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Sarkozysme. Le putsch verbal et fascisant de Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence

par Cyril Di Méo

A Aix-en-Provence, les par­ti­sans de Fran­çois Hol­lande se font trai­ter de « zou­lous », les lea­ders de droite menacent de « lever une armée » si Hol­lande est élu... .et la per­ma­nence du PS se fait défon­cer lors de défaites UMP... Tan­dis que la maire, Maryse Jois­sains, se sur­passe – elle a l’habitude de ce genre de som­mets – avec des pro­pos à tona­lité put­schiste et fas­ciste. Socia­liste, ancien membre des Verts d’Aix et ancien conseiller muni­ci­pal d’opposition, Cyril Di Méo adresse cette lettre ouverte à ses concitoyens :

Amis zou­lous…

C’est avec joie que l’on voit un pré­sident qui a clivé et divisé la France rem­placé par un pré­sident qui sou­haite ras­sem­bler les dif­fé­rents fran­çais der­rière un idéal de jus­tice sociale. N’en déplaise à cer­tains lea­ders de droite qui jugent Fran­çois Hol­lande « illé­gi­time », c’est à une nette majo­rité du peuple, avec 51,6 %, que Fran­çois Hol­lande a été élu pré­sident de la République.

Sur Aix, Sar­kozy fait 53,1 % des voix contre 46,9% pour Hol­lande. Aix reste une ville de droite. Mais c’est une forte régres­sion de la droite sar­ko­zyste. Ainsi Sar­kozy perd 4632 voix par rap­port à 2007 (37124 voix contre 41756 en 2007). Et le can­di­dat de gauche connait une forte pro­gres­sion pas­sant de 42,7% à 46,9% plus de 4 points sup­plé­men­taires et gagne plus de 1724 voix.

En réponse à cette pro­gres­sion des forces oppo­sées à cette droite dure, notre ville connaît aujourd’hui une dérive inquié­tante de la droite vers l’extrême droite. Maryse Jois­sains a ainsi pu envoyer quelques jours avant le scru­tin un tract hal­lu­ci­nant, en appe­lant aux élec­teurs du Front Natio­nal en ces termes : « Élec­teurs du Front natio­nal. Je par­tage une par­tie de vos inquié­tudes et vos enga­ge­ments : l’élue que je suis l’a prouvé. » Pous­sant la haine et la récu­pé­ra­tion du vote extrême à son comble, elle écrit : « Élec­teurs du Front natio­nal, êtes-​vous prêts à subir le vote des immi­grés, l’immigration mas­sive, la régu­la­ri­sa­tion des sans papier, la perte de notre modèle social et sur­tout le pié­ti­ne­ment de nos valeurs répu­bli­caines. Pour vous et pour nous, […] la démo­cra­tie, l’identité fran­çaise […] ont un sens. Alors, si au nom de nos dif­fé­rences réci­proques, nous ne pou­vons faire alliance, défen­dons ensemble l’Etat fran­çais contre le pire. »

Lettre hai­neuse et ordu­rière dont voici l’intégralité :

http://​www​.rue89​.com/​s​i​t​e​s​/​n​e​w​s​/​f​i​l​e​s​/​a​s​s​e​t​s​/​d​o​c​u​m​e​n​t​/​2​0​1​2​/​0​5​/​l​e​t​t​r​e​-​u​n​e​-​r​e​p​u​b​l​i​q​u​e​-​e​n​-​d​a​n​g​e​r​.​p​d​f​?​t​w​_​p​=​twt

Ce ton et cette déma­go­gie se sont aussi retrou­vés dans l’interview don­née par Madame Jois­sains à un média local où elle conteste la « légi­ti­mité de l’élection de Hol­lande ». Elle affirme que «  Même si M. Hol­lande est pro­clamé pré­sident de la Répu­blique, je ne pense pas qu’il soit légi­time, parce qu’il y arrive après un com­bat anti-​démocratique comme on ne l’a jamais vu dans ce pays. »» Pro­pos qui on l’espère amè­nera à un rap­pel à la loi et où elle traite aussi les élec­teurs de Hol­lande de « bande de rigo­los » et de « zou­lous ». Et consi­dère ainsi que «  Fran­çois Hol­lande est un dan­ger pour la Répu­blique. Cet homme n’a jamais fait la démons­tra­tion qu’il ait fait quelque chose dans sa vie. Je ne le crois pas com­pé­tent, ni capable. En tout cas phy­si­que­ment. Il ne don­nera pas l’image d’un pré­sident de la Répu­blique. J’aurais aimé d’un pré­sident qu’il ait plus de pres­tance et pas qu’il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses mee­tings parce que ça me paraît extrê­me­ment ridi­cule. ». C’est vrai que vu son style et sa pres­tance Maryse Jois­sains peut don­ner des leçons… :)

Maryse Jois­sains, recon­nais­sable notam­ment par l’ostentatoire cru­ci­fix qu’elle arbore entre les seins.

Voici la vidéo qui n’est pas un gag…. hélas c’est notre dépu­tée maire

http://​www​.city​lo​cal​news​.com/​a​i​x​/​2​0​1​2​/​0​5​/​0​7​/​m​a​r​y​s​e​-​j​o​i​s​s​a​i​n​-​f​r​a​n​c​o​i​s​-​h​o​l​l​a​n​d​e​-​e​s​t​-​i​l​l​e​g​i​t​ime

C’est dans ce cli­mat de pro­fonde hos­ti­lité et de ton poli­tique d’une extrême viru­lence que la vitrine de la per­ma­nence aixoise du Ps a été fra­cas­sée dimanche soir après de nom­breuses dégra­da­tions com­mises tout au long de la semaine ayant pré­cédé le scrutin.

http://​cyril​-dimeo​.over​-blog​.com/​a​r​t​i​c​l​e​-​l​-​a​m​b​i​a​n​c​e​-​p​o​l​i​t​i​q​u​e​-​a​i​x​o​i​s​e​-​1​0​4​7​4​8​5​5​1​.​h​tml

Chers amis « zou­lous » et assi­mi­lés, Aix connaît depuis 10 ans une anor­ma­lité poli­tique en ayant à sa tête comme maire, pré­si­dente de la CPA et dépu­tée un tel per­son­nage aussi réac­tion­naire et vul­gaire qui est une honte pour tout démo­crate et répu­bli­cain. J’espère que comme moi vous aide­rez Gaëlle Len­fant et Jean David Ciot, (au pre­mier ou au deuxième tour selon votre sen­si­bi­lité), à mettre un terme au man­dat de Madame Joissains.

Cyril Di Méo

Blog http://​cyril​-dimeo​.over​-blog​.com


Et allez !

Ne tour­nons pas autour du pot. Les esti­ma­tions sont connues depuis peu après 18 heures. Elles se confirment avec éclat. Lais­sons aux télés et radios le faire-​semblant de ne pas savoir. Allez, arro­sons ça ! Et retrous­sons nos manches !


Rabais sur le Vichy !

© Alain Le Quernec

Après Pétain, ques­tion Vichy, il y eut la pas­tille blanche (dure à ava­ler) et aussi le tissu qui enroba les fesses de Bar­dot (pré­mo­ni­toire côté FN), avant d’emballer la came­lote de chez Tati. Il nous est revenu ces der­niers temps à la mode Sar­kozy avec un arrière-​goût ranci. Comme dit Alain Le Quer­nec, l’auteur de ce tis­sage serré, « Atten­tion, cette image sera démo­né­ti­sée la semaine pro­chaine ! » Pourvu !


Fêter le travail, cette « étrange folie »


« Vrai tra­vail » : l’amnésie du can­di­dat Sar­kozy par LeNou­ve­lOb­ser­va­teur

Fêter le tra­vail, déjà c’est plus que limite. Mais alors le « vrai » tra­vail, selon Sar­kozy et sa piteuse envo­lée pétai­niste !… Envo­lée si on peut dire, à laquelle il a cru devoir pré­ci­ser « Le vrai tra­vail c’est le tra­vail de celui qui tra­vaille dur ». Le « dur », ça c’est de la « vraie » valeur. Oui, c’est celle de l’aliénation, cette force de pro­duc­tion que, contraint, tu dois échan­ger à tes com­man­di­taires – capi­ta­listes, en géné­ral –, selon leurs propres condi­tions (« mar­ché du tra­vail ») et en échange de la per­mis­sion de sur­vivre, plus celle de consommer, – consommer ce que tu as toi-​même pro­duit, ou bien qui t’est pro­posé dans le spec­tacle des loi­sirs de pré­fé­rence abê­tis­sants, grâce aux­quels tu tur­bi­ne­ras une qua­ran­taine d’années selon le pro­gramme : « Perdre sa vie à la gagner ». La dif­fé­rence se consti­tue en résis­tance, dans la lutte quo­ti­dienne pour conqué­rir le plein emploi de sa vie.

Le vrai tra­vail, alors, ne serait-​il pas celui qui, signant le pro­grès et la civi­li­sa­tion, en fini­rait avec l’exploitation, la souf­france (tra­vail, tri­pa­lium en latin « ins­tru­ment de tor­ture »), bref l’aliénation, pour tendre à la créa­ti­vité, la réa­li­sa­tion de soi et de l’humanité, le plai­sir à œuvrer pour la jus­tice et une société d’humains libres ?

À l’expression « vrai tra­vail », on pour­rait alors sub­sti­tuer l’ancienne évo­quant « la belle ouvrage ». À la notion de « pro­grès » on pour­rait aussi pré­fé­rer celle plus fié­vreuse du plai­sir à vivre, et à vivre en société ouverte, et non plus dans ce « tout à l’ego », selon l’expression de Régis Debray.

Oui, c’est de l’utopie !, ce « lieu de nulle part » qu’on n’en finit pas de cher­cher (pour qui cherche…), ou comme dans cette quête de sens qui – au fait – carac­té­rise la nature humaine.

En foi de quoi je consi­dère Le Droit à la paresse de Paul Lafargue (gendre de Marx) comme un livre majeur, véri­table hymne au – pour le coup – vrai pro­grès, celui qui jus­ti­fie­rait le machi­nisme et la tech­nique comme des ins­tru­ments de libé­ra­tion et non plus comme des déi­fi­ca­tions modernes et hau­te­ment aliénantes.

Beau détournement de l'oeuvre de Millet. L'angelus sonne l'heure de la libération… On peut rêver, non ?

Beau détour­ne­ment de l’œuvre de Millet. Les gla­neuses et la glandeuse.

Ainsi donc débute Le Droit à la Paresse. La réfu­ta­tion du Droit au tra­vail, 1880 :

« Une étrange folie pos­sède les classes ouvrières des nations où règne la civi­li­sa­tion capi­ta­liste. Cette folie traîne à sa suite des misères indi­vi­duelles et sociales qui, depuis deux siècles, tor­turent la triste huma­nité. Cette folie est l’amour du tra­vail, la pas­sion mori­bonde du tra­vail, pous­sée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa pro­gé­ni­ture. Au lieu de réagir contre cette aber­ra­tion men­tale, les prêtres, les éco­no­mistes, les mora­listes, ont sacro-​sanctifié le tra­vail. Hommes aveu­glés et bor­nés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu ; hommes faibles et misé­rables, ils ont voulu réha­bi­li­ter ce que leur Dieu avait mau­dit. Moi, qui ne pro­fesse d’être chré­tien, éco­nome et moral, j’en appelle de leur juge­ment à celui de leur Dieu ; des pré­di­ca­tions de leur morale reli­gieuse, éco­no­mique, libre-​penseuse, aux épou­van­tables consé­quences du tra­vail dans la société capitaliste. »

Suite en ver­sion inté­grale sur inter­net, notam­ment là : http://www.rutebe
uf​.com/​t​e​x​t​e​s​/​l​a​f​a​r​g​u​e​0​1​.​h​tml

Mais je m’aperçois que je rabâche et, d’année en année, ramène mon muguet sur ce cha­pitre… C’est sur­tout que l’Histoire bégaye et que les pro­grès se font aussi rares que lents. Voyez tout de même, sur C’est pour dire, ces autres sup­pliques pour tra­vailler moins, en gagnant ce qu’il faut, et pas plus.

De la Paresse comme un des Droits de l’Homme, de la Paresse comme un art moderne et révolutionnaire

Faire plus de moins pour être plus pei­nard !, par André Faber

« Fête du tra­vail », et quoi encore ?


Mari(an)ne Le Pen, selon Faber

Mon pote Faber fait des cau­che­mars et il des­sine même la nuit. Laisse donc la lampe allu­mée si t’as peur. Ni rêve ni cau­che­mar : regar­der en face.


« Tu m’emmerdes », le tube sans dentelle

Après cinq ans d’un trop long règne, et dix ans en chef d’orchestre de la droite, Nico­las Sar­kozy se pose désor­mais en chef de file de l’extrême-droite. Le col­lec­tif Le pavé a tenu lui aussi à expri­mer son ras-​le-​bol. Un refrain que les âmes les plus fri­leuses trou­ve­ront peut-​être tri­vial. Pour les autres, régalez-​vous, faites tour­ner et sur­tout, déga­geons la droite(-extrême) du pouvoir.


Tu m’emmerdes par Pla­ceau­Peuple

L’auteur : Place au Peuple
Site offi­ciel de la cam­pagne du Front de gauche, www​.pla​ceau​peu​ple2012​.fr agrège non seule­ment les pro­duc­tions des élus, des mili­tants, des sym­pa­thi­sants, mais aussi plus lar­ge­ment des citoyen-​ne-​s qui tiennent des sites d’information ou des blogs.

<a href=« http://twitter.com/share » class=« twitter-share-button » data-count=« none » data-text= »« Tu m’emmerdes », le tube sans den­telle » data-url=« http://c-pour-dire.com/2012/04/tu-memmerdes-le-tube-sans-dentelle/ » >Tweet



Montauban-​Toulouse et les prédictions d” « Isidore »

Je ne sais qui est cet « Isi­dore » qui a déposé hier sur ce blog un com­men­taire sur l’affaire Montauban-​Toulouse. Mais le lien qu’il a ajouté mène à son blog, La Gnos­tie d’Isidore, où l’on peut lire ce qui suit, daté du 23 février der­nier, sous le titre « Pré­dic­ti­vité ». Pro­pos que je lui emprunte sans hési­ter (et sans son avis…).

Pré­dic­ti­vité

Hélas, chers amis, nous aurons notre petit atten­tat, peut-​être pas trop san­glant, en France, pour cor­ro­bo­rer le carac­tère sécu­ri­taire néces­saire à notre cher pays de liberté, dont ont besoin notre indus­trie, la pro­tec­tion des riches, celle de leur moral et tout bon­ne­ment cette repous­sante morale sociale, afin de domp­ter, par la force des matraques et autres armes de conten­tion des masses telles que décrets et lois ad hocdont on nous a donné l’habitude, dans les 45 jours qui viennent, à peu de chose près. C’est abso­lu­ment néces­saire pour éle­ver le nabot à nou­veau aux hau­teurs de sa tâche : les esprits sont beau­coup trop revêches sinon même rebelles.Les pleur­ni­cha­de­ries qu’on nous montre et qu’on vou­drait des pan­se­ments à des manques et mal­ver­sa­tions volon­taires, tournent trop à la rigo­lade ou l’odeur de vinaigre et n’y suf­fissent plus, tant elles ont le pesant de la cré­di­bi­lité d’un cour­tier ; ses déci­sions de der­niers ins­tants se vou­draient vrai­ment convain­cantes, à la manière d’un cache-​sexe sans devant ni der­rière, et d’une radi­ca­lité qui sort après quatre métros de retard ; ses révoltes contre l’état de fait qu’on a soi-​même ins­tauré par ses ins­ti­tu­tions sau­mâtres et qu’on a impo­sées à coups de ren­forts bleu-​marine et de coques pare-​balles, de casques et de gaz lacry­mo­gènes, d’interdits à la libre-​circulation sous des pré­textes sécu­ri­taires qui ne consistent qu’à se pro­té­ger soi de la popu­lasse qu’on abhorre lorsqu’elle vous contre­dit, sentent exces­si­ve­ment l’hilarité osten­ta­toire, s’il ne s’agissait que d’accélérer notre désap­poin­te­ment devant tant de ver​gogne​.Il faut s’attendre donc à une gou­ver­nance par le choc socialqui se pra­tique dans l’invention d’une ter­reur dont l’objet est de vous atteindre au ventre, là où on veut vous esbau​dir​.Je sou­haite sim­ple­ment, devant cet inévi­table « impos­sible » que les gens res­te­ront affec­ti­ve­ment calmes et pen­se­ront et com­pren­dront qu’à nou­veau, un coup sera porté à leur désir de mieux être et ne défailli­ront pas sous ce choc des­tiné à détrô­ner pour que vous le cachiez comme un tré­sor qui n’a plus à être décou­vert, ce qu’ils ont de plus cher, de plus vivant, de plus radieux et de plus incer­tain : la LIBERTÉ.

Publié par , 23 février 2012


Sarkozy en famille : des gens modestes

C’est vrai, quoi, de vraies gens du peuple.

Le peuple, disait Vic­tor Hugo, c’est comme les pavés : on lui marche des­sus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête.

Source : sur la toile, #nous­som­mes­des­gens­mo­destes pic​.twit​ter​.com/​F​q​z​e​A​JsM


  • Mai 2012, en rouge et bleu…

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  • « L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances » Ber­trand Russell
  • Non à la propagande d’AREVA !

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