L’État c’est Lui. Mais dans quel état, l’État ?! Et la Cour, hein ? Et ce gou­ver­ne­ment allant à vau l’eau : plus de Col­bert en mesure d’agir, pas même un Fou­quet de chez Fouquet’s – ou alors à l’affût du « rema­nie­ment » – le joli mot !

Tout Ver­sailles attend le bon vou­loir de Sa majes­té. Laquelle, comme il se doit, ordonne. Les gazettes du jour l’attestent : « Sar­ko­zy ordonne le déblo­cage de tous les dépôts de car­bu­rant ». Tra­duc­tion : Déga­gez-moi cette autre racaille ! Car il fut un temps où il serait allé lui-même, de ses blanches mains, ouvrir les vannes au pied des cuves. Comme au temps de La Cour­neuve à coups de kar­cher. Tu parles, tu parles.

La veille, son Bus­se­reau de secré­taire aux trans­ports livrait à la télé les fameux « élé­ments de lan­gage » selon les­quels il n’y avait « aucune sta­tion sans essence »…  Le déni comme mode de gou­ver­ne­ment. D’ailleurs il n’y a pas de mani­fes­ta­tions contre la réforme des retraites, pas de mani­fes­tants – ou si peu ! –, pas de grèves ni de gré­vistes par consé­quent. Tout va au mieux chère mar­quise. Hor­te­feux ne se fait pas huer ni insul­ter à Lyon (« fas­ciste », « raciste »). Il n’y a pas davan­tage de lycées blo­qués que de raf­fi­ne­ries à l’arrêt ; pas plus de lycéens dans la rue que de camion­neurs coin­cés. En fait, il n’y a aucun pro­blème. Il n’y a même plus de France, plus d’Europe non plus. Plus rien. Enfin la Paix dans l’Harmonie.

PS. Si ce n’est pas tout à fait le cas, on peut tou­jours essayer cette prière qui vient de me par­ve­nir [mer­ci Michel B.], éma­nant d’une « cama­rade com­mu­niste » et néan­moins fort dévote… :

Mar­di à Mar­seille. Une tête au bout d’une pique. Bigre !

« Cher Dieu,
Je serai bref.
Cette année, tu m’as pris mon chanteur préféré, Jean Ferrat.
Tu m’as pris mon acteur préféré, Bruno Cremer.
Mon réalisateur préféré, Claude Chabrol.
Et finalement mon sportif préféré, Laurent Fignon.
Je désire simplement te rappeler que mon politicien préféré est Sarko… »

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