L’insoutenable légèreté de la décision atomique

par Cécile Asa­nu­ma-Brice, cher­cheure en socio­lo­gie urbaine rat­ta­chée au centre de recherche de la Mai­son Fran­co Japo­naise de Tokyo.

A Kuma­mo­to (pré­fec­ture au sud du Japon), secoué par des séismes impor­tants depuis le 14 avril, le gou­ver­ne­ment japo­nais joue un bras de fer bien ris­qué avec les élé­ments natu­rels et ceux qui le sont moins. Le choix de main­te­nir en acti­vi­té la cen­trale nucléaire de Sen­dai à 140 km de là, génère la colère des Japo­nais. Cette cen­trale, com­po­sée de deux réac­teurs, est la seule à avoir été redé­mar­rée sur le ter­ri­toire japo­nais en août 2015, depuis le séisme accom­pa­gné d’un tsu­na­mi qui avait engen­dré la fonte des cœurs de trois des six réac­teurs de la cen­trale nucléaire de Fuku­shi­ma Daii­chi en mars 2011.

La cen­trale de Sen­dai, bien que construite en 1984, aurait été remise aux normes après le drame nucléaire du Toho­ku [région du tsu­na­mi de 2011, Ndlr]. Cette fois-ci l’enjeu pour le gou­ver­ne­ment japo­nais serait de mon­trer que les nou­velles normes sont viables et per­mettent de résis­ter aux plus forts séismes, redon­nant un élan à la poli­tique de redé­mar­rage des cen­trales nucléaires qui ren­contre de fortes oppo­si­tions dans le pays.

Lire la suite sur le blog Fuku­shi­ma, entiè­re­ment dédié à la catas­trophe de 2011. 

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