David Van Rey­brouck (Bruges, 1971) a étu­dié l’archéologie et la phi­lo­so­phie. Ce qui peut être utile pour aller au fond des choses et réflé­chir. Et aus­si pour pas­ser à l’acte, geste plus rare. Sur­tout lorsqu’il s’agit de repen­ser la démo­cra­tie à l’heure où celle-ci se porte au plus mal, en par­ti­cu­lier là où elle est cen­sée gou­ver­ner – ce verbe qui a don­né le mot gou­ver­nail… On le déplore, hélas, dans les cirques élec­to­raux qui achèvent de dis­cré­di­ter le spec­tacle poli­ti­cien, en Europe comme aux Etats-Unis.

En 2011, David Van Rey­brouck lance le G1000, un som­met et une orga­ni­sa­tion de citoyens qui sert main­te­nant de plate-forme d’innovation démo­cra­tique en Bel­gique. Il y pro­meut la démo­cra­tie déli­bé­ra­tive – ou par­ti­ci­pa­tive. L’idée n’est pas neuve – elle remonte même à la Grèce antique [voir ici] –, mais se trouve ain­si vivi­fiée par une remise à jour avec pra­tique directe à par­tir du tirage au sort d’un groupe d’information, de réflexion et de déci­sion. Sa réflexion se nour­rit de ces pra­tiques et de maintes obser­va­tions et consi­dé­ra­tions – notam­ment sur la paix inté­rieure de cha­cun. En quoi, elle peut pré­tendre à une por­tée uni­ver­selle.

Ces trente minutes de vidéo [docu­ment de Télé­ra­ma] valent le coup ; d’autant qu’elles per­mettent aus­si une belle ren­contre.

• On peut lire aus­si : Contre les élec­tions de David van Rey­brouck, Actes Sud, 220 pp., 9,50 €.

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