C’est dur d’être riche. Et hyper-dur d’être hyper-riche. Voyez Pro­fi­to, euh Pro­glio obli­gé de lâcher 450.000 euros de chez Veo­lia [soit 450 Smic !], rien que sous la pres­sion de la vox popu­li, et un peu aus­si sous cel­le de l’hyper-président, hyper-emmer­dé. Fau­drait orga­ni­ser une hyper-quê­te natio­na­le, lan­cer un appel à sinis­tré, gen­re Haï­ti, par­ce qu’il a été secoué, le mec. Se retrou­ver avec seule­ment un salai­re d’électricien de 1,6 mil­lion [1.600 Smic], ça en fout un coup au comp­teur. Vrai­ment sale temps pour les riches. Ain­si ceux-là, je cite la dépê­che :

« Haï­ti : les navi­res de luxe conti­nuent à accos­ter

« La com­pa­gnie amé­ri­cai­ne de croi­siè­res Royal Carib­bean conti­nue à fai­re accos­ter ses navi­res en Haï­ti, en dépit du chaos dans lequel est plon­gé le pays après le séis­me, assu­rant que son acti­vi­té contri­bue à sou­te­nir l’économie dévas­tée du pays. Royal Carib­bean pos­sè­de une île pri­vée, Laba­die, au nord d’Haïti, à envi­ron 150 km de l’épicentre du séis­me, où accos­tent trois fois par semai­ne ses bateaux de croi­siè­re. »

…ceux-là, obli­gés d’accoster en plein chaos pour sou­te­nir « l’ éco­no­mie dévas­tée du pays ». C’est beau, non, la géné­ro­si­té ! À pleu­rer.

PS. Et une pen­sée pour Mada­me Lagar­de qui, après ses contor­sions suc­ces­si­ves autant que rap­pro­chées, une fois à l’endroit, une fois à l’envers, va devoir reman­ger son cha­peau– s’il en res­te… Ne pas crain­dre le ridi­cu­le, ça ren­for­ce com­me aurait dit Nietz­sche. Même puni­tion pour Copé sui­te à ses hyper-acro­ba­ties ver­beu­ses de ce matin sur Fran­ce Inter. Et enco­re bra­vo, les artis­tes !

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