On n'est pas des moutons

Mot-clé: pouvoir

Cahuzac et le « pire des analphabètes », selon Brecht

J-C, peu avant sa crucifixion. [ph. DR]

J-C, peu avant sa cru­ci­fixion. [ph. DR]

Une cata infor­ma­tique s’est abat­tue sur « C’est pour dire » en même temps que la cata poli­tique qui fera du 2 avril 2013 la date réfé­rence: « Avant/après J-C bis ». Pas bien grave pour l’une (la chose a été dépan­née – merci Daniel !), déplo­rable pour l’autre et pour nous tous, en par­ti­cu­lier pour ce qui relève de la Démo­cra­tie et de la Répu­blique – avec majus­cules – ces construc­tions si belles, labo­rieuses à faire gran­dir, si fra­giles, au point qu’elles chan­cellent sous les coups d’un ignoble Mal­frat (majus­cule aussi !).  Ce qui est ici en cause, c’est la col­lu­sion intime de l’Argent, du Pou­voir et de la Peti­tesse, amal­game rui­neux pour l’Homme – construc­tion humaine – et qui ruine les hommes, le peuple, la société, la morale déjà si chan­ce­lante en ces temps désenchantés.

Tout aura été dit, depuis ce jour de l’Aveu et de la Cru­ci­fixion, de la triche, du men­songe, de l’ignominie. Rien à ajou­ter à l’immonde. Sauf ce texte res­sorti à point nommé (merci Rosa et Michel !). Un texte du dra­ma­turge alle­mand Ber­tolt Brecht (mort en 1956), bros­sant le por­trait de l’analphabète poli­tique, cet amné­sique et irres­pon­sable par lequel l’Histoire ne manque pas de bégayer.

Cahu­zac s’inscrit dans une longue lignée d’affairistes véreux, pré­cède les sui­vants, illustre les actuels. Son talent sup­plé­men­taire lui garan­tit le sta­tut d’icône moderne. Car il n’a rien inventé.

« Le pire des anal­pha­bètes, c’est l’analphabète poli­tique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne par­ti­cipe pas aux évé­ne­ments poli­tiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix des hari­cots et du pois­son, le prix de la farine, le loyer, le prix des sou­liers et des médi­ca­ments dépendent des déci­sions poli­tiques. L’analphabète poli­tique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poi­trine pour dire qu’il déteste la poli­tique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son igno­rance poli­tique qui pro­duit la pros­ti­tuée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les ban­dits et sur­tout le poli­ti­cien mal­hon­nête, men­teur et cor­rompu, qui lèche les pieds des entre­prises natio­nales et mul­ti­na­tio­nales. » [Ber­tolt Brecht, ni daté, ni sourcé]

• Voir éga­le­ment, du 17 décembre 2012 :

Le men­hir d’Obélix cachera-t-il la forêt de l’évasion fis­cale ? par Attac


Dans « le cochon » DSK, tout est bon

Mar­cela Iacub, qui se dit « Juriste et spé­cia­liste de la phi­lo­so­phie des mœurs », offi­cie dans le Libé du samedi. De fin jan­vier à aoüt 2012, elle a poussé le sacri­fice en offrant son corps à un DSK post-Sofitel, ainsi qu’à à la science de la chose, un cran au-dessus, genre méta-sexopolitique. Il en résulte un nou­vel épi­sode au feuille­ton DSK, fort bien emballé pour une pro­pul­sion médiatico-marchande qui com­mence par un bou­quin « ver­ti­gi­neux » – dixit  l’interviewer, enivré – et, panur­gisme aidant, devrait enva­hir le Spec­tacle : radio, télé, ciné. Sans par­ler des réseaux dits sociaux et même des blogs, jusqu’à celui-ci. On n’y é-chap-pe pas !

 

Dom­mage pour les frasques à l’Élysée…

Belle et Bête, ça s’intitule. Devi­nez qui est quoi… Elle tient donc le beau rôle, celle d’une (belle ?) char­cu­tière de luxe, qui ne jette rien des bas mor­ceaux de celui qu’elle nomme « le cochon ». On sait bien qu’un cochon som­meille en chaque homme. Cette cochonne-là n’a pas dû avoir à tra­vailler beau­coup la viande pour l’attendrir. Une bonne bête, certes pas halal – et je ne me ris­que­rai pas à une autre audace du genre, j’ai déjà donné – mais dans laquelle « tout est bon », enten­dez comme matière (grasse) à scandale.

 

Un tel coup édi­to­rial, tout de même : cha­peau ! Sens aigu du biz­ness, art des coups four­rés – c’est bien le mot –, relais chez les édi­teurs pois­seux, auprès des canards boi­teux, des jour­na­leux tor­dus : tout un monde, tout un im-monde, qui n’est pas donné à tout le monde. Il faut pour ça être doué, ou bien né. Les deux, c’est l’idéal.

 

Le Nou­vel Obs a tou­jours mani­festé quelque atti­rance pour la per­ver­sion. Mais, atten­tion, la per­ver­sion propre, si on ose l’oxymore, celle qui peut s’habiller en Prada, qui s’allonge sur les divans, qui titille Œdipe et Tha­na­tos, aime à bor­du­rer l’inceste ou le viol en adu­lant le « divin mar­quis » ou ses épi­gones moder­nistes. Cette per­ver­sion « chic » aux bourses bien rem­plies – c’est encore le mot, et on pour­rait aussi s’en foutre ! – n’ayant jamais connu le vide des fins de mois. Cette per­ver­sion volon­tiers ados­sée au Pou­voir, ce pou­voir qui lui est aussi néces­saire que le furent pour Sade les « bon­bons à la can­tha­ride »… Un via­gra dopé, dosage FMI, testé chez Berlusconi.

Pen­ser à invi­ter Clinton…

 

On pour­rait s’en foutre, sauf que ces bandes-là (déci­dé­ment), ça nous regarde. « Nous » comme citoyens d’une Répu­blique si ver­tueuse… « Nous » qui, comme cer­tains, ont jadis ques­tionné la sexo-politique, du temps où un Gis­card de pré­sident ne dédai­gnait pas le cul de la cré­mière, tan­dis qu’un sien ministre, de l’Intérieur, inter­di­sait la Revue Sex­pol (Ponia­towski) ; du temps où un car­di­nal connais­sait la mort par épec­tase dans les bras d’une pros­ti­tuée (Danié­lou) ; bien après qu’un Félix Faure eut perdu « sa connais­sance » à l’Élysée même ; peu avant qu’un autre pré­sident eut mené double-vie (Mit­ter­rand)… Ou aux temps post-soixante-huitards où d’autres pères-la-pudeur, au nom de Mao et de la Révo­lu­tion, pra­ti­quaient sans ver­gogne le bien machiste repos du guer­rier (July, Geis­mar…)

 

    Char­lie a flairé la truffe.

 

Et Libé donne dans le panneau.

Et Libé donne dans le panneau.

Oui, ça nous regarde d’autant que cet im-monde là se targue aussi de gou­ver­ner le monde selon de stricts prin­cipes, en appe­lant si faci­le­ment aux mots de rigueur, aus­té­rité, efforts, jus­tice, morale…

 

 

Nous voilà ainsi entrés dans l’ère du cochon, après le Ser­pent  du nou­vel an chi­nois,  le cirque du bœuf-cheval, l’annonce du futur poi­chon (pois­son nourri au cochon). Triste ména­ge­rie que ce monde et ses drôles de zèbres. Au secours, Ésope et La Fon­taine, ils sont deve­nus fous !


La revue Sexpol ressuscitée en DVD !

L’association Mou­ve­ment Inter­na­tio­nal pour une Éco­lo­gie Libi­di­nale (M.I.E.L.) vient de numé­ri­ser la revue Sex­pol, sexualité/politique et met ainsi à dis­po­si­tion l’ensemble des 39 numé­ros parus de 1975 à 1980, cela dans la forme ori­gi­nale. C’est un tra­vail aussi consi­dé­rable qu’utile, d’autant plus que, trente ans après sa dis­pa­ri­tion, Sex­pol était deve­nue introu­vable, sinon sur le mar­ché « noir » de quelques profiteurs…

L’association MIEL explique ainsi sa démarche : « L’objectif est d’une part la conser­va­tion d’un patri­moine cultu­rel : une revue de langue fran­çaise ins­crite dans l’histoire des aspi­ra­tions à la liberté sexuelle et poli­tique, qui ont mar­qué les années 1970.

« Il s’agit d’autre part de rendre acces­sible aujourd’hui des textes tou­jours d’actualité. En effet depuis les années 1970 la situa­tion politico-sexuelle en France (et ailleurs) n’a guère évo­lué posi­ti­ve­ment. Pire, elle a même régressé sur bien des aspects, tan­dis que le type de dis­cours sur la sexua­lité qui carac­té­ri­sait Sex­pol a tota­le­ment dis­paru du pay­sage médiatique. »

 

Fon­da­teur et direc­teur de Sex­pol, je me réjouis de cette ini­tia­tive due à Joce­lyn Pati­nel, ani­ma­teur du MIEL, asso­cia­tion mili­tante non lucra­tive qui ainsi, à sa manière, a repris le flam­beau d’une lutte inces­sante pour l’épanouissement du genre humain – en quoi il reste bien du travail…

J’espère aussi que cette col­lec­tion res­sus­ci­tée en numé­rique pourra tou­cher d’anciens lec­teurs – la revue a tiré jusqu’à 20 000 exem­plaires – ainsi que les membres de l’équipe, une ving­taine, aujourd’hui épar­pillés, per­dus de vue, ou même disparus.

Le DVD est mis en vente à prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion (plus de 2 000 pages), de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans.

Tous les détails et le bon de com­mande à par­tir de cette page :

http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-revuesexpol-fr.htm

 

Une par­celle d’Histoire

 

« Sex­pol » donc,  comme sexua­lité et poli­tique. Ques­tion­nez la toile et ce blog, à com­men­cer, et vous en appren­drez déjà pas mal sur cette revue et sa qua­ran­taine de numé­ros parus de 1975 à 80. Une aven­ture à sa façon : celle d’une (s)exploration dans le monde des vivants, enta­mée par un cer­tain Wil­helm Reich (1897–1957), méde­cin, psy­cha­na­lyste, freu­dien déviant, mar­xiste puis dis­si­dent en com­mu­nisme, scien­ti­fique un peu scien­tiste, juif et mécréant, inclas­sable et éti­queté « fou », fina­le­ment mort dans un péni­ten­cier état­su­nien. Rac­courci abu­sif pour cer­ner un vrai grand per­son­nage, y com­pris jusque dans ses enfer­re­ments et contra­dic­tions, dans ses enga­ge­ments, ses « folies » : son entière humanité.

Assez oublié depuis ce siècle amné­siant, Reich revient (de loin) comme les vagues de fond. Michel Onfray lui a offert la tri­bune de son uni­ver­sité popu­laire de Caen et pré­pare, semble-t-il, un ouvrage sur ce « freu­diste héré­tique ». Signe des temps, ou signe avant-coureur d’une « résur­rec­tion » de celui qui mit les pieds dans pas mal de gamelles peu ragoû­tantes. Reich, en effet, fut parmi les tout pre­miers des psy­cho­logues à pla­cer la ques­tion sociale dans l’origine du mal être de l’humanité, ce qui en soi, ne pou­vait que consti­tuer un casus belli avec Freud et les salons bour­geois de la Vienne des années 20. Tan­dis que la ques­tion sexuelle, comme l’avers de la médaille, non sépa­rable, pri­mor­diale, se trou­vait prise à bras le corps – à prendre au pied de la lettre ! et incluant tout le corps social, corps souf­frant s’il en est et s’il en était alors dans ces années fati­diques d’empestement nazi. Ter­ri­fiante peste à laquelle répon­dait en quasi symé­trie le cho­léra du sta­li­nisme, l’une et l’autre qui allèrent jusqu’à pas­ser ensemble un pacte, avant de s’affronter à la mort comme un même monstre à deux têtes. Reich eut très tôt pres­senti cette simi­li­tude des extrêmes, non pas dans leurs ori­gines et dimen­sions tant his­to­riques que socio­lo­giques, mais dans leur essence même, celle de la « tota­lité tota­li­sante », ce tota­li­ta­risme à base d’idéal divi­nisé et de pureté diabolisée.

Reich creuse la ques­tion : com­ment se peut-il que l’homme (il aimait à son pro­pos par­ler d’ « ani­mal humain », ce qui n’est pas ano­din) se laisse à ce point entraî­ner vers sa propre déchéance et, dans un même élan mor­ti­fère, aller jusqu’à sa perte ? Toute l’œuvre écrite de Reich tour­nera autour de ce « mys­tère », depuis Les Hommes dans l’État, jusqu’à Écoute, petit homme ! en pas­sant par le fon­da­men­tal Psy­cho­lo­gie de masse du fas­cisme.

Il n’en fal­lait pas plus pour se trou­ver rejeté, détesté, déni­gré et, diront cer­tains, assas­siné. Pour le moins, les fas­cistes et des psy­cha­na­lystes le dénon­cèrent comme « com­mu­niste et agent de Mos­cou », les com­mu­nistes comme « contre-révolutionnaire agent de la bour­geoi­sie » et tout le monde ou presque se devait de sus­pec­ter ce pour­fen­deur des reli­gions et de la morale répres­sive, ce pré­cur­seur de la « révo­lu­tion sexuelle ».

À l’image d’un Épi­cure quelque deux mil­lé­naires avant, Reich fut l’objet vic­ti­maire de visions réduc­trices et même de contre­sens quant à sa pen­sée, son action et son œuvre. En rai­son par­ti­cu­lière du fait qu’elles por­taient sur la sexua­lité et la désa­lié­na­tion poli­tique. Et que, comme pour l’épicurisme, le « rei­chisme » ne pou­vait cor­res­pondre à la dépra­va­tion libi­di­neuse. Tous deux, en fait, se posaient en ques­tion­neurs de la morale poli­tique et, plus géné­ra­le­ment, en pré­cur­seurs d’un art de vivre reliant l’unique et le col­lec­tif, l’individu et la cité, dans l’harmonie posi­tive des plai­sirs comme des valeurs morales.

C’est à ce prix – celui des contre­sens – que Reich connut une cer­taine gloire avec le mou­ve­ment de Mai 68. C’est dans les restes des bar­ri­cades déblayées qu’une bande de jeunes uto­pistes, bar­dés de leurs espé­rances, ras­sem­blèrent les pépites lais­sées par les ful­gu­rances rei­chiennes. Ainsi naquit Sex­pol comme une revue anti-dogmatique. C’était début 75, dans ces années désa­bu­sées impré­gnées des De Gaulle-Pompidou-Giscard, qui menèrent au sacre de Mit­ter­rand en même temps qu’à la fin d’une « expé­rience ». Conco­mi­tance à décryp­ter, certes. On y trou­vera matière, sans nulle doute, dans cette col­lec­tion numé­ri­sée, dans ce CVD et sa modeste et réelle par­celle d’Histoire.

Gérard Pon­thieu


Sarkozysme. Le putsch verbal et fascisant de Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence

par Cyril Di Méo

A Aix-en-Provence, les par­ti­sans de Fran­çois Hol­lande  se font trai­ter de « zou­lous », les lea­ders de droite menacent de « lever une armée » si Hol­lande est élu… .et la per­ma­nence du PS se fait défon­cer lors de défaites UMP… Tan­dis que la maire, Maryse Jois­sains, se sur­passe – elle a l’habitude de ce genre de som­mets – avec des pro­pos à tona­lité put­schiste et  fas­ciste. Socia­liste, ancien membre des Verts d’Aix et ancien conseiller muni­ci­pal d’opposition, Cyril Di Méo adresse cette lettre ouverte à ses concitoyens :

Amis zou­lous…

C’est avec joie que l’on voit un pré­sident qui a clivé et divisé la France rem­placé par un pré­sident qui sou­haite ras­sem­bler les dif­fé­rents fran­çais der­rière un idéal de jus­tice sociale. N’en déplaise à cer­tains lea­ders de droite qui jugent Fran­çois Hol­lande « illé­gi­time », c’est à une nette majo­rité du peuple, avec 51,6 %, que Fran­çois Hol­lande a été élu pré­sident de la République.

Sur Aix, Sar­kozy fait 53,1 % des voix contre 46,9% pour Hol­lande. Aix reste une ville de droite. Mais c’est une forte régres­sion de la droite sar­ko­zyste. Ainsi Sar­kozy perd 4632 voix par rap­port à 2007 (37124 voix contre 41756 en 2007). Et le can­di­dat de gauche connait une forte pro­gres­sion pas­sant de 42,7% à 46,9% plus de 4 points sup­plé­men­taires et gagne plus de 1724 voix.

En réponse à cette pro­gres­sion des forces oppo­sées à cette droite dure, notre ville connaît aujourd’hui une dérive inquié­tante de la droite vers l’extrême droite. Maryse Jois­sains a ainsi pu envoyer quelques jours avant le scru­tin un tract hal­lu­ci­nant, en appe­lant aux élec­teurs du Front Natio­nal en ces termes : « Élec­teurs du Front natio­nal. Je par­tage une par­tie de vos  inquié­tudes et vos enga­ge­ments : l’élue que je suis l’a prouvé. » Pous­sant la haine et la récu­pé­ra­tion du vote extrême à son comble, elle écrit  : « Élec­teurs du Front natio­nal, êtes-vous prêts à subir le vote des immi­grés, l’immigration mas­sive, la régu­la­ri­sa­tion des sans papier, la perte de notre modèle social et sur­tout le pié­ti­ne­ment de nos valeurs répu­bli­caines. Pour vous et pour nous, […] la démo­cra­tie, l’identité fran­çaise […] ont un sens. Alors, si au nom de nos dif­fé­rences réci­proques, nous ne pou­vons faire alliance, défen­dons ensemble l’Etat fran­çais contre le pire. »

Lettre hai­neuse et ordu­rière dont voici l’intégralité :

http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2012/05/lettre-une-republique-en-danger.pdf?tw_p=twt

Ce ton et cette déma­go­gie se sont aussi retrou­vés dans l’interview don­née par Madame Jois­sains à un média local où elle conteste la « légi­ti­mité de l’élection de Hol­lande ». Elle affirme que «  Même si M. Hol­lande est pro­clamé pré­sident de la Répu­blique, je ne pense pas qu’il soit légi­time, parce qu’il y arrive après un com­bat anti-démocratique comme on ne l’a jamais vu dans ce pays. »» Pro­pos qui on l’espère amè­nera à un rap­pel à la loi et où elle traite aussi les élec­teurs de Hol­lande de « bande de rigo­los » et de « zou­lous ». Et consi­dère ainsi que  «  Fran­çois Hol­lande est un dan­ger pour la Répu­blique. Cet homme n’a jamais fait la démons­tra­tion qu’il ait fait quelque chose dans sa vie. Je ne le crois pas com­pé­tent, ni capable. En tout cas phy­si­que­ment. Il ne don­nera pas l’image d’un pré­sident de la Répu­blique. J’aurais aimé d’un pré­sident qu’il ait plus de pres­tance et pas qu’il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses mee­tings parce que ça me paraît extrê­me­ment ridi­cule. ». C’est vrai que vu son style et sa pres­tance Maryse Jois­sains peut don­ner des leçons… :)

Voici la vidéo qui n’est pas un gag…. hélas c’est notre dépu­tée maire

http://www.citylocalnews.com/aix/2012/05/07/maryse-joissain-francois-hollande-est-illegitime

C’est dans ce cli­mat de pro­fonde hos­ti­lité et de ton poli­tique d’une extrême viru­lence que la vitrine de la per­ma­nence aixoise du Ps a été fra­cas­sée dimanche soir après de nom­breuses dégra­da­tions com­mises tout au long de la semaine ayant pré­cédé le scrutin.

http://cyril-dimeo.over-blog.com/article-l-ambiance-politique-aixoise-104748551.html

Chers amis « zou­lous » et assi­mi­lés, Aix connaît depuis 10 ans une anor­ma­lité poli­tique en ayant à sa tête comme maire, pré­si­dente de la CPA et dépu­tée un tel per­son­nage aussi réac­tion­naire et vul­gaire qui est une honte pour tout démo­crate et répu­bli­cain. J’espère que comme moi vous aide­rez Gaëlle Len­fant et Jean David Ciot, (au pre­mier ou au deuxième tour selon votre sen­si­bi­lité), à mettre un terme au man­dat de Madame Joissains.

Cyril Di Méo

Blog http://cyril-dimeo.over-blog.com

 

 

 


Et allez !

Ne tour­nons pas autour du pot. Les esti­ma­tions sont connues depuis peu après 18 heures. Elles se confirment avec éclat. Lais­sons aux télés et radios le faire-semblant de ne pas savoir. Allez, arro­sons ça ! Et retrous­sons nos manches !


Rabais sur le Vichy !

© Alain Le Quernec

Après Pétain, ques­tion Vichy, il y eut la pas­tille blanche (dure à ava­ler) et aussi le tissu qui enroba les fesses de Bar­dot (pré­mo­ni­toire côté FN), avant d’emballer la came­lote de chez Tati. Il nous est revenu ces der­niers temps à la mode Sar­kozy avec un arrière-goût ranci. Comme dit Alain Le Quer­nec, l’auteur de ce tis­sage serré, « Atten­tion, cette image sera démo­né­ti­sée la semaine pro­chaine ! » Pourvu !


Mari(an)ne Le Pen, selon Faber

 

Mon pote Faber fait des cau­che­mars et il des­sine même la nuit. Laisse donc la lampe allu­mée si t’as peur. Ni rêve ni cau­che­mar : regar­der en face.


« Tu m’emmerdes », le tube sans dentelle

Après cinq ans d’un trop long règne, et dix ans en chef d’orchestre de la droite, Nico­las Sar­kozy se pose désor­mais en chef de file de l’extrême-droite. Le col­lec­tif Le pavé a tenu lui aussi à expri­mer son ras-le-bol. Un refrain que les âmes les plus fri­leuses trou­ve­ront peut-être tri­vial. Pour les autres, régalez-vous, faites tour­ner et sur­tout, déga­geons la droite(-extrême) du pouvoir.


Tu m’emmerdes par Pla­ceau­Peuple

L’auteur : Place au Peuple
Site offi­ciel de la cam­pagne du Front de gauche, www.placeaupeuple2012.fr agrège non seule­ment les pro­duc­tions des élus, des mili­tants, des sym­pa­thi­sants, mais aussi plus lar­ge­ment des citoyen-ne-s qui tiennent des sites d’information ou des blogs.




Montauban-Toulouse et les prédictions d” « Isidore »

 Je ne sais qui est cet « Isi­dore » qui a déposé hier sur ce blog un com­men­taire sur l’affaire Montauban-Toulouse. Mais le lien qu’il a ajouté mène à son blog, La Gnos­tie d’Isidore, où l’on peut lire ce qui suit, daté du 23 février der­nier, sous le titre « Pré­dic­ti­vité ». Pro­pos que je lui emprunte sans hési­ter (et sans son avis…).

Pré­dic­ti­vité

Hélas, chers amis, nous aurons notre petit atten­tat, peut-être pas trop san­glant, en France, pour cor­ro­bo­rer le carac­tère sécu­ri­taire néces­saire à notre cher pays de liberté, dont ont besoin notre indus­trie, la pro­tec­tion des riches, celle de leur moral et tout bon­ne­ment cette repous­sante morale sociale, afin de domp­ter, par la force des matraques et autres armes de conten­tion des masses telles que décrets et lois ad hocdont on nous a donné l’habitude, dans les 45 jours qui viennent, à peu de chose près. C’est abso­lu­ment néces­saire pour éle­ver le nabot à nou­veau aux hau­teurs de sa tâche : les esprits sont beau­coup trop revêches sinon même rebelles.Les pleur­ni­cha­de­ries qu’on nous montre et qu’on vou­drait des pan­se­ments à des manques et mal­ver­sa­tions volon­taires, tournent trop à la rigo­lade ou l’odeur de vinaigre et n’y suf­fissent plus, tant elles ont le pesant de la cré­di­bi­lité d’un cour­tier ; ses déci­sions de der­niers ins­tants se vou­draient vrai­ment convain­cantes, à la manière d’un cache-sexe sans devant ni der­rière, et d’une radi­ca­lité qui sort après quatre métros de retard ; ses révoltes contre l’état de fait qu’on a soi-même ins­tauré par ses ins­ti­tu­tions sau­mâtres et qu’on a impo­sées à coups de ren­forts bleu-marine et de coques pare-balles, de casques et de gaz lacry­mo­gènes, d’interdits à la libre-circulation sous des pré­textes sécu­ri­taires qui ne consistent qu’à se pro­té­ger soi de la popu­lasse qu’on abhorre lorsqu’elle vous contre­dit, sentent exces­si­ve­ment l’hilarité osten­ta­toire, s’il ne s’agissait que d’accélérer notre désap­poin­te­ment devant tant de vergogne.Il faut s’attendre donc à une gou­ver­nance par le choc socialqui se pra­tique dans l’invention d’une ter­reur dont l’objet est de vous atteindre au ventre, là où on veut vous esbaudir.Je sou­haite sim­ple­ment, devant cet inévi­table « impos­sible » que les gens res­te­ront affec­ti­ve­ment calmes et pen­se­ront et com­pren­dront qu’à nou­veau, un coup sera porté à leur désir de mieux être et ne défailli­ront pas sous ce choc des­tiné à détrô­ner pour que vous le cachiez comme un tré­sor qui n’a plus à être décou­vert, ce qu’ils ont de plus cher, de plus vivant, de plus radieux et de plus incer­tain : la LIBERTÉ.

Publié par , 23 février 2012


Sarkozy en famille : des gens modestes

C’est vrai, quoi, de vraies gens du peuple.

Le peuple, disait Vic­tor Hugo, c’est comme les pavés : on lui marche des­sus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête.

Source : sur la toile,  #nous­som­mes­des­gens­mo­destes pic.twitter.com/FqzeAJsM


Le fragile portrait du joueur de l’ego

 

 «Si les Fran­çais devaient ne pas me faire confiance, est-ce que je devrais conti­nuer dans la vie poli­tique, la réponse est non.» Et le pré­sident sor­tant, maire de Neuilly à 28 ans, d’ajouter : «Ces car­rières qui n’en finissent pas, cela abou­tit à des jeunes qui ne peuvent pas mon­ter. Si tel n’est pas votre choix, je m’inclinerai et j’aurai fait une très belle vie politique.»

© Por­trait signé Alain Le Quer­nec, gra­phiste à Quim­per http://alainlequernec.fr


Si Sar­kozy n’est pas réélu, il arrête la poli­tique par war­rant


Un florilège des errances sarkoziennes

Signant Super­yoyo sur Ago­ra­vox, un blo­gueur a com­pilé un « best of » des errances sar­ko­ziennes depuis son élec­tion jusqu’à fin 2011 – soit quatre ans et demi de décla­ra­tions, de déci­sions, de situa­tions graves ou pitoyables. Un éprou­vant bilan qui exige tout de même de ses lec­teurs, avouons-le, une cer­taine dose de sado-masochisme.

Un avant-goût ci-dessous. Le reste sur Agoravox.

 

6 mai 2007 : le Fouquet’s

7 mai 2007 : les vacances sur le yacht de Bolloré.

28 juin 2007 : Patrick DEVEDJIAN traite Anne-Marie COMPARINI (modem) de salope.

4 août 2007 : en vacances à Wol­fe­boro dans une villa qui se loue habi­tuel­le­ment 30.000 dol­lars par semaine.

21 août 2007 : La loi TEPA. 15 mil­liards d’euros par an. Grâce à cette mesure, un mil­lier de contri­buables parmi les plus for­tu­nés vont tou­cher en moyenne un chèque de 260.000 euros.

22 sep­tembre 2007 : Fran­çois FILLON estime être « à la tête d’un état en situa­tion de faillite financière ».

29 octobre 2007 : aug­men­ta­tion de son salaire de 172%.

6 novembre 2007 : « des­cends un peu le dire » au Guilvinec.

10 décembre 2007 : récep­tion de Mouam­mar KADHAFI

20 décembre 2007 : Jean-Marie BIGARD chez le Pape.

20 décembre 2007 : « Dans la trans­mis­sion des valeurs et dans l’apprentissage de la dif­fé­rence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais rem­pla­cer le curé ou le pasteur »

8 jan­vier 2008 : « Qu’est ce que vous atten­dez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? ».

23 jan­vier 2008 : Chris­tian ESTROSI loue un jet privé pour 136 000 euros pour ne pas lou­per un pot à l’Elysée.

4 février 2008 : Nico­las SARKOZY pro­met de sau­ver l’usine Arce­lor­Mit­tal de Gan­drange. L’usine fer­mera un an plus tard

13 février 2008 : Nico­las SARKOZY veut que tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des enfants fran­çais vic­times de la Shoah. Simone VEIL, ancienne dépor­tée, déclare que son « sang s’est glacé » en enten­dant cette proposition.

20 février 2008 : Chris­tine OCKRENT, com­pagne d’un ministre, est nom­mée direc­trice géné­rale de France Monde (France24, TV5 monde, RFI).

23 février 2008 : « Alors casse-toi pauvre con ».

5 juillet 2008 : « Désor­mais quand il y a une grève en France, per­sonne ne s’en aperçoit ».

3 sep­tembre 2009 : Nico­las SARKOZY, en visite à l’usine Fau­re­cia, fait sa décla­ra­tion télé­vi­sée entou­rés de per­sonnes choi­sies pour leur petite taille.

5 sep­tembre 2009 : « Il en faut tou­jours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beau­coup qu’il y a des pro­blèmes » (Brice HORTEFEUX).

23 sep­tembre 2009 : « Les para­dis fis­caux, le secret ban­caire, c’est fini. »

13 octobre « Ce qui compte en France pour réus­sir, ce n’est plus d’être bien né, c’est tra­vailler dur, et avoir fait la preuve, par ses études, par son tra­vail, de sa valeur » (à l’époque son fils était pres­senti pour prendre la pré­si­dence de l’EPAD.

9 novembre 2009 : Sur sa page face­book, Nico­las SARKOZY raconte com­ment il s’est retrouvé à Ber­lin le 9 novembre 1989 pour la chute du mur. Mais les indices mon­trant un men­songe s’accumulent.

25 jan­vier 2010 : « dans les semaines et les mois qui viennent, vous ver­rez recu­ler le chô­mage dans notre pays ».

6 mars 2010 : « L’environnement, ça com­mence à bien faire ».

22 mars 2010 : Alain JOYANDET en Mar­ti­nique en un jet privé: 116.500 euros.

16 juin 2010 : On apprend que l’état à rem­boursé 12000 euros dépen­sés par Chris­tian BLANC pour l’achat de cigares.

21 juin 2010 : Début de l’affaire WOERTH-BETTENCOURT et ses mul­tiples rebondissements

28 juillet 2010 : Sur­en­chère sécu­ri­taire. Nico­las SARKOZY parle des « com­por­te­ments de cer­tains roms ».il veut déchoir de la natio­na­lité fran­çaise les assas­sins de forces de l’ordre. Brice HORTEFEUX veut étendre cette déchéance aux cas de poly­ga­mie. Chris­tian ESTROSI pro­pose de punir les maires laxiste. Le pape en per­sonne inter­vient pour défendre les roms.

9 février 2011 : Boris BOILLON, proche de Nico­las SARKOZY, ambas­sa­deur de France en Tuni­sie, en maillot de bain sur Internet.

8 mai 2011 : Laurent WAUQUIEZ s’en prend aux béné­fi­ciaires du RSA et à l’assistanat « can­cer de la société française ».

25 juillet 2011 : La cour des comptes révèle que l’avion de Nico­las SARKOZY est équipé de deux fours, mon­tant : 75000 euros.

28 juillet 2011 : Des pho­tos montrent Brice HORTEFEUX et Jean-François COPE en com­pa­gnie de Ziad­TAK­KIE­DINE, un homme d’affaires dont le nom a sou­vent été mêlé à des scan­dales politico-financiers.

L’intégrale est à lire sur Agoravox


Sarkozy. De « La France forte » à la France libre

Ça, c’est de mon pote Faber

Le reste pro­vient de la paro­die déchaî­née sur le net.

C’est beau et salutaire

le génie populaire

!

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

Ma pré­fé­rée, signée Pea­chy Carnehan

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

présidentielle 2012,sarkozy,affiche,affiches,france forte,actualité

La plus radi­cale (et confiante)


  • Twitter — Gazouiller

  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
  • iceberg

    La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
    (Claude Lévi-Strauss)
  • Archives

  • Catégories

  • ouah__la_poilade_-_
    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances
    (Ber­trand Russel)
  • Un récent et com­pli­qué chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Les reverra-t-on un jour ? Hmmm…

    1emmen
  • Copyright © 1996-2010 C’est pour dire. All rights reserved.
    iDream theme by Templates Next | Powered by WordPress