On n'est pas des moutons

Mot-clé: panurgisme


Halte à la dissidence ! Halte aux attentats anti « smartphones » !

Pris sur Twit­ter en plei­ne cri­se d’anormalité, ce dis­si­dent attra­pé au col­let par la vidéo-sur­veillan­ce, sera bien­tôt tra­duit devant le tri­bu­nal de Big Bro­ther. Nul dou­te que cet atten­tat à la smar­ti­tu­de télé­pho­ni­que sera puni avec la sévé­ri­té qui s’impose. Et que cet­te scè­ne déplo­ra­ble ser­ve de leçon aux éven­tuels délin­quants, heu­reu­se­ment de plus en plus rares !

dissident_2016

Aujourd’hui , en Fran­ce, sur un quai de gare… [Ph. d.r.]


Capitalisme netarchique. Plein de clics, plein de fric

Sur son blog et dans sa revue de pres­se domi­ni­ca­le, mon cama­ra­de Daniel Chai­ze ne man­que pas de décou­per les meilleurs mor­ceaux dans le lard de la bête média­ti­que. Exem­ple, extrait de Libé de same­di :

[…] Les capi­ta­lis­tes netar­chi­ques (Face­book, Goo­gle, Ama­zon, …) fonc­tion­nent avec 100 % des reve­nus pour les pro­prié­tai­res et 0 % pour les uti­li­sa­teurs qui cocréent la valeur de la pla­te­for­me. C’est de l’hyperexploitation ! Ce sont des modè­les para­si­tai­res : Uber n’investit pas dans le trans­port, ni Airbnb dans l’hôtellerie, ni Goo­gle dans les docu­ments, ni You­Tu­be dans la pro­duc­tion média­ti­que.

Michel Bau­wens, théo­ri­cien de l’économie col­la­bo­ra­ti­ve, Libé­ra­tion, 21 mars 2015

C’est dit et bien dit. On n’aura moins d’excuses à cli­quer com­me ça, ingé­nu­ment et à tour de bras, pour un oui ou un non, pour un rien. Cha­cun de nos clics (à part sur les blogs inno­cents et purs de tout com­mer­ce – et qui enri­chis­sent au sens noble) finis­sent en mon­naie son­nan­te et non tré­bu­chan­te : pas la moin­dre hési­ta­tion quand il s’agit d’engrosser les escar­cel­les déjà débor­dan­tes des capi­ta­lis­tes netar­chi­ques – rete­nons l’expression.

C’est ain­si, en effet, que les plus gros­ses for­tu­nes mon­dia­les se sont consti­tuées à par­tir de petits riens, mul­ti­pliés par trois fois rien, ce qui finit par fai­re beau­coup et même énor­me ! C’est là l’application moder­ne d’un des fon­de­ments de l’accu­mu­la­tion du capi­tal, com­me disait le vieux bar­bu : ven­dre « pas cher » de façon à ven­dre beau­coup. Pas cher : jus­te au-des­sus du prix que les pau­vres peu­vent payer, quit­te à s’endetter – les ban­ques, c’est pas pour les chiens. Et l’avantage, avec les pau­vres, c’est qu’ils sont nom­breux et se repro­dui­sent en nom­bre !

Cet­te fois, ces netar­chi­ques font enco­re plus fort : ils ven­dent du vent et en tirent des for­tu­nes. Et, sur­tout, sans don­ner l’impression qu’ils s’empiffrent ! Ni qu’ils nous escro­quent puisqu’ils « ren­dent ser­vi­ce », ces bra­ves gens, en « flui­di­fiant l’économie », qu’ils pom­pent sans ver­go­gne – et sans même payer d’impôts dans les pays d’implantation ! –, rui­nant des sec­teurs entiers dans les­quels les pau­vres sur­vi­vaient en trou­vant quel­que rai­son d’exister socia­le­ment.

Voyez les taxis, par exem­ple. Une tech­no­lo­gie exploi­tée par des filous (Uber) a com­men­cé à les ren­dre obso­lè­tes, désuets quoi, bons à jeter. Ils avaient un métier (quoi qu’on puis­se dire de cer­tains d’entre eux, mar­gou­lins à l’ancienne), une pla­ce et une fonc­tion socia­les, par­ti­ci­paient à l’économie géné­ra­le de l’échange. N’importe qui (au chô­ma­ge par exem­ple) peut désor­mais les rem­pla­cer, au pied levé, et au noir bien sou­vent…

1984-orwell

1984”, film de Michael Rad­ford d’après Geor­ge Orwell

Ain­si se détruit tout un tis­su, cer­tes non par­fait, mais dont la dis­pa­ri­tion sera dom­ma­gea­ble à l’ensemble de nos socié­tés.

Ain­si nais­sent les nou­veaux empi­res, par glis­se­ments insen­si­bles dans la déma­té­ria­li­sa­tion des échan­ges et d’une gran­de par­tie de la pro­duc­tion mar­chan­de.

Ain­si s’instaure le nou­vel impé­ria­lis­me, que ni Hux­ley ni Orwell n’avaient ima­gi­né dans sa for­me, mais qui réa­li­se bien le contrô­le mon­dial de l’économie sous la tota­li­té (tota­li­tai­re), ou qua­si tota­li­té, de ses varian­tes. Avec, com­me corol­lai­re – à moins que ça n’en consti­tue les pré­mis­ses – le contrô­le phy­si­que et men­tal des indi­vi­dus (déjà bien avan­cé !), le plus sou­vent avec leur consen­te­ment pas­sif – ce qui est le fin du fin dans l’accomplissement de l’aliénation géné­ra­le.

Mais où sont les labo­ra­toi­res de la révo­lu­tion qui s’opposera à ce désas­tre annon­cé ? Les netar­chi­ques seraient-ils déjà en train de s’en occu­per ?…


Alors, les yeux de Liz : violets, émeraude, bleus ?

Post scrip­tum. Ah ben, à en croi­re Libé du jour, ils ne sont pas rou­ges non plus…

Dans le même « JT » de 20 heu­res, hier, Liz Tay­lor a été célé­brée pour  la beau­té de ses yeux suc­ces­si­ve­ment qua­li­fiés vio­lets, éme­rau­de, puis bleus. Éblouis, sub­ju­gués, aveu­glés nos égre­neurs de nou­vel­les ! Une pho­to en noir et blanc s’impose donc pour tran­cher ce si déli­cat et fon­da­men­tal point d’actualité et même d’Histoire. Cel­le d’Hollywood com­me tem­ple de la mytho­lo­gie spec­ta­cu­lai­re, cel­le qui brouille la hié­rar­chie des valeurs en s’imposant com­me valeur pre­miè­re : la vedet­te, la star, l’idole, l’Argent-roi, le sen­ti­men­ta­lis­me exhi­bé, l’exhibition « sacra­li­sée », la beau­té inju­riant la misè­re – bref, tou­te l’injustice du mon­de, la magni­fi­cen­ce outran­ciè­re du pipo­le qui gou­ver­ne ce mon­de. Une étoi­le s’éteint, l’univers vacille.

 


Le « médiocre bachelier » présidentiel ne garantit pas l’excellence journalistique

Reve­nons à nos mou­tonssss’. Et pré­ci­sé­ment à nos panur­giens jour­na­leux. Same­di 26, Libé­ra­tion publie en tête de rubri­que « cour­rier » la let­tre d’un cer­tain « Jean-Ber­nard Gon­za­lez, pro­fes­seur retrai­té ». Sous le titre « Nico­las Sar­ko­zy, médio­cre bache­lier », on lit : « […] Il se trou­ve que j’étais mem­bre du jury qui a fait pas­ser les épreu­ves du bac B à notre futur pré­si­dent au lycée Moliè­re (Paris XVIe) en 1973 : les notes d’écrit du can­di­dat n°18917, étaient tel­le­ment médio­cres (7/20 en fran­çais, 8/20 en mathé­ma­ti­ques, 9/20 en phi­lo­so­phie…) qu’il lui a fal­lu pas­ser l’oral pour être reçu sans men­tion. » Tout ça pour démen­tir le pro­pos de « Mar­tial, ingé­nieur » qui, dans Libé du 7 mai, affir­mait : « Il [Sar­ko­zy] a eu le bac avec men­tion très bien. »

Cela me serait bien égal s’il ne s’agissait une fois de plus de l’insoutenable légè­re­té jour­na­lis­ti­que. Sans voler au secours de l’impétrant bache­lier d’alors ( !), on peut, on doit même se deman­der com­ment un pré­ten­du prof retrai­té pour­rait avoir mémo­ri­sé – ou même retrou­vé – les notes du can­di­dat « 18917 »… Sauf à avoir enfreint l’anonymat des dos­siers… en pré­mo­ni­tion d’une élec­tion pré­si­den­tiel­le et dans le but de le res­sor­tir 34 ans après… Ouaf-ouaf !

Mais ce n’est pas tout ! Le mer­cre­di sui­vant [30/05/07], le Canard enchaî­né repre­nait l’ « info » com­me pain béni et sans plus de véri­fi­ca­tion ni recou­pe­ment. Titré « Élè­ve Sar­ko, au piquet ! », le papier signé C.N. citait tex­to l’extrait ci-des­sus de la let­tre parue dans Libé, tan­dis que son auteur deve­nait Gon­za­les – ce qui sem­ble plus confor­me à l’orthographe espa­gno­le, il est vrai, mais pas à la signa­tu­re ori­gi­na­le. Et le Canard d’embrayer sur les autres peaux d’âne du pré­si­dent, et notam­ment sur son « non diplô­me » de Scien­ces Po, une véri­té réta­blie dans le nou­veau CV de Sar­ko­zy – du moins si l’on en croit Le Canard.

Pas de quoi fouet­ter un chat. Un chat, non. Mais des plu­mi­tifs, y com­pris pal­més, si !


Trente-huit moins quatre

cpaveyron_d20070212.1171277535.jpgSur tren­te-huit quo­ti­diens régio­naux de ce lun­di, qua­tre n’affichaient rien en une de la grand-mes­se de Ségo­lè­ne Royal. Pour les rédac­tions en chef de Cen­tre Pres­se (Rodez), L’Éclair (Pau), Le Petit Bleu (Agen) et Le Pro­grès (Lyon) ; donc pour ces qua­tre titres et acces­soi­re­ment leurs lec­teurs, la pres­ta­tion de la can­di­da­te socia­lis­te serait un non évé­ne­ment. Cel­le du can­di­dat de l’UMP tout autant d’ailleurs.

Pour avoir si sou­vent ici dénon­cé le panur­gis­me des médias, j’aurais mau­vai­se grâ­ce à me plain­dre de ces qua­tre « vilains canards ». Com­ment ne pas igno­rer l’événement sans pour autant fai­re allé­gean­ce quand on se veut indé­pen­dant ? – à condi­tion de l’être en tou­te cir­cons­tan­ce, ce qui res­te évi­dem­ment à prou­ver !
petitbleu_d20070212.1171277731.jpgprogres_d20070212.1171277770.jpgeclairpyr_d20070212.1171277662.jpg
Tou­jours la ques­tion de cet­te néces­sai­re dis­tan­ce cri­ti­que : être au cœur de l’actualité ; puis pren­dre du recul – c’est le temps de la réflexion et de l’écriture dis­tan­cées. En quoi le par­ti de l’information ne sau­rait se confon­dre avec celui des « pêcheurs à la ligne ».


Mimétisme

Un pro­cu­reur, à Mar­seille, a lâché le mot : mimé­tis­me. Les voyous incen­diai­res d’un bus auraient agi ain­si, en imi­tant leurs devan­ciers, héros des ban­lieues pari­sien­nes. À quoi ils auraient été inci­tés par « les médias ». Deux remar­ques :

– Le magis­trat me fait pen­ser à ces Dia­foi­rus pre­nant l’effet pour la cau­se et qui, pour mas­quer leur igno­ran­ce, l’habillent de mots fort savants. « Mimé­tis­me », cer­tes, ne relè­ve pas du voca­bu­lai­re exor­bi­tant du droit com­mun… Pas cer­tain cepen­dant que chez les peti­tes frap­pes du quar­tier Saint-Jérô­me il ne soit pris pour une mala­die étran­ge.

Si un pro­cu­reur peut par­ler com­me un tou­bib, son rôle n’est tou­te­fois pas de soi­gner. Il est là pour accu­ser, au nom de la Répu­bli­que et de la socié­té. À cel­les-ci d’apporter leurs remè­des. Qui eux-mêmes résul­tent d’un diag­nos­tic, lequel enfin remon­te au niveau moral et social de la Cité – ce qu’on appel­le la poli­ti­que.

– En par­lant de mimé­tis­me, le magis­trat mar­seillais a donc aus­si poin­té du doigt les médias. Savoir si les­dits jour­naux, radios, télés en ont fait des ton­nes sur l’affaire est une ques­tion ouver­te : quand est-ce qu’on en dit trop ou pas assez ? A moins que, au delà du quan­ti­ta­tif, la ques­tion ne soit plu­tôt cel­le du com­ment on sai­sit les faits, com­ment on se sai­sit de leur com­plexi­té. Com­ment on appri­voi­se la machi­ne avant son embal­le­ment : plus de « tenue de rou­te », plus de volant res­pon­sa­ble, plus de freins éthi­ques.

Une autre ques­tion me tara­bus­te, que j’aborde sou­vent ici, cel­le du mimé­tis­me intra et inter média­ti­que. Com­me la Facul­té, je recours aus­si à un mot même pas dans les dicos : panur­gis­me, en réfé­ren­ce aux mou­tons du fameux Panur­ge, ber­ger de son état – com­me se voient aus­si volon­tiers cer­tains jour­na­lis­tes. Tan­dis que la plu­part des autres ont géné­ra­le­ment opté pour l’état de mou­tons (doci­les), bre­bis (bêlan­tes) se dépla­çant dans l’actualité com­me autant de trou­peaux agis par le Panur­ge invi­si­ble qui les ras­sem­ble et les pous­se vers les mêmes lieux com­muns. Ain­si en fut-il de la décla­ra­tion du pro­cu­reur mar­seillais : il a dit « mimé­tis­me » et, com­me un seul mou­ton, le trou­peau tout entier des médias domi­nants et de leurs doci­les agneaux s’est mis à bêler « mimé­tis­me », « mimé­tis­me », « mimé­tis­me »…

« Les jeu­nes auraient agi par mimé­tis­me », a ain­si enton­né la gent jour­na­lis­ti­que qui sur ce cha­pi­tre, il est vrai, sait en fai­re des fro­ma­ges (de bre­bis). Illus­tra­tion « vivan­te » avec les fameux mar­ron­niers, ces ren­dez-vous de l’actualité sai­son­niè­re : la Tous­saint qui, cet­te année enco­re, est tom­bée le 1er novem­bre… Avec une varian­te sans dou­te due à un lob­bying des cré­ma­tis­tes puisqu’on a eu droit – tous médias confon­dus – à des sujets mul­ti­ples autant qu’identiques sur la dis­per­sion des cen­dres. De ce point de vue, la Tous­saint 2006 aura été d’un bon cru ; sans tou­te­fois déro­ger à la loi mou­ton­niè­re que je résu­me­rai ain­si : agir com­me tout le mon­de et donc com­me les autres, tou­jours dans le même sens, quel qu’il soit d’ailleurs, sans se deman­der d’où vient le vent. Le niveau de conta­gion est deve­nu tel que les bre­bis éga­rées ont peu de chan­ces de sur­vi­vre (Poli­tis, secou­ru par ses trop rares lec­teurs).

C’est une pan­dé­mie. Ses cau­ses ?
Une stan­dar­di­sa­tion des for­ma­ta­ges jour­na­lis­ti­ques dans les lieux de for­ma­tion, en répon­se à l’exigence – d’ailleurs non for­mu­lée – des entre­pre­neurs média­ti­ques et du Mar­ché. A l’image de la mar­chan­di­se, les pro­duits média­ti­ques s’alignent sur les goûts com­muns, l’uniformisation. Voi­ci nos jour­na­lis­tes en uni­for­mes invi­si­bles – mais de plus en plus voyants –, embou­chant les mêmes trom­pet­tes d’un métier bouf­fé par les finan­ciers, gan­gre­né par la com’, mité du dedans. Quand les jour­na­lis­tes ne pro­dui­sent plus de sens, mais d’abord des arti­cles de consom­ma­tion cou­ran­te.


Canards, poulets et moutons dans la basse-cour panurgique

1panurge
S’il est une épi­dé­mie, voi­re une pan­dé­mie, qu’on ne contrô­le enco­re pas, c’est bien cel­le qui frap­pe les médias sous sa for­me dévas­ta­tri­ce : la panur­gi­te. Sou­vent dénon­cé ici, le mal n’en conti­nue pas moins de sévir et de se répan­dre. «Ils n’en mou­raient pas tous…», hélas !

Panur­gi­te [panyr­jit]  n. f. • 2004; selon «c’est pour dire» : inflam­ma­tion aiguë du sys­tè­me infor­ma­tif frap­pant les orga­nis­mes média­ti­ques de maniè­re mou­ton­niè­re et galo­pan­te. Ten­dan­ce à repro­dui­re une même infor­ma­tion sous des for­mes plus ou moins varia­bles ou iden­ti­ques, selon les cas. S’apparente à l’écho­la­lie [eko­la­li] n. f.  • 1885; en all. 1853; gr. êkhô et lalia «bavar­da­ge». Neu­rol. Répé­ti­tion auto­ma­ti­que des paro­les (ou chu­tes de phra­ses) de l’interlocuteur, obser­vée dans cer­tai­nes apha­sies.  [Robert].

Tout ça pour dire que le mal sévit gra­ve­ment par ces temps de grip­pe frap­pant plus les canards que les mou­tons. Il est vrai que les canards aiment beau­coup déam­bu­ler en trou­peaux can­ca­nant. Ain­si entend-on de par­tout et à satié­té, de tou­tes les bas­ses-cours média­ti­ques, bruits d’épidémie, pan­dé­mie, aler­te, virus, vac­cins, pou­lets, mous­ti­ques, chats, veaux, vaches, cochons… Sans par­ler du gali­ma­tias chif­fré à base 20, 50, 10, 60 pour cent, selon l’appareil à mesu­rer la chu­te des ven­tes
de pou­lets.

En fin de comp­te, les uns et les autres bêlent à l’unisson, tou­jours prêts à sau­ter ensem­ble dans le pré­ci­pi­ce des rumeurs et croyan­ces, là où la rai­son infor­man­te suf­fi­rait bien.

Aucun mas­que ne peut pro­té­ger d’un tel mal, sinon le modè­le inté­gral, gen­re cas­que, cou­vrant les yeux et les oreilles.

Pom­pon d’Or et Pan­tou­fles du même métal (y avait long­temps !) pour ces JP (Jeux panur­gi­ques) à Fran­ce Inter et son Télé­pho­ne son­ne inti­tu­lé : «Les médias en font-ils trop sur la grip­pe aviai­re ?»

Nota bene : Rele­vons tou­te­fois que – mou­ton échau­dé crai­gnant l’eau froi­de – le mal n’a pas sévi de même s’agissant de l’affaire du jeu­ne hom­me séques­tré et mar­ty­ri­sé. Le sou­ve­nir cui­sant de la faus­se agres­sion anti­sé­mi­te du RER pari­sien étant enco­re vif dans les frê­les mémoi­res des rédac­tions.


Après JO… Y a-t-il un plan B pour la France ?

J’en dis­cu­tais ce soir avec mon pote Faber, très vif à réagir [Sin­ga­pour, mor­ne plai­ne] sur le trai­te­ment de cet­te affai­re des JO : il s’agit bien, une fois de plus, de consta­ter et déplo­rer le panur­gis­me média­ti­que, cet­te pen­sée uni­que du jour­na­lis­me en action res­trein­te. Par­ler du sujet, bien enten­du – et com­ment, même ! Il y a tant à dire sur ces mani­fes­ta­tions mon­dia­li­sées, miroir impla­ca­ble de ce mon­de, le nôtre, ren­du à la vision mono­cu­lai­re des médias.

Bien sûr qu’il fal­lait trai­ter cet­te affai­re, et bien la trai­ter, c’est-à-dire aus­si com­plè­te­ment que pos­si­ble, tenants et abou­tis­sants inclus à par­tir des pos­si­bles – et en par­ti­cu­lier de l’hypothèse « plan B ». Bis repe­ti­ta, hélas. Amer clin d’œil au len­de­main de sur­do­se pro-trai­té euro­péen, et confir­ma­tion que la sur­di­té est bien ins­tal­lée dans le sys­tè­me des médias domi­nants. A moins que l’infirmité ne soit congé­ni­ta­le, ce qui obli­ge­rait à pous­ser l’analyse et la réflexion jusqu’au pro­ces­sus même de l’information « moder­ne » : quels en sont les consti­tu­tifs ou les élé­ments de déri­ve, les « vices cachés » ou modes opé­ra­toi­res fla­grants ? Bref, de quoi mou­dre pour la pro­fes­sion et ses ana­lys­tes.

Et, jus­te­ment, voi­là de l’eau au mou­lin appor­tée sans atten­dre sous la for­me d’un excel­lent papier du non moins excel­lent site « Le Cor­de­lier, l’observatoire des éli­tes ». En voi­ci un extrait, paru ce jour sous le titre en coup de pied de l’âne : « Après JO... Y a-t-il un plan B pour la Fran­ce ? ». C’est signé Peter Covel.

« Main­te­nant que nos éli­tes ne dis­po­sent plus de 2012 pour seul et uni­que pro­jet natio­nal, peut-être qu’un véri­ta­ble cap va être déci­dé... On peut tou­jours rêver.

Après la cla­que du Non au réfé­ren­dum sur le trai­té consti­tu­tion­nel, l’obtention des JO 2012 a été la der­niè­re bran­che à laquel­le le haut cler­gé poli­ti­que, éco­no­mi­que, média­ti­que et cultu­rel s’est rac­cro­ché pour « redon­ner le moral aux Fran­çais ».

Mais c’est Lon­dres qui orga­ni­se­ra les JO de 2012.

Pen­dant des semai­nes Paris 2012 a été le seul et uni­que pro­jet natio­nal, le seul des­tin pro­po­sé au pays par ses éli­tes, la solu­tion à tous les pro­blè­mes de la Fran­ce, le chô­ma­ge, le com­mu­nau­ta­ris­me, la régu­la­tion éco­no­mi­que, l’Europe, les sys­tè­mes de pro­tec­tion socia­le...

Et voi­là que la per­fi­de Albion, après avoir pris les rênes d’une Euro­pe bles­sée soi-disant par le non Fran­çais, nous ravit notre seul et uni­que espoir.

On était déjà quel­que peu atter­ré par l’unanimisme chau­vin des médias, qui der­riè­re les poli­ti­ques, et man­geant dans la main de Dela­noë, nous don­naient vain­queurs par avan­ce, for­cé­ment.

Alors bien sûr on finit par s’habituer aux dis­cours uni­ques et à la pro­pa­gan­de miel­leu­se offi­ciel­le (écou­ter à cet égard, le der­nier dis­cours pres­que enfan­tin à for­ce de naï­ve­té et de bons sen­ti­ments de Dela­noë vaut son pesant de rire sar­do­ni­que).

Mais que dire de cet espoir pué­ril et capri­cieux que nos éli­tes ont mis dans Paris 2012 ? A croi­re que cela devait nous fai­re par­don­ner le Non, ren­dre à la Fran­ce son dyna­mis­me éco­no­mi­que, son pres­ti­ge cultu­rel, son ima­ge euro­péen­ne, sa cohé­sion natio­na­le ?

Était-ce là le seul des­sein pour la Fran­ce ?

Main­te­nant que nous ne l’avons plus, nos éli­tes doi­vent donc répon­dre à la ques­tion, poli­ti­que s’il en est : Que fai­re ? Que fai­re ensem­ble ? Quel des­tin pour notre pays ?

Il est conster­nant d’observer que les JO ont consti­tué le seul pro­jet col­lec­tif pro­po­sé après les remi­ses en cau­se glo­ba­les du 21 avril 2002 et du 29 mai 2005.

Au moins, la per­te de cet­te pers­pec­ti­ve va peut-être nous pous­ser à trou­ver un vrai cap... Mais ce n’est même pas sûr.

A la veille de la déci­sion du CIO, seul le site inter­net Media Ratings a tem­pé­ré l’enthousiasme géné­ral des médias fran­çais en se basant, non sans intel­li­gen­ce, sur les paris des book­ma­kers anglais.

Aujourd’hui, la décep­tion aidant, il est évi­dent que l’on va trou­ver tou­tes sor­tes de rai­sons plus ou moins obtu­ses à la défai­te, dans un grand exer­ci­ce de culpa­bi­li­sa­tion dont les médias ont le secret : Par­mi l’une des pre­miè­res, enten­due sur Fran­ce 2 tout de sui­te après le ver­dict : les Anglais sont plus forts en lob­bying que nous (sous enten­du : « eux ont par­ti­ci­pé à la cor­rup­tion du CIO, pas nous »).

Le Cor­de­lier veut bien pren­dre le pari qu’aucun média ne remet­tra en cau­se la com­pé­ten­ce de l’équipe de la can­di­da­tu­re de Paris.

Aucun n’a vu venir la dérou­te, alors que la Fran­ce a héber­gé les JO d’hiver à Albert­vil­le en 1993 et que Lon­dres n’avait rien eu depuis... 1948. Aucun n’a pipé mot devant l’autosatisfaction évi­den­te et hau­tai­ne de Luc Bes­son.

Aucun ne s’interrogera sur le vide des dis­cours et inter­views à base de « tous les Fran­çais aiment les Jeux », « les Jeux c’est la ren­con­tre, le métis­sa­ge, la paix » et autres bille­ve­sées incon­sis­tan­tes et slo­gans mous de com­mu­ni­cants.

Un dis­cours tel­le­ment vide, léni­fiant et naïf qu’il est deve­nu uni­ver­sel.

Lire tout l’article de Peter Covel chez Le Cor­de­lier, ça vaut vrai­ment le détour.


Iter, le soleil, les étoiles, la lune… et “La Provence”


Donc, ce sera Cada­ra­che. Le sus­pens n’aura été que de mise. Il aura sur­tout ser­vi le Japon à fai­re mon­ter les enchè­res. N’est-il pas le grand gagnant de l’opération ? Il est inclus dans le pro­gram­me Iter, se trou­ve indem­ni­sé au dou­ble de ses espé­ran­ces, pour­ra lan­cer un autre pro­gram­me de recher­che – peut-être plus pro­met­teur –, n’aura pas à subir les ris­ques éco­no­mi­ques et éco­lo­gi­ques de l’expérimentation.

Bref, et j’en reviens à mes mou­tons média­ti­ques. Mou­tons est bien le mot. S’agissant de panur­gis­me, ce ne sera pas la pre­miè­re fois – ni hélas la der­niè­re – que je vais me pen­cher sur le quo­ti­dien de mon quo­ti­dien, celui qui, com­me moi, se trou­ve dans l’œil du cyclo­ne Ite­rien, à cet­te dif­fé­ren­ce que lui s’en délec­te benoî­te­ment. Ain­si nous pro­met-il les étoi­les. Et la lune avec.

Pour nous en tenir à la Une, en voi­ci une lec­tu­re entre les titres, là où se déga­ge le sens caché des cho­ses, là où les rap­pro­che­ments sem­blent hasar­deux. Voyons cela…

→ Lire le Post scrip­tum.

→ Lire aus­si le tex­te de Jean Gio­no, de 1961 : Pro­tes­ta­tion contre l’installation d’un cen­tre nucléai­re à Cada­ra­che.


Alléluia ! L’Airbus 380 a décollé à 10h29, acclamé par la foule des fidèles

1a380270405

C’est un fait : l’homme, cet ani­mal pen­sant, a besoin de s’émerveiller com­me « un enfant au bord de l’océan ». L’expression est de New­ton, ce qui tom­be bien, si j’ose dire, pour ce savant qui a for­mu­lé les lois de la gra­vi­ta­tion et au moment ou l’Airbus 380 vient de s’en arran­ger – et de la gra­vi­ta­tion, et de ses lois. L’avion géant a bien décol­lé de ter­re à 10h29 sous les hour­ras d’une fou­le ébau­bie. Et il est même reve­nu qua­tre heu­res après.

Si j’en par­le ici c’est en rai­son de l’«explosion» des visi­tes de «c’est pour dire» liées aux quel­ques réfé­ren­ces à Air­bus qui s’y trou­vent : plus de 700 visi­tes à 10 heu­res ! Ça me lais­se pan­tois puis­que si j’en par­le ici, c’est tout de même par le biais des médias, et plu­tôt pour déni­grer leur accès de panur­gis­me et l’absence, une fois de plus de recul cri­ti­que.

L’A380, com­me tou­te pro­duc­tion humai­ne, ne sau­rait attein­dre la per­fec­tion… divi­ne. Tout com­me le pape, ancien ou nou­veau. Et cet avion n’est jamais qu’un objet – fût-il admi­ra­ble –, qu’on se doit de consi­dé­rer com­me tel. Sans sou­mis­sion toté­mi­que, en se gar­dant de tout féti­chis­me. His­toi­re de s’élever dans la condi­tion humai­ne. Ni papo­lâ­trie, ni air­bus­so­lâ­trie. Mais ce sera dur, tant sem­ble insa­tia­ble cet­te soif de croyan­ces et de mer­veilleux. Sans dou­te même rejoint-elle les mythes fon­da­teurs, tel celui d’Icare qui, au fait, s’est brû­lé les ailes à trop s’approcher du soleil.

Voir la vidéo du décol­la­ge sur Fran­ce 3 (en cas de man­que…).

→ Ima­ges : Mais il vole ! Et « Fran­ce 3 Midi Pyré­nées » en perd son fran­çais.


Complément à la pétition. Le Grand Prix Panurge attribué aux médias de masse

L’événement pon­ti­fi­cal ayant en quel­que sor­te démo­né­ti­sé – pour un temps, allez ! – les fameu­ses Pan­tou­fles de notre célè­bre Pal­ma­rès…, «moi-je tout seul» déci­de d’attribuer le Grand Prix Panur­ge (GPP) à l’ensemble des médias de mas­se – pres­se, radio, télé. Ce prix récom­pen­se dans un même élan la com­mu­nau­té mou­ton­niè­re des jour­na­lis­tes en renon­ce­ment pro­fes­sion­nel.

Tou­te repen­tan­ce, quoi­que bien­ve­nue, sera exa­mi­née avec sévé­ri­té et dans la durée. Tout lec­teur de ces lignes peut et doit par­ti­ci­per au jury. Celui-ci, sou­ve­rain (puis­que répu­bli­cain, laï­que et civi­que…) juge­ra s’il y a lieu de par­don­ner, et à quel­les condi­tions, les offen­ses por­tées au Droit du public à une infor­ma­tion libre. Non mais !

Sacré Panur­ge !

«Sou­dain, je ne sais com­ment, le cas fut subi, je n’eus loi­sir de le consi­dé­rer, Panur­ge, sans autre cho­se dire, jet­te en plei­ne mer son mou­ton criant et bêlant.
Tous les autres mou­tons, criant et bêlant en pareille into­na­tion, com­men­cè­rent à se jeter et à sau­ter en mer après, à la file. La fou­le était à qui le pre­mier y sau­te­rait après leur com­pa­gnon. Il n’était pas pos­si­ble de les en empê­cher, com­me vous savez du mou­ton le natu­rel, tou­jours sui­vre le pre­mier, quel­que part qu’il aille».

Rabe­lais, Pan­ta­gruel : Le Quart Livre, cha­pi­tre VIII.

→ Le tableau repro­duit est de JP-Ser­rier. C’est une contri­bu­tion invo­lon­tai­re, ne par­ve­nant pas à le join­dre.


ÉCOLE ET MÉDIAS. Contre la complicité des gobeurs et des faiseurs d’« information »

Entre éco­le et médias, il y a matiè­re à mal­en­ten­dus. Jusqu’à same­di, la 16e Semai­ne de la pres­se et des médias dans l’école va ten­ter d’y confron­ter plus de qua­tre mil­lions d’élèves, dans 14.000 éta­blis­se­ments. Le thè­me rete­nu, «diver­si­té des médias et plu­ra­lis­me des opi­nions», ne man­que pas de piquant à l’ère des concen­tra­tions et reca­pi­ta­li­sa­tions sur le mode indus­triel. Une occa­sion aus­si pour les jour­na­lis­tes d’opérer sur eux-mêmes et leurs employeurs un néces­sai­re recul cri­ti­que.

Bonhomme

Nor­ma­le­ment, je dis bien nor­ma­le­ment, les 392.000 ensei­gnants – dont les quel­que 32.000 por­tés dis­pa­rus au front du com­bat péda­go­gi­que, selon le rap­port «secret» dévoi­lé par le quo­ti­dien des idées sai­nes, ouf ! – devraient s’adonner à «C’est pour dire». Je n’ai pas écrit «s’abonner», c’est tou­jours vrai­ment gra­tuit.

Je par­le, en clin d’œil, de cet­te com­plé­men­ta­ri­té entre ce blog voué à la cri­ti­que des médias et des maî­tres plus ou moins appe­lés à agir de même auprès de leurs élè­ves. Jus­te­ment pour les éle­ver au-des­sus du trou­peau.

Je déplo­re sou­vent ici le redou­ta­ble panur­gis­me jour­na­lis­ti­que, et cet­te iner­tie qui va avec, tel­le la cor­de du pen­du. Ce mal insi­dieux frap­pe bien des rédac­tions. Mais pas moins les lec­teurs, audi­teurs et télé­spec­ta­teurs prompts à ava­ler les nou­vel­les com­me autant de cou­leu­vres. Il y a là une com­pli­ci­té de fait qui se joue entre des fai­seurs d’ «infor­ma­tion» et des gobeurs cou­pa­ble­ment pas­sifs et com­pli­ces.

Gloi­re donc au Cen­tre de liai­son de l’enseignement et des médias d’information, du minis­tè­re de l’éducation natio­na­le, qui se voue à cet­te noble mis­sion sal­va­tri­ce des uns et des autres, des uns par les autres ! Puis­que tel est le rôle du Cle­mi, notam­ment, que d’éveiller ensei­gnants et élè­ves à la fré­quen­ta­tion cri­ti­que des médias.

Des jour­na­lis­tes et des jour­naux se prê­tent au jeu. Ils en espè­rent sou­vent des clients de demain. Oui, j’ai bien écrit clients, là où il fau­drait des lec­teurs. L’école, à com­men­cer par cel­le de la Répu­bli­que, se doit d’élever les enfants à hau­teur d’homme. C’est le beau sens du mot élè­ve et de même le beau rôle du métier de pas­seur entre les géné­ra­tions. Tan­dis que le mon­de mar­chand tire à lui les consom­ma­teurs, l’école peut enco­re lui oppo­ser des citoyens de demain. Les médias, eux, sont-ils enco­re capa­bles de méri­ter de vrais lec­teurs ?


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il fau­drait com­pren­dre que les cho­ses sont sans espoir et être pour­tant déci­dé à les chan­ger. » F. Scott Fitz­ge­rald, Gats­by le magni­fi­que, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérè­gle­ment de l’esprit, c’est de croi­re les cho­ses par­ce qu’on veut qu’elles soient, et non par­ce qu’on a vu qu’elles sont en effet. » Bos­suet

  • Traduire :

  • Abonnez-vous !

    Saisissez votre @dresse pour vous abonner à « C’est pour dire » et recevoir un courriel à chaque nouvel article publié.

  • Twitter - Gazouiller

  • Énigme

    Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

    Phi­lip­pe Casal, 2004 - Cen­tre natio­nal des arts plas­ti­ques - Mucem, Mar­seille

  • Et ça, c’est tentant aussi…

  • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus mani­fes­te.
    (Clau­de Lévi-Strauss)

  • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­li­té / poli­ti­que), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la gra­ce de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquet­te cou­leur et boî­tier rigi­de ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numé­ro, ci-des­sus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • « Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl »

    Com­me un nua­ge, album pho­tos et tex­te mar­quant le 30e anni­ver­sai­re de la catas­tro­phe de Tcher­no­byl (26 avril 1986). La sous­crip­tion étant clo­se (vifs remer­cie­ments à tous les contri­bu­teurs !) l’ouvrage est désor­mais en ven­te au prix de 15 euros, fran­co de port. Vous pou­vez le com­man­der à par­tir du bou­ton « Ache­ter » ci-des­sous (bien pré­ci­ser votre adres­se pos­ta­le !)

    tcherno2-2-300x211

    Il s’agit d’un album-pho­to de qua­li­té, à tira­ge soi­gné et limi­té, 40 p. for­mat A4 « à l’italienne ». Les pho­tos, pri­ses en Pro­ven­ce et notam­ment à Mar­seille, expri­ment une vision artis­ti­que sur le thè­me d’« après le nua­ge ». Cet­te créa­tion rejoi­gnait l’appel à l’organisation de « 1.000 évé­ne­ments cultu­rels sur le thè­me du nucléai­re », entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fuku­shi­ma) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tcher­no­byl).
  • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

    L’argument fon­da­men­tal pour la liber­té d’expression est le carac­tère dou­teux de tou­tes nos croyan­ces. (Ber­trand Rus­sel)

  • montaigne

    Le vrai miroir de nos discours est le cours de nos vies. Montaigne - Essais, I, 26

    La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

  • « C’est pour dire » de Gérard Pon­thieu, est mis à dis­po­si­tion selon les ter­mes de la licen­ce Crea­ti­ve Com­mons : Attri­bu­tion - Pas d’Utilisation Com­mer­cia­le - Pas de Modi­fi­ca­tion (3.0 Fran­ce). Pho­tos, des­sins et docu­ments men­tion­nés sous copy­right © sont pro­té­gés com­me tels.
    Licence Creative Commons

  • « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le monde change »

    « Si vous ne chan­gez pas en vous-même, ne deman­dez pas que le mon­de chan­ge »

  • Catégories d’articles

  • Salut cousin !

    Je dou­te donc je suis - gp

  • Calendrier

    avril 2017
    lunmarmerjeuvensamdim
    « Mar  
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    Copyright © 1996-2017 C’est pour dire. Tous droits réservés – sauf selon la license Creative Commons.
    iDream theme by Templates Next | Turbiné par WordPress