Être trai­té pour un can­cer de la bou­che n’empêche donc pas de dire des conne­ries. Cela y contri­bue­rait-il même ? Stu­pi­des ques­tions pour pro­pos débi­les tenus par « mon » mai­re : Robert Char­don, ci-devant UMP (en pas­se d’exclusion selon NKM – on ver­ra) ou futur FN (non : trop à droi­te pour Mari­ne Le Pen !).

Robert Chardon, croisé de Venelles.

Robert Char­don, croi­sé de Venel­les.

Voilà en tout cas une pub pas bien relui­san­te pour ma peti­te com­mu­ne de Venel­les (8.000 habi­tants). Tou­te la Fran­ce infor­mée connaît désor­mais l’indécente pro­po­si­tion fai­te à Sar­ko­zy (cepen­dant ouvert à tout) de ce pre­mier magis­trat à la gran­de fibre répu­bli­cai­ne : inter­di­re l’islam en Fran­ce. Il y va de l’avenir de la Fran­ce et plus enco­re de la foi judéo-chré­tien­ne.

Dans son élan vers les plus hau­tes pen­sées, ce va-t-en-guer­re (de reli­gion) avan­ce en effet d’audacieuses pro­po­si­tions :

« Je sup­pri­me la loi de 1905 et pro­cla­me que la Répu­bli­que favo­ri­se la pra­ti­que de la foi chré­tien­ne », expli­que l’élu qui se com­pa­re à Louis XIV, qui avait révo­qué l’édit de Nan­tes en 1685.

« Il faut un plan Mar­shall pour le Magh­reb. Il faut aus­si une inter­ven­tion mili­tai­re en Libye. Il faut éga­le­ment met­tre fin au dan­ger que repré­sen­tent les boat peo­ple » [sur Euro­pe 1].

twt chardon

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Robert Char­don relaie aus­si des mes­sa­ges anti-islam com­me « Pro­té­gez-vous, adop­tez un cochon !  » (sur son comp­te Face­book).

Le plus comi­que, si on peut dire, c’est que Venel­les, à dix kilo­mè­tres d’Aix-en-Provence, est pro­ba­ble­ment l’une des com­mu­nes les moins « isla­mi­sées » de la région, voi­re de Fran­ce ! Pas un « Ara­be », pas un « Noir » à l’horizon : rien que des Blancs, bour­geois, judéo-chré­tiens – tout ce qu’il y a de plus pro­pres, nor­maux et vac­ci­nés, dont 56 % ont voté l’an der­nier pour ce saint-hom­me et ses fan­tas­mes de croi­sé.

Inter­di­re le culte de l’islam, ça peut même se conce­voir – la preu­ve. Mais inter­di­re la conne­rie – là, on est désar­mé.

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