Les aya­tol­lahs fouet­tards nous feraient plier en deux si leur obs­cu­ran­tis­me n’était si assas­sin. Ain­si cet­te dépê­che en pro­ve­nan­ce de Téhé­ran, repri­se dans Le Télé­gram­me du 18/4/2010 et par­ve­nue ici seule­ment aujourd’hui. Pres­que cinq mois après le prê­che dénon­cia­teur – lequel sem­ble avoir por­té ses fruits divins puisqu’on n’a pas recen­sé depuis de séis­mes  nota­bles.

La clé­men­ce de l’au-delà serait aus­si bien ins­pi­rée si elle n’abandonnait pas à son sinis­tre sort Saki­neh Moham­ma­di Ash­tia­ni, déjà condam­née à mort par lapi­da­tion. Cet­te fem­me de 43 ans, accu­sée d’adultère (et com­pli­ci­té de meur­tre de son mari – aveux obte­nus sous la tor­tu­re) vient de voir sa pei­ne aug­men­tée de 99 coups de fouet ! Un juge ira­nien a confir­mé la sen­ten­ce, pri­se pour avoir pro­pa­gé «la cor­rup­tion et l’indécence», en rai­son de la publi­ca­tion d’une pho­to dans Le Lon­don Times. Ce quo­ti­dien bri­tan­ni­que avait publié le 28 août la pho­to d’une fem­me sans fou­lard, affir­mant qu’il s’agissait de Saki­neh. Cet­te pho­to était en fait cel­le d’une acti­vis­te poli­ti­que ira­nien­ne vivant en Suè­de. Ven­dre­di, le jour­nal s’est excu­sé de cet­te mépri­se. L’excuse n’a pro­duit ni séis­me ni effet auprès des juges isla­mis­tes. A moins qu’ils ne s’en bran­lent.

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