Enco­re une ido­le qui se fait dézin­guer. Cet­te fois, ce n’est pas Onfray qui cogne, mais Gérard Mor­dillat qui se tape le « com­man­dant Cous­teau » en revi­si­tant son film tour­né avec Louis Mal­le, Le Mon­de du silen­ce.

Palme d’or à Can­nes en 1956 et Oscar du meilleur film docu­men­tai­re l’année sui­van­te aux Etats-Unis le film a consa­cré un nou­vel héros des pro­fon­deurs, bien­tôt éle­vé au rang d’idole de la Natu­re océa­ne. Des cen­tai­nes de mil­liers de spec­ta­teurs auront gar­dé en mémoi­re la beau­té des fonds marins et la… pro­fon­deur du pro­pos. Soixan­te ans après la sor­tie, le roman­cier et cinéas­te Gérard Mor­dillat recon­si­dè­re l’unanimisme béat qui avait accueilli le film et s’interroge sur ce qui lui appa­raît aujourd’hui  com­me l’œuvre d”« une ban­de d’abrutis satis­faits ». Et de détailler les scè­nes d’horreur : tue­rie de requins à coups de pel­le, cacha­lot déchi­que­té par l’hélice de la Calyp­so et ache­vé au fusil, dyna­mi­ta­ge de pois­sons pour rai­son « scien­ti­fi­que », etc.

Com­ment se fait-il qu’on n’ait alors rien vu ? s’étrangle Mor­dillat. C’était début juillet, sur le site de Là-bas si j’y suis (l’émission de Daniel Mer­met, ex-Fran­ce Inter). La vidéo ci-des­sous illus­tre cet­te affai­re post mor­tem.

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