N’atten­dons pas demain soir pour déses­pé­rer de la poli­tique ! D’ailleurs cette déses­pé­rance est consti­tu­tive de la poli­tique. Ce qui est tout de même ras­su­rant, quand on songe à quel point les sys­tèmes tota­li­taires ont vou­lu nous faire croire à leur Pure­té tout comme à l’Idéal du Sur­homme et du Bon­heur abso­lu dans le Renon­ce­ment à Tout !

Donc, ces moments de dés­illu­sion sont salu­taires. Pas de len­de­mains qui chantent, pas de rasage gra­tis (pour les hommes et les femmes à barbe), rien que de péro­rants vola­tiles qui s’égosillent pour cla­mer que doré­na­vant tout sera comme jadis. Et à la niche, les hordes de « Sciences » Po ! Aux chiottes, énarques des sous-pré­fec­tures !

Ces retours sur le plan­cher des vaches sont pré­cieux, en effet. On y res­pire bon la bouse fraîche, annon­çant les si pim­pantes pâque­rettes. C’est ain­si que rejaillit l’humour sous des formes mul­tiples autant que salu­taires. L’air en rede­vient plus res­pi­rable, mal­gré ses trop fines par­ti­cules. Voyez ci-des­sous cette aimable paro­die cryp­to-élec­to­rale : elle touche à l’universel. On la doit à : Le blog d’un odieux connard judi­cieu­se­ment sous-titré « Qu’il est bon d’être mau­vais  ». Cli­quez dans l’image juste en-des­sous.

À signa­ler aus­si, dans une veine sem­blable ce GORAFI.fr  qui date de la nais­sance du Figa­ro (1826) et d’un de ses fameux jour­na­listes dys­lexiques. On y apprend notam­ment que Vla­di­mir Pou­tine accuse ses conseillers de ne pas l’avoir aver­ti qu’il serait illé­gal d’annexer la Cri­mée. Bref, l’humour sur­vit lar­ge­ment, sur­tout aux tra­gi-comé­dies élec­to­rales.

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