L’envoyé spé­cial en Loui­siane du quo­ti­dien bre­ton Le Télé­gramme l’atteste : le pétrole a bien tou­ché l’embouchure du Mis­sis­sip­pi.  Plages, rochers et maré­cages sont souillés et la nappe, témoigne Pas­cal Bodé­ré, atteint par­fois jusqu’à un mètre d’épaisseur.

« C’est dégueu­lasse ». [Ph. P. Bodé­ré, Le Télé­gramme

Embar­qué sur un pneu­ma­tique  de Green­peace, le jour­na­liste bre­ton raconte le « jeu » du chat et de la sou­ris que se mènent mili­tants éco­lo­gistes et garde-côtes états-uniens.  «Regar­dez-moi ça, c’est dégueu­lasse, par­tout!» déplore Paul Hors­man, de Green­peace. Sur les 300 mètres de rocaille, en effet, des spots et des plaques de pétrole bru­nissent les Jet­ties. […] Hors­man des­cend, enfile ses gants et chausse ses bottes. Il glisse ses bras entre les rochers et en res­sort à pleines mains un che­wing-gum brun dégou­li­nant. «Regar­dez-moi ça. Ceci est la preuve que la nappe de pétrole est là. Invi­sible jusqu’à aujourd’hui, elle se montre enfin. Cette pol­lu­tion de ces quelques cen­taines de mètres du lit­to­ral de Loui­siane que l’on découvre là, annonce mal­heu­reu­se­ment les mil­liers de litres à venir».

[…] « La veille, pour­suit Pas­cal Bodé­ré, la Loui­siane mon­trait un visage effrayant. Ciel noir, déluge de pluie, vents à 120 km/h, le tout agré­men­té d’énormes éclairs se cra­shant lit­té­ra­le­ment au sol... […] «La mer a remué. La nappe avance. »

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