Ex-gué­rille­ro des Tupa­ma­ros dans les années 1960-1970, déte­nu en tant qu’otage par la dic­ta­tu­re (1973-1985)„ José Muji­ca Cor­da­no, sur­nom­mé « Pepe Muji­ca », a été élu pré­si­dent de l’Uruguay le 29 novem­bre 2009. Il tran­che par son mode de vie, très éloi­gné du fas­te habi­tuel de la fonc­tion pré­si­den­tiel­le. Délais­sant le palais pré­si­den­tiel, il habi­te la peti­te fer­me de son épou­se, « au bout d’un che­min de ter­re » en dehors de Mon­te­vi­deo. Il conti­nue à y culti­ver des fleurs avec son épou­se, à des fins com­mer­cia­les, et don­ne envi­ron 90 % de son salai­re pré­si­den­tiel à des orga­ni­sa­tions cari­ta­ti­ves ou pour aider des « petits entre­pre­neurs », conser­vant pour lui-même l’équivalent du salai­re moyen en Uru­guay (envi­ron 900 € par mois). Le cou­ple pré­si­den­tiel béné­fi­cie de la pro­tec­tion de deux poli­ciers à la fer­me. Le patri­moi­ne du cou­ple pré­si­den­tiel pro­vient pour la majeu­re par­tie de mada­me (Muji­ca n’ayant com­me seul bien qu’une Coc­ci­nel­le de 23 ans) et est éva­lué en 2012 à 4,2 mil­lions de pesos uru­guayens (envi­ron 170 000 euros). Lors de la vague de froid qu’a subie le pays en juin 2012, il a immé­dia­te­ment ins­crit la rési­den­ce pré­si­den­tiel­le sur la lis­te des refu­ges pour les sans-abris. Pepe Muji­ca est aus­si végé­ta­rien et athée. Vrai­ment pas nor­mal.