Mer­ci Patron !, un film plus que sym­pa et qui connaît un beau suc­cès depuis sa sor­tie fin février. C’est l’éternelle his­toi­re des David et Golia­th, des pots de ter­re et de fer. Trai­té ici sur le mode « sérieux décon­nant », entre Michael Moo­re et Jean-Yves Lafes­se, par Fran­çois Ruf­fin, rédac’ chef du jour­nal amié­nois Fakir. 

merci-patron!

l’affiche

Joce­ly­ne et Ser­ge Klur fabri­quaient des cos­tu­mes Ken­zo à Poix-du-Nord, près de Valen­cien­nes. Depuis la délo­ca­li­sa­tion de leur usi­ne vers la Polo­gne, le cou­ple est au chô­ma­ge et cri­blé de det­tes. Fran­çois Ruf­fin va sui­vre ce cou­ple et par­tir « dans une cour­se pour­sui­te humo­ris­ti­que avec Ber­nard Arnault, l’homme le plus riche de Fran­ce » dont le grou­pe est pro­prié­tai­re de l’usine. Scè­nes sur­réa­lis­tes et qui­pro­quos en cas­ca­des, Mer­ci Patron ! se trans­for­me en « film d’espionnage ».

« On ne pen­sait même pas fai­re un film mais avec l’histoire qui se dérou­lait sous nos yeux c’est deve­nu impos­si­ble de ne pas le fai­re ! » racon­te Johan­na, de l’équipe de Fakir. Por­té par l’association Fakir, le film a séduit cri­ti­ques et médias. Il a même eut droit à une dou­ble page dans Le Mon­de qu’il qua­li­fie de « chef-d’œuvre du gen­re ».

Pour­tant, tout n’était pas gagné. Le film qui comp­tait sur l’aide finan­ciè­re du Cen­tre natio­nal du ciné­ma voit sa deman­de reje­tée. L’équipe déci­de de pas­ser outre les aides tra­di­tion­nel­les et se tour­ne vers le finan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif. Grâ­ce aux 21 000 € des contri­bu­teurs Ulu­le et une levée de fonds auprès des abon­nés de Fakir, le film ver­ra le jour. Une levée de fonds pour une levée de fron­de : la bon­ne idée pour une bel­le arna­que !

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