On n'est pas des moutons

antiquité

De Socrate à Lidl, Free et autres Macron, un peu de philosophie politique à l’usage improbable de nos gérants

C’est un peu comme une urticaire : ça me démange de partout… sans savoir au juste d’où ça vient. Je parle de cette « actu », drogue journalistique à haute accoutumance. S’en défaire, une gageure. Sortie par la porte, la revoilà par la moindre lucarne, facteur de stress, de manque. Que faire ? comme disait l’autre. Sentiment d’impuissance contre désir d’agir. Comment ? Alors je cause, je me cause, je cause ici en écrivant, comme dans un journal, un autre, pas celui du métier d’informer – enfin d’essayer. Donner une forme à cette réalité du monde qui semble s’effilocher par tous les bouts. Pour parodier Nougaro, « est-ce moi qui vacille, ou la terre qui tremble ? » Le fait est que j’ai bien du mal à prendre ladite « actu » par un bout, sans être rattrapé par un autre ; sans donner dans la dispersion… Je connais un type qui a écrit L’Homme dispersé, un roman documenté. À l’image de notre monde, au bord de l’éclatement.

Les optimistes espèrent, ils croient : on trouvera des solutions, c’est le sens du progrès : la technologie, ses miracles, la Lune, Mars. L’Homme s’en sortira, trop génial. Les pessimistes analysent, pensent : c’est cuit pour le bipède sapiens (mal)pensant, l’homo faber (mal)faisant ; il s’est mis la corde au cou, celle de l’economicus. Gloire au « plus », encore « plus », toujours « plus ».

Ils auront trait la vache Terre jusqu’à sa dernière goutte de « plus » ; elle, elle s’en remettra, depuis le temps qu’elle s’accommode des cataclysmes – dont elle naquit. Mais ses habitants, locataires arrogants, vils profiteurs, exploiteurs éhontés, fiers imbéciles. Ils ont oublié, ou jamais su, qu’ils ne faisaient que passer ici-bas, suspendus au viager d’une vie brève, aléatoire. À ce sujet, « vu à la télé » l’enquête de Cash investigation (France 2) sur les esclavagistes modernes à l’œuvre chez Lidl et Free, deux casseurs de prix de la bouffe et du téléphone. Rois de la « petite marge », ils font galérer leurs salariés, maltraités comme des bêtes de somme, méprisés, sermonnés, engueulés, usés et finalement jetés comme des déchets à la poubelle de Pôle emploi, aux frais de la collectivité. On connaît la musique : « Privatiser les bénéfices, mutualiser les pertes », rengaine capitaliste. Marx n’y pourra rien, tout juste figurant de cinéma (un film vient de sortir sur le père du Manifeste communiste ; signe des temps désespérés car nostalgiques).

Retour à l’envoyeur.

Ils sont là, les prolétaires d’aujourd’hui, comme dit à sa façon Xavier Niel, le multimilliardaire patron de Free : « Les salariés dans les centres d’appels, ce sont les ouvriers du XXIe siècle. C’est le pire des jobs. » Au moins sait-il de quoi il parle. Mais il n’a pas voulu parler dans le poste ; pas davantage sa chargée de com’ – le comble ! –, laissant la corvée à un chef de régiment bien emmerdé, probablement aussi faux derche qu’intraitable « manager ». Tous ces pions néfastes ne jurent que par le « manag’mint », ont été biberonnés aux mêmes évangiles productivistes. Comme l’autre de chez Lidl, qui aura dû en tuer des comme lui avant de recevoir l’onction du pouvoir par la schlague. Il est là comme un mioche pris les doigts dans la confiote, minable rouage d’une machine à « faire du cash », en rêvant que d’autres machines éliminent totalement les travailleurs – pourtant déjà robotisés. Ah, que viennent enfin les temps bénis de la robotisation totale, totalitaire ! « 1984 » en vrai et en pire.

Certes, chacun peut toujours aller chez Lidl ou chez Free – entre autres exploiteurs de choc – pour gagner trois euros six sous. À quel prix ? Ils ne pourront plus ignorer ce que recouvre la question – enfin si, ils pourront toujours se voiler la face. 1

À ce propos, et dans la rubrique « ONPLG », On n’arrête pas le progrès 2, les femmes saoudiennes vont être autorisées par leurs princes à conduire. Elles vont pouvoir prendre le volant – mais restent astreintes au voile intégral. L’inverse eut été plus libérateur. Chacun ses hiérarchies de valeurs.

Le procès de Socrate

Le procès de Socrate. Sur les 501 juges, 280 votent en faveur de la condamnation, 221 de l’acquittement.

Justement, côté valeurs, comment ne pas saluer les quatre émissions, cette semaine, des Chemins de la philosophie (France Culture) consacrés à Socrate, spécialement à son procès et à sa mort ? La condamnation du philosophe grec (470399 avant notre ère) demeure un sujet de discussion à la fois philosophique et politique. Adèle Van Reeth, l’animatrice des Chemins, mène au mieux l’« instruction » à partir des chefs d’accusation ainsi libellés : « Socrate enfreint la loi, parce qu’il ne reconnaît pas les dieux que reconnaît la cité, et qu’il introduit d’autres divinités nouvelles ; et il enfreint la loi aussi parce qu’il corrompt la jeunesse. Peine requise : la mort. »

Si le débat garde toute son actualité, c’est parce qu’il pose de nombreuses questions concernant le droit et la loi, la citoyenneté et la démocratie, la liberté et la philosophie – tout comme la religion et le libre-arbitre. De ces quatre heures passionnantes, il apparaît, pour le dire vite et vulgairement, que Socrate fut un emmerdeur suprême, un gêneur politique qui claquait le bec aussi bien à ceux qui prétendaient savoir qu’aux sophistes, embobineurs filoux, aux politiciens, poètes, gens de métier renvoyés à leur ignorance – comme la sienne propre… Socrate sait… qu’il ne sait rien. Ce qui est impie ! En effet, ne pas savoir revient à ne rien croire, pas même les dieux !

Autre question, et non des moindres, posée par Socrate et sa condamnation : celle de la démocratie. Le philosophe était très critique à son sujet ; il lui reprochait notamment de faire la part belle aux opinions, et ainsi de figer l’examen des faits et l’exercice de la pensée libre. 3  Sa philosophie politique se situait entre mépris de la majorité et amour des lois, y compris celles qui le condamnaient : plutôt subir l’injustice que la commettre…

Socrate Athènes

Socrate, devant l’Académie, Athènes © gp

Reste la « corruption de la jeunesse »… Concerne-t-elle l’enseignement du maître – lui qui se disait n’avoir jamais été maître de qui que ce soit, qui enseignait en déambulant, professant le « Connais-toi toi-même » 4 car le savoir est en soi, passe par soi-même, et la sagesse se transmet par l’échange, la discussion. On avança aussi ses attirances pour les beaux jeunes gens, lui, le laideron… Pédophilie socratique ? en des temps où la pédérastie effarouchait peu, semble-t-il… Il est plus probable que la perversion en question portait d’abord sur le contenu subversif de l’enseignement. 5

Voilà qui nous emmène loin de Lidl et Free… Loin ? Que nenni ! Socrate rappelle au sens de la vie qui, de nos jours, se trouve accaparé par les obligations de la survie. Se tuer à gagner sa vie – formulation ancienne (mai 68…) du « burn out ». Plus-plus-plus : subir les indécentes pubs, sur les radios publiques, qui font chatoyer les charmes du productivisme, le privilège de « vivre les samedis comme des lundis » ! Le travail renoue plus que jamais avec son origine latine : tripalium, engin de torture à trois pieux… L’économie vulgaire commande. Les possédants et affairistes télécommandent les gouvernants – qui n’en sont plus depuis si longtemps, depuis 1983, pour en rester à nos horizons, quand Mitterrand s’est converti à la religion libéraliste.

Gouverner suppose un gouvernail, un cap, des directions, des idées, et tant qu’à faire des idéaux. Nos rameurs de la finance et du bizness ne sont plus que de sinistres gérants, tout comme ceux de Lidl et de Free, qu’ils vénèrent et imitent jusque dans leur arrogance inculte. De petits boutiquiers derrière leur caisse enregistreuse, tenant un pays comme une épicerie. La Santé, combien ? Ah ? trop cher ! On rabiote. L’impôt sur la fortune ? Trop élevé, incitant à l’évasion fiscale ? On va arranger ça. La formule magique reste inchangée : les pauvres ne sont pas riches, mais ils sont si nombreux que leur prendre un peu, rien qu’un peu, ça rapporte beaucoup beaucoup.

Je parlais, au début de ma dérive, du partage binaire entre optimistes et pessimistes. Reste les réalistes, ou ceux qui s’essaient à donner du sens au réel, tel qu’ils le perçoivent. Exercice très instable d’équilibriste. Casse-gueule ! Arrêtons là pour aujourd’hui.

Notes:

  1. On peut revoir l’émission ici.
  2. En taxi, pris dans un embouteillage, l’écrivain Alexandre Vialatte, s’entendant dire par son voisin la sentencieuse phrase, lui réplique : « Non, il s’arrête tout seul ».
  3. Pléonasme aurait ironisé Jules Renard, comme dans son Journal : « Libre penseur. Penseur suffirait. »
  4. Prolongé par Nietzsche : « Deviens ce que tu es ».
  5. « Mélétos, tu m’accuses de pervertir la jeunesse. Sans doute nous savons ce qui constitue la perversité des jeunes gens. Nomme-s-en, si tu connais, qui, pieux d’abord, sages, économes, modérés, tempérants, laborieux, soient devenus par mes leçons, impies, violents, amis du luxe, adonnés au vin, efféminés ; qui enfin se soient livrés à quelque passion honteuse.

    – Oui, repartit Mélétos, j’en connais que tu as décidés à suivre tes avis plutôt que ceux de leur père, de leur mère.

    – J’avoue, répliqua Socrate, qu’ils ont suivi les avis que je leur donnais sur l’instruction morale de la jeunesse. C’est ainsi que pour la santé nous suivons les conseils des médecins plutôt que ceux de nos parents. Vous-mêmes Athéniens, dans les élections de généraux, ne préférez-vous pas à vos pères, à vos frères, à vous-mêmes, les citoyens jugés les plus habiles dans la profession des armes ?

    – Tel est l’usage, repartit Métélos ; et le bien général le demande.

    – Mais, ajouta Socrate, toi Métélos, qui vois que dans tout le reste les plus habiles obtiennent préférence et considération, explique comment tu peux solliciter la mort de Socrate, précisément parce qu’on le juge habile dans une partie essentielle, l’art de former l’esprit. »

    XénophonApologie de Socrate, pp.726727


Maître Eolas. La République à 35 euros (l’Anarchie n’est pas en prime…)

Informé par un ami 1 d’un billet de blog au titre alléchant : « La République vaut-elle plus que 35 euros ? », je tombe sur le fameux blog de « Maître Éolas », Journal d’un avocat — Instantanés de la justice et du droit.

La République. Ange-Louis Janet (18151872) © Musée Carnavalet

LEolas en question semble être désormais le plus connu des avocats anonymes… Ne voulant pas mêler liberté de jugement et affaires professionnelles, il s’abrite derrière ce pseudonyme, lequel nous dit Wikipédia, vient du mot gaélique irlandais eolas qui signifie « connaissance, information. » Que voilà une bonne référence ! Aussi n’est-il pas étonnant que cet homme de droit s’en prenne si souvent à la presse, grande pécheresse dans son propre domaine. D’où cet exergue, qui rejoint mon credo : « Qui aime bien châtie bien. Et la presse, je l’aime très fort. » Pour le coup, Eolas s’en prend à un édito de L’Opinion. 2

Voici les faits, remontant à 2016, tels que repris de la plume (alerte et à l’occasion cinglante) d’Eolas :

« Sébastien X. est l’heureux propriétaire d’un lot dans le Lot, sur lequel se trouve une maison d’habitation et un garage. On y accède par un portail donnant sur la voie publique, par lequel une automobile peut passer afin de rejoindre le garage. Le trottoir devant cet accès est abaissé, formant ce que l’on appelle une entrée carrossable et plus couramment un bateau.

« Un jour, mû par la flemme ou peut-être parce qu’il ne comptait pas rester longtemps chez lui, peu importe, Sébastien X. a garé sa voiture devant l’accès à sa propriété, au niveau du bateau. “Que diable, a-t-il dû se dire, je ne gêne pas puisque seul moi ai vocation à utiliser cet accès. Or en me garant ainsi, je manifeste de façon univoque que je n’ai nulle intention d’user de ce dit passage”. Oui, Sébastien X. s’exprime dans un langage soutenu, ai-je décidé.

« Fatalitas. Un agent de police passant par là voit la chose, et la voit d’un mauvais œil ; sans désemparer, il dresse procès-verbal d’une contravention de 4e classe prévue par l’article R.41710 du code de la route : stationnement gênant la circulation. Sébastien X., fort marri, décide de contester l’amende qui le frappe, fort injustement selon lui. »

Il s’ensuit que le Sébastien X. dépose une requête, à laquelle le juge de proximité de Cahors fait droit et le relaxe, au motif “qu’il n’est pas contesté que l’entrée carrossable devant laquelle était stationné le véhicule de M. X. est celle de l’immeuble lui appartenant qui constitue son domicile et dessert son garage, et que le stationnement de ce véhicule, sur le bord droit de la chaussée, ne gêne pas le passage des piétons, le trottoir étant laissé libre, mais, le cas échéant, seulement celui des véhicules entrant ou sortant de l’immeuble riverain par son entrée carrossable, c’est à dire uniquement les véhicules autorisés à emprunter ce passage par le prévenu ou lui appartenant”.

Mais voilà-t-il pas que le représentant du ministère public, « fin juriste » selon Eolas, dépose un pourvoi en cassation. Et la cour, en effet, a cassé. Ledit jugement s’est trouvé annulé.

Alors, se demande goulument l’avocat : « Pourquoi la cour de cassation a-t-elle mis à l’amende ce jugement ? Pour deux séries de motif dont chacun à lui seul justifiait la cassation. »

À partir de là, puisque je ne vais pas recopier la longue autant qu’argumentée et passionnante plaidoirie de l’avocat, je vous invite à la lire directement ici.

Pour ma part, non juriste, je m’en tiendrai à quelques réflexions sur ce qu’on appelle « l’État de droit » et qui pose des questions essentielles, non seulement sur la République et la démocratie mais plus généralement sur l’état de la société, donc sur les comportements individualistes ou communautaristes.

L’usage de l’automobile et, en général, de tous les engins à moteur, dévoile le reflet hideux des comportements humains – à l’humanité relative, spécialement dans les villes, en dehors de toute urbanité… C’est en quoi cet article de Maître Eolas revêt son importance politique, voire idéologique et philosophique. Il pose en effet – depuis son titre, « La République vaut-elle plus que 35 euros ? » –  la question du bien commun, censé être codifié et conforté par la Loi. Cette Loi (avec majuscule) si souvent bafouée, par des hors-la-loi dont notre société a bien du mal à endiguer les flots : manque de prisons, qui débordent, de juges, de policiers. On manque plus encore, avant tout, d’esprit civique – ce que George Orwell, sous l’expression décence commune, définissait comme « ce sens commun qui nous avertit qu’il y a des choses qui ne se font pas ».

Non, ça ne se fait pas, enfin ça ne devrait pas se faire de :

– Se foutre du code de la route, spécialement des limitations de vitesse et mettre ainsi des vies en danger ; causer un boucan infernal avec son engin à moteur ; jeter les ordures n’importe où ; incendier poubelles et voitures ; insulter quiconque par des propos agressifs et racistes 3 ; barrer des rues pour empêcher l’accès de la police dans des « territoires perdus de la République » 4 Liste non exhaustive !

Mais ça ne devrait se faire non plus que :

– Près de la moitié des richesses mondiales soit entre les mains des 1 % les plus riches, tandis que 99 % de la population mondiale se partagent l’autre moitié, tandis que 7 personnes sur 10 vivent dans un pays où les inégalités se sont creusées ces 30 dernières années. (Rapport Oxfam, 2014).

– … Et que les riches continuent à s’enrichir et les pauvres à s’appauvrir…

L’État de droit, certes, implique la primauté du droit sur le pouvoir politique, de sorte que gouvernants et gouvernés, doivent obéir à la loi, tous étant ainsi égaux en droit. En droit. Pour le reste : on comptera sur les talents, la chance, et surtout la « bonne fortune »… Rien à voir avec le degré de démocratie d’un régime ! Où serait alors le « monde commun » entre les nouvelles élites de l’industrie, du commerce, de la banque, des arts, du sport et de la politique ? – cette nouvelle aristocratie, à l’hérédité financière et aux revenus éhontés, injurieux.

État de droit, ou État de travers ? Par delà le désordre économique facteur de misère 5, c’est l’ordre symbolique du monde – celui de la justice et du bien-être par le « progrès » tant vanté – qui se trouve gravement atteint et accentue le ressentiment général et la malveillance des laissés pour compte. Tandis que les démagogues de tous poils se rengorgent sous de grandes envolées égalitaristes, accusant l’État et ses « élites », dénonçant les démons, les complots, le « système ». Ce qui revient à désengager le citoyen de sa propre responsabilité – ce qui, il est vrai, postule sa liberté.

À ce stade, on ne peut ignorer l’autre responsabilité, celle des gouvernements, dont elle questionne leur forme et leur légitimité. Cette notion de l’État de droit, si elle fonde la République en tant que démocratie théorique, se voit confrontée à l’État tout court. Certains courants anarchistes y ont vu et continuent à y voir le mal absolu. D’autres, plus philosophiques que dogmatiques, ont su poser les principes de fond. Ainsi Proudhon quand il écrit : « La liberté est anarchie, parce qu’elle n’admet pas le gouvernement de la volonté, mais seulement l’autorité de la loi, c’est-à-dire de la nécessité », ou encore « L’anarchie c’est l’ordre sans le pouvoir ». Ou Élisée Reclus : « L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre. »

Au fond, on n’est pas loin de l’affaire du stationnement illégal si finement analysé par Maitre Eolas. Partant d’une amende à 35 euros, dénoncée par un journaliste surfeur et démagogue 6, on en arrive à embrasser la complexité d’un tout historique et philosophique, dont les fondations datent de l’Antiquité grecque et romaine, tandis que l’édifice entier demeure sous échafaudages, plus ou moins (in)stable, selon le rapport incertain entre bâtisseurs et démolisseurs – ce qui constitue l’Histoire.

Notes:

  1. Merci Daniel !
  2. Média économique d’inspiration libérale, pro-business, européenne.
  3. Roulant à vélo dans les quartiers Nord de Marseille, je me suis fait traiter de « sale pédé » et menacer de cassage de gueule par un Noir haineux [c’est un fait] en bagnole, vociférant parce qu’empêché de me passer dessus dans une rue étroite !
  4. Je parle de ce que je connais : à Marseille, quartiers Nord encore, cité de la Castellane pour être précis : des guetteurs au service de trafiquants de drogue sont postés en permanence et une rue (au moins) est obstruée par des blocs de pierre et des chariots de supermarché. Lire sur ces questions La Fabrique du monstre, une enquête à Marseille de Philippe Pujol, sur ce qu’il appelle « les malfaçons de la République française » (Ed. Les Arênes)
  5. Voir L’économie, cette mythologie déguisée en « science »
  6. Le titre de son article taclé par Eolas : « Stationnement interdit » ou Kafka au volant. La chute du papier est évidemment du même tonneau libéraliste : « Il y a, finalement, plutôt de quoi en pleurer de rage. Que disait Pompidou, déjà ? Ah oui : « Arrêtez donc d’emmerder les Français ! »

    Et vive l’anarchie ! – au mauvais sens du mot, évidemment.


  • © Ch.- M. Schulz

    « Il faudrait comprendre que les choses sont sans espoir et être pourtant décidé à les changer. » F. Scott Fitzgerald, Gatsby le magnifique, 1925
    ––––
    « Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses parce qu'on veut qu'elles soient, et non parce qu'on a vu qu'elles sont en effet. » Bossuet

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      Philippe Casal,, 2004 - Centre national des arts plastiques

      Philippe Casal, 2004 - Centre national des arts plastiques - Mucem, Marseille

    • La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste. (Claude Lévi-Strauss)

      La réa­lité vraie n’est jamais la plus manifeste.
      (Claude Lévi-Strauss)

    • 2sexpolLa Revue Sexpol ressuscitée !

      Parue de 1975 à 1981, la Revue Sex­pol (sexualité / politique), ses 39 numé­ros et 2000 pages ont res­sus­cité par la grace de la numé­ri­sa­tion. Un DVD est désor­mais dis­po­nible, au prix coû­tant de la numé­ri­sa­tion, de la dupli­ca­tion et des frais de port, soit 16 euros avec jaquette cou­leur et boî­tier rigide ou 11 euros sans. Ren­sei­gne­ments et com­mande en cli­quant ici ou sur la cou­ver­ture du der­nier numéro, ci-dessus. En savoir plus ici sur Sex­pol.
    • «Comme un nuage – 30 ans après Tchernobyl»

      Comme un nuage, album photos et texte marquant le 30e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986). La souscription étant close (vifs remerciements à tous les contributeurs !) l'ouvrage est désormais en vente au prix de 15 euros, franco de port. Vous pouvez le commander à partir du bouton "Acheter" ci-dessous (bien préciser votre adresse postale !)

      tcherno2-2-300x211

      Il s'agit d'un album-photo de qualité, à tirage soigné et limité, 40 p. format A4 "à l'italienne". Les photos, prises en Provence et notamment à Marseille, expriment une vision artistique sur le thème d’« après le nuage ». Cette création rejoignait l’appel à l’organisation de "1.000 événements culturels sur le thème du nucléaire", entre le 11 mars 2016 (5 ans après Fukushima) et le 26 avril 2016 (30 ans après Tchernobyl).
    • L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances (Ber­trand Russel)

      L’argument fon­da­men­tal pour la liberté d’expression est le carac­tère dou­teux de toutes nos croyances. (Ber­trand Russel)

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      La vérité est un miroir tombé de la main de Dieu et qui s'est brisé. Chacun en ramasse un fragment et dit que toute la vérité s'y trouve. Djalāl ad-Dīn Rūmī (1207-1273)

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