On n'est pas des moutons

Mot-clé: États-Unis


Trump. « Impensable », puisqu’impensé

Com­ment ne pas en rajou­ter, inuti­le­ment, à ce flot média­ti­que mon­dial déver­sé à pro­pos de Trump et de son élec­tion ? Car le nom­bril du mon­de, on le sait bien, se situe aux États-Unis, capi­ta­le du Capi­tal 1. Qu’un his­trion mil­liar­dai­re en pren­ne les gou­ver­nes, c’est dans « l’ordre des cho­ses ». Dans un cer­tain ordre de cer­tai­nes cho­ses : cel­les de l’argent-roi en par­ti­cu­lier, de la crois­san­ce à tout-va, de l’exploitation sans bor­nes des res­sour­ces natu­rel­les et des humains entre eux. Le cli­mat pla­né­tai­re n’est vrai­ment pas bon.

La nou­veau­té, cet­te fois, c’est que les Cas­san­dre de tous poils en sont res­tés sur le cul. Tous médias confon­dus, ana­lys­tes, pré­vi­sion­nis­tes, son­deurs n’avaient envi­sa­gé « le pire » que sous l’angle qua­si anec­do­ti­que, une vision cau­che­mar­des­que aus­si­tôt refou­lée, com­me pour mieux en conju­rer l’éventualité. C’était impen­sa­ble.

Tel­le­ment impen­sa­ble que cet « ordre des cho­ses » com­man­dait de ne pas y pen­ser. L’impensable résul­tait en effet de l’impensé. Ce fut le pari gagnant de Trump, celui de parier sur le rejet orga­ni­que du « clan Clin­ton », rejet tri­pal – car vécu au plus pro­fond d’êtres frus­trés éco­no­mi­que­ment, socia­le­ment, cultu­rel­le­ment. Trump va sans dou­te les « trum­per », puis­que c’est un ban­dit poli­ti­que qui a su les sédui­re (au sens pre­mier : Détour­ner du vrai, fai­re tom­ber dans l’erreur) en sachant leur par­ler, avec le lan­ga­ge de la vul­ga­ri­té dans lequel ledit peu­ple a la fai­bles­se de se com­plai­re et de se recon­naî­tre.

Et cela, à l’opposé des « éli­tes », les soi-disant sachants, les « qui ne savent rien du tout » de la réa­li­té vécue en dehors des sphè­res de l’entre-soi. On peut met­tre dans ce panier des « ins­truits cons ». 2 Dans cet­te caté­go­rie, on met­tra notam­ment la « clas­se » des jour­na­lis­tes et assi­mi­lés. Je mets le mot entre guille­mets car il n’est pas exact, pas jus­te, en ce sens qu’il dési­gne­rait un ensem­ble homo­gè­ne ; ce n’est pas le cas, car il faut consi­dé­rer les excep­tions, même si elles sont plu­tôt rares, sur­tout aux Etats-Unis. Par­mi elles, Michael Moo­re. Il a été l’un des rares à pres­sen­tir la vic­toi­re de Trump, dès le mois de juillet dans un arti­cle sur son site inti­tu­lé « Cinq rai­sons pour les­quel­les Trump va gagner » 3.

moore-trump

Le réa­li­sa­teur 4 pré­voyait notam­ment une sor­te de « Brexit de la Cein­tu­re de rouille », en réfé­ren­ce aux États de la région à l’industrie sinis­trée des Grands Lacs tra­di­tion­nel­le­ment démo­cra­tes et qui pour­tant ont élu des gou­ver­neurs répu­bli­cains depuis 2010. Selon Moo­re, cet arc est « l’équivalent du cen­tre de l’Angleterre. Ce pay­sa­ge dépri­mant d’usines en décré­pi­tu­de et de vil­les en sur­sis est peu­plé de tra­vailleurs et de chô­meurs qui fai­saient autre­fois par­tie de la clas­se moyen­ne. Aigris et en colè­re, ces gens se sont fait duper par la théo­rie des effets de retom­bées de l’ère Rea­gan. Ils ont ensui­te été aban­don­nés par les poli­ti­ciens démo­cra­tes qui, mal­gré leurs beaux dis­cours, fri­co­tent avec des lob­byis­tes de Gold­man Sachs prêts à leur signer un beau gros chè­que ».

Cet­te « pro­phé­tie » s’est réa­li­sée mar­di… D’ailleurs ce n’est pas une pro­phé­tie mais la déduc­tion d’une ana­ly­se de ter­rain pro­pre à la démar­che de Moo­re. 5

Recon­nais­sons aus­si à un jour­na­lis­te fran­çais, Ignia­cio Ramo­net (ex-direc­teur du Mon­de diplo­ma­ti­que), d’avoir lui aus­si pen­sé l’« impen­sa­ble ». Le 21 sep­tem­bre, il publiait sur le site Mémoi­re des lut­tes, un arti­cle sous le titre « Les 7 pro­po­si­tions de Donald Trump que les grands médias nous cachent » 6. Extraits :

« Depuis la cri­se dévas­ta­tri­ce de 2008 (dont nous ne som­mes pas enco­re sor­tis), plus rien n’est com­me avant nul­le part. Les citoyens sont pro­fon­dé­ment déçus, désen­chan­tés et déso­rien­tés. La démo­cra­tie elle-même, com­me modè­le, a per­du une gran­de part de son attrait et de sa cré­di­bi­li­té.

[…]

« Cet­te méta­mor­pho­se atteint aujourd’hui les Etats-Unis, un pays qui a déjà connu, en 2010, une vague popu­lis­te rava­geu­se, incar­née à l’époque par le Tea Par­ty. L’irruption du mil­liar­dai­re Donald Trump dans la cour­se à la Mai­son Blan­che pro­lon­ge cet­te vague et consti­tue une révo­lu­tion élec­to­ra­le que nul n’avait su pré­voir. Même si, appa­rem­ment, la vieille bicé­pha­lie entre démo­cra­tes et répu­bli­cains demeu­re, en réa­li­té la mon­tée d’un can­di­dat aus­si aty­pi­que que Trump consti­tue un véri­ta­ble trem­ble­ment de ter­re. Son sty­le direct, popu­la­cier, et son mes­sa­ge mani­chéen et réduc­tion­nis­te, qui sol­li­ci­te les plus bas ins­tincts de cer­tai­nes caté­go­ries socia­les, est fort éloi­gné du ton habi­tuel des poli­ti­ciens amé­ri­cains. Aux yeux des cou­ches les plus déçues de la socié­té, son dis­cours auto­ri­ta­ro-iden­ti­tai­re pos­sè­de un carac­tè­re d’authenticité qua­si inau­gu­ral. Nom­bre d’électeurs sont, en effet, fort irri­tés par le « poli­ti­que­ment cor­rect » ; ils esti­ment qu’on ne peut plus dire ce qu’on pen­se sous pei­ne d’être accu­sé de « racis­te ». Ils trou­vent que Trump dit tout haut ce qu’ils pen­sent tout bas. Et per­çoi­vent que la « paro­le libé­rée » de Trump sur les His­pa­ni­ques, les Afro-Amé­ri­cains, les immi­grés et les musul­mans com­me un véri­ta­ble sou­la­ge­ment.

[…]

« A cet égard, le can­di­dat répu­bli­cain a su inter­pré­ter, mieux que qui­con­que, ce qu’on pour­rait appe­ler la « rébel­lion de la base ». Avant tout le mon­de, il a per­çu la puis­san­te frac­tu­re qui sépa­re désor­mais, d’un côté les éli­tes poli­ti­ques, éco­no­mi­ques, intel­lec­tuel­les et média­ti­ques ; et de l’autre côté, la base popu­lai­re de l’électorat conser­va­teur amé­ri­cain. Son dis­cours anti-Washing­ton, anti-Wall Street, anti-immi­grés et anti-médias séduit notam­ment les élec­teurs blancs peu édu­qués mais aus­si – et c’est très impor­tant –, tous les lais­sés-pour-comp­te de la glo­ba­li­sa­tion éco­no­mi­que. »

Ramo­net détaille ensui­te les « sept mesu­res » en ques­tion, que je vous invi­te à connaî­tre pour mieux com­pren­dre en quoi les outran­ces de Trump – mise en avant, en effet, par le média­tis­me mou­ton­nier et spec­ta­cu­lai­re – n’ont pu gom­mer le réa­lis­me de ses pro­po­si­tions auprès des plus concer­nés, les lais­sés pour comp­te du libé­ra­lis­me sau­va­ge et rava­geur.

Mer­cre­di soir au JT de 20 heu­res sur Fran­ce 2, Mari­ne Le Pen n’a pas man­qué de tirer son épin­gle de ce jeu brouillé, devant un jour­na­lis­te en effet bien for­ma­té selon la pen­sée domi­nan­te, à l’image du « tout Clin­ton » por­tée par la fan­fa­re média­ti­que.

Pour la pré­si­den­te du Front natio­nal,  « la démo­cra­tie, c’est pré­ci­sé­ment de res­pec­ter la volon­té du peu­ple. Et si les peu­ples réser­vent autant de sur­pri­ses, der­niè­re­ment, aux éli­tes, c’est par­ce que les éli­tes sont com­plè­te­ment décon­nec­tées. C’est par­ce qu’elles refu­sent de voir et d’entendre ce que les peu­ples expri­ment. [… ces peu­ples] « on les nie, on les mépri­se, on les moque bien sou­vent. Et ils ne veu­lent pas qu’une peti­te mino­ri­té puis­se déci­der pour eux ». Tout cela envoyé en tou­te séré­ni­té, sur la peti­te musi­que des « éli­tes et du peu­ple » façon FN, une musi­quet­te qui en dit beau­coup sur les enjeux de l’élection de l’an pro­chain.

Notes:

  1. Les bour­ses du mon­de se sont « res­sai­sies » en quel­ques heu­res…
  2. C’était l’expression de mon père pour dési­gner les poli­ti­ciens et les tech­no­cra­tes ; je la trou­ve jus­te, et je suis fier de citer ma sour­ce…
  3. http://michaelmoore.com/trumpwillwin/
  4. On lui doit notam­ment Roger et moi (sur la cri­se dans l’automobile) ou enco­re Bow­ling for Colum­bi­ne (le culte des armes à feu)
  5. Les médias de mas­se états-uniens, com­me les autres ailleurs, reflè­tent cet­te sépa­ra­tion élite/peuple ; autre­ment dit entre ceux qui par­lent « du peu­ple » (les ana­lys­tes dis­tin­gués se pla­çant en posi­tion hau­te…), et ceux qui par­lent « au peu­ple » (le plus sou­vent, hélas, les chaî­nes « popu­lai­res » – cel­les des télés-réa­li­té chè­res à Trump – et les « tabloïds », chan­tres du diver­tis­se­ment vul­gai­re). On retrou­ve là aus­si le cli­va­ge entre jour­na­lis­me de ter­rain et jour­na­lis­me assis. Ce qui me rap­pel­le une sen­ten­ce émi­se par un confrè­re afri­cain : « Il vaut mieux avoir de la pous­siè­re sous les semel­les que sous les fes­ses » ! À ce pro­pos, on aura noté que nos médias hexa­go­naux ont dépla­cé des cohor­tes de jour­na­lis­tes-pro­phè­tes pour « cou­vrir » l’élection états-unien­ne. Et, où se sont-ils amas­sés, ces chers jour­na­lis­tes : dans le nom­bril du nom­bril du mon­de, à Man­hat­tan, par­di ! En avez-vous lu, vu et enten­du depuis le Bronx, ou bien à Detroit (Michi­gan), à Baton Rou­ge (Loui­sia­ne), à Ama­rillo (Texas) ?… par exem­ple.
  6. http://www.medelu.org/Les-7-propositions-de-Donald-Trump

Le climat, peut-être… Mais la connerie ?

Suite, som­me tou­te assez logi­que, de l’article pré­cé­dent (il y était ques­tion de la fin de l’humanité…), cet exem­ple pathé­ti­que, pris sur le « vif » de l’humanité débi­le. En l’occurrence, ça vient des Etats-Unis, dans l’État de Vir­gi­nie de l’Ouest (houille et gaz de schis­te…) qui comp­te le plus de cli­ma­to-scep­ti­ques (deux tiers des habi­tants). Mais il n’y aurait qu’à se bais­ser pour en ramas­ser à la pel­le tout autour de nous. Où l’on voit dans tou­te sa dimen­sion, l’alliance fusion­nel­le de l’ignorance et des croyan­ces (sur­tout reli­gieu­ses), à quoi vient s’amalgamer, de façon « natu­rel­le » en quel­que sor­te, la soif mala­di­ve du pro­fit. Inépui­sa­ble sujet de médi­ta­tion. C’était ce 28 sep­tem­bre 2015 dans le JT de 20 heu­res de Fran­ce 2.

Modi­fier l’évolution du cli­mat, ça peut enco­re se conce­voir… Mais que fai­re de la conne­rie ?

»> Vidéo cou­pée : Des dizai­nes d’autres films para­dent sur la toi­le – taper « coal rol­ling » et déses­pé­rer du gen­re humain…

Post scrip­tum : Dans la même vei­ne et en tout cas sur les mêmes sujets, j’ai failli oublier, cet excel­lent (com­me tou­jours) billet de Sophia Aram sur Fran­ce Inter, ce même 28 sep­tem­bre, au matin cet­te fois et inti­tu­lé Donald, Nadi­ne et Dar­win :


Jazz. Mort de Horace Silver, messager du hard bop

Vidéo du concert fil­mé en public à Copen­ha­gue, Dane­mark, en avril 1968. Hora­ce Sil­ver y pré­sen­te le fameux mor­ceaux « Song for my flat­ter » – Chan­son pour mon père – enre­gis­tré pour Blue Note en 1964. Les mor­ceaux de ce dis­que ont été com­po­sés sui­te à un voya­ge au Bré­sil. La cou­ver­tu­re repro­duit une pho­to du père du musi­cien [ci-des­sous].

Le pia­nis­te et com­po­si­teur de jazz Hora­ce Sil­ver est mort ce 18 juin aux Etats-Unis, où il est né il y a 85 ans. Un musi­cien impor­tant dans l’histoire du jazz qu’il a contri­bué à vivi­fier et à renou­ve­ler à tra­vers le cou­rant dit du hard bop. 

Cou­rant qu’illustre assez bien, à sa maniè­re, le film de Mar­tin Scor­se­se, New York, New York (1977), mon­trant l’évolution de son héros saxo­pho­nis­te (Robert De Niro) pas­sant d’orchestres swing et be bop à des grou­pes de Har­lem. Là, des musi­ciens afro-amé­ri­cains ont déci­dé de réagir à la domi­na­tion du cool jazz de la côte ouest des Etats-Unis – sur­tout des Blancs com­me Chet Baker, Ger­ry Mul­li­gan, Len­nie Tris­ta­no, Dave Bru­be­ck éga­le­ment rejoints, il est vrai, mais pro­vi­soi­re­ment, par un Miles Davis.

Pour aller vite, disons que l’acte de nais­san­ce (jamais uni­que !) est mar­qué en 1954 par le quin­tet­te que for­ment le bat­teur Max Roa­ch et le trom­pet­tis­te Clif­ford Brown, rejoints en 1955 par le saxo­pho­nis­te ténor Son­ny Rol­lins. Tou­te­fois, le pre­mier repré­sen­tant de ce sty­le fut le grou­pe des Jazz Mes­sen­gers créé par le bat­teur Art Bla­key et, nous y voi­là, le pia­nis­te Hora­ce Sil­ver en 1955, qui for­me­ra ensui­te son pro­pre quin­tet­te.

L’affaire est lan­cée, dans le contex­te états-unien de lut­tes pour les droits civi­ques et contre le racis­me. Les artis­tes en géné­ral, les musi­ciens en par­ti­cu­lier et les musi­ciens de jazz sur­tout sont à la poin­te de ce com­bat poli­ti­que et cultu­rel. Sour­cé au blues, notam­ment, le jazz est né d’un sen­ti­ment d’injustice mêlé de rési­gna­tion et de révol­te.

C’est en1955 éga­le­ment que Miles Davis embau­che John Col­tra­ne (Son­ny Rol­lins a décli­né l’invitation) dans son quin­tet, au côté de Red Gar­land (pia­no), Paul Cham­bers (bas­se) et Phil­ly Joe Jones (bat­te­rie). À cet­te épo­que, Col­tra­ne était enco­re un musi­cien incon­nu.

En 1957, Son­ny Rol­lins se rat­tra­pe en ras­sem­blant Sil­ver, Monk, Cham­bers – et inau­gu­re l’apparition du trom­bo­ne dans le hard bop avec Jay Jay John­son.
Blue Note et Pres­ti­ge sont les prin­ci­paux labels qui pro­dui­si­rent des grou­pes de hard bop.

Le père d'Horace Silver – couverture du disque "Song for my father", 1964

Le père d’Horace Sil­ver – cou­ver­tu­re du dis­que « Song for my father », 1964

Bio­gra­phie [Wiki­pe­dia]Hora­ce Sil­ver est né le 2 sep­tem­bre 1928 à Nor­walk (Connec­ti­cut) aux États-Unis. Son père (né Sil­va) était natif de Maio (Cap-Vert) alors que sa mère née à New Canaan dans le Connec­ti­cut était d’origine irlan­dai­se-afri­cai­ne. Son père lui ensei­gne la musi­que folk­lo­ri­que du Cap Vert. Il com­men­ce sa car­riè­re com­me saxo­pho­nis­te tenor dans les clubs du Connec­ti­cut et en 1950, il est repé­ré par Stan Getz. Il part pour New York ou il chan­ge­ra d’instrument pour le pia­no. C’est dans son orches­tre qu’il s’affirme com­me com­po­si­teur be bop. Il tra­vaille ensui­te avec Miles Davis, Milt Jack­son, Les­ter Young et Cole­man Haw­kins. Il effec­tue les pre­miers enre­gis­tre­ments sous son nom aux côtés du saxo­pho­nis­te Lou Donald­son en 1952.

En 1953, il fon­de avec le bat­teur Art Bla­key le quin­tet­te des Jazz Mes­sen­gers mar­quant ain­si l’entrée dans l’ère du hard bop. Peu après, il quit­te le grou­pe pour fon­der le Hora­ce Sil­ver Quin­tet qui sera avec les Jazz Mes­sen­gers et les grou­pes de Miles Davis un des prin­ci­paux trem­plins de jeu­nes talents.


Snowden : « Pas un pardon, une récompense ! »

snowden-amnestyLan­ceur d’alerte, ça devrait être une dis­ci­pli­ne olym­pi­que ! En ligne direc­te avec la démo­cra­tie athé­nien­ne. Cet­te année, la médaille d’or revien­drait évi­dem­ment à Edward Snow­den. D’autres jeux auraient sacré un Julian Assan­ge ou Daniel Ells­berg, l’ancien ana­lys­te qui a sor­ti des docu­ments du Penta­go­ne en 1971. Snow­den bat cepen­dant tous les records du gen­re avec ses révé­la­tions, dont cet­te der­niè­re : cha­que jour, la NSA col­lec­te des cen­tai­nes de mil­lions de SMS !

Edward Snow­den, on le sait, a révé­lé au mon­de entier le sys­tè­me de sur­veillan­ce extrê­me exer­cé par le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain sur l’ensemble de la pla­nè­te et, poten­tiel­le­ment, sur cha­cun de ses habi­tants. L’ex-consultant de l’agence de ren­sei­gne­ment NSA ris­que tren­te ans de pri­son, l’infamie et l’isolement à vie si les agents amé­ri­cains l’arrêtent. Il se trou­ve blo­qué en Rus­sie depuis juillet 2013 avec un visa d’un an qui ne sera sans dou­te pas renou­ve­lé. À défaut d’avoir obte­nu l’asile au « pays des droits de l’homme » (la Fran­ce 😳 *) , il sera peut-être accueilli au Bré­sil dont la pré­si­den­te Dil­ma Rous­seff, très remon­tée contre ces pra­ti­ques d’espionnage géné­ra­li­sé, pour­rait bra­ver les mena­ces de rétor­sion états-unien­nes.

Pourquoi pas ?

Pour­quoi pas ?

Aux Etats-Unis mêmes, des sou­tiens se font de plus en plus jour. Et Oba­ma a été ame­né, ce 17 jan­vier, à annon­cer une réfor­me de la NSA. Ou du moins à fai­re sem­blant : la col­lec­te des don­nées conti­nue­ra, mais… sous super­vi­sion de la jus­ti­ce… Là aus­si, pen­dant la cri­se les affai­res conti­nuent. Mais c’est tout de même un signe que le plus grand lan­ceur d’alerte de l’Histoire a mar­qué des points dans son pro­pre pays. Il n’y est plus tout à fait le paria, le « traî­tre ». On a même vu appa­raî­tre un  » Mer­ci Edward Snow­den  » sur les bus de Washing­ton sous la for­me d’un pan­neau publi­ci­tai­re payé par des juris­tes de Part­ner­ship for Civil Jus­ti­ce… On dis­cu­te désor­mais de la clé­men­ce qui pour­rait lui être accor­dée. Mais au prix d’un mar­chan­da­ge, tel celui envi­sa­gé en décem­bre par Rick Led­gett, chef de l’unité mise en pla­ce par la NSA pour répon­dre aux fui­tes : une amnis­tie contre un arrêt des révé­la­tions… Washing­ton a cou­pé court. Mais le New York Times s’y est mon­tré favo­ra­ble :  » Consi­dé­rant l’énorme valeur des infor­ma­tions qu’il a révé­lées et les abus qu’il a expo­sés, M. Snow­den méri­te mieux qu’une vie d’exil per­ma­nent, de peur et de fui­te. Il a peut-être com­mis un cri­me mais il a ren­du à ce pays un grand ser­vi­ce. «   Et ce com­men­tai­re d’un lec­teur : « Ce n’est pas un par­don qu’il méri­te, c’est une récom­pen­se. Et les diri­geants qui ont affir­mé qu’ils ne nous espion­naient pas méri­tent d’être des­ti­tués ». L’opinion états-unien­ne demeu­re cepen­dant pour le moins par­ta­gée. Selon un son­da­ge ABC/ Washing­ton Post, 57 % des plus de 30 ans esti­ment que Snow­den devrait être pour­sui­vi. ce qui limi­te la pers­pec­ti­ve d’un « par­don ».

Avaaz a lan­cé une péti­tion à envoyer à Dil­ma Rous­seff pour qu’elle déci­de de sou­te­nir Edward Snow­den en lui accor­dant l’asile. Plus de 800.000 signa­tu­res enre­gis­trées à ce jour. Le mil­lion est espé­ré. On peut signer la péti­tion ici.

[Sour­ces : Wiki­pe­dia, Cori­ne Les­nes (Le Mon­de, Washing­ton), Avaaz.]

Le , le minis­tre de l’Intérieur, Manuel Valls, annon­ce avoir reje­té la deman­de d’asile d’Edward Snow­den : « La Fran­ce a reçu, com­me beau­coup d’autres pays, par l’intermédiaire de son ambas­sa­de à Mos­cou, une deman­de d’asile de Edward Snow­den. Comp­te tenu des élé­ments d’analyse juri­di­que et de la situa­tion de l’intéressé, il n’y sera pas don­né sui­te ». Plus pré­ci­sé­ment, ce n’est pas l’asile, au sens usuel du ter­me (dont l’attribution est de la com­pé­ten­ce de l’Offi­ce fran­çais de pro­tec­tion des réfu­giés et apa­tri­des - OFPRA -), mais l’entrée sur le ter­ri­toi­re fran­çais qui lui a été refu­sée par les auto­ri­tés. [Wiki­pe­dia]


Fukushima. L’ex-président de l’autorité de sûreté nucléaire des États-Unis, ennemi de l’intérieur

g-jaczko-nucleaire-fukushima-usaEx-pré­si­dent de l’autorité de sûre­té nucléai­re des Etats-Unis, Gre­go­ry Jacz­ko vient de jeter un sacré pavé dans la mare nucléa­ris­te. « Ce qui s’est pas­sé à Fuku­shi­ma est tout sim­ple­ment inac­cep­ta­ble » a-t-il décla­ré dans un entre­tien évi­dem­ment repris par le réseau Sor­tir du nucléai­re. Il n’est pas le pre­mier à dénon­cer les insup­por­ta­bles consé­quen­ces de tout acci­dent nucléai­re, dont l’éventualité – sinon la pro­ba­bi­li­té – n’exclut aucu­ne ins­tal­la­tion nucléai­re dans le mon­de. La nou­veau­té, en l’occurrence, vient de l’auteur de cet­te dénon­cia­tion, à savoir l’un des haut res­pon­sa­bles de la sûre­té nucléai­re des Etats-Unis où les pro­nu­cléai­res, faut-il le sou­li­gner ? le consi­dè­rent désor­mais com­me un enne­mi.


États-Unis. Nouvelle suspension de la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, journaliste noir

Ph. X.

Résistant à l'injonction de la Cour Suprême des Etats-Unis, qui lui demandait de revoir sa décision, la Cour d'Appel Fédérale de Philadelphie vient de confirmer pour la deuxième fois en trois ans la suspension provisoire de la condamnation à mort du journaliste noir américain Mumia Abu-Jamal. Cette décision est assortie de l'obligation pour la justice de Pennsylvanie de sélectionner un nouveau jury dans les 180 jours. Ce jury devra rendre son verdict avec malheureusement pour seule alternative de statuer entre la peine de mort ou la prison à perpétuité. Dans l'attente, Mumia Abu-Jamal ne quittera pas du couloir de la mort.

Dès que l'arrêt de la Cour d'Appel a été rendu public, le procureur afro-américain de Pennsylvanie récemment élu, Seth Williams, a immédiatement fait savoir qu'il entendait faire appel pour contester la décision auprès de la Cour Suprême des Etats-Unis.

 

Bien que la justice fédérale ne remette pas en cause la culpabilité de Mumia Abu-Jamal et que la Cour Suprême des Etats-Unis a rejeté en 2010 ses recours portant sur la demande d'un nouveau procès, la décision de la Cour d'Appel est un camouflet pour la plus haute juridiction américaine. C'est un succès à mettre à l'actif de l'équipe de défense, conduite hier par Maître Robert R. Bryan, aujourd'hui par Maître Judith Ritter, et de la mobilisation de ses nombreux soutiens dans le monde entier.

 

Ce nouvel espace judiciaire est un encouragement à poursuivre et à developper la solidarité en faveur de cet homme devenu l'une des figures emblématiques du combat contre la peine de mort aux Etats-Unis et partout dans le monde. Depuis bientôt 30 ans dans le couloir de la mort, Mumia Abu-Jamal clame son innocence. A l'occasion de son 57e anniversaire, des rassemblements ont eu lieu à Paris, Marseille et Rennes pour interpeller les autorités américaines sur le déni de justice dont il est victime et sur l'insupportable torture mentale qu'est l'acte inhumain d'exécution.

 

Ce samedi 30 avril, la ville de Saint-Denis (93) célèbrera le 5e anniversaire de la seule rue au monde qui porte le nom de Mumia Abu-Jamal, en présence d'une délégation américaine et de l'équipe de défense du journaliste.

 

> Le Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal, rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises, est membre de la coalition mondiale contre la peine de mort http://www.mumiabujamal.com

 

 

(43, boulevard de Magenta 75010 Paris - Tél : 01 53 38 99 99 - abujamal@free.fr)

> Liste de diffusion du Collectif unitaire national de soutien  Mumia Abu-Jamal  : http://secure.mrap.fr/Liste-de-diffussion-du-

> Lire également sur ce blog : http://c-pour-dire.com/2010/11/etats-unis-mumia-abu-jamal-journaliste-noir-dans-le-couloir-de-la-mort/

 


La crise comme un (mauvais) roman. « Leur arracher le cœur et le bouffer avant qu’ils crèvent ! »

« Fric, krach et gueule de bois : le roman de la crise ». C’était sur France 2 mardi soir. Cinquante ans de dérives libérales ramassés en une heure et demie, une gageure plutôt réussie, y compris avec ses lacunes inévitables (entre autres, l'optimisme béat d'Orsenna à la fin…). Même si, transposée dans la finance mondialisée, la référence à « Règlement de comptes à OK-Coral » ne saurait tout expliquer de la Crise, elle en illustre tout de même bien la démence irrationnelle.

L'ex-boss de Lehman Brothers, surnommé "le gorille"…

Quelques passages de l’émission télé valaient leurs pesants de cotations boursières. En particulier celui qui montre le président de Lehman Brothers, Dick Fuld, avec son profil de carnassier, la caricature du capitaliste psychopathe qui voit le péril en la demeure et menace : « On va serrer très fort ! Comprenez-moi bien [c’est une vidéo interne, il s’adresse à ses collaborateurs, qui ricanent en choeur], on va coincer tous ceux qui ne peuvent plus rembourser, et on va serrer très fort ! Ce n’est pas que je veux leur faire du mal… Non, je ne suis pas comme ça… je suis quelqu’un de doux et d’aimable… Non, ce que je veux, c’est les attraper, leur arracher le cœur et le bouffer avant qu’ils crèvent ! » Ça fait froid dans le dos. Et on pense à ces milliers, millions même, d’Américains jetés de leurs logements. Sans parler des conséquences subies dans le monde entier.

Voyez ce grand moment illustrant la névrose liée à l’avidité du fric. En comparaison, Dracula fait… pâle figure. Extrait vidéo : 4 mn


La crise, un roman. « Leur arracher le cœur et le bouffer »


États-Unis. Mumia Abu-Jamal, journaliste noir, dans le « couloir de la mort »

Ce  mardi 9 novembre, la cour d’appel fédérale de Philadelphie examine à nouveau le cas de Mumia Abu-Jamal, journaliste noir américain dans le "couloir de la mort" depuis 29 ans. La cour décidera de la sentence définitive : peine de mort ou prison à perpétuité. La question est de savoir si elle résistera à l’injonction de la Cour suprême des Etats-Unis en refusant de donner le feu vert à l’exécution. Cet homme se trouve  privé du droit élémentaire à défendre son innocence, ainsi que le prétend son comité de défense – sans parler, bien entendu de la lutte conjointe des abolitionnistes.

Ph. X.

En 2008, le même tribunal avait rendu son jugement : le procès de 1982 à l’issue duquel Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort était entaché de racisme. La cour reconnaissait ainsi que les droits constitutionnels de l’accusé n'avaient pas été respectés. De ce fait, elle annulait sa condamnation à mort mais confirmait sa culpabilité…  Mumia Abu-Jamal n’est donc pas à l’abri d’une nouvelle condamnation à mort, ni d’un enfermement à vie.

Ce mardi donc, dans de nombreux pays, des initiatives interpelleront les autorités américaines pour formuler l’exigence de justice et de liberté en faveur de Mumia Abu-Jamal. En France, des rassemblements auront lieu devant les représentations consulaires des Etats-Unis. Ce sera notamment le cas à Marseille avec un rassemblement à partir de 18h devant le consulat des États-Unis, à l’angle de la rue Edmond Rostand et du bd Paul Peytral, VIe arrondissement.

Le Collectif français de soutien à Mumia Abu-Jamal appelle également à participer à la campagne internationale d’interpellation de Barack Obama en signant la pétition en ligne à son attention sur www.mumiabujamal.net… comme l’ont déjà fait , entre autres : Danielle Mitterrand (France), Günter Grass (Allemagne, prix Nobel de littérature), Mgr Desmond Tutu (Afrique du Sud, prix Nobel de la paix), Fatima Bhutto (Pakistan, écrivaine), Noam Chomsky (États-Unis, philosophe), Ed Asner (États-Unis, acteur et produc teur), Mike Farrell (États-Unis, acteur), Michael Radford (États-Unis, réalisateur, Oscar du meilleur film pour Il Postino / Le Facteur), Colin Firth (Royaume-Uni, acteur et co-réalisateur du film In Prison My Whole Life sur l’affaire Mumia Abu-Jamal), Robert Meeropol (États-Unis, fils de Julius et Ethel Rosenberg).

Sur Mumia Abu-Jamal et l'origine de l' "affaire" qui l'a jeté dans la machine judiciaire : http://www.mumiabujamal.net



Mort de Lena Horne. Le charme plus que le swing

Lena Hor­ne dans La Pluie qui chan­te (1946)

Hele­na Hor­ne, dite Lena, vient de mou­rir aux États-Unis à 92 ans. Je prends les devants car je vois débou­ler à son sujet la cli­che­ton­ne­rie média­ti­que qui jamais ne  som­meille. Ce midi, sur Fran­ce Inter, on a eu droit à une queue de jour­nal avec un bout de Stor­my Wea­ther saluant la « gran­de dame du jazz »… Peu après, c’est lemonde.fr qui nous res­ser­vait la même sou­pe à base de la même « gran­de dame du jazz ». Mar­man­de doit être aux cham­pi­gnons ou quoi, alors, on col­ma­te com­me on peut.

Gran­de, Lena Hor­ne le fut sur­tout par sa beau­té. Une beau­té assez hol­ly­woo­dien­ne, pour être jugée pré­sen­ta­ble aux yeux de l’Amérique blan­che et racis­te. Peau clai­re, traits fins, sil­houet­te féli­ne – elle fut sur­nom­mée « la tigres­se » –, Lena Hor­ne connut sur­tout le suc­cès au ciné­ma:  Cabin in the sky (1942), Broad­way Rythm, Swing Fever (1944), Zieg­feld Fol­lies (1946). Mais c’est sur­tout Stor­my Wea­ther (1943) qui la consa­cre par son char­me et un éro­tis­me dis­cret, voi­re mys­té­rieux.

En plus de n’être pas très blan­che, Lena en vint aus­si à épou­ser un juif amé­ri­cain, Hay­ton, l’un des pre­miers chefs d’orchestre et arran­geurs de la MGM. Des stu­dios désap­prou­vent cet­te union « inter-racia­le » et le cou­ple est mis au ban. Dans les années cin­quan­te, le cou­ple est accu­sé d”« acti­vi­tés anti-amé­ri­cai­nes » ce qui vau­dra à Lena Hor­ne une tra­ver­sée du désert émaillée de quel­ques dis­ques qu’elle par­vient tout de même à enre­gis­trer pour RCA. Ses der­niers enre­gis­tre­ments paraî­tront chez Blue Note, sans révé­ler un éclat par­ti­cu­lier. En fait, Lena Hor­ne man­quait plu­tôt de swing. Elle fut plus une chan­teu­se de char­me que de jazz. Mais cer­tes, quel char­me !

»> Voir aus­si un de mes papiers de 2005 ain­si que sur Wiki­pe­dia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lena_Horne

»> Et puis la voir et l’entendre, rien de tel après tout…Lena Hor­ne - Stor­my Wea­ther (1943)


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

  • Traduire :

  • Abonnez-vous !

    Saisissez votre @dresse pour vous abonner à « C’est pour dire » et recevoir un courriel à chaque nouvel article publié.

  • Twitter - Gazouiller

  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
    Licence Creative Commons

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le mon­de chan­ge »

  • Catégories d’articles

  • Salut cousin !

    Je dou­te donc je suis - gp

  • Calendrier

    avril 2017
    lunmarmerjeuvensamdim
    « Mar  
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    Copyright © 1996-2017 C’est pour dire. Tous droits réservés – sauf selon la license Creative Commons.
    iDream theme by Templates Next | Turbiné par WordPress