sie est-elle une dic­ta­ture ? »* Et l’autre men­teur de pour­suivre son bon­homme de che­min, et de ter­mi­ner sa car­rière de faus­saire « en beauté », comme il l’avait com­men­cée d’ailleurs. Je rap­pe­lais ici même, en octobre der­nier, com­ment Le Pen fut pro­pulsé par la télé, en 1984, avec l’émission au titre bien pré­somp­tueux : L’Heure de vérité… Il avait pu user et abu­ser du men­songe sans être le moins du monde inquiété par des jour­na­listes plus suf­fi­sants que com­pé­tents. Il aurait eu tort de se gêner. Ainsi vient-il de réus­sir sa sor­tie selon la même recette éprou­vée. Face à la même indo­lence journalistique.

* Et la dilet­tante Pas­cale Clark de poser la même ques­tion à Régis Debray. C’était peu avant dans ses « Cinq minutes avec… ». Alors, la Tuni­sie, au fait ?

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Le Monde et WikiLeaks. Info ou bruits de chiottes ?

Comme d’autres quo­ti­diens occi­den­taux, Le Monde fait ses gorges chaudes des « révé­la­tions » de Wiki­Leaks… Bof, ce n’est même pas du « gorge pro­fonde » de l’époque Water­gate. Jusqu’à main­te­nant, on n’apprend rien de ces perles « secrètes », sinon des can­ca­nages entre langues de putes et autres petits-grands rap­por­teurs diplo­ma­tiques. Et que je te dégoise sur l’un-l’autre et réci­pro­que­ment. Rien qu’on ne sache d’instinct, qui ne soit lisible dans les actes et sur les tronches mêmes de ces diri­geants somme toute maîtres ès faux-culs, un savoir-faire sans lequel on ne sau­rait péné­trer les arcanes du pouvoir.

Que Le Monde s’en amuse avec sérieux, voilà qui dit bien le rape­tis­se­ment du jour­na­lisme jadis « de réfé­rence ».  Qu’il en fasse son feuille­ton de l’hiver, serait-ce pour diver­tir et repo­ser ses lec­teurs des  affaires en rafales qui secouent la société fran­çaise – pour ne par­ler que de celle-là ? Quant à rap­por­ter sous cou­vert d’information des ragots de cou­loirs – même d’ambassades –, n’est-ce pas les confondre avec des bruits de chiottes ?


Affaire Woerth-Bettencourt. En attendant le film, la télé (suisse)

Joli concen­tré d’ironie cin­glante que ce résumé de l’affaire Woerth-Bettencourt. Et c’est passé à la télé. Enfin à la télél suisse, ne rêvons pas… A savou­rer donc, ce bijou de la Télé­vi­sion Suisse Romande (TSR).



Le Pen invité au CFJ devant les futurs journalistes. Tollé syndical et misérable !

Atter­rant ! Le SNJ-CGT, Syn­di­cat natio­nal des jour­na­listes – CGT, sonne le toc­sin à l’encontre du Centre de for­ma­tion des jour­na­listes, à Paris, qui s’apprête à rece­voir ce jeudi Jean-Marie Le Pen pour une ren­contre avec les étu­diants. Je suis atterré par cette réac­tion imbé­cile, tant sur le fond que sur la forme, et je parle en connais­sance de cause. Alors res­pon­sable péda­go­gique au CFJ, j’avais moi-même invité le lea­der du Front natio­nal à une sem­blable confrontation.

C’était il y a …26 ans, en 1984. En tout cas, Le Pen se trou­vait en pleine ascen­sion média­tique – donc poli­tique – et péro­rait plus que jamais. Entre autres et en par­ti­cu­lier, un cer­tain François-Henri de Virieu lui avait bien mis le pied à l’étrier en l’invitant à son émis­sion, L’Heure de vérité. C’était la pre­mière fois que Le Pen appa­rais­sait sur une grande chaîne de télé­vi­sion publique, Antenne 2. Il se voyait ainsi pro­pulsé au rang d’homme poli­tique pré­sen­table, sinon hono­rable. Cette prise de béné­fice subite, je ne l’imputerais pas direc­te­ment à de Virieu – sinon, com­ment défendre le CFJ aujourd’hui et le droit du public à l’information ? – qu’à ses aco­lytes jour­na­listes cen­sés affron­ter la bête. Il y avait là, donc, Alain Duha­mel,  Albert Du Roy, Jean-Louis Servan-Schreiber. Et c’est ce der­nier sur­tout qui donna le plus de grain à moudre à Le Pen à cause de son atti­tude rele­vant plus de la péti­tion de prin­cipe, sinon de l’inquisition à l’égard de l’invité fron­tiste. Sur­tout, il n’avait sem­blé comp­ter que sur son « talent », négli­geant ainsi l’argumentation solide, docu­men­tée, carac­té­ris­tique du jour­na­liste digne de la fonc­tion. Notam­ment à pro­pos de l’immigration, Le Pen, ne fit qu’une bou­chée d’un Servan-Schreiber dépassé et même dépité.

Voilà la « leçon » de l’émission qu’il me sem­blait impor­tant de sou­mettre aux futurs jour­na­listes. D’où ma déci­sion d’inviter Le Pen quelques semaines plus tard au CFJ pour un « car­re­four d’actualité ». Ce qu’il accepta sans hésiter…

Je me sou­viens d’une cer­taine effer­ves­cence qui avait gagné les étu­diants à l’idée de « se faire Le Pen ». Idée contre laquelle je les met­tais pré­ci­sé­ment en garde, fort du pré­cé­dent créé par Jean-Louis Servan-Schreiber… Il s’agissait de pri­vi­lé­gier le ques­tion­ne­ment argu­menté, solide, plu­tôt que de jeter des ana­thèmes. Bref, les bases du métier…

Phi­lippe Vian­nay, au CFPJ, rue du Louvre, peu avant sa mort en 1986.

L’affaire se passa à peu près bien, dans un esprit mor­dant mais, disons « tenu ». Au début pour­tant, la ten­sion fut vive, lorsqu’un étu­diant d’origine magh­ré­bine (le seul d’ailleurs), fort ému, repro­cha à Le Pen son rôle de tor­tion­naire en Algé­rie… (Le sujet venait en effet d’être relancé par Le Canard enchaîné). A quoi le chef du Front natio­nal répon­dit en sub­stances : Permettez-moi d’abord, Mon­sieur, puisque vous ne vous êtes pas pré­senté, de vous deman­der votre nom… Tollé dans la salle… « Mais com­ment, ai-je été ici convo­qué à un tri­bu­nal ou à un débat nor­mal ?! Auquel cas, il est bien nor­mal, etc. »

Je crois vrai­ment que le but péda­go­gique fut bien atteint et valo­risé lors d’une séance de débrie­fing [un enre­gis­tre­ment vidéo se trouve peut-être archivé au CFJ]

Voilà pour le fond de l’affaire qui, alors, ne sou­leva aucune indi­gna­tion. Et sur­tout pas de la part du patron de l’époque du CFJ, Phi­lippe Vian­nay, que j’avais bien sûr informé de mon ini­tia­tive et qui m’avait tota­le­ment laissé carte blanche. Le len­de­main il me confiait : « J’étais inquiet, sans vous le dire. Mais vous avez bien fait [de l’inviter]  ».

Aussi suis-je atterré de voir le SNJ-CGT, pour appe­ler à mani­fes­ter ce jeudi devant le CFJ, invo­quer le même Phi­lippe Vian­nay au titre de son passé de grand résis­tant. Il fut en effet le diri­geant prin­ci­pal de Défense de la France, mou­ve­ment clan­des­tin dont le jour­nal du même nom est à l’origine directe de France-Soir. On le retrouve aussi à l’origine du Centre de for­ma­tion des jour­na­listes en 1946, de l’école de voile Les Glé­nans et du Nou­vel Observateur.

«  On cau­che­marde : le condu­ca­tor éruc­tant serait rangé désor­mais dans la liste des invi­tés fré­quen­tables, qui plus est face à de futurs jour­na­listes, pro­fes­sion qu’il ne cesse d’insulter  », écrit le syn­di­cat de jour­na­listes dans un com­mu­ni­qué, tout en appe­lant à mani­fes­ter « en mémoire des fon­da­teurs » de l’école.

Faire men­tir les morts pour ne pas voir le diable. Est-ce ça la « leçon de jour­na­lisme » du SNJ-CGT ? Misère que ce syndicalisme !

L’Huma emboîte le pas…

Jusqu’aux grandes orgues du racisme ! Le n’importe quoi tenant lieu d’analyse…

Internet et Cie. Du bon usage du nazisme, du professeur Kuing Yamang et de la falsification

Cli­quer sur l’image ou aller là : http://www.facebook.com/pages/On-sait-ce-que-lon-veut-quon-sache/143363392375566

Voilà que refleu­rissent les détour­ne­ments, à la manière des situa­tion­nistes dans les années 60, notam­ment à par­tir de films sud-coréens de kung-fu. Celui ci nous est venu par Domi­nique Dréan (merci !) via un de ses com­men­taires. Il s’agit d’un pas­sage de « La Chute » (Der Unter­gang), un film alle­mand d’Oliver Hir­sch­bie­gel (2004). On y voit Hit­ler dans son piteux déclin, en proie à l’hystérie. Les sous-titres se situent, c’est le cas de le dire, dans la tra­di­tion anar­chiste, pro­je­tant une repré­sen­ta­tion néo-spartakiste du mou­ve­ment de libé­ra­tion du peuple…

Pour un peu on y croi­rait… Mais aujourd’hui…, c’est l’espérance qui manque le plus. Quand bien même le poli­tique en por­te­rait de manière cré­dible, il lui fau­drait encore vaincre le contre-mouvement de repli indi­vi­duel et, par delà, recréer les liens dis­ten­dus, sinon rom­pus, entre le moi-je et le nous socié­tal – ce qu’un bon mien copain dénomme « l’articulation du je-nous »… dont l’arthrose fait pour le moins boi­ter nos sociétés.

Autre remarque de fond. Il s’agit du recours au nazisme comme « argu­ment » de com­pa­rai­son. Cette fai­blesse par l’outrance mani­chéenne ten­drait à assi­mi­ler le sar­ko­zysme au nazisme, ce qui est déli­rant. Une occa­sion de plus pour évo­quer ce qu’on appelle la « loi de God­win », du nom de son inven­teur, Mike God­win, cher­cheur à l’Université Yale aux Etats-Unis. L’énoncé : « Plus une dis­cus­sion en ligne dure long­temps, plus la pro­ba­bi­lité d’y trou­ver une com­pa­rai­son impli­quant les nazis ou Adolf Hit­ler s’approche de 1.» De même, dans un débat, atteindre le point God­win revient à signi­fier à son inter­lo­cu­teur qu’il vient de se dis­cré­di­ter en véri­fiant la loi de God­win. Et par exten­sion, du fait de la poly­sé­mie du mot « point », des « points God­win » peuvent être attri­bués à l’unité.

Cette « loi » s’appuie donc sur l’hypothèse selon laquelle une dis­cus­sion qui dure peut ame­ner à rem­pla­cer des argu­ments par des ana­lo­gies extrêmes. L’exemple le plus cou­rant consiste à com­pa­rer le thème de la dis­cus­sion avec une opi­nion nazie ou à trai­ter son inter­lo­cu­teur de nazi et de fas­cistefacho »). Si le sujet de la dis­cus­sion était très éloi­gné d’un quel­conque débat idéo­lo­gique, une com­pa­rai­son de ce genre est consi­dé­rée comme un signe d’échec de la dis­cus­sion. On estime alors qu’il est temps de clore le débat, dont il ne sor­tira plus rien de per­ti­nent : on dit que l’on a atteint le « point God­win » de la dis­cus­sion. [Voir de mul­tiples pro­lon­ge­ments sur le sujet sur inter­net, et notam­ment là, avec four­ni­tures d’exemples hexa­go­naux fameux].

Néan­moins, pour en reve­nir à la vidéo du départ, c’est à voir là, et ça per­met de se réga­ler du talent de comé­dien de Bruno Ganz et cet extrait d’un film remarquable.

Autre exemple du même genre qui, celui-là, galope à bride abat­tue sur la toile. Domi­nique, le même, me l’a aussi envoyé, comme avant lui plu­sieurs autres inter­nautes. Ça en devient un hoax, c’est-à-dire une fausse info – sou­vent accom­pa­gnée d’un cer­ti­fi­cat d’authenticité genre « VÉRIDIQUE ! », en capi­tales et en gras. (Voir le site hoax­bus­ter, qui traque ce genre de « nouvelles »).

Cli­quer sur l’image ou aller là : http://www.youtube.com/watch?v=DMKb9A6Kouk

En l’occurrence, il s’agit d’une émis­sion de télé chi­noise dans laquelle le «véné­rable  pro­fes­seur  Kuing Yamang» ana­lyse doc­te­ment le déclin de la France. Le pro­pos est cin­glant, argu­menté et„ sur­tout, trouve sa por­tée du fait de son ori­gine, l’empire du Milieu…

Voici com­ment Chris­tophe S.-B. pré­sente l’affaire : « En effet, j’ai vu cette vidéo cou­rant juin. Il s’agit d’un canu­lar à la manière des situa­tion­nistes (fin des années 50 début des années 70). Je pense à un film situa­tion­niste de 1973 moquant le régime maoïste inti­tulé «  La dia­lec­tique peut-elle cas­ser des briques  », oeuvre de René Vie­net - qui reprend des films de Kung Fu en VO , et sous-titre les dia­logues par des dis­cus­sions sur la lutte des classes, et la guerre entre le pro­lé­ta­riat et les bureau­crates. Ce genre de détour­ne­ment de l’image ne date donc pas d’hier.

« L’auteur de ce petit pétard se veut mettre en scène un sup­posé pro­fes­seur chi­nois dénommé Kuing Yamang (Koui­gna­mann, le gâteau bre­ton ). Le pro­blème ne tient pas seule­ment au contenu des sous-titres bidon­nés qui portent des juge­ments à l’emporte-pièce sur les Fran­çais mais sur­tout à la per­son­na­lité bien réelle qui s’exprime qui n’est autre que l’ancien ambas­sa­deur de Chine en France et ex-porte parole du minis­tère chi­nois des affaires étran­gères, Wu Jian­min, actuel­le­ment membre Bureau inter­na­tio­nal des expo­si­tions (BIE) pour Shan­ghai Expo 2010. Les sous-titres sont faux et les deux hommes parlent de l’Exposition Uni­ver­selle de Shanghai.

[…] « L’auteur  du  canu­lard  est  un  mili­tant  libé­ral,  bre­ton  « bre­ton­nant »  bien  de  chez  nous (de Lorient),  Yann  Cahe­rec. Pour  faire  par­ler  de  lui,  il  a  plu­tôt  reussi  son coup. »

L’auteur de cette vidéo paro­dique l’avoue lui-même sur la page You­tube de la vidéo. Il ne fal­lait donc pas aller bien loin pour véri­fier, mais c’était tout de même trop pour quelques blo­gueurs qui sont tom­bés dans le pan­neau. Et ainsi de détailler :

Fdesouche.com la publie comme authen­tique, avant que ses com­men­ta­teurs ne lui fassent part de la super­che­rie. Il essaie depuis de faire pas­ser son erreur pour une plaisanterie.

Novopress.info de même, allant jusqu’à qua­li­fier la vidéo de “reten­tis­sante” et d’en citer cer­tains pas­sages, avant de se raviser.

L’Observatoire des Sub­ven­tions publie éga­le­ment cette vidéo tru­quée. La encore la vérité est réta­blie dans les com­men­taires, par­fois peu amènes envers le site.

Sur ExpressionLibre.net, tou­jours pas de démenti si ce n’est dans les commentaires.

Et la rédac­tion belge de 7sur7.be, qui à défaut d’appliquer la déon­to­lo­gie, y pense sin­cè­re­ment: « Cette vidéo est à prendre avec des pin­cettes: per­sonne ne par­lant man­da­rin à la rédac­tion, nous ne pou­vons assu­rer nos lec­teurs de la véra­cité des sous-titres. Le “pro­fes­seur Yamang” n’est pas sérieu­se­ment réfé­rencé sur le Net. Cepen­dant, la teneur des pro­pos étant de nature à inter­pel­ler et à faire réflé­chir, nous avons décidé de main­te­nir l’article en ligne. »

Enfin, et entre autres sans doute, sur BFM TV, Oli­vier Maze­rolle, un vieux de la vieille, gobe l’affaire et la fait gober à Cécicle Duflot (Les Verts), tan­dis qu’une image de Sar­kozy est intro­duite parmi les autres de manière sub­li­mi­nale. De quoi gloser !

Le mot de la fin à l’auteur du détour­ne­ment vidéo, qui répond à un com­men­ta­teur lui repro­chant que sa blague soit prise au sérieux par plu­sieurs per­sonnes: « Les gens sont cré­dules, ils n’ont qu’à véri­fier les sources ou réflé­chir un peu au lieu de croire bête­ment toutes les conne­ries qu’on leur balance. Je n’ai pas fait cette vidéo pour par­ler de la Chine, ce n’est pas le sujet, mais pour expo­ser une cer­taine vision de notre société. Lis ou relis les Lettres per­sanes de Mon­tes­quieu : J’aime bien cette idée de faire par­ler des gens assez exté­rieurs au problème. »

Belle et « véri­dique » leçon média­tique, pas vrai ?


France Inter. Ruade de Morel, dérobade de Val

L’humour, ah l’humour ! Y a qu’ça d’vrai, pas vrai ? A ce pro­pos, un ami m’adresse un emil la semaine der­nière pour me signa­ler ça :  « J’ai eu peut être l’occasion de le dire sur ton blog, je n’écoute plus France Inter. Je ne sais pas par quel enchai­ne­ment de clics je suis arrivé hier à cela: http://www.dailymotion.com/video/xexqt0_message-pour-nicolas-sarkozy_fun

C’est avec ravis­se­ment que j’ai constaté que Val n’est pas tiré d’affaire et que son « action­naire » chéri est tou­jours cerné par les nez rouges: Fran­çois Morel a repris le lam­beau avec beau­coup de talent.  »


Mes­sage pour Nico­las Sar­kozy
envoyé par fran­cein­ter. — Gag, sketch et paro­die humou­ris­tique en video.

Je viens d’écouter la chose. Si ce n’est déjà fait, ne la lou­pez pas, c’est un chef d’oeuvre de finesse vache. Cli­quer sur le lien ou sur l’image, ça devrait démar­rer. Et merci Domi­nique D., tu as bien mérité, toi aussi, de la patrie !

PS : France Inter, le matin, est devenu par­ti­cu­liè­re­ment ron­ron. On se veut léger, sinon joyeux; on par­vient tout juste à faire propre. Le rem­pla­çant de Demo­rand, Patrick Cohen, passe les plats à ses invi­tés suc­ces­sifs. Il a le  bagout conve­nable, sait se tenir à table. Ne pète jamais. Un vrai gendre comme il faut. Val, son patron, doit jubi­ler. D’ailleurs il montre sa satis­fac­tion dans un entre­tien à Télé­rama [25/9/10]. Je reco­pie la fin :

« Il y a quelque temps vous avez dit « L’actionnaire est mal­traité sur cette chaîne. » Le rediriez-vous ?

Phi­lippe Val : D’abord, cette phrase a été tron­quée, donc défor­mée. Je disais que l’actionnaire, ce n’était pas seule­ment l’auditeur d’Inter…

Télé­rama : …en par­lant de l’actionnaire, vous ne par­liez pas de l’État ?

Val : Abso­lu­ment. Je par­lais de ceux qui paient la redevance.

Télé­rama : Vrai­ment ?

Val : Oui, l’actionnaire, c’est le peuple. »

Voir sur C’est pour dire l’original de la décla­ra­tion : Selon Val, France inter « coûte cher à l’actionnaire » Sar­kozy Le dirlo d’Inter avait déclaré : « France Inter est une radio qui coûte cher à l’actionnaire, qui n’est pour tant pas très bien traité par la sta­tion. »  Pas ques­tion de « peuple » là-dedans ! Emmerdé, le len­de­main Val rec­ti­fie ainsi le tir :   » Il est évident pour moi que l’actionnaire d’Inter n’est pas le pré­sident de la Répu­blique, mais les audi­teurs »

Il y a une sorte de jus­tice imma­nente pour les traitres et autres faux-culs : elle leur saute à la tronche. Et on ne voit plus qu’un hideux faux-nez – cerné par les nez-rouges des humoristes.


Leçon de journalisme de Pflimlin. Ou qui dégoise le jeudi, dimanche repentira

Rémy Pfim­lin n’a pas encore appris à bien tour­ner (sept fois au mini­mum) sa langue dans sa bouche avant de lâcher ce qu’il se voit ensuite obligé de qua­li­fier de « mal­adresse ». Nor­mal, il est encore jeune dans la fonc­tion de PDG de France-Télévisions adoubé par qui l’on sait. Sa ron­deur de bouille pré­sente encore quelques aspé­ri­tés que l’école du pou­voir ne sau­rait tar­der à lisser.


Ainsi, qui dégoise le jeudi, dimanche repen­tira… Devant le Club de la presse de Stras­bourg (sa région d’origine où il a dirigé le quo­ti­dien mul­hou­sien L’Alsace), Pfl­mi­lin (neveu de Pierre, l’ancien pré­sident du Conseil et maire de Stras­bourg que le Canard enchaîné sur­nom­mait « Petite prune » – ce que veut dire pfli­min en alsa­cien…) envoie sa charge contre Média­part. Si France-Télévisions avait traité de l’affaire Woerth-Bettencourt, elle l’aurait fait, a crâ­ne­ment avancé le PDG « pro­ba­ble­ment de façon plus sérieuse et moins émo­tion­nelle, moins mani­pu­la­trice et moins publi­ci­taire ». Car Media­part n’est «  pas l’exemple à suivre  ». Et de dénon­cer des «  dérives à la Big Bro­ther  ». «  France Télé­vi­sions, a-t-il mar­telé, a une res­pon­sa­bi­lité impor­tante et on ne peut pas se per­mettre de sor­tir des infor­ma­tions qui sont démen­ties le len­de­main, de mani­pu­ler impu­né­ment  ». Voilà qui n’a pas man­qué d’émouvoir le lan­der­neau jour­na­lis­tique, tout par­ti­cu­liè­re­ment à France-Télévisions et encore plus à France 2 et France 3. Ces rédac­tions seront appe­lées à éprou­ver les  concep­tions du métier d’informer telles qu’esquissées a contra­rio par leur nou­veau patron. L” « exemple à suivre » n’étant pas celui de Media­part, que com­prendre quand Pflim­lin défi­nit com­ment le groupe audio­vi­suel public devait four­nir une  « infor­ma­tion de réfé­rence », « indé­pen­dante » et « recoupée »?

Big Bro­ther Rémy s’est aven­turé un peu loin hors de ses plates-bandes. S’étant per­mis de sor­tir des mots à démen­tir le len­de­main… Le PDG des chaînes publiques dut donc en appe­ler au baume de la repen­tance pri­vée pour bafouiller quelques piteux argu­ments dans le Jour­nal du dimanche. En fait, il assure n’avoir «  pas parlé pour attaquer » Media­part, ayant avant tout voulu «  défendre les rédac­tions de France Télé­vi­sions  ». «  J’ai beau­coup d’estime pour les rédac­tions pro­fes­sion­nelles. Mais j’ai cri­ti­qué les sites qui ne sont pas faits par des jour­na­listes et ne véri­fient pas leurs infor­ma­tions  », a bla­blaté le Pflim­lin ember­li­fi­coté dans le plus plat des lieux communs.

Mal­adresse, certes, que d’avancer en public des pro­pos aussi spon­ta­nés ; désor­mais le nou­veau patron des télés publiques s’y repren­dra à plu­sieurs fois avant d’exprimer le fond de sa pen­sée. Mais comme on dit, c’est le pre­mier pas qui compte. Ou encore, c’est le pre­mier geste qui coûte.

La Société des jour­na­listes (SDJ) de Media­part a dénoncé des pro­pos « dif­fa­ma­toires, rap­pe­lant que « la jus­tice a (…) validé le tra­vail édi­to­rial de Media­part dans l’affaire Bet­ten­court, jugeant que nos révé­la­tions rele­vaient de “l’intérêt public” et de “l’information légi­time” des citoyens ». Les SDJ de France 2 et de France 3 se sont « déso­li­da­ri­sées » des pro­pos de leur nou­veau patron. « On est très sur­pris par ces accu­sa­tions de mani­pu­la­tion, d’autant que les antennes de France Télé­vi­sions ont beau­coup repris les infor­ma­tions de Media­part  » sur cette affaire, a ajouté Yann Fos­su­rier pour la SDJ de France 3. Les syn­di­cats ont aussi pro­testé et exprimé leur inquié­tude quant à l’indépendance des rédac­tions concernées.

On en revient à la sem­pi­ter­nelle ques­tion de l’indépendance des médias et des jour­na­listes à l’égard des pou­voirs – celui de la poli­tique et de l’argent. Le ravi de la crèche gou­ver­ne­men­tale, Fré­dé­ric Mit­ter­rand et néan­moins ministre de la culture (et de la com­mu­ni­ca­tion, certes, comme il se targue de rajou­ter) s’est empressé de jouer les effa­rou­chés à rebours au sujet de l’éventuel – et pro­bable – rachat du Pari­sien par Serge Das­sault, séna­teur UMP et grand pote de Sar­kozy : «  Aucun gou­ver­ne­ment, a-t-il clai­ronné, n’a donné autant de gages sur le res­pect du plu­ra­lisme de la presse [sic]. Ce n’est pas parce que l’on pos­sède un jour­nal que sa rédac­tion écrit ce que l’on vou­drait y lire  ».  La preuve, il n’y a qu’à lire Le Figaro ! Et qu’à consi­dé­rer l’empressement des uns et des autres à prendre le contrôle des médias domi­nants genre Le Monde et Le Pari­sien, les grandes télés et radios en pas­sant par l’Agence France presse.


L’honneur des journalistes. Ce « deuil des convictions » porté à la boutonnière

L’ordre napo­léo­nien de la Légion d’honneur reste tou­jours… à l’honneur. Il peut s’avérer riche d’enseignements d’aller consul­ter les listes pério­diques des pro­mus. Et, par exemple, se ras­su­rer en consta­tant qu’on ne fait pas par­tie du lot. Ou en se délec­tant de ce mot de Jules Renard dans son Jour­nal : « En France, le deuil des convic­tions se porte en rouge et à la bou­ton­nière. » Liste copieuse à l’appui, Acri­med a reco­pié les noms de la caté­go­rie « Légion d’honneur et Ordre du Mérite pour jour­na­listes et diri­geants de médias », et cela de 2005 à cette année, der­nier cru du 14-juillet. On com­prend  mieux, « en direct », tout l’intérêt des monarques à s’allier les médias et leurs ser­vants. Ainsi gros­sit, en ses vagues suc­ces­sives, l’obèse répu­blique des élites et des émules, des copains et des coquins.

Ouvrez le ban ! :

I. Légion d’honneur

- Décret du 2 avril 2010 :
Au grade de com­man­deur
– Phil­lipe Labro, offi­cier du 8 jan­vier 2002, écri­vain, jour­na­liste
Au grade d’officier
– Anne-Marie Cou­derc, che­va­lier du 26 sep­tembre 2000, ex-directrice géné­rale du groupe Hachette Fili­pac­chi, aujourd’hui direc­trice délé­guée de Lagar­dère Active.
– Jean Ama­dou, chan­son­nier, pro­duc­teur, ani­ma­teur d’émissions.
– Mireille Dumas, pro­duc­trice et pré­sen­ta­trice.
– Denise Fabre, ancienne pré­sen­ta­trice d’émissions télé­vi­sées.
– Odile Got­lieb, Che­va­lier du 28 octobre 2001, édi­trice, pré­si­dente des Édi­tions Odile Jacob.
Au grade de che­va­lier
– Domi­nique Durand, jour­na­liste, rédac­teur en chef de revues scien­ti­fiques, pré­sident de l’Association fran­çaise Buchenwald-Dora et Kom­man­dos.
- Décret du 31 décembre 2009 :
Au grade de com­man­deur
– Edmonde Charles-Roux, Offi­cier du 1er avril 2003, écri­vaine, pré­si­dente de l’Académie Gon­court, ancienne jour­na­liste à Elle, ancienne rédac­trice en chef de l’édition fran­çaise de Vogue.
– Jean-Claude Narcy, Offi­cier du 9 juillet 2002, jour­na­liste, ancien pré­sen­ta­teur du jour­nal télé­visé.
Au grade d’officier
– Jean-Luc Hees, Che­va­lier du 29 novembre 2001, pré­sident du groupe Radio-France.
Au grade de che­va­lier
– Axel Duroux, jour­na­liste, ex-président du direc­toire du groupe RTL entre 2005 et 2009, direc­teur géné­ral de TF1 (2009)
– Régis Fau­con, ancien jour­na­liste à FR3, TF1, aujourd’hui jour­na­liste indé­pen­dant.
– Alexan­dra d’Arnoux, jour­na­liste.
– Danièla Lum­broso, pro­duc­trice de télé­vi­sion, jour­na­liste et pré­sen­ta­trice.
– Syl­vie Ody, jour­na­liste.
– Thé­rèse Torre, pro­duc­trice d’émissions télé­vi­sées.
– Jean-Pierre Vignolle, direc­teur géné­ral de l’Agence France-Presse.
- Décret du 14 juillet 2009 :
Au grade de che­va­lier
– Denise Ammoun, jour­na­liste, écri­vaine (Égypte).
– Jean Ayzac, jour­na­liste, ancien vice-président d’un conseil géné­ral.
– Gene­viève Bri­sac, édi­trice, écri­vaine.
– Alain Elkann, jour­na­liste, conseiller spé­cial du ministre ita­lien de la Culture.
– Charles Ender­lin, jour­na­liste, chef du bureau d’une chaîne de télé­vi­sion à Jéru­sa­lem.
– Marie-Claire de La Gran­dière, jour­na­liste, direc­trice de la rédac­tion d’un maga­zine et écri­vaine.
– Patrick Fores­tier, jour­na­liste, écri­vain
– Rug­gero De Pas, jour­na­liste, pré­sident du centre d’accueil de la presse étran­gère à Paris.
– Didier Pillet, jour­na­liste
Au grade d’officier
– Antoine Sfeir, écri­vain, jour­na­liste, direc­teur des Cahiers de l’Orient.
– Phi­lippe Tes­son, jour­na­liste.
– Phi­lippe Vas­seur, « ancien ministre, pré­sident d’une fédé­ra­tion d’entreprises », dixit le décret. Mais M. Vas­seur est un ancien jour­na­liste éco­no­mique de TF1, des Echos, du Figaro, pré­sident de l’Ecole Supé­rieure de Jour­na­lisme de Lille depuis sep­tembre 2008.
- Décret du 10 avril 2009 :
Au grade de che­va­lier
– Emile Picy, jour­na­liste par­le­men­taire.
– Henri Pigeat, pré­sident du conseil d’administration du Centre de for­ma­tion des jour­na­listes.
– Hélène Piro­non, jour­na­liste.
– Emma­nuel Hoog, ex-président-directeur-général de l’Institut Natio­nal de l’Audiovisuel, pré­sident de l’agence France-Presse.
– Didier Quillot, pré­sident de Lagar­dère Active.
- Décret du 31 décembre 2008 :
Au grade de che­va­lier
– Marie Holz­man, écri­vaine, jour­na­liste, pré­si­dente de l’association Soli­da­rité Chine.
– Caro­line Sinz-Deleau, jour­na­liste, grand repor­ter au ser­vice « Enquêtes et repor­tages » de France 3.
Au grade d’officier
– Didier Fran­çois, sous-directeur de l’édition, de la pro­duc­tion et de l’information à la Direc­tion des Jour­naux offi­ciels.
– Marie-Claude Bros­sol­let, Che­va­lier du 16 novembre 1998, président-directeur géné­ral des édi­tions Belin.
- Décret du 13 juillet 2008 :
Au grade de com­man­deur
– Joseph Crampes, dit Jacques Chan­cel, jour­na­liste, écri­vain, admi­nis­tra­teur du groupe Canal+.
Au grade de che­va­lier
– Ruth Elkrief, jour­na­liste, pré­sen­ta­trice.
– Michèle Leloup, jour­na­liste spé­cia­li­sée « Archi­tec­ture » à L’Express.
– Phi­lippe Rein­hard, jour­na­liste (Le Télé­gramme de Brest, L’Éclair des Pyré­nées…), écri­vain.
– Héloise Lefevre d’Ormesson, écri­vain, édi­trice (édi­tions Héloise d’Ormesson).
- Décret du 21 mars 2008 :
Au grade de com­man­deur
– Jean-René Four­tou, Offi­cier du 14 avril 1997, pré­sident du conseil de sur­veillance du groupe Vivendi.
– Patrick Le Lay, Offi­cier du 27 février 2003, ancien pré­sident du conseil d’administration de TF1.
– Eliane Vic­tor, Offi­cier du 28 mars 1991, écri­vaine, ancienne jour­na­liste à Elle, pro­duc­trice de l’émission « Quo­ti­dien­ne­ment vôtre » sur TF1.
Au grade d’officier
– Rémy Saut­ter, Che­va­lier du 9 mars 1993, président-directeur-général du groupe RTL.
– Hervé Cha­ba­lier, Che­va­lier du 20 juin 1996, ani­ma­teur, jour­na­liste, pro­duc­teur.
– Eve Rug­gieri, Che­va­lier du 25 octobre 1990, pro­duc­trice, pré­sen­ta­trice.
– John Vino­cur, édi­to­ria­liste de l’International Herald Tri­bune.
– Robert Menard, jour­na­liste, ex-secrétaire géné­ral de Repor­ters Sans Fron­tières.
Au grade de che­va­lier
– Yves Mes­sa­ro­vitch, ancien jour­na­liste rédac­teur en chef au Figaro, ancien direc­teur du groupe Expan­sion, ancien jour­na­liste à L’Express.
- Décret du 30 jan­vier 2008 :
Au grade de che­va­lier
– Jean Guillard, jour­na­liste hono­raire.
– Carole Bel­le­mare, jour­na­liste, chef de ser­vice dans un quo­ti­dien (Le figaro éco­no­mie).
– Chan­tal Doumic-Nerot, ancienne jour­na­liste
– Marie-Louise Schaef­fer, jour­na­liste, grand repor­ter
Au grade d’officier
– Arlette de Beu­ve­rand de la Loyère, direc­trice de rédac­tion dans un groupe de presse.
Au grade de che­va­lier
– Cathe­rine Cey­lac, pro­duc­trice et ani­ma­trice de télé­vi­sion sur France 2.
– Isa­belle Dor, jour­na­liste.
– Patri­cia Mar­tin, jour­na­liste, ani­ma­trice d’émissions radio­pho­niques sur France Inter.
- Décret du 13 juillet 2007 :
Au grade de Com­man­deur
– Jean Lacou­ture, jour­na­liste, écri­vain. Offi­cier du 8 février 1993.
Au grade de che­va­lier
– Patrick Buis­son, ancien jour­na­liste, direc­teur géné­ral de la chaine His­toire.
– Fran­çois Gault, jour­na­liste, cor­res­pon­dant per­ma­nent de Radio France en Pologne.
– Elise Lucet, jour­na­liste, pré­sen­ta­trice du jour­nal de 13h (France 2).
– Eric Revel, jour­na­liste éco­no­mique.
– Daniel Ron­deau, écri­vain, jour­na­liste.
- Décret du 6 avril 2007 :
Au grade de che­va­lier
– Véro­nique Saint Olive, née Mis­soffe, jour­na­liste (France 2). A l’époque, Arrêt sur images était revenu sur sa nomi­na­tion.
– Henri Tincq, jour­na­liste spé­cia­lisé dans les affaires reli­gieuses à La Croix, puis au Monde.
– Patrick Lamm, jour­na­liste éco­no­mique, rédac­teur en chef (Les Echos).
– Chris­tian Brin­court, jour­na­liste, grand repor­ter à Paris Match.
– Phi­lippe Goul­liaud, jour­na­liste poli­tique au Figaro.
– Jean-Paul Pigasse, jour­na­liste.
- Décret du 31 décembre 2006 :
Au grade de che­va­lier
– Isa­belle Dath, jour­na­liste à RTL.
– Anita Haus­ser, écri­vaine, jour­na­liste, ancienne chef du ser­vice poli­tique de LCI, rédac­trice en chef adjointe du ser­vice poli­tique du quo­ti­dien Le Soir.
– Armelle Héliot, jour­na­liste, grand repor­ter puis rédac­trice en chef du ser­vice culture du Figaro.
– Syl­vie Pierre-Brossolette, jour­na­liste, rédac­trice en chef du ser­vice de poli­tique inté­rieure de l’hebdomadaire Le Point.
– Randa Takied­dine, jour­na­liste, chef du bureau de Dar Al Hayat à Paris.
– Gérard Klein, comé­dien, ani­ma­teur d’émissions télé­vi­sées.
– Eli­sa­beth Ker­var­rec, jour­na­liste pour « Fran­çais du Monde » et secré­taire géné­rale de l’Association Démo­cra­tique des Fran­çais à l’Etranger.
– Fran­çois Lubrina, méde­cin vété­ri­naire, jour­na­liste (Canada).
Au grade d’officier
– Thierry Des­jar­dins, Che­va­lier du 19 août 1997, jour­na­liste au Figaro.
– Jean-Pierre Elkab­bach, Che­va­lier du 10 décembre 1998, jour­na­liste à Europe 1.
- Décret du 13 juillet 2006 :
Au grade d’officier
– Alain Duples­sis de Pou­zil­hac, pré­sident du direc­toire de la chaîne d’information France 24, PDG de la Société de l’Audiovisuel Exté­rieur de la France (SAEF).
– Marianne Berard-Quelin, présidente-directrice-générale de la Société Géné­rale de Presse.
Au grade de che­va­lier
– Jean-Jacques Bour­din, journaliste-rédacteur en chef de RMC info, ani­ma­teur.
– Ladis­las de Hoyos, ancien jour­na­liste pour TF1 puis France 2 et France Inter.
– Patrick Fau­con­nier, grand repor­ter, fon­da­teur du maga­zine Chal­lenges, jour­na­liste au Nou­vel Obser­va­teur.
– Henri Lau­ret, jour­na­liste, chro­ni­queur et édi­to­ria­liste à France Info, direc­teur géné­ral et codi­rec­teur de la rédac­tion de France Soir.
– Fré­dé­ric Fer­ney, écri­vain, jour­na­liste et cri­tique au Point.
– Renaud Le Van Kim, pro­duc­teur de télé­vi­sion, patron de KM pro­duc­tions et conseiller à TF1.
– William Ley­mer­gie, pro­duc­teur, pré­sen­ta­teur.
– Jacques Lou­vet, pré­sident de la Fédé­ra­tion natio­nale de la presse spé­cia­li­sée.
– Pierre Fulla, jour­na­liste spor­tif.
- Décret du 31 décembre 2005 :
Au grade d’officier
– Jean-Pierre Caillard, Che­va­lier du 17 sep­tembre 1994, ancien jour­na­liste et direc­teur de la publi­ca­tion du quo­ti­dien La Mon­tagne, président-directeur géné­ral de la chaîne de télé­vi­sion Cler­mont Pre­mière, Pré­sident du grou­pe­ment des grands régio­naux.
– Michèle Cotta, Che­va­lier du 10 juin 1996, jour­na­liste, ancienne pré­si­dente de Radio-France, ancienne direc­trice de l’information à TF1.
– Robert Namias, Che­va­lier du 19 novembre 1997, jour­na­liste, ancien repor­ter à RTL, ancien chro­ni­queur à Europe 1, ancien direc­teur de la rédac­tion de TF1, édi­to­ria­liste sur la chaîne d’information I-télé.
Au grade de che­va­lier
– Fran­çoise Laborde, jour­na­liste, ancienne rédac­trice en chef adjointe de TF1, ancienne pré­sen­ta­trice des JT du week-end sur France 2, nom­mée au Conseil Supé­rieur de l’Audiovisuel par Nico­las Sar­kozy en jan­vier 2009.
– Vic­tor Malka, ani­ma­teur sur France Culture.
– Jean-Manuel Bour­gois, direc­teur géné­ral d’une mai­son d’édition.
– Isa­belle Gal­li­mard, présidente-directrice géné­rale de la mai­son d’édition Gal­li­mard.
– Antoine Schwarz, pré­sident de la chaîne radio­pho­nique RFI.
– Marc Tes­sier, ancien pré­sident de France Télé­vi­sion (1999–2005).
- Décret du 14 juillet 2005 :
Au grade de Com­man­deur
– Pierre Weill, ancien PDG de la Sofres, pré­sident de Weill Conseil et du comité stra­té­gique de TNS Sofres.
Au grade d’officier
– Michel Bou­ti­nard Rouelle, admi­nis­tra­teur d’Havas, ancien pré­sident d’Havas Media Com­mu­ni­ca­tion et ancien PDG d’Avenir Havas Media SA.
– Albert Mal­let, ancien pré­sident de Radio Sha­lom.
– Jean-François Revel, écri­vain, membre de l’Académie fran­çaise, édi­to­ria­liste au Point.
Au grade de che­va­lier
– Daniel Bou­det, pré­sident de la mis­sion sur la télé­vi­sion numé­rique ter­restre.
– Louis-François Caillaud, direc­teur dépar­te­men­tal de La Nou­velle Répu­blique.
– Ber­nard Lecomte, direc­teur de col­lec­tion aux édi­tions Jean-Claude Lat­tès, ancien jour­na­liste (La Croix, L’Express…), écri­vain.
– Oli­vier Poivre, dit Poivre d’Arvor, écri­vain
– Viviane Rebes­chini, rédac­trice en chef
– Domi­nique War­lu­zel, avo­cat, concep­teur et pro­duc­teur de maga­zines télé.
– Henri Made­lin, ancien rédac­teur en chef de la revue Etudes.
– Daniel Bila­lian, jour­na­liste, direc­teur des sports de France Télé­vi­sions.
– Laure Adler, ancienne direc­trice de France Culture, écri­vain.
– Jean-Jacques Gabut, ancien direc­teur au groupe Le Pro­grès.
– Ber­trand Méheut, PDG de Canal Plus.
– Richard Ducous­set, vice-président d’Albin Michel, gérant de Canal Plus Edi­tions et des édi­tions Filipacchi-Albin Michel.
– Nico­las Duha­mel, direc­teur géné­ral délé­gué de La Poste, ancien direc­teur géné­ral adjoint d’Havas, ancien direc­teur géné­ral de l’Office d’annonces (ODA).
– Ber­trand Fabre, direc­teur de la rédac­tion du Moni­teur des tra­vaux publics et du bâti­ment, direc­teur des rédac­tions du groupe Le Moni­teur.
– Fabrice Larue, pré­sident de la Finan­cière Fabrice Larue, pré­sident de Datem (ex-Presse Infor­ma­tique), ancien PDG du Groupe Des­fos­sés Inter­na­tio­nal SA.

II. Ordre Natio­nal du Mérite

- Décret du 15 mai 2010 :
Au grade d’officier
– Gabriel Milési, gérant de société, jour­na­liste éco­no­mique. Che­va­lier du 10 mars 1988.
– Fabienne Servan-Schreiber (épouse Weber), présidente-directrice géné­rale d’une société de pro­duc­tion audio­vi­suelle. Che­va­lier du 31 mars 2000.
Au grade de che­va­lier
– Béa­trice Garette (née Dabet), direc­trice géné­rale de (Sipa-presse).
– Sofia Ben­gana, direc­trice géné­rale de presse numé­rique dans une société (Groupe Le Figaro)
– Henri Néron, jour­na­liste (Guyane).
– Jacques Jublin, rédac­teur en chef d’I-télé.
– Frédérick-Louis Bou­lay, jour­na­liste, direc­teur des pro­grammes de TV5.
– Charles-Henry Dubail, direc­teur de publi­ca­tion.
– Pas­cale Marie (épouse Boun­four), direc­trice d’un syn­di­cat de presse.
– Cathe­rine Nayl (épouse Per­rot), jour­na­liste, direc­trice de la rédac­tion de TF1.
– Noël Quidu-Tronscorff, grand repor­ter, pho­to­graphe.
– Chris­tine Kelly (née Tigif­fon), jour­na­liste, membre du CSA.
- Décret du 13 novembre 2009 :
Au grade de com­man­deur
– Jacques Oure­vitch, Offi­cier du 13 avril 1988, ancien jour­na­liste à Europe 1.
Au grade d’officier
– Patrick Poivre d’Arvor, Che­va­lier du 17 jan­vier 2001, écri­vain, jour­na­liste, pré­sen­ta­teur.
– Robert Wer­ner, jour­na­liste, ancien rédac­teur en chef de l’Unité Patri­moine à TF1, ancien chro­ni­queur sur Radio France.
Au grade de che­va­lier
– Jean-Pierre Caf­fin, direc­teur géné­ral du groupe Prisma-Presse.
– Eva Bet­tan, jour­na­liste.
– Syl­vie Blum, pro­duc­trice audio­vi­suel et médias, INA.
– Maryse Bru­gière, direc­trice de pro­grammes du Conseil Supé­rieur de l’Audiovisuel.
– Alfred Hidalgo, jour­na­liste, édi­teur, direc­teur du « dépar­te­ment chan­son » chez Fayard.
– Yves Calvi, jour­na­liste, ani­ma­teur et pré­sen­ta­teur.
– Pierre Lepape, jour­na­liste et cri­tique lit­té­raire.
- Décret du 15 mai 2009 :
Au grade de com­man­deur
– Sophie Andrieu, édi­trice. Offi­cier du 30 juin 1995.
– André Tubeuf, pro­duc­teur d’émissions radio­pho­niques.
Au grade de che­va­lier
– Yan­nick Durand de Pré­mo­rel, direc­teur délé­gué d’un groupe de presse, audi­teur à l’Institut des hautes études de défense natio­nale.
– Nilou­far Soyeux du Cas­tel, direc­trice d’un groupe de com­mu­ni­ca­tion.
Au grade d’officier
– Monique Garnier-Lançon, jour­na­liste
– Oli­vier Pognon, jour­na­liste par­le­men­taire. Che­va­lier du 19 juin 2001.
– Paul Wer­mus, jour­na­liste. Che­va­lier du 21 novembre 1995.
– Fran­çoise Attaix, épouse Van­dame, jour­na­liste.
– Caro­line Dequet, direc­trice géné­rale d’une chaîne de télé­vi­sion.
– Cen­drine Domin­guez, jour­na­liste.
– Ber­nard Gick, concepteur-réalisateur d’émissions radio­pho­niques.
– Oli­vier de Lagarde, jour­na­liste.
– Marie-Thérèse Litz­ler, direc­trice régio­nale d’une chaîne de télé­vi­sion.
– Syl­vie Mali­gorne, jour­na­liste.
– Jean Ribet , jour­na­liste.
– Phi­lippe Rous­seau, rédac­teur en chef de quo­ti­diens.
– Daniel Schick, chro­ni­queur, pro­duc­teur et ani­ma­teur de radio et télé­vi­sion.
- Décret du 14 novembre 2008 :
A la dignité de Grand Offi­cier
– Claude Lanz­mann, jour­na­liste, cinéaste.
Au grade de Com­man­deur
– Pierre Dumayet , jour­na­liste. Offi­cier du 21 octobre 1993.
Au grade de che­va­lier
– Andrée Ampi­gny, comé­dienne, jour­na­liste, auteur. conseillère muni­ci­pale du Dia­mant ( Mar­ti­nique ).
– Gene­viève de Cazaux, jour­na­liste, grand repor­ter.
– Jean-Michel Danet, admi­nis­tra­teur natio­nal, direc­teur d’une revue.
– Edouard Maret, jour­na­liste.
– Jean Claude Pons, jour­na­liste en Poly­né­sie fran­çaise.
– Béa­trice Tau­pin, jour­na­liste spé­cia­li­sée en éco­no­mie.
– Marie-Hélène Loaëc, rédac­trice en chef d’un heb­do­ma­daire spé­cia­lisé
- Décret du 16 mai 2008 :
Au grade d’officier
– Fran­çois Biessy, jour­na­liste repor­ter d’images. Che­va­lier du 23 avril 1988.
Au grade de che­va­lier
– Ghis­laine Chenu, jour­na­liste et pro­duc­trice d’Envoyé Spé­cial sur France 2.
– Valé­rie Expert, rédac­trice en chef d’une chaîne de télé­vi­sion.
– Phil­lipe Levrier, pré­sident d’un grou­pe­ment audio­vi­suel.
– Maryse Bur­got, jour­na­liste (France 2).
– Gérard Ernault, direc­teur de rédac­tion de France Foot­ball.
– Chris­tophe Hon­de­latte, jour­na­liste (France 2, RTL).
– Hugues Huet, grand repor­ter.
– Xavier Lam­bert, direc­teur de RFO.
– Marie-Christine Meyer, direc­trice adjointe de France Inter.
– Fré­dé­ric Mou­nier, jour­na­liste (La Croix).
– Domi­nique Qui­nio, direc­trice de La Croix.
– Natha­lie de Senneville-Leenhardt, rédac­trice en chef de Réforme.
– Cyril Viguier, pro­duc­teur de télé­vi­sion.
– Marthe Vial­le­font (née Por­ta­lier), ancienne ani­ma­trice, jour­na­liste (L’Auvergnat de Paris).
– Syl­vie Le Cal­vez (née Fou­cher), jour­na­liste (Ouest-France), pré­si­dente d’un col­lec­tif de pro­tec­tion de la nature.
– Jean-Paul Cha­pel, jour­na­liste (France 2).
– Cathe­rine Cha­ti­gnoux, jour­na­liste (Les Echos).
– Béa­trice Had­jaje, jour­na­liste au ser­vice « étran­ger » de RTL.
- Décret du 30 jan­vier 2008 :
Au grade de com­man­deur
– Claude Imbert, direc­teur d’un heb­do­ma­daire.
Au grade de che­va­lier
– Manuel Bur­rus, écri­vain, jour­na­liste, cri­tique lit­té­raire.
– Constance Ponia­towski, jour­na­liste, membre de l’Observatoire de la parité.
– Hoda Bara­kat, jour­na­liste, écri­vaine.
– Michel Camino, secré­taire géné­ral d’une société de presse.
– Claude Hem­mer, direc­teur de sta­tions radio­pho­niques.
– Mar­tine Vas­let, épouse Paris, direc­trice des res­sources humaines de RFI.
– Anne Wicker (née Schmitt), jour­na­liste, direc­trice de la rédac­tion d’un maga­zine.
- Décret du 7 mai 2007 :
Au grade d’Officier
– Jean-Charles Blon­del, jour­na­liste, écri­vain. Che­va­lier du 21 décembre 1998.
– Jacques Pes­sis, jour­na­liste, écri­vain, pro­duc­teur et réa­li­sa­teur. Che­va­lier du 8 novembre 1995.
– Raoul Tour­rette, ancien jour­na­liste, membre actif d’associations et confé­ren­cier.
Au grade de Che­va­lier
– Mat­thieu Aron, rédac­teur en chef dans une sta­tion radio­pho­nique.
– Marie-Pierre Bou­li­gaud, direc­trice géné­rale et rédac­trice en chef d’un heb­do­ma­daire.
– Patrice Costa, jour­na­liste et consul­tant sur l’environnement.
– Patrick Charles, jour­na­liste.
– Odile Meu­vret, ancienne jour­na­liste.
– Pas­cal Pin­ning, rédac­teur en chef, res­pon­sable du ser­vice évé­ne­ments d’une chaîne de télé­vi­sion.
–Fre­de­ric Richard, ani­ma­teur d’émissions télé­vi­sées.
– Gene­viève Galey, jour­na­liste, rédac­trice en chef d’un jour­nal télé­visé.
- Décret du 14 novembre 2006 :
Au grade d’Officier
– Claude Dufresne, jour­na­liste, écri­vain
– Cathe­rine Nay, jour­na­liste, direc­trice adjointe de la rédac­tion d’une chaîne radio­pho­nique
– Alexandre Adler, jour­na­liste, uni­ver­si­taire
Au grade de che­va­lier
– Fran­çoise Nys­sen, édi­trice
– Fran­çois Bachy, jour­na­liste, Direc­teur adjoint de l’information, en charge du pôle poli­tique sur TF1.
– Guy Del­court, édi­teur.
– Pierre Louty ( Pierre, Léo­nard ), édi­teur, écri­vain.
– Moha­med Meb­toul, réa­li­sa­teur de télé­vi­sion.
– Fre­de­ric Morel, direc­teur géné­ral d’une mai­son d’édition.
– Didier Pillet, jour­na­liste.
– Chris­tian Vion, direc­teur géné­ral d’une chaîne télé­vi­sée.
- Décret du 15 mai 2006 :
Au grade de com­man­deur
– Phi­lippe Labro, Offi­cier du 18 novembre 1992, jour­na­liste, écri­vain.
– André Brin­court, jour­na­liste, écri­vain.
Au grade de che­va­lier
– Thierry d’Athis, ancien jour­na­liste et vice-président d’une asso­cia­tion pro­fes­sion­nelle de jour­na­listes de l’aéronautique et de l’espace.
– Jacques Esnous, direc­teur de l’information d’une chaîne radio­pho­nique.
– Jean louis Beau­car­not, jour­na­liste, écri­vain.
– Oli­vier Bétourné, édi­teur.
– Patrice Cave­lier, secré­taire géné­ral à la pré­si­dence d’une chaîne radio­pho­nique.
– Domi­nique Jameux, pro­duc­teur d’émissions radio­pho­niques.
– Jean-Luc Mano, jour­na­liste, écri­vain.
– Denis Maraval-Hutin, édi­teur.
– Muriel Rosé, direc­trice des uni­tés maga­zines et docu­men­taires d’une chaîne de télé­vi­sion.
– Pierre Taille­fer, direc­teur de l’information d’une agence de presse.
- Décret du 14 novembre 2005 :
Au grade de Com­man­deur
– Jean Narcy, jour­na­liste, pré­sen­ta­teur de télé­vi­sion. Offi­cier du 18 décembre 1997.
Au grade de Che­va­lier
– Jean-Yves Vif, jour­na­liste
– Pas­cale Kufus, jour­na­liste ( Alle­magne )
– Pierre Com­bes­cot, écri­vain, jour­na­liste
– Gilles Cos­taz, jour­na­liste, écri­vain, auteur
– Denise Epote, jour­na­liste, res­pon­sable d’une chaîne télé­vi­sée
– Rémi Le Goff, jour­na­liste, grand repor­ter en Nouvelle-Calédonie

C’est long, hein ? Bien plus que la liste des « refuz­niks », que voici. Gloire à eux !

Refus de la décoration

liste publiée par Wiki­pe­dia

* Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vian­ney, reçut la croix de che­va­lier de la Légion d’honneur en 1855, à son insu : la demande en avait été faite par le sous-préfet de Tré­voux et le pré­fet de l’Ain. Il la refusa au motif que la croix ne rap­por­te­rait pas d’argent pour les pauvres. Mal­gré ce refus, la chan­cel­le­rie de la Légion d’honneur lui envoya la croix sans deman­der l’argent. En défi­ni­tive, il ne la porta jamais mais elle fut posée sur son cer­cueil.
* Jean Vic­tor Marie Moreau se moquait de l’institution de la Légion d’honneur. Quelqu’un lui disait qu’on avait des­sein de don­ner la croix, non-seulement à ceux qui se seraient dis­tin­gués par la gloire des armes, encore à ceux qui se seraient fait remar­quer par leur mérite et par leur savoir. Il s’écria : « Eh bien ! Je vais deman­der la croix de com­man­deur de l’ordre pour mon cui­si­nier, car il a un mérite supé­rieur dans l’art de la cui­sine. » (O’Meara.)
* Les col­la­bo­ra­teurs du Canard enchaîné se sont donné depuis tou­jours comme règle de refu­ser les déco­ra­tions, au pre­mier rang des­quelles la Légion d’honneur (Pierre Scize, jour­na­liste, fut ren­voyé du jour­nal en 1933 pour l’avoir accep­tée bien qu’elle lui fut décer­née à titre mili­taire.)
* Ils refu­sèrent la déco­ra­tion : le dra­ma­turge Népo­mu­cène Lemer­cier refu­sant de prê­ter ser­ment à l’Empereur et à sa dynas­tie, La Fayette, le poète Jean-François Ducis (qui pré­fé­rait « por­ter des haillons que des chaînes », Mgr Mau­rice de Bro­glie, Gérard de Ner­val, Nadar, George Sand (qui écri­vit au ministre qui lui pro­po­sait la croix : « Ne faites pas cela cher ami, je ne veux pas avoir l’air d’une vieille can­ti­nière ! »), Honoré Dau­mier (qui déclara : « Je prie le gou­ver­ne­ment de me lais­ser tran­quille ! »), Émile Lit­tré, Gus­tave Cour­bet, Guy de Mau­pas­sant, Mau­rice Ravel (qui refuse immé­dia­te­ment cette dis­tinc­tion, sans don­ner de jus­ti­fi­ca­tion), Pierre et Marie Curie (Pierre, à qui l’on pro­po­sait la croix, rétor­qua sim­ple­ment : « Je n’en vois pas la néces­sité »), Claude Monet, Georges Ber­na­nos, Eugène Le Roy, Jean-Paul Sartre, Simone de Beau­voir, Albert Camus, Antoine Pinay, Bri­gitte Bar­dot (qui est déco­rée en 1985 mais refuse d’aller la cher­cher), Cathe­rine Deneuve, Clau­dia Car­di­nale.
* Hec­tor Ber­lioz, auquel l’État désar­genté vou­lait payer une messe de Requiem avec le ruban rouge au lieu de ver­ser les 3 000 francs pro­mis, s’écria : « Je me fous de votre croix. Donnez-moi mon argent ! ».
* Des poètes anar­chistes comme Jacques Pré­vert, Georges Bras­sens qui en fit une chan­son ou Léo Ferré, qui a bro­cardé « ce ruban mal­heu­reux et rouge comme la honte ».
* Gene­viève de Fon­te­nay, la pré­si­dente du Comité Miss France qu’un séna­teur de Savoie vou­lait pro­po­ser, l’a aussi refu­sée pour des rai­sons inverses : « C’est vrai­ment désa­cra­li­ser le ruban que de le dis­tri­buer à n’importe qui… comme des médailles en cho­co­lat. »
* Dis­tin­gué fin décembre 1997, l’écrivain Ber­nard Cla­vel a fait savoir qu’il refu­sait de rece­voir la Légion d’honneur, pré­fé­rant res­ter « dans le clan de ceux qui l’ont refu­sée ». Il a ajouté que son oncle Charles Cla­vel l’avait reçue parce qu’il avait abon­dam­ment versé son sang pour son pays dans une ter­rible guerre : « Je pense qu’il se retour­ne­rait dans sa tombe en me voyant por­ter le même ruban que lui. » C’est éga­le­ment le cas de Phi­lippe Séguin, dont le père est mort sans la rece­voir.
* En 1949, le minis­tère de l’Éducation natio­nale pro­pose la déco­ra­tion à Mar­cel Aymé. La réponse don­née par l’écrivain est res­tée célèbre. Il ter­mine son article par ces mots : « […] pour ne plus me trou­ver dans le cas d’avoir à refu­ser d’aussi dési­rables faveurs, ce qui me cause néces­sai­re­ment une grande peine, je les prie­rais qu’ils vou­lussent bien, leur Légion d’honneur, se la car­rer dans le train, comme aussi leurs plai­sirs ély­séens. »
* Le sculp­teur résis­tant René Iché, décoré comme che­va­lier pour 1914–1918, refusa la pro­mo­tion d’officier en 1947 esti­mant que cette déco­ra­tion per­dait tout sens s’il la rece­vait en tant qu’artiste ou en tant que résis­tant pion­nier de 1940.
* Cer­taines per­sonnes choi­sissent d’accepter la déco­ra­tion mais refusent de la por­ter, par exemple Jean d’Ormesson, de l’Académie fran­çaise qui décla­rait : « Les hon­neurs, je les méprise, mais je ne déteste pas for­cé­ment ce que je méprise ».
* Erik Satie écrit à pro­pos du refus de la déco­ra­tion par Mau­rice Ravel : « Ravel refuse la Légion d’honneur, mais toute sa musique l’accepte. »
* De même, lorsque Ara­gon la refuse, Jacques Pré­vert, fei­gnant la sévé­rité, lui dit : « C’est très bien de la refu­ser, mais encore faudrait-il ne pas l’avoir méri­tée. »
* Edmond Maire la refusa en décla­rant : « Ce n’est pas à l’État de déci­der ce qui est hono­rable ou pas. »
* Le 16 octobre 2006, le pré­sident de l’organisation d’Éducation supé­rieure turque et ancien rec­teur de l’université Gala­ta­sa­ray, prof. Erdo­gan Teziç, a rendu la Légion d’honneur qu’il avait reçue le 17 sep­tembre 2004 pour pro­tes­ter contre l’adoption de la loi par l’Assemblée natio­nale fran­çaise visant à péna­li­ser la néga­tion du géno­cide armé­nien.
* Le 2 jan­vier 2009, Michèle Audin, mathé­ma­ti­cienne, fille du mathé­ma­ti­cien Mau­rice Audin (1932–1957), refuse le grade de che­va­lier de la Légion d’honneur au motif de l’absence de réponse du pré­sident Sar­kozy à la lettre ouverte envoyée par sa mère deman­dant que soit éclairci le mys­tère de la dis­pa­ri­tion de son mari en Algé­rie et que la France assume sa res­pon­sa­bi­lité.
* Le 5 jan­vier 2009, les jour­na­listes poli­tiques Fran­çoise Fres­soz (Le Monde) et Marie-Eve Malouines (France Info) ont annoncé refu­ser la déco­ra­tion : « Rien, dans mon par­cours pro­fes­sion­nel, ne jus­ti­fie pareille dis­tinc­tion. Je pense en outre que, pour exer­cer libre­ment sa fonc­tion, un jour­na­liste poli­tique doit res­ter à l’écart des hon­neurs. Pour ces rai­sons, je me vois dans l’obligation de refu­ser cette distinction[27]. »
* Jean Kreit­mann, écri­vain évan­gé­liste suisse refusa le titre de che­va­lier de la Légion d’honneur sous la pré­si­dence de Fran­çois Mit­ter­rand.
* Jean Guillou, orga­niste, l’a refusé en juillet 2010 par­lant de la légion d’honneur comme un acces­soire honorifique.


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  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
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