ActualitéAlerte !Gaffe, les médias !

« Ça sent le bouchon »

« Ça sent le bouchon » a osé la journaliste sur France Inter ce matin pour lancer le marronnier estival. Et d'enfiler les clichés sur les dangers de la déshydratation, les redoutables micro-trottoirs (sur autoroutes…) et, donc, les puissantes pensées des chevaliers à quatre roues. Il est revenu, l'heureux temps des bouchons, ces « hirondelles » qui annoncent l'été caniculaire. Ce rituel journalistique est aussi vieux que les hordes automobiles. C'est aussi un marqueur de société. Ainsi cette archive de l'Ina datée du 1er juillet… 1968, sobrement intitulée « Arrivée des touristes sur la Nationale 7 : trafic automobile et plages de la région », extraite de Provence Actualités, Office national de radiodiffusion télévision française,  Marseille. Où la niaiserie du propos atteste bien que la révolution de Mai-68 a vécu.

Partager

Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

3 réflexions sur “<span class="dquo">«</span> Ça sent le bouchon »

  • faber

    C’est pu un mar­ron­nier, c’est un pal­mier, que dis-je… Qu’est-ce qu’on s’emmerde quand y a pas un avion qui tombe. Et c’est pas les Grecs qui vont venir gâcher nos bou­chons. Ni les Syriens, ni nos migrants, ni, ni, ni ! Surtout pen­ser à s’hy­dra­ter, et sur­tout évi­ter d’a­va­ler les conne­ries médiatiques.

    Répondre
  • Gian

    Quand je pense qu’à ce moment-là même, je venais de pas­ser en lou­cé­dé (de nuit, à tra­vers les maïs, grâce à un réseau encore sur­vi­vant qui avait fait tran­si­ter des pros­crits du FLN) la fron­tière du côté de Genève, pour fuir le man­dat d’a­me­ner que m’a­vait valu mes exploits chi­miques de juin 68

    Répondre
  • « Niaiserie du pro­pos », c’est peu dire, s’a­gis­sant tout de même d’une enfi­lade des cli­chés les plus écu­lés expri­mant une forme de « pen­sée » des plus débiles, rehaus­sée, si on peut dire, par les plans sexistes et insis­tant du mâle came­ra­man de l’ORTF. « 68 » n’a­vait pas agi, semble-t-il, sur une bonne par­tie de la popu­la­tion. Et ça se sent encore de nos jours.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Translate »