Bri­sons le cli­ché d’un Richard Gal­lia­no accor­déo­neux enca­naillé au jazz et enno­bli au clas­si­que. C’est tout le contrai­re ! S’il fête ses soixan­te ans avec un dis­que et des concerts  consa­crés à Bach*, l’accordéoniste a dès son plus jeu­ne âge étu­dié et joué le grand maî­tre du baro­que. Aujourd’hui il trans­cen­de les gen­res au nom de la musi­que uni­ver­sel­le. Pro­pos d’autant plus témé­rai­re pour lui que l’accordéon demeu­re, peu ou prou, pri­son­nier de ses car­cans his­to­ri­ques, entre l’orgue por­ta­tif et le « pia­no du pau­vre ».  Com­me son ami argen­tin, feu Astor Piaz­zo­la, ain­si que quel­ques autres dans l’histoire de la musi­que, il libè­re l’étrange ins­tru­ment qui embras­se tout le champ musi­cal, de la tra­di­tion à la plus actuel­le des avant-gar­des – là où Richard Gal­lia­no, il est vrai, ne va pas jusqu’à s’aventurer. **

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Au GTP, Aix-en-Pro­ven­ce 14/12/2010 © Ph. Gérard Tis­sier

– J’ai tou­jours joué la musi­que de Bach, et on joue Bach à l’accordéon depuis plus d’un siè­cle. Pen­dant long­temps aus­si les spé­cia­lis­tes ont été des accor­déo­nis­tes rus­ses qui ont joué sur­tout le réper­toi­re d’orgue. Moi-même j’ai joué, lors­que j’étais jeu­ne, des piè­ces com­me la Fugue en la mineur, le Cla­ve­cin bien tem­pé­ré, le Concer­to ita­lien aus­si, qui mar­chent très bien à l’accordéon. Sur­tout par­ce que l’accordéon c’est un orgue en minia­tu­re. L’instrument n’avait pour­tant ni sa pla­ce dans le jazz, ni dans le clas­si­que – sur­tout à mon épo­que. C’était vrai­ment la face cachée… très peu de mon­de était au cou­rant de ce qui se pra­ti­quait à l’accordéon en dehors du muset­te. Par exem­ple, dans les années soixan­te, il y avait un accor­déo­nis­te qui avait par­ti­ci­pé à l’émission de Ber­nard Gavo­ty, Les Grands inter­prè­tes, c’était Fred­dy Bal­ta. Il avait joué du Mes­siaen, entre autres… Mais pour le grand public, la seule dimen­sion de l’accordéon – d’ailleurs très bel­le – c’était le bal, la fête, qu’on retrou­ve dans beau­coup de musi­ques tra­di­tion­nel­les. Au Bré­sil, par exem­ple, c’est le for­ro ; en Polo­gne, c’est la pol­ka ; en Hon­grie, les csar­das… Et en Fran­ce, la val­se muset­te qui col­le le mieux, je dois dire, à la peau de l’accordéon… La val­se muset­te c’est aus­si très pro­che des val­ses de Cho­pin…

– Et si pro­che du jazz aus­si…

– Eh oui ! Il n’est qu’à écou­ter des accor­déo­nis­tes com­me Gus Viseur et Tony Mure­na, et même des autres de la géné­ra­tion d’après com­me Mar­cel Azzo­la, Joss Basel­li… qui sont des impro­vi­sa­teurs. Djan­go Rein­hardt a aus­si écrit de très bel­les val­ses muset­tes et a beau­coup joué avec des accor­déo­nis­tes. Donc, on peut dire que la val­se muset­te c’est une for­me de jazz à la fran­çai­se.

Dès mon ado­les­cen­ce, j’ai sen­ti que l’accordéon se trou­vait enfer­mé dans un car­can et j’ai cher­ché à le sor­tir de la « balo­che », tout en reven­di­quant l’importance du bal. Un musi­cien qui n’a pas fait de bal, je m’en aper­çois très vite… Sans dou­te par­ce qu’il n’y a rien de plus beau et de plus impor­tant pour un musi­cien que de don­ner envie de dan­ser. Il y a des musi­ciens qui sor­tent du conser­va­toi­re, ou qui ont appris le jazz dans des éco­les de jazz, et qui ne savent pas trop ce qu’est le swing, le groo­ve… Dans tou­te musi­que – et sur­tout dans cel­le de Bach, dont la plu­part des mor­ceaux sont aus­si des dan­ses – il faut qu’il y ait cet­te pul­sa­tion. Com­me disait Kara­jan, lorsqu’on entend pas bien les cho­ses dans une musi­que, c’est qu’on n’a pas trou­vé le bon tem­po. Ce qu’aurait pu dire Count Basie tout aus­si bien.

Quant on est à l’intérieur de la musi­que, on voit que tout se rejoint. A un moment don­né, par exem­ple, une musi­que folk­lo­ri­que peut être très dif­fi­ci­le, voi­re impos­si­ble à jouer… Je pen­se à des musi­ques des Car­pa­tes…

– A cau­se de sa com­plexi­té ?

– Oui, et pas seule­ment. Il s’agit aus­si de la maniè­re de jouer, de l’esprit même, du sty­le. Pre­nez Astor Piaz­zo­la, par exem­ple, décé­dé il y a vingt ans, qui me disait « les gens ne com­pren­nent pas trop ma musi­que ». Il se plai­gnait qu’on la trou­ve tou­jours un peu pareille. C’était bien sûr une cari­ca­tu­re. Et d’un coup, après sa mort, tout le mon­de a vou­lu le jouer, aus­si bien les clas­si­ques que les jazz­men… On a vu des musi­ciens clas­si­ques se ris­quer à ajou­ter un tan­go à la fin d’un concert Mozart, par exem­ple. Mais ce n’est pas si faci­le que ça… Il faut pou­voir s’imprégner du sty­le.

 

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Au GTP, Aix-en-Pro­ven­ce 14/12/2010 © Ph. Gérard Tis­sier

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– Pour en reve­nir à Bach, peut-on dire que l’accordéon serait un orgue de sub­sti­tu­tion, au sens où Léo Fer­ré le voyait com­me un « pia­no du pau­vre » ?

– Ce qui est dans les deux cas bien péjo­ra­tif.

– Alors disons plu­tôt un « orgue por­ta­tif »…

– … voi­là ! Mais je pen­se aus­si que l’accordéon est bien moins sta­ti­que que l’orgue. Pour l’orgue, on choi­sit un regis­tre ou un autre, mais on ne peut pas accé­der aux nuan­ces. Tan­dis que le souf­flet, c’est vrai­ment l’âme de l’instrument, tout com­me l’archet. Après, tout dépend de la qua­li­té de l’instrument. Il y a un mon­de entre un stra­di­va­rius et un vio­lon d’étude, de même pour l’accordéon.

– Votre rap­port per­son­nel à Bach date­rait-il aus­si de vos années de conser­va­toi­re, à Nice, où vous avez fré­quen­té l’organiste Pier­re Coche­reau ?

– Oui, bien sûr. Mais je m’intéressais à la musi­que d’orgue bien avant ! Enfant, je jouais au pia­no des peti­tes piè­ces poly­pho­ni­ques… Étant don­né que la musi­que de Bach est intem­po­rel­le et sur­tout uni­ver­sel­le, elle a sus­ci­té plein de ver­sions. Pre­nez la fugue de l’Art de la fugue, elle se prê­te très bien à l’accordéon, même si c’est plu­tôt déli­cat à jouer… Cer­tains disent que Bach a dû écri­re ça pour le cla­ve­cin. En tout cas, moi je trou­ve que com­pa­ré au cla­ve­cin le son de l’accordéon est beau­coup plus diver­si­fié, per­met­tant des chan­ge­ments de tim­bres. Cet­te fugue, je l’ai enten­due par des orches­tres à cor­des, par des ensem­bles de flû­tes à bec, à l’orgue, au pia­no, au cla­ve­cin… pour­quoi pas à l’accordéon ? En fait, le défi pour moi a été de ne pas prou­ver que c’était pos­si­ble à l’accordéon – ce qui ne pré­sen­tait pas d’intérêt –, mais que le résul­tat soit musi­cal. Je pen­se avoir atteint ce but. D’ailleurs Deut­sche Gra­mo­phon, filia­le d’Universal, a sor­ti le dis­que sous son label. Je n’en deman­dais pas tant ! C’était vrai­ment une consé­cra­tion !

– Avez-vous déjà « jaz­zé » Bach ?

– Non, pas du tout ! J’en serais inca­pa­ble. Par exem­ple, quand je joue le Pré­lu­de pour vio­lon­cel­le qui est au fond une étu­de – Bach était très hum­ble et la plu­part de ses com­po­si­tions, com­me le Cla­ve­cin bien tem­pé­ré notam­ment, sont d’abord des métho­des pour que les élè­ves puis­sent jouer dans tou­tes les tona­li­tés ; c’était aus­si la bible de Cho­pin qui le jouait tous les jours, Schu­mann aus­si je crois, qui véné­rait Bach… –, donc, ce Pré­lu­de pour vio­lon­cel­le, com­ment le jouer à l’accordéon ? Je l’ai har­mo­ni­sé, ça son­nait un peu com­me un orgue, mais ça déna­tu­rait aus­si la com­po­si­tion. Fina­le­ment j’en suis venu à la solu­tion qui paraît évi­den­te dès le départ, c’est de n’utiliser que le cla­vier main gau­che et de jouer la par­tie de vio­lon­cel­le. Et là enco­re, cet­te démar­che de Bach com­me péda­go­gue pour jeu­ne musi­cien s’est aus­si appli­quée à l’accordéon. J’ai eu vrai­ment le sen­ti­ment que Bach avait écrit pour cet­te main gau­che : tout tom­be sous les doigts, tout est équi­li­bré, et fina­le­ment je me dis que c’est de cet­te maniè­re-là qu’il fau­drait vrai­ment jouer de l’accordéon, quoi qu’on joue, par­ce que tout est si aéré et tel­le­ment bien écrit.

Quand je prends des par­ti­tions de vio­lon, de haut­bois…, je n’utilise que le cla­vier main droi­te. C’est de cet­te maniè­re que je veux jouer avec un orches­tre, ce n’est pas la pei­ne de sur­char­ger en dou­blant les bas­ses et les accords, il faut se foca­li­ser sur les mélo­dies et les phra­sés.

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Pour résu­mer, ma concep­tion de l’accordéon, ce n’est ni le « pia­no du pau­vre », ni même un « mini-orgue », qui res­te péjo­ra­tif. Pour moi, c’est un vio­lon à la main droi­te et un vio­lon­cel­le à la gau­che, qui joue­raient bien sûr d’une maniè­re poly­pho­ni­que.

– C’est donc votre défi­ni­tion de l’accordéon, un ins­tru­ment dou­ble…

– Ce que Piaz­zo­la disait aus­si du ban­do­néon. Et de là, c’est com­me si on avait un qua­tuor à cor­des sous les doigts.

– Et pour ce qui est de l’écriture de Bach, notam­ment le contre­point, on peut dire que l’accordéoniste est sacré­ment ser­vi !

– Ah oui, tout à fait ! Le cla­vier de l’accordéon est assez génial par­ce qu’il est beau­coup plus rap­pro­ché que le cla­vier du pia­no. Par exem­ple, si j’écarte ma main pour fai­re une octa­ve sur le pia­no, ça cor­res­pond à deux octa­ves sur l’accordéon. On a donc accès, par rap­port à la poly­pho­nie, à beau­coup plus de sou­ples­se ; on peut fai­re des exten­sions bien plus lar­ges ! De même pour le phra­sé et les léga­tos. Et puis le pia­no c’est un ins­tru­ment à per­cus­sion, cha­que note fait ding ding ding, alors qu’à l’accordéon on a une expres­sion… sym­pho­ni­que. Je peux très bien com­men­cer pia­no, enfler le son, tenir une note à l’infini… Bon, j’ai aus­si le même pro­blè­me qu’un flû­tis­te qui doit repren­dre sa res­pi­ra­tion…

On prend un musi­cien com­me Bill Evans, qui n’a jamais enre­gis­tré de dis­que clas­si­que à ma connais­san­ce, mais il jouait beau­coup de musi­que clas­si­que pour lui, et après en public il jouait son réper­toi­re…

Com­me je vous disais, l’accordéon a été de tou­tes les modes et de tous les rejets. Et à un moment don­né, dans mon ado­les­cen­ce, c’est un ins­tru­ment qui n’allait plus dans aucu­ne case : il n’était pas au conser­va­toi­re – pas for­cé­ment une mau­vai­se cho­se non plus… –, dans le clas­si­que on vous regar­dait de tra­vers et enco­re aujourd’hui, cin­quan­te ans après, les gens sont tou­jours sur­pris quand on joue du clas­si­que à l’accordéon. Et pour le jazz c’est pareil, il a quand même fal­lu que je bataille, depuis le pas­sa­ge avec Nou­ga­ro, les pre­miers dis­ques avec Chet Baker…, etc. pour que main­te­nant ça exis­te – et enco­re !

– Et il y eut tout de même le tour­nant « New Muset­te », en 93 – pas si vieux, cer­tes – avec Aldo Roma­no, Phi­lip Cathe­ri­ne et Pier­re Miche­lot…

- Oui, mon pre­mier dis­que jazz, sur les conseils de Piaz­zo­la. À l’époque, quand je jouais jazz, c’était soit avec des musi­ciens bré­si­liens, soit un peu à la maniè­re des accor­déo­nis­tes amé­ri­cains, que per­son­ne ne connaît. Astor était per­sua­dé qu’un musi­cien doit jouer la musi­que de sa ter­re ; je le rejoins dans cet­te idée par­ce qu’on joue mieux les musi­ques qui nous ont ber­cés ; c’est pour ça que je par­lais des musi­ques tra­di­tion­nel­les. Et Astor m’a dit com­me ça « …Oui, vous jouez des musi­ques…, je pen­se qu’il fau­drait que vous par­tiez du muset­te ». J’avais bien sûr cet­te idée dans la tête, mais je n’osais pas la déve­lop­per, je ne savais pas com­ment fai­re. Et il m’a dit « Il fau­drait que vous fas­siez com­me moi : j’ai fait le “new tan­go” fai­tes le “new muset­te” ! C’est vrai que dans sa musi­que, il y a tou­jours du tan­go, même si elle peut être très d’avant-garde. Moi, avec le new muset­te, c’est un peu ça aus­si, de sor­tir des car­cans, du muset­te tra­di­tion­nel, des émis­sions de  Pas­cal Sevran…

Ce que je fais aujourd’hui avec Bach, c’est com­me si je conti­nuais mes étu­des. Pour déve­lop­per ma pro­pre musi­que, élar­gir mes connais­san­ces, mes expé­rien­ces…

– En fait, vous rejoi­gnez ain­si cet enga­ge­ment des Por­tal, Jar­rett et quel­ques autres dans leurs pra­ti­ques de musi­ciens éga­le­ment clas­si­ques…

– Ah oui ! Kei­th Jar­rett a enre­gis­tré des piè­ces de Bach, Michel Por­tal du Mozart, etc. Ce qui ne fait pas tou­jours plai­sir à tout le mon­de… Chez les musi­ciens « de l’autre bord », il y en a tou­jours pour cri­ti­quer… Alors que Kei­th Jar­rett est un musi­cien magni­fi­que qui peut tout jouer. Ou on est un bon musi­cien, ou… un mau­vais…

– Et les Sui­tes pour vio­lon­cel­le, vous y son­gez ?

–Oui, à l’accordéon, elles son­nent vrai­ment très bien.  Ce sont des étu­des aus­si, en fait.

– Puis­que vous avez joué avec le contre­bas­sis­te Pier­re Miche­lot, on ne peut pas man­quer d’évoquer sa par­ti­ci­pa­tion au trio de Jac­ques Lous­sier dans les pre­miers « Play Bach ». Qu’avez-vous pen­sé de ce trai­te­ment de Bach ?

– Pour ma part, je n’ai pas sen­ti de fai­re la même cho­se à l’accordéon… Com­ment dire ? Le public connais­sait ce qui avait été fait avec Bach au pia­no clas­si­que, si bien que Lous­sier a pu créer quel­que cho­se de nou­veau et de jazz. Sans être péjo­ra­tif, c’est un peu com­me Clay­der­man, qui fait une musi­que assez faci­le, roman­ti­que, sur la base de ce que connais­sent déjà les gens du réper­toi­re clas­si­que ; ça peut donc fonc­tion­ner. Fai­re ça avec l’accordéon, ce n’est pas pos­si­ble. Si pour mon pre­mier dis­que de Bach j’avais fait un dis­que de jazz – déjà que beau­coup de gens ne savent pas qu’on peut fai­re du jazz à l’accordéon… –,  j’allais vrai­ment dans le mur. Il faut res­pec­ter l’historique de l’instrument et per­met­tre au public de gar­der des repè­res. Avec Bach c’est le cas par­ce qu’il y a un orches­tre der­riè­re moi qui son­ne clas­si­que. Com­me pour le dis­que que j’ai enre­gis­tré avec Wyn­ton Mar­sa­lis, je me trou­ve au sein d’un orches­tre qui son­ne vrai­ment jazz. C’est sans ambi­guï­té. Sinon, ça n’adhère pas. On peut ima­gi­ner tou­tes les expé­rien­ces qui ont été fai­tes à l’accordéon en musi­que contem­po­rai­ne et dans tous les réper­toi­res : tout a été ten­té, mais d’une maniè­re très confi­den­tiel­le.

– Y a-t-il d’autres accor­déo­nis­tes qui se frot­tent aus­si à Bach com­me vous ?

– Oh oui, depuis très long­temps ! Sur­tout chez les Rus­ses. Mais ils per­sé­vè­rent dans l’erreur que j’avais com­mi­se autre­fois en se can­ton­nant sur­tout au réper­toi­re d’orgue. Ce qui est moins inté­res­sant que d’aborder le réper­toi­re plus lar­ge. Par­fois on entend de ces musi­ciens rus­ses dans le métro ou dans la rue à Paris ou à Ber­lin, des gens qui jouent d’un maniè­re mer­veilleu­se mais en imi­ta­teurs de l’orgue. Je viens de sor­tir ce dis­que et ça sur­prend tou­jours qu’on joue Bach à l’accordéon. Alors, vous ima­gi­nez tout le tra­vail qui res­te à fai­re !

Pro­pos recueillis par Gérard Pon­thieu

* Gal­lia­no ren­con­tre Bach, concert du 14 décem­bre 2010 au Grand Théâ­tre de Pro­ven­ce (Aix-en-Pro­ven­ce). Les extraits sono­res ci-des­sus pro­vien­nent de ce concert.

** Au maga­zi­ne suis­se So jazz (déc. 2010), il décla­re « pré­fé­rer Yvet­te Hor­ner à Ornet­te Cole­man. »  Il n’en faut pas plus pour ravi­ver la per­ma­nen­te que­rel­le des Anciens et des Moder­nes… Pro­fi­tons-en pour rap­pe­ler un fameux concert ras­sem­blant à Sons d’Hiver 2001 Yvet­te Hor­ner et le trio La Cam­pa­gnie des musi­ques à ouïr de Chris­to­phe Mon­niot – pas vrai­ment d’arrière-garde !

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