Alerte !ÉcologieRepublication

Dubaï. Société de merde, société dans la merde

Article republié. 1re publication le 16 novembre 2013

Paru ici en 2013, cet article a été vu près de 2000 fois et il n'arrête de susciter d'intéressants commentaires et témoignages sur une démence moderne qui dépasse la fiction – en version merdique… 

[dropcap]À[/dropcap] Dubaï, on a construit le plus haut gratte-ciel du monde, en négligeant quelques problèmes fondamentaux.

Au départ, les égouts de Dubaï avaient été prévus pour une population de quelque 20.000 habitants, imaginant que chacun ferait ses besoins chez soi avant d'aller au boulot.

Le Burj Khalifa (136 étages) a une hauteur de 736 mètres. Environ 35.000 personnes s'y trouvent en permanence. On a calculé que chaque personne y "délivre" quotidiennement 200 gr de matières fécales. En ajoutant les "petites commissions", on en est à 7 tonnes par jour, rien que pour Burj Khalifa. Ajoutez à cela qu'on se lave les mains avant, après, et que la grande majorité des occupants prennent aussi au moins un bain ou une douche par jour.

Et Dubaï ne compte pas que le Burj Khaliva, les gratte-ciel y ont poussé comme des champignons.

Au total, à chaque heure qui passe il faudrait ainsi évacuer 50 tonnes d'eaux "noires". Pour éviter que Dubaï soit submergée par un tsunami brun et que les égouts ne débordent, on réquisitionne chaque samedi des camions vide-fosses septiques de tout le pays.

Pendant le reste de la semaine, on préfère éviter que les touristes ne soient confrontés à chaque coin de rue avec un camion éboueur.

Pour évacuer 24 x 50 x 7= 8.400 t par semaine, chaque camion prenant 4,2t, il faut 2.000 rotations de camions. Les camions doivent se présenter 24 h à l'avance. [Ndlr : comme le suggère un commentateur ci-dessous, considérons plutôt une rotation de 200 camions de 40 tonnes – ce qui fait tout de même une belle noria !].

Voici ce que cela donne sur la route :

Source: site d'Alain Le Pourhiet : http://alepour.free.fr

Post scriptum :

Des doutes ont été émis sur la véracité de ces faits qui pourraient relever d'un "hoax" (canular). D'où l'intérêt des témoignages ci-dessous, confortés par Le Figaro et le journal de Dubaï, Khaleej Times (en anglais) :

http://blog.lefigaro.fr/iran/2008/11/dubai-lenvers-du-decor.html

https://www.khaleejtimes.com/article/20081127/ARTICLE/311279938/1002

 

P.S. 2 : 

 

Partager

35 réflexions sur “Dubaï. Société de merde, société dans la merde

  • faber

    On se marre ! T’imagines la tour de Babel et les chiottes qui débordent ? Toujours plus haut, tou­jours plus con ! La sacro sainte crois­sance finan­cière comme immo­bi­lière en a le fon­de­ment mer­deux. D’autant que – mer­ci doc Freud – le pognon, le caca, c’est tout pareil, ça pue.

    Répondre
    • BOULIYTSH

      ILS NON PAS EVOLUER::UN JOUR LE PETROLE CE TRANSFORMERAS EN MERDE..DONC NE VAUDRA:PLUS RIEN??ILS SONT RICHE GRACE AU PETROLE::APRES ILS VIENDRONT VIVRE EN FRANCE.?DUBAI:2 POINT SUR LE I??CE SONT DES ESCLAVAGISTE..DE NOMBREUX MORT..QUANT ILS ON CONSTRUIT CETTE MERDE DE CHIOTTE DE DUBAI./.?CE SONT LES PRINCES DE LA MORT.?LA NATURE UN JOUR REPRENDRAS SES DROIT.??LES PRINCE DE LA MORT DE DUBAI..CE CROIENT TOUT PERMIS..GRACELEURS ARGENTS..=PETROLE=QUANT LES OUVRIERS ARRIVERDUBAIL..ILS LEURS CONFISQUER LES PASSEPORT.?ET LES REDUISAIS EN ESCLAVAGE..PERSONNE NA DENONCER CELA..DANS TOUS SES PAYS DE CHIOTTE=DÉMOCRATIQUE=SOIT DISANT=.?COMME L’ALLEMAGNE LA FRANCE LES USA L’ANGLETERRE.?ET TOUS LES AUTRES PAYS DE CHIOTTE.?QUI NOUS DEGOUTE:::COMME TOUS SES POLITIQUES.?LES PRINCES DE LA MORT DE DUBAI:::SONT DE VRAIS CHIOTTE HUMAINE QUI NOUS DEGOUTE AVEC LEURS ESPRIT DEBILE DU MOYEN=AGE;CE SONT DE VRAIS SAUVAGE PSEUDOS INTELLECTUEL./.ILS EN SONT TOUJOURSPRATIQUER LE FOUET POUR L’ADULTERE.…ET LE RESTE./.?DE VRAIS SAUVAGE AVEC DU POGNON./.?

      Répondre
  • Daniel, un ami, m’in­ter­pelle sur cette « info » : 

    « Hoax ou pas hoax ? Cette vidéo traîne sur inter­net depuis un bon moment, deux ou trois ans peut-être.

    « Le cal­cul m’étonne un peu quand même et il est assez pro­bable qu’il soit biai­sé sinon exa­gé­ré. 4.2 tonnes par camion ce seraient alors de tout petits camions, ceux que je vois sur les pho­tos sont plu­tôt du genre 40 tonnes pour 25000 litres. »

    Le site chas­seur de Hoax, Hoaxbuster, a exa­mi­né la chose ici : http://​www​.hoax​bus​ter​.com/​f​o​r​u​m​/​c​a​m​i​o​n​s​-​c​i​t​e​r​n​e​-​p​o​u​r​-​c​a​c​a​-​d​u​bai
    où mal­gré plu­sieurs inco­hé­rences rele­vées, l’af­faire serait plu­tôt fon­dée, du moins à l’é­poque concer­née – la date n’é­tant pas pré­ci­sée sur la vidéo. 

    Quoi qu’il en soit, il y aurait lieu de recon­si­dé­rer le nombre de camions à par­tir de leur charge plus vrai­sem­blable de 42 tonnes;(et non 4,2 t), ce qui ramè­ne­rait ce nombre à 200 au lieu de 2000. La vidéo aus­si devien­drait plus vraisemblable.

    Au delà des chiffres, le sujet reste posé de cette moder­ni­té ahu­ris­sante – à Dubaï, entre autres lieux de démence urbaine et de richesse exhi­bée – et de la pro­duc­tion pro­por­tion­nelle de déchets sem­blant annon­cer une fin de civilisation.

    Répondre
  • Gian

    Dans son opus « The Collapse of Complex Societies » (L’effondrement des socié­tés com­plexes, 1988), Joseph Tainter décrit la fin des empires pha­rao­nique, romain, maya et kmer d’Angkor Vat. Il constate que les fac­teurs d’au­to­des­truc­tion étaient com­muns : explo­sion démo­gra­phique, épui­se­ment des res­sources, inéga­li­tés sociales « inéga­lées », cynisme indi­vi­dua­liste, sur­en­chère consom­ma­toire, com­plexi­fi­ca­tion tech­no­lo­gique (la « fra­gi­plexi­té » si bien illus­trée par les délires bureau­cra­tique-régle­men­taire et infor­ma­tique contem­po­rains) : on ran­ge­rait l’é­tron géant de Dubai dans ces der­niers items, et si nos égouts se vident mieux que les leurs, nos déchets rat­trapent la mise. A ces fac­teurs on rajou­te­ra avec Jared Diamond (Effondrement, 2006) le dérè­gle­ment cli­ma­tique induit par l’homme (fin de la civi­li­sa­tion de l’île de Pâques, par ex.), et encore la déré­lic­tion des jeunes géné­ra­tions, l’é­pui­se­ment moral, le va-tout obs­cu­ran­tiste… Au fait, chute des empires d’Egypte en l’an 0, romain en l’an 500, maya et khmer en l’an mil. Si on consi­dère que vers l’an 1500 les féo­daux ont spo­lié les peuples euro­péens qui leur ont four­ni ses serfs, il reste qu’il y a un effon­dre­ment de civi­li­sa­tion majeur tous les demi-mil­lé­naires. Aux abris !

    Répondre
  • Dominique Dréan

    Ces camions sont effec­ti­ve­ment au moins des 35 tonnes…et ils attendent très cer­tai­ne­ment pour un char­ge­ment de pétrole. La même vidéo – datée de 2011 – avec le même com­men­taire (que je ne com­prends pas) est citée sur hoax­bus­ter et elle illustre des camions fai­sant la queue pour faire le plein de carburant :
    http://​www​.mega​lol​.tv/​u​n​e​-​f​i​l​e​-​d​e​-​c​a​m​i​o​n​-​d​e​-​p​l​u​s​i​e​u​r​s​-​k​i​l​o​m​e​t​r​e​s​-​p​o​u​r​-​a​l​l​e​r​-​f​a​i​r​e​-​l​e​-​p​l​e​i​n​-​d​e​-​p​e​t​r​o​l​e​.​h​tml
    On note d’ailleurs que cer­tains com­men­taires iro­nisent sur le fait qu’il faille attendre pour faire le plein, alors qu’il ne s’a­git évi­dem­ment pas du réser­voir mais de la citerne.
    Le déve­lop­pe­ment tota­le­ment irra­tion­nel de ces cités du désert est suf­fi­sam­ment ridi­cule pour qu’on n’en rajoute pas. je suis tout aus­si scep­tique que Frank !

    Répondre
  • Liberté

    Depuis l’a­do­les­cence, j’é­coute 666, des Aphrodites Child, musique Vangelis, et je ne me lasse pas de cette musique, qu’on pour­rait appe­ler « rin­garde » aujourd’­hui… Mais, tant pis !
    Une strophe m’a tou­jours mar­qué : « fal­len fal­len fal­len is Babylon the great »… Nous y sommes presque ! Non…

    Répondre
  • Laure Abeille

    Finalement on ne sait pas bien si c’est pour du caca ou du pétrole. En tous cas on est dedans, je veux dire dans le caca. Ceux qui en font le com­merce, c’est bien Dubai entre autres pétro-royaumes, hier en une seule jour­née ils ont com­man­dé 50 air­bus et 150 boeing je ne sais plus pour com­bien de mil­liards !!! Tandis qu’ils exploitent des mil­liers d’es­claves venus de loi, d’Asie surtout !

    Répondre
  • Edouard

    Votre article est trés impor­tant : j’ai tra­vaillé 5 ans à Dubaï et Umm-al qui­wain. Il faut savoir qu’une par­tie de la matiére fécale, soit plu­sieurs tonnes par an, sont déver­sés dans l’ar­riére pays, dans le désert. Dans le roub al kha­li (le désert), vous avez des mon­tagnes de merdes déver­sées. De toute façon, per­sonne ne va dans le désert à l’ex­trême sud des émi­rats. en été, ça y fait 55°(50° au mini­mum ces der­niéres années)…Il parait que ça soli­di­fie le sable trés fin.J’ignore ce que ça va don­ner dans quelques années… De toute façon, dans le désert , vers la fron­tiére Saoudienne, c’est comme la lune, il n’y a pas de vie. C’est plus éco­lo que de déver­ser dans la mer, prés des côtes. Et puis, sans doute, la nature s’y retrouve, et reprend ses droits.

    Répondre
    • Merci beau­coup pour votre témoi­gnage « de ter­rain » qui, fina­le­ment, apporte quand même un par­fum d’op­ti­misme dans cette his­toire de merde…

      Répondre
  • S’occuper de sa merde cor­res­pond exac­te­ment à l’at­ten­tion que l’on pro­cure à ses propres besoins, de quelque nature que ce soit et pré­cise la matu­ri­té affec­tive que l’on a de la vie. 

    Il y a une manière très simple de s’oc­cu­per des excré­ments et, chose étrange sinon, au mieux, du fait que des inté­rêts éco­no­miques font que l’é­du­ca­tions sur la chose est raris­sime — on voit mal Véolia ou la Lyonnaise en faire la pro­mo­tion ! — il s’a­git du com­pos­tage nos déchets… et c’est ce que je nomme un « état d’es­prit », immé­dia­te­ment lié à la per­cep­tion que l’on a de la sexualité.

    Quand on sait l’in­fluence de la reli­gion sur cette ques­tion, on ne doute pas que, comme en d’autres pays et d’autres reli­gions, on laisse À D’AUTRES ce qui vous concerne direc­te­ment, immé­dia­te­ment et en pre­mier chef… du fait simple que vous êtes res­pon­sables de ce que vous êtes, du fait que vous vivez, que vous êtes en VIE. Ces gens n’ont rien à faire de la vie : ils jouissent peu ou prou de la mar­chan­dise et cela les satis­fait. Et on remarque for­tui­te­ment, que toutes les per­sonnes qui dési­rent un para­dis font de l’i­ci un main­te­nant d’en­fer et pré­ci­sé­ment par tous leurs déchets, leurs excré­ments, ce qui est gen­ti­ment appe­lé « pol­lu­tion » pour les voir de loin.

    J’ai fait un « Éloge au chiotte à com­post » ici :
    http://​kris​ta​ris​teau​.blog​spi​rit​.com/​a​r​c​h​i​v​e​/​2010​/​09​/​17​/​e​l​o​g​e​-​d​u​-​c​h​i​o​t​t​e​-​a​-​c​o​m​p​o​s​t​.​h​tml

    Que ce soit là-bas (ou l’homme ne tient pas un livre reli­gieux de la main gauche parce que celle-ci lui sert pour se rin­cer l’a­nus) ou ici, le pro­blème est le même, encore qu’i­ci, la ges­tion de l’eau est enca­drée selon les pos­sibles pas trop dis­pen­dieux des firmes qui s’en occupent. Il est par­fai­te­ment vrai que de gérer sa « merde » relève d’un chan­ge­ment de socié­té, ne serait-ce que dans l’or­ga­ni­sa­tion du temps de tra­vail, cette dépense de moment de vie consa­cré à faire ce qu’on vous demande de faire en échange d’argent. Bien sûr, délé­guer cette ges­tion en tirant la chasse d’eau laisse son­geur et spé­ci­fie un enten­de­ment quant à ce que vous vivez, au fait que vous vivez et donc, avez besoin de reje­ter VOS excré­ments. La prise en compte de cet élé­ment aus­si simple que de man­ger (oui, par­fois de la m.rde !) aura chan­ger la face du monde en propre, bien odo­rant et frais !

    Répondre
  • Edouard

    c’est vrai, là bas, bou­lots de merde, socié­té de merde, le cha­cun pour soi au paroxysme. Créer des illu­sions, comme des mirages.Là bas, une sor­tie de week end, c’est se pro­me­ner dans un super­mar­ché ou un centre com­mer­cial. On se demande encore com­ment ça se fait que les locaux soient aus­si et si reli­gieux. Je pense que ça va vite changer.C’est trop merdique. 

    Pour ce qui est de la merde, trés vite, à l’in­té­rieur des terres, c’est le désert. Et puis d’a­bord, le désert est par­tout. Le pays est un bac à sable. Ils font car­ré­ment des tumu­lus. C’est moins ris­qué que de se faire prendre à la mer. C’est l’un des revers de la médaille, et je me demande ce que ça va don­ner quand il n’y aura plus de pétrole et de gaz…

    Répondre
  • Edouard

    Cela dit, dans le désert, la nappe Phréatique ne risque pas d’être tou­chée. Il ne pleut autant dire jamais, et le peu qu’il risque de tom­ber s’é­va­pore vite sous l’ef­fet de la chaleur.

    Répondre
  • Frantz Reine

    J’aime votre Blog. Les articles sont plus qu’in­té­res­sants et me poussent à la réflexion. MERCI !

    Répondre
  • Sylvain Portella

    j’ai tra­vaillé et vécu 7 ans à Dharan, en Arabie Saoudite.
    il faut savoir que dans un pays déser­tique comme l’Arabie Saoudite, qu’il n’y a ni fleuve, ni rivière. En Arabie Saoudite, les camions-égouts sont vidés dans le désert, c’est tout aus­si bien, et la nature reprend ses droits. 

    La nappe Phréatique ? : la pisse, c’est de l’eau, et quand elle filtre dans la terre, pour rejoindre une éven­tuelle nappe, elle boni­fie la nappe exis­tant déjà. 

    La merde ? : elle nour­rit les insectes, et diverses bes­tioles, et aide l’é­co-sys­tème. La nature reprend fina­le­ment ses droits.

    Répondre
    • Finalement, cette his­toire de merde s’a­vère plus fon­da­men­tale qu’il n’y paraît, et plus com­plexe qu’on ne croit sur le plan écologique.

      Répondre
      • Christophe V.

        J’ai vécu en Arabie Saoudite, atta­ché com­mer­cial d’un grand ven­deur de volailles Français. Je confirme qu’il y a bien des mon­tagnes de merdes, par­tout dans le pays. C’est hal­lu­ci­nant, mais ce sont car­ré­ment de grands tumu­lus, de plus en plus gros. Au sud de Ryad, j’ai vu des mon­tagnes de merdes de 200 mètres de hau­teur. C’est dif­fi­cile d’ac­cé­der à ces zones, pour les étran­gers. Les Américains expa­triés parlent de « zone 51 de la merde ». Pour les zones de dépôts plus anciens, l’o­deur s’at­té­nue, et se dis­sippe. C’est un pro­blème pour ce pays, de trai­ter les matières fécales : il n’y a ni fleuves, ni rivières. Comme c’est un pays de fous furieux, cer­tains parlent de faire et construire des îles arti­fi­cielles avec de la merde sêchée, et des pierres de Najran, ou du désert du Roub-al Khali. il faut savoir que après plu­sieurs années, la merde est plus soli­di­fiée que le sable.

        Répondre
        • Merci pour ce témoi­gnage de pre­mière main ! On pour­rait dire qu’il s’a­git de ter­rils de merde. C’est bête de ne pas recy­cler ça, pour culti­ver nos fraises, par exemple…

          Répondre
          • Luc Jouret

            Je confirme ce témoi­gnage. Moi, j’ai vécu 6 ans à Ryad, et comme il n’y avait pas de rivières ou de fleuves, l’u­rine et la merde étaient éva­cuées des bâti­ments par des rota­tions de camions, au sud de la ville, dans le désert. Si il y a des cen­trales, dites « d’é­pu­ra­tion », c’est plu­tôt pour gérer l’eau souillée des douches ou bai­gnoires. Pour la merde et l’u­rine, c’est plus cher.
            Surtout, les zones ou sont déver­sées merdes et urines sont inter­dites ou dif­fi­ciles d’ac­cès pour les étran­gers. il est vrai que comme il ne pleut autant dire jamais, il n’y a pas de nappes phréa­tiques (sinon fos­siles) Un voi­sin Américain qui tra­vaillait pour Johnson (Terra) m’a racon­té qu’il y avait des mon­tagnes de merdes au sud de Ryad. Avec les années, certes, l’o­deur de la merde se dis­sipe. un jour, en allant sur les lieux, il trou­va que ça puait beau­coup, et il décou­vra d’im­menses ter­rils, ou il trou­va aux abords du papier WC aux cou­leurs mul­tiples qui colo­raient étran­ge­ment ces mon­tagnes. à peine sur place, il vit la police reli­gieuse débar­quer, et on lui deman­da de ren­trer chez lui (for­cé). ça va poser de gros pro­blèmes quand il y aura la fin du pétrole, et du gaz. Gérer les égouts ( ou plu­tôt les des­centes d’é­gouts vers les camions) coûte très cher. Pour le moment , pour les Saoudiens, c’est encore gérable, même si le prix des pleins d’es­sence pour les camions à dou­blé en prix ces der­niers temps. L’Europe devrait s’a­lar­mer des suites et consé­quences de ces pro­blèmes d’hy­giène pour l’a­ve­nir, qui, je pense, vont être énormes. il faut tirer la son­nette d’alarme.J’ignore quelle poli­tique pra­tiquent les voi­sins de l’Arabie Saoudite pour gérer les matières fécales.

            Répondre
            • Jean Brau

              pays de merdes, ou les seuls loi­sirs sont d’al­ler dans des centres com­mer­ciaux, ou faire du 4X4, ou hum­mer dans le désert…Même écou­ter un disque est interdit.

              Répondre
              • Abdelhamid Jacquemet

                Pour les grands Oulémas d’Arabie Saoudite, ces « zigou­rats » ou « tours » de merdes, dres­sées, inci­te­raient à l’i­do­la­tre­rie . à la TV, ils ont deman­dés d’a­pla­nir les merdes avec des bull­do­zers. Mais impos­sible d’in­ter­ve­nir pour les socié­tés de BTP, car qui va payer ??? Les Oulémas sont dans la merde…

                Répondre
                • Jean Martin

                  la fin du pétrole et gaz va poser des pro­blèmes dans les pays de la région, ou de grandes tours sont construites :
                  la CIA pré­voit que faute d’argent pour les entre­tiens de ces tours, elles seront pure­ment et sim­ple­ment aban­don­nées, et conser­vées comme reliques du pas­sé. C’est comme l’ar­chi­pel arti­fi­ciel The World, au qatar, je crois, qui doit sans cesse être entre­te­nu, et qui dis­pa­raî­trait au bout de 5 à 10 ans, ava­lé par la mer, sans entre­tien. ça montre que la nature ne fait pas de cadeau, et reprend tou­jours ce qu’on lui a volé . Perso, moi j’ai vu là bas des héli­co­ptéres faire des rota­tions, et lar­guer de la merde dans le désert. Ils vou­draient ache­ter des Canadairs pour lar­guer de la merde dans le désert du rub al kha­li, mais pour le moment, ce n’est qu’un projet.

                • Je constate que ce sujet, qui pour­rait aus­si anec­do­tique que… mer­dique, est en fait tout à fait fon­da­men­tal. Il concentre les grandes aber­ra­tions de notre monde tota­le­ment déboussolé.

                • Hayat Tuvalet

                  L’Arabie Saoudite sou­haite dis­cré­te­ment ache­ter des avions Canadair pour lar­guer des tonnes de merdes dans le désert du Roub-al Khali, et même si ce désert est assez loin des prin­ci­paux centres urbains, ce n’est pas un pro­blème, l’Arabie à les moyens, et puis, ce désert est vide.
                  Elle déverse déjà de la merde dans ce désert, mais avec des avions ou la conte­nance est moindre. Car avant, elle était déver­sée dans le désert jus­qu’a côté des villes, et ces mon­tagnes de merdes puaient trop, même des années après. ça posait un pro­blème de salu­bri­té publique.

  • Luc Jouret

    Les émi­rats Arabes Unis sou­haitent construire une mon­tagne arti­fi­cielle pour faire venir, et avoir de l’eau. L’utilisation de matières fécales (donc de la merde) est à l’é­tude pour construire cette mon­tagne, qui sera une grande masse orga­nique. La merde sera séchée pour évi­ter d’emblée un glis­se­ment de ter­rain, et pour conso­li­der le tout.

    Répondre
    • Martha Gras

      J’ai vécue 15 ans là bas, avec mon mari qui tra­vaillait pour LVMH. Quand il n’y aura plus de pétrole, ce sera très dif­fi­cile d’en­tre­te­nir de telles tours, rien que pour la ges­tion des excré­ments. Les bâti­ments seront sans doute aban­don­nés. Comme il n’y a ni fleuves, ni rivières, comme chez nous,ou nos excré­ments sont déver­sés, la ges­tion des excré­ments est plus difficile,encore que sou­vent ils habitent au bord de la mer, comme en cer­taines de nos régions, d’au­tant plus que main­te­nant, avec le réchauf­fe­ment cli­ma­tique, il fait là bas entre 50° et 55° mini­mum en été (avant 1999, entre 39° et 48°en moyenne), et avec l’air très sec et moite, la puan­teur est redou­blée, et bien pire que chez nous avec nos cen­trales d’é­pu­ra­tion. En été 2015, 2016 et 2017, des pics de 56° et 57° furent mêmes enre­gis­trés en cer­taines régions de la pénin­sule Arabe. Avec de telles tem­pé­ra­tures, la puan­teur de la merde est bien dif­fé­rente de chez nous, d’au­tant plus que l’a­li­men­ta­tion et modes ali­men­taires sont différents.

      Répondre
      • Merci pour votre inté­res­sant témoi­gnage, qui conforte les pré­cé­dents. En se pro­je­tant dans les 50 années à venir, avec la fin de la manne pétro­lière, on peut ima­gi­ner ces tours à l’a­ban­don et tom­ber en ruines. La réa­li­té dépas­se­ra les fic­tions apocalyptiques.

        Répondre
        • Claude Confortés

          Ce qui n’est pas dit, c’est que l’a­près pétrole, c’est déjà dans 20 ou 30 ans. Non seule­ment les tours seront vides, mais ce sera fini les fils d’é­mirs qui enver­ront des Rolls Royce et autres Ferrari par avions car­gos en Europe. Avec la fin du pétrole, et de l’argent très mal géré, il y aura une crise sociale : plus de bou­lot, plus de grands centres com­mer­ciaux géants.Aussi, ça va aggra­ver les crises migra­toires, mais c’est une autre his­toire. Ce que je trouve halu­ci­nant, c’est de voir le total manque d’an­ti­ci­pa­tions des Européens, et des Américains, à cette crise, qui va arri­ver très vite !. Le pire, c’est que ça va aller très vite…

          Répondre
          • Benjamin Dilusio

            Le plus dur, c’est que ce sont des pays qui vivent dans la folie des gran­deurs, et qui dépensent leurs frics à tout va…Ils vont se retrou­ver bien­tôt dans la merde, ça va être le bor­del pour eux. Il va fal­loir gérer les flux migra­toires de ces futurs pauvres gens. Fini les Hummers, col­lec­tions de Ferraris, et autres pro­jets déments d’iles arti­fi­cielles. Dommage que l’Europe n’in­ter­vienne pas en amont pour pré­ve­nir ces mes­sieurs et les aider à pla­cer intel­li­gem­ment leur pognon, avant cette catas­trophe qui arrive, et dont tout le monde à une petite idée.

            Répondre
            • Delphine Coutenceau

              entre 2020 et 2023, L’Arabie Saoudite, comme d’autres états du sud de la pénin­sule Arabique , vont dire si oui ou non, ils conti­nuent de pro­duire le nombre de barils actuels. si c’est non, c’est que ce sera le début de l’a­près pétrole . Donc, un appau­vris­se­ment géné­ral, et l’a­ban­don pro­gres­sif des tours…

              Répondre
              • Hamed Attal

                En 1932, l” Arabie Saoudite avait entre 1 et 2 mil­lions d’ha­bi­tants. De nos jours, cer­tains parlent de au moins 34 mil­lions d’ha­bi­tants, dont 20 mil­lions pour les natio­naux. Rien que pour l’a­ra­bie Saoudite, la fin du pétrole va avoir des consé­quences catas­tro­phiques. Même si de l’argent est mis de côté , il va dis­pa­raître très rapi­de­ment, d’au­tant plus que en 2050, les natio­naux seront au moins 50 mil­lions en Arabie Saoudite. Que vont deve­nir les immi­grés ? (au moins 40 % de la popu­la­tion) Je ne parle même pas de la ges­tions de ces tours, des pro­jets issus de per­sonnes incons­cientes, car il y aura mieux à faire pour le social !
                Je ne parle même pas des pro­blèmes d’hy­giène , car en Arabie Saoudite il n’y a ni fleuve, ni rivière, et il ne pleut pas, contrai­re­ment à la France, et une usine de des­sa­le­ment de l’eau de mer coûte une for­tune à faire fonctionner !
                Donc, cal­cu­lez, en 2050, le total de la popu­la­tion de la pénin­sule Arabique (tous pays com­pris, dont Dubaï, Koweït, Oman, EAU, Arabie S, Bahreïn, Yémen, Qatar) sera à situer entre 85 mil­lions et 120 mil­lions d’ha­bi­tants, et … Sans pétrole et Gaz natu­rel !!! 120 mil­lions de per­sonnes presque en tota­li­tés dans un bac à sable !!! (sauf une par­tie du Yémen)…

                Répondre
  • Valerie Decrest

    Il y a les Bobos qui parlent du réchauf­fe­ment cli­ma­tique… Et d’autres, qui ignorent les consé­quences, sur cer­tains pays, de l’a­près pétrole. Une catas­trophe dont on ne mesure pas l’im­pact, même aujourd’hui.
    Effectivement, l’a­près pétrole va être dra­ma­tique, pour des pays comme Dubaï, ou l’Arabie Saoudite, même si on n’en mesure pas les consé­quences aujourd’­hui. Oui, d’i­ci à quelques décen­nies, ces tours seront aban­don­nées. Il n’y a mal­heu­reu­se­ment aucune solu­tion pour ces tours, à moins de construire des égouts sous les tours, et tout envoyer dans la mer… Des mil­liards de dol­lars en frais de tra­vaux en pers­pec­tives, que ces pays, gérés par des irres­pon­sables, n’ont plus le temps d’envisager.

    Répondre
  • W. C. Fields

    « C’est dans le besoin qu’on recon­nait ses amis » : Babylone est conviviale.

    Répondre
  • Mathumona Azarias

    Oui le retour En arrière est bien

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Translate »