On n'est pas des moutons

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Ça plane – deux fois, sais-tu – pour Sarkozy : deux avions pour un Paris-Bruxelles…

On en est à comp­ter les tours d’avion de la ministre des affaires étran­gères du temps de la dic­ta­ture tuni­sienne de Ben Ali. Soit, il faut comp­ter. Et comp­ter aussi, tant qu’affaires étranges, les autres tours d’avion de notre ver­tueux (pour les autres) et tou­jours aussi bling-bling de président.

La presse belge a ainsi épin­glé, ce samedi 5 février, le dépla­ce­ment effec­tué la veille par le pré­sident fran­çais. Celui-ci, selon les quo­ti­diens belges, a choisi de faire les 300 kilo­mètres qui séparent les deux capi­tales avec… deux avions. Outre l’avion pré­si­den­tiel, le fameux A330, en ser­vice depuis 2010 et rebap­tisé «  Air Sarko One  » par ses détrac­teurs, la pré­si­dence fran­çaise avait éga­le­ment affrété un Fal­con Tx,  plus petit. La télé­vi­sion belge a filmé les deux appa­reils qu’on peut voir ici :

L’achat et la mise en ser­vice de l’A330 pré­si­den­tiel avaient déjà donné lieu à une polé­mique sur le coût de l’appareil et de sa trans­for­ma­tion pour répondre aux besoins du chef de l’Etat : 176 mil­lions d’euros au total. Celui-ci com­mu­nique depuis sur l’économie réa­li­sée en ven­dant les deux appa­reils pré­cé­dents. Il a éga­le­ment pré­cisé à quelques reprises que cet avion serait moins pol­luants que les deux A 319 uti­li­sés pré­cé­dem­ment. L’argument fait flop pour le voyage en ques­tion. De Paris à Bruxelles, le TGV Tha­lys met en moyenne une heure vingt. Une heure de vol de l’A330 pré­si­den­tiel revient envi­ron à 20 000 euros ; celle d’un Fal­con TX revient à 7700 euros. Le billet de train, lui, coûte 141 euros en pre­mière… A vos calculettes !

Le men­suel Terra Eco avait déjà asti­coté la pré­si­dence sur cette ques­tion, esti­mant, en novembre 2010, que Nico­las Sar­kozy était le 6e plus grand émet­teur de CO2 parmi les chefs d’Etat et de gou­ver­ne­ment. « S’il avait voyagé avec Air Sarko One dès cette année (2010), ajoute le maga­zine, il aurait mul­ti­plié par 2,5 ses émis­sions de CO2. Ce qui l’aurait ramené en deuxième posi­tion de ce clas­se­ment », juste après Obama. Allez, encore un effort !

À l’été 2010, Sar­kozy avait fait vali­der par Mati­gnon une note deman­dant aux ministres d’éviter autant que pos­sible les dépla­ce­ments en avion s’ils pou­vaient les rem­pla­cer par le train. [Source : LeMonde.fr]

» Désolé pour cette sata­née pub col­lante que je ne par­viens pas à reti­rer de la vidéo…


Sauvons d’abord la retraite de nos grands politiciens !

lmonde-2010-02-15.1266327554.jpgCrai­gnons le pire… Quand l’Omni, s’agissant des retraites, « exclut de pas­ser en force », on peut redou­ter qu’il « inclut de pas­ser en douce » avec les mêmes objec­tifs. On peut en effet tout attendre ce cette rup­ture stra­té­gique, atti­tude plu­tôt nou­velle, en appa­rence, sinon revi­re­ment pour cet adepte de l’agitation rigide.

Or, à pro­pos de niches fis­cales et autres régimes spé­ciaux, je retrouve la vidéo dif­fu­sée l’an der­nier par iPol.fr d’une fis­ca­liste éva­luant sur tableau de papier le mon­tant des retraites de nos grands diri­geants. Le plus grand d’abord, Jacques Chi­rac, qui empile ses retraites diverses » pour un mon­tant men­suel de 30 800 euros. Oui, vous avez bien lu : 30.800 euros chaque mois ! Soit, dans le détail, les retraites de (en euros) :

– Pré­sident de la Répu­blique : 5 250

– Député : 5 031

– Magis­trat à la Cour des comptes : 3 500

– Conseiller géné­ral et maire (de Paris) : 5 000

– Membre de droit du Conseil consti­tu­tion­nel : 12 0000

Faut-i vous l’emballer ? Non non merci bien, c’est pour englou­tir tout de suite !

A côté de quoi la future retraite de Sar­kozy paraî­tra minable, soit :

– Député : 4 000

– Prés. de la Répu­blique : 5 250

– Man­dats locaux (mai­rie de Neuilly) : 2 000

– Conseil consti­tu­tion­nel : 12 000

TOTAL : 23 250 (Encore un souci de plus pour not’ président).

Et celle de Fillon ? Voilà voilà :

Député : 5 973,33

Man­dats locaux : 2 000

TOTAL : 7 973,33

Bouh, le minus ! (Le docu­ment n’a pas pré­cisé s’il tou­che­rait aussi une retraite d’ancien pre­mier ministre).

A noter en pas­sant le régime très spé­cial autant qu’avantageux des dépu­tés, ces fai­seurs de loi dont la cha­rité semble bien ordon­née. En effet, il suf­fit d’avoir tenu un seul man­dat de cinq ans pour avoir droit, dès 60 ans, à une retraite men­suelle de 1 287 euros. Pour deux man­dats, hop, ça double, et ainsi de suite ! D’où la palme de nos exemples ci-dessus à Fillon qui a été député durant 22 ans (plus de quatre man­dats). Ah, le brave homme !

Autre­ment dit le rap­port cotisation/retraite pour un député est de 1/6. Oui, un député touche six fois la mise de ses coti­sa­tions, soit six fois plus qu’un sala­rié moyen… Faut vrai­ment être con pour ne jamais s’être fait élire dans une vie d’honnête homme. (C’est mon cas…)


De Proglio à Haïti, il faut sauver les hyper-riches !

C’est dur d’être riche. Et hyper-dur d’être hyper-riche. Voyez Pro­fito, euh Pro­glio obligé de lâcher 450.000 euros de chez Veo­lia [soit 450 Smic !], rien que sous la pres­sion de la vox populi, et un peu aussi sous celle de l’hyper-président, hyper-emmerdé. Fau­drait orga­ni­ser une hyper-quête natio­nale, lan­cer un appel à sinis­tré, genre Haïti, parce qu’il a été secoué, le mec. Se retrou­ver avec seule­ment un salaire d’électricien de 1,6 mil­lion [1.600 Smic], ça en fout un coup au comp­teur. Vrai­ment sale temps pour les riches. Ainsi ceux-là, je cite la dépêche :

« Haïti : les navires de luxe conti­nuent à accoster

« La com­pa­gnie amé­ri­caine de croi­sières Royal Carib­bean conti­nue à faire accos­ter ses navires en Haïti, en dépit du chaos dans lequel est plongé le pays après le séisme, assu­rant que son acti­vité contri­bue à sou­te­nir l’économie dévas­tée du pays. Royal Carib­bean pos­sède une île pri­vée, Laba­die, au nord d’Haïti, à envi­ron 150 km de l’épicentre du séisme, où accostent trois fois par semaine ses bateaux de croisière. »

…ceux-là, obli­gés d’accoster en plein chaos pour sou­te­nir « l’ éco­no­mie dévas­tée du pays ». C’est beau, non, la géné­ro­sité ! À pleurer.

PS. Et une pen­sée pour Madame Lagarde qui, après ses contor­sions suc­ces­sives autant que rap­pro­chées, une fois à l’endroit, une fois à l’envers, va devoir reman­ger son cha­peau– s’il en reste… Ne pas craindre le ridi­cule, ça ren­force comme aurait dit Nietzsche. Même puni­tion pour Copé suite à ses hyper-acrobaties ver­beuses de ce matin sur France Inter. Et encore bravo, les artistes !


Sans tabou vers la Restauration : Jean-Nanterre sur un air de 18-Brumaire

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Si on le prend à la rigo­lade, ce 18 Bru­maire (en l’occurrence le 4 décembre pro­chain) du clan sar­ko­zien sur les terres très juteuses de Nan­terre et envi­rons, peut en effet prê­ter à moque­rie. Ainsi ce com­men­taire, d’un lec­teur du Monde.fr : « Allons, allons: Jean est un bon gars, et Papa un Bongo. » dont l’humour fait cepen­dant mouche. La-bas la Fran­ça­frique, ici sa ver­sion France-à-fric. Jean-Nanterre, 23 ans aux prunes, va s’installer sur un trône de roi­te­let qui, tout de même régnera sur quelque 800 hec­tares de hauts-profits – une sorte de prin­ci­pauté d’Ile-de-France, mar­quée du sceau d’un Pas­qua, le ter­ri­toire le plus stra­té­gique par son poten­tiel éco­no­mique du futur Grand Paris, mani­gancé par papa.

On croit rêver ! Ce n’est qu’un cau­che­mar de plus dans l’infernale saga du sar­ko­zysme dont on peut désor­mais consi­dé­rer la por­tée dynas­tique. On subit un bona­parte depuis deux ans et quelques, on n’en entre­voit même pas la fin, et déjà voici l’aiglon qui s’intronise ! On se croi­rait même reve­nus sous l’Ancien régime. Mais Louis le Capé­tien lui-même n’était-il pas fina­le­ment plus éclairé sous sa légi­ti­mité d’ « essence divine » ? D’où la tire-t-il, lui, sa légi­ti­mité, ce gom­meux d’héritier né avec, non pas la cuiller en argent dans la bouche, mais tout le ser­vice en or massif ?

« Cela s’appelle l’Empire romain », tonne même Bay­rou dans son inven­taire des dérives du régime [Le Monde du 11/10/09] : le fric comme moteur « édu­ca­tif » ; le mar­ché des jeux pri­va­tisé sur inter­net ; le défi­cit de l’État dépas­sant les 50% de la dépense publique ; le coup de pis­ton au fis­ton. Mais aussi, com­plé­tons le tableau, le bou­clier fis­cal et, avant, l’allégement, voire la sup­pres­sion des droits de suc­ces­sion (logique) ; mais encore les pri­va­ti­sa­tions à tout va du bien com­mun ; le deglin­gage métho­dique des avan­cées sociales issues de la Résis­tance ; mais les nomi­na­tions à la direc­tion des télés publiques ; la sup­pres­sion pro­gram­mée des juges d’instruction ; la recen­tra­li­sa­tion du ter­ri­toire, et quoi encore ?… Dépassé, le Ber­lus­coni der­rière ses frasques d’opérette ! Enfon­cés ces autres fai­seurs de « fils de », ces grands démo­crates, les feu Bongo, Kadhafi, Eya­dema, Kabila sans oublier le « bien-aimé et res­pecté » Kim Il-sung !

On assiste ainsi, dans ce débri­dage géné­ra­lisé du monde libé­ra­lisé – « sans aucun tabou », comme « ils » aiment à dire pour bien mar­te­ler leur credo de pré­da­teurs « décom­plexés » –, on assiste, depuis ces der­nières décen­nies, à la recons­ti­tu­tion ram­pante (sinon au grand jour) des dynas­ties, c’est-à-dire de la trans­mis­sion des pou­voirs et des richesses par le haut, jusqu’au droit divin dont le Roi était l’incarnation ter­restre. « Était »… mais il n’a eu de cesse de renaître tel le phé­nix et d’entacher l’Histoire de ten­ta­tives mul­tiples et par­fois tem­po­rai­re­ment réus­sies de res­tau­ra­tions diverses et à l’occasion impériales.

Le monde poli­tique n’a d’ailleurs pas l’apanage de ces pra­tiques dynas­tiques ; il sévit bien aussi dans cer­tains milieux artis­tiques guet­tés par les ten­ta­tions des pou­voirs liés au spec­tacle et à l’argent. Voyez les « charges » héré­di­taires trans­mises par l’inné d’un pater­nel – oui, le plus sou­vent en lignée patriar­cale – bien en vue, cher­chez les pré­noms : les Depar­dieu, Mas­troianni, Dutronc, Texier, Taver­nier, Cha­brol (qui place en géné­ral trois ou quatre de sa lignée par géné­rique… c’est le cas de le dire). Le talent là-dedans ? Rien à voir, même s’il peut exis­ter, auquel cas il ne jus­ti­fie­rait aucun passe-droit. Mérite, savoir, com­pé­tence, qua­li­tés humaines, y com­pris la modes­tie : pfft ! rien ne vaut le fameux coup de pis­ton et le bon vieux droit divin, ou ses variantes généa­lo­giques, quand bien même le dieu d’opérette poli­ti­cienne se hausse sur des talonnettes…

Le plus curieux dans ce cirque (romain…), me semble-t-il, c’est tout de même l’inertie appa­rente « des gens », à défaut d’oser le gros mot, démo­né­tisé… de Peuple. Comme avant 89, il sem­ble­rait qu’une néo-bourgeoisie fût plus offen­sive que les sans-culottes. Déver­sés devant les pré­fec­tures, le lisier, ou le lait qui tourne mal, précèdent-ils la levée des fourches et des piques ?

Aujourd’hui, dirait-on, c’est une cer­taine bour­geoi­sie – des élus UMP par exemple, mena­cés dans leurs ter­roirs ou même, par­fois, outrés dans leurs convic­tions répu­bli­caines – qui com­mence à fré­mir d’effroi ; elle ne tremble peut-être pas seule­ment, comme au XVIIIe siècle, dit des Lumières, pour pro­té­ger ses biens, avan­tages ou pri­vi­lèges, mais aussi des prin­cipes qu’elle avait faits siens. Des prin­cipes qui avaient germé depuis l’antique phi­lo­so­phie pour éclore, notam­ment en Europe et aux jeunes États-Unis, dans d’ardents jar­dins éclai­rés d’idées nou­velles por­tées par les d’Alembert, Condor­cet, Dide­rot, Mon­tes­quieu, Rous­seau, Vol­taire, Frank­lin, Jef­fer­son, Les­sing, Kant, Locke… pour s’en tenir à ceux-là. Sou­vent lumi­neuses, mais pas tou­jours si éclai­rantes, ces idées, quand elles s’agrippaient à de nou­velles croyances, aveu­glantes par­fois, comme celles en la Science et en la Rai­son – dont on ne se défait pas tou­jours aisé­ment de nos jours, loin s’en faut. Mais enfin, l’essentiel – au sens propre – en avait pris un fameux coup : les Lumières avaient éteint leur variante divine. Res­tait à en défaire son incar­na­tion sur terre et sa force sym­bo­lique : le Roi. Ce qui fut exé­cuté, c’est bien le mot, de manière radi­cale et aujourd’hui encore dis­cu­tée. Mais, avait-on cru, il en était ainsi fini du Pou­voir divin. Parole et pou­voir au Peuple – autre périlleuse incar­na­tion, on le sait, l’histoire l’a mon­tré, l’actualité le confirme au jour le jour.

Comme pour l’Hydre légen­daire, les têtes du Pou­voir sans cesse repoussent… Sur le ter­reau fer­tile de la déma­go­gie, donc de l’ignorance et de la ver­sa­ti­lité popu­laires, ali­men­tés par les médias indus­triels et leurs mises en spec­tacles alié­nants. Même un quo­ti­dien comme Le Monde laisse l’affaire sous une plume visi­ble­ment débu­tante, titrant l’article par un cli­ché des plus écu­lés : « L’irrésistible ascen­sion de Jean Sar­kozy dans les Hauts-de-Seine » ! Comme rétorque un inter­naute : « Irré­sis­tible …c’est vous qui le dites. Si la presse fai­sait son tra­vail il y aurait pos­si­bi­lité de résis­ter ! » Et tel autre de rêver « à ce que « Le Monde » de Vianson-Ponté ou Jacques Fau­vet aurait fait de cet évé­ne­ment. Quelle dégrin­go­lade! Bien sûr que le scan­dale n’est pas Mit­ter­rand (pas relui­sant pour autant) ni même cette ahu­ris­sante nomi­na­tion d’un gamin à une fonc­tion émi­nente, mais bien le com­por­te­ment mépri­sable des élus qui auraient les moyens de s’y oppo­ser – car­pettes consen­tantes – et dans celui des médias qui se couchent. » Un autre lec­teur encore, sur le même registre : « « Irré­sis­tible »? La langue du Monde a encore four­ché! C’est de la résis­tible ascen­sion de Jean­not Sarkoz-Ui qu’il s’agit, comme aurait dit le regretté Brecht… Qui avait aussi écrit « Dans la jungle des villes », un titre qui va bien à La Défense. Mais pour­quoi est-ce « Main basse sur la ville » qui me vient à l’esprit ? »

Res­tons en bonne com­pa­gnie. La der­nière œuvre de Brecht est un roman : Les Affaires de Mon­sieur Jules César. Encore une his­toire d’empire romain. Une his­toire de pou­voir et d’argent.


500 emplois en Moselle, tu parles… Et les 600 supprimés à Gandrange, et les milliers d’autres avant !

par André Faber, envoyé spé­cial, per­ma­nent et même Lorrain

La Moselle est sau­vée ! À écou­ter le poste ce matin, ven­dredi 25 avril, il y a de quoi être ras­suré. 500 emplois crées d’ici à 2011 dans l’industrie de la bagnole, ouf, ça va déjà mieux ! Une bouf­fée d’oxygène qu’ils disent, ceux qui lisent les dépêches triom­phantes. À croire qu’il y a 2.000 habi­tants en Moselle ! Faut mettre cela en paral­lèle des 600 emplois sup­pri­més à Gan­drange, à quelques kilo­mètres de chez Peugeot !

Fau­drait aussi avoir un mini­mum de décence envers un pays pressé comme un citron – je dis bien un pays car trop sou­vent la Moselle est située en Alle­magne – où on a sabré les emplois par dizaines de mil­liers depuis les années 80 !

De fer­me­ture en fer­me­ture, l’industrie du fer et ses satel­lites ont dis­paru. Il faut aller se bala­der vers Hayange, Hagon­dange, les villes d’anges comme on dit, vers Longwy, Fameck, Rom­bas pour voir qu’il n’y a plus rien à voir ! Les petites bou­tiques ont suivi, les maga­sins, les mai­sons grises de crasse et de sueur, les bis­trots et le reste, c’est « ville à vendre ».

500 emplois à quel prix, à quel tarif ? Bien­ve­nue en Moselle, il pleut ! Bien­ve­nue dans l’après guerre et la réces­sion, la gran­deur et déca­dence, l’usine de la France et du chô­mage ! Quand les plus grands groupes délo­ca­lisent, quand des mecs de 50 piges poi­reautent entre près-retraite, longue mala­die ou plan social, 500 emplois, merde ! Quand on connaît le cou­rage de nos pro­los, fiers au tra­vail, bos­seurs comme per­sonne, c’est pas un cadeau !

Il y a long­temps déjà, un ouvrier de la sidé en conver­sion de tra­vail expri­mait les choses à sa manière : « J’ai les doigts trop gros pour faire de l’informatique ! »

Qu’ils les gardent leurs 500 emplois et qu’on plante des patates et qu’on les mange ! Enfin, quoi, 500 emplois, nous on aime­rait des vacances !


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  • 2sexpolLa Revue Sex­pol ressuscitée !

    Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexua­lité / poli­tique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
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    (Claude Lévi-Strauss)
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    L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances
    (Ber­trand Russel)
  • Un récent et com­pli­qué chan­ge­ment de ser­veur a causé la perte de quelques « car­tons », en l’occurrence cer­taines images. Les reverra-t-on un jour ? Hmmm…

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