Nucléaire

Effet Fukushima. Les gazouillis de l’anxiété nucléaire en direct sur la Toile

Des artistes multimédia italiens viennent de développer Nuclear Anxiety, une carte interactive permettant de visualiser en temps réel, à partir de comptes Twitter, l'angoisse générée sur la Toile par l'énergie nucléaire. Chaque fois qu'un gazouillis (tweet) comportant le mot "nucléaire" (en plusieurs langues) est posté, il apparaît géolocalisé. Ainsi s'exprime l'ampleur de cette peur, notamment aux Etats-Unis, où Twitter est très populaire. 

Autre bruit de fond issu de la Toile, listentothedeep.com a mis en écoute l'enregistrement du bruit du séisme qui s'est produit au large du Japon le 11 mars, les basses fréquences ayant été accélérées seize fois. Accessible dans la rubrique "Sound Library", puis "Earthquake". Le chant de la terre, comme Mahler lui-même ne l'avait jamais entendu…

Tout ça est gai, sympa, moderne, technique – comme notre monde.

 

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4 réflexions sur “Effet Fukushima. Les gazouillis de l’anxiété nucléaire en direct sur la Toile

  • Très peu de Tweet(s) en France .….….….
    Curieux !
    @ plus !

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    • Gérard Ponthieu

      Oui, je me suis aus­si fait la remarque…

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  • Denis Guenneau

    La France est une excep­tion mon­diale vis à vis du nucléaire, du fait d’un lob­by pro nucléaire très puis­sant dans les rouages de l’é­tat et de la com­mu­ni­ca­tion de masse.
    Ce midi au fou du roi sur France Inter, Claude Allègre fai­sait la pro­mo de son livre pro nucléaire, occa­sion de se payer la tronche des anti nucléaires et éco­lo­gistes, par les « gen­tils » ani­ma­teurs de l’émission.

    Le 20 mars, 10 000 per­sonnes mani­fes­taient dans la cen­trale fran­çaise de Fessenheim, dont 1000 fran­çais et 9 000 suisses ou alle­mands (Source Le Monde du 21 mars).
    C’est pour moi la preuve d’un for­ma­tage de nos esprits fran­çais, dès l’é­cole, qui nous glo­ri­fie des décou­vertes de la famille Curie, dans une épo­pée moderne, alors que dans la réa­li­té, ces esprits scien­ti­fiques étaient très cri­tiques quand à l’u­ti­li­sa­tion qui pour­raient être fait de leurs découvertes.

    Pour sen­si­bi­li­ser les consciences fran­çaises quant aux dan­gers du nucléaire, un long che­min est encore à faire, et j’es­père sin­cè­re­ment qu’il ne fau­dra pas attendre une catas­trophe nucléaire en France pour faire bas­cu­ler l’o­pi­nion française.

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  • Mmm. C’est vrai que les Français ont subi un bour­rage de crâne… Mais peut-être aus­si que nous ne sommes pas des cham­pions de Tweeter ?
    Pour ma part, je n’ai tou­jours pas pigé com­ment ça fonc­tionne. Sans doute parce que je me refuse à pos­sé­der un « télé­phone intelligent »…

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