1chico_HamiltonRepre­nant la bagnole, Jazz à Fip envoie du Chi­co Hamil­ton. Tiens, en quel hon­neur ? Tou­jours bon à prendre, hein. Mais c’est que le bougre avait, ce 25 novembre 2013, ren­du baguettes, cym­bales, mailloches et le tou­tim. Les bat­teurs sont en deuil, et les musi­ciens en géné­ral, sur­tout les jaz­zeux. Il avait 92 ans.

Héri­tier de Jo Jones, Chi­co [« p’tit mec »] fut très appré­cié, non seule­ment pour son jeu des plus sub­tils, mais aus­si pour son flair comme décou­vreur de talents par­mi les­quels on relève le bas­siste Ron Car­ter, les saxo­pho­nistes Eric Dol­phy et Charles Lloyd et les gui­ta­ristes Jim Hall, Gabor Sza­bo et Lar­ry Coryell.

Il est né à Los Angeles le 21 sep­tembre 1921. Encore lycéen, il s’immerge dans les scènes jazz locales. En 1940, il part en tour­née avec le big band de Lio­nel Hamp­ton. Après son ser­vice mili­taire pen­dant la Seconde Guerre mon­diale, on le retrouve dans les orchestres de Jim­my Mun­dy, Char­lie Bar­net et Count Basie.

De 1948 à 1955, tou­jours basé et actif à Los Angeles, il accom­pagne Lena Horne en Europe dans ses tour­nées d’été. Il par­ti­cipe à des musiques de film et rejoint le pre­mier quar­tette de Ger­ry Mul­li­gan qui com­pre­nait éga­le­ment Chet Baker à la trom­pette. En quoi il a par­ti­ci­pé à la nais­sance du jazz West Coast, plus lisse et céré­bral que celui de la côte Est.

En 1955, il monte un quin­tette avec Bud­dy Col­lette, Jim Hall, Fred Katz et Car­son Smith. Gros suc­cès, pro­lon­gé par une appa­ri­tion dans le film The Sweet Smell of Suc­cess [Le Grand Chan­tage en VF] réa­li­sé par Alexan­der Mac­ken­drick.

Chi­co Hamil­ton a conti­nué à jouer et enre­gis­trer au-delà de son 90e anni­ver­saire. Il a sor­ti un album, « Révé­la­tion » en 2011 et en avait un autre en pré­pa­ra­tion.

Les mor­ceaux qu’on peut écou­ter ci-des­sous par le biais de Dee­zer, pro­viennent de l’album Dan­cing To A Dif­ferent Drum­mer (1994) qui res­semble à une leçon de bat­te­rie. De la Danse des tym­pans à la Valse des mailloches, en pas­sant Mr Jo Jones, Chi­co Hamil­ton en arrive fina­le­ment à l’Uni­ver­sal Lan­guage Of Man.

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