Mar­seille, sixiè­me édi­tion. Scé­na­rio inchan­gé : mêmes lieux, mêmes acteurs et même dra­ma­tur­gie. Sauf quel­ques inno­va­tions poin­tées ça et là.

Par exem­ple, le très remar­qué cha­riot à bar­beuk, mon­té sur rou­let­tes pour des mer­guez à la poin­te du com­bat. Le modè­le sem­ble sor­ti des ate­liers d’Eurocopter; enco­re six manif et les sau­cis­ses seront ser­vies par héli­cos.

Tan­dis que d’aucun était par­ti pour pla­ner un peu. On peut tou­jours rêver.

Le pro­grès, je vous dis… Ce qui sem­ble lais­ser scep­ti­que Mimi­le, ex-métal­lo et authen­ti­que retrai­té. Pour l’occasion, il a pas­sé sa salo­pet­te tou­te pro­pre, même pas usée.

Ou que d’aucune revi­si­tait Dela­croix en sa Liber­té gui­dant le peu­ple (et en chan­tant)…

…mais avait-il bien enten­du, le peu­ple ? Car le voi­là qui but­te contre des bar­ri­ca­des d’ordures…

…et des mon­ceaux d’arrogance.

Ce qui lais­sait de mar­bre (et de bron­ze) un cer­tain Vitour Gelu. Cent cin­quan­te ans avant, le « poè­te du peu­ple mar­seillais » avait tout bien poè­te­ment résu­mé : « À périr tout entier, que ser­vi­rait-il de naî­tre ? »

Pho­tos gp

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