Au départ, l’écrivain mar­ti­ni­quais Patri­ck Cha­moi­seau avait jus­te lan­cé une poi­gnée de mots, une sor­te de tract poé­ti­que. Une asso­cia­tion lyon­nai­se, la Mai­son des Pas­sa­ges, s’en est empa­rée, au meilleur sens, pour sor­tir une affi­che et une car­te pos­ta­le à envoyer au pri­son­nier du Palais (fran­chi­se pos­ta­le…). Il faut l’aider à se déli­vrer de ses démons et mau­vai­ses pen­sées sécu­ri­tai­res, xéno­pho­bes, machia­vé­li­ques. Il est si seul…

« J’ai reçu aus­si­tôt beau­coup de réac­tions posi­ti­ves, a décla­ré l’écrivain à Télé­ra­ma, notam­ment un mot cha­leu­reux d’Edgar Morin. Dans la pério­de actuel­le de chas­se à l’étranger – s’ils veu­lent gagner les élec­tions à ce prix-là, ils vont per­dre leur âme –, on a sans dou­te besoin, à côté des néces­sai­res ana­ly­ses ration­nel­les, d’une for­mu­la­tion esthé­ti­que. De ful­gu­ran­ce poé­ti­que. Il faut abso­lu­ment que les écri­vains, les musi­ciens, les comé­diens, les plas­ti­ciens s’expriment. Face aux débor­de­ments actuels, à l’effondrement éthi­que auquel nous assis­tons, som­mes-nous assez vigi­lants ? Est-ce que le flot des com­men­tai­res, soir et matin, ne bana­li­se pas l’inacceptable ? »

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