Claude Cha­brol mort, qu’ajouter de plus qui n’aurait été déver­sé dans le flot média­tique ? Rien, ou presque. Juste se dire qu’il aura bien vécu, ain­si qu’il le don­nait à voir. «Bon vivant», l’expression qui revient le plus pour saluer ce cinéaste pro­lixe (60 films, plus ou moins réus­sis), inven­tif (Nou­velle vague), cor­ro­sif (un bour­geois d’origine pour dézin­guer la bour­geoi­sie, il sait de quoi il parle), sym­pa­thique sans la grosse tête – d’où cette pho­to-clin d’oeil qui me semble assez le résu­mer.

Hier soir France 2 – plus prompte à modi­fier ses pro­grammes que lors de la mort d’Alain Cor­neau, soit – a dif­fu­sé L’Ivresse du pou­voir, paro­die autour de l’affaire Elf. Un film plu­tôt embrouillé, des traits for­cés. Mais, par delà, un goût iro­nique et actuel, un par­fum genre l’Oréal-Bet­ten­court-Woerth et le sys­tème Sar­ko­zy.

Share Button