Coup de gueuleRepublication

« Grande marche du retour ». Les Palestiniens à la trappe de l’actualité

La Marche du retour  est l'édition annuelle d'une manifestation organisée par les Palestiniens pour commémorer la Nakba, l'exode palestinien de 1948 lors de la première guerre israélo-arabe. La date annuelle en est le 15 mai, lendemain de la proclamation de l'État d'Israël. Cette année, année du 70e anniversaire de cet exode, les Palestiniens ont annoncé que la marche du retour en 2018, appelée aussi la « Grande marche du retour », se déroulera du 30 mars au 15 mai 2018, date qui correspond aussi à la date prévue pour le déménagement officiel de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem.
Le 30 mars 2018, lors de la Journée de la Terre, des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé à la première journée de manifestation de cette « Marche du retour », dans la bande de Gaza près de la frontière israélienne. Les Forces de Défense d’Israël ont tué 17 Palestiniens et affirment que la plupart d’entre eux étaient des activistes de la branche militaire du Hamas ou d’autres organisations djihadistes.
Le Hamas annonce 1416 blessés : par balles réelles, par balles en caoutchouc ou par intoxication au gaz lacrymogène. Ce chiffre est contesté par l'armée israélienne. Aucun bilan indépendant des parties n’est disponible[Source : Wikipédia]

[dropcap]L'Histoire[/dropcap] se répète, avec ses drames et horreurs. L'article ci-dessous date du 20 juillet 2014. Moins de quatre ans après, rien n'a changé en Palestine, si ce n'est en pire.

Vendredi 6 avril, des milliers de Palestiniens ont pris part, à une nouvelle vague de manifestations le long de la frontière de Gaza, dans le cadre de la « marche du retour », une protestation demandant le retour sur leurs terres qu’ils ont dû fuir ou abandonner. Les manifestants ont incendié des pneus et jeté des pierres aux soldats israéliens, qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et à balles réelles. Ce jour-là, deux Palestiniens ont été tués et 250 ont été blessés.  La semaine dernière, dix-neuf Palestiniens ont été tués par l’armée au même endroit. Depuis le 30 mars, on déplore ainsi 28 tués et plus d’un millier de blessés parmi les manifestants. Le refus israélien de toute forme d’enquête internationale sur ces violences a été sans surprise soutenu par l’administration Trump à l’ONU.

Ces manifestations devraient durer six semaines, soit chaque vendredi jusqu'au 15 mai, jour où le président étatsunien se rendra à Jerusalem pour inaugurer le nouveau siège de l'ambassade américaine…

On peut considérer que les Palestiniens, dans ces bégaiements de l'Histoire, passent aussi à la trappe de l'actualité, de laquelle ils se trouvent dramatiquement rejetés au second plan géopolitique – ce qui ne saurait déplaire au gouvernement israélien de Netanyahou. La guerre en Syrie, avec ses débordements dans l'horreur, détourne les regards du monde, ainsi d'ailleurs que le nouveau et non moins atroce conflit au Yémen, sans oublier les plus anciens, Libye, Irak, Afghanistan.

 

Gaza. Des crimes de guerre que l’on n’accepterait nulle part ailleurs. Pourquoi alors les accepter en Palestine ?

Article republié.               1republication le 20 juillet 2014 

Une nouvelle salve de violences vient d’éclater entre Israël et la Palestine et une fois encore, des enfants meurent. Les seuls appels au cessez-le-feu ne marchent pas, nous le savons. Il est temps de lancer des actions non-violentes pour mettre fin une fois pour toutes à des décennies de cauchemar.

[dropcap]Nos[/dropcap] gouvernements ont échoué -- tout en négociant la paix et en adoptant des résolutions à l’ONU, ils continuent, via leurs entreprises, à financer, à tirer profit et à investir dans la violence. La seule manière de mettre un frein à ce cercle vicieux de confiscation des terres des familles innocentes, de punitions collectives, de lancement de roquettes du Hamas, et de bombardements sur Gaza est de rendre le coût économique du conflit insoutenable.

Nous savons que ça marche -- la directive européenne empêchant le financement des colonies illégales avait causé un séisme au sein du gouvernement israélien. La décision du fonds de pension néerlandais PGGM de se retirer des colonies illégales suite à un appel citoyen avait également créé une tempête politique.

Gaza, 2014 : au moins 100 Palestiniens tués, le plus lourd bilan depuis le début de l'offensive

Cela ne mettra certainement pas fin aux tueries, mais l’Histoire nous a montré que souvent, le chemin de la paix passe par l’augmentation du coût de l’oppression. Cliquez sur le lien pour exhorter six banques, fonds de pension et entreprises à mettre un terme à ces investissements -- si nous réussissons à faire monter la pression, ces établissements pourraient se retirer, cela porterait un coup à l’économie israélienne, et nous pourrions déjouer les calculs politiques des extrémistes qui profitent politiquement de l'horreur:

Lors des cinq dernières semaines, trois adolescents israéliens ont été assassinés en Cisjordanie, un jeune palestinien a été brûlé vif, un adolescent américain a été brutalement frappé par la police israélienne et plus de 40 enfants de Gaza sont morts sous les raids aériens israéliens. Ce n’est plus “le conflit israélo-palestinien”, c’est une guerre contre les enfants. Et nous sommes en train de devenir insensibles à cette ignominie. Des médias font passer cette guerre pour un conflit insoluble entre deux belligérants égaux, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit. Les attaques des extrémistes palestiniens contre des civils innocents doivent être condamnées et cesser, mais c'est la spoliation du peuple palestinien qui est à la racine du conflit. Israël occupe, colonise, bombarde, attaque et contrôle l’eau, le commerce et les frontières d’un État libre et reconnu par les Nations Unies. À Gaza, Israël a créé la plus grande prison à ciel ouvert du monde, puis lui a imposé un blocus. Aujourd’hui, alors que les bombes pleuvent, les familles n’ont aucun endroit où se réfugier.

Ce sont des crimes de guerre que l’on n’accepterait nulle part ailleurs. Pourquoi alors les accepter en Palestine? Il y a cinquante ans, Israël et ses voisins arabes sont entrés en guerre et Israël a occupé la Cisjordanie et la bande de Gaza. Occuper un territoire après une guerre est chose commune, mais aucune occupation militaire ne devrait se transformer en des dizaines d’années de tyrannie, qui ne profite qu’aux extrémistes qui prennent les innocents pour cible. Et qui souffre? La grande majorité des familles des deux côtés, des familles aimantes qui ne veulent que la liberté et la paix.

Pour un certain nombre de personnes, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, appeler les entreprises à retirer leurs investissements en cessant de financer ou de participer à l’occupation israélienne en Palestine semble partial. Mais ce n'est pas le cas -- c’est la stratégie non violente la plus efficace pour mettre fin aux cycles de violence, assurer la sécurité d’Israël et obtenir la liberté pour les Palestiniens. La Palestine est minuscule à côté de la puissance et de la richesse d’Israël. Si cette dernière refuse de mettre fin aux occupations illégales de terres palestiniennes, le monde doit agir pour en rendre le coût insupportable.

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Ph. Avaaz

 

ABP, le fonds de pension néerlandais, investit dans les banques israéliennes qui financent la colonisation de la Palestine. D’énormes banques comme Barclays financent les fabricants d’armes israéliens et d’autres entreprises [dont Veolia] qui fleurissent grâce à l’occupation. Le géant de l’informatique Hewlett-Packard fournit des systèmes de surveillance sophistiqués pour contrôler les mouvements des Palestiniens. Et Caterpillar produit des bulldozers qui sont utilisés pour détruire des maisons et des fermes palestiniennes. Si nous lançons le plus grand appel jamais vu pour exhorter ces entreprises à se retirer, nous montrerons que le monde ne veut plus être complice de ce bain de sang. Les Palestiniens appellent le monde entier à soutenir cette action et les Israéliens progressistes la soutiennent également

POUR EN SAVOIR PLUS :

La majorité de l’UE déconseille le commerce avec les colonies israéliennes (Euractiv)

http://www.euractiv.fr/sections/leurope-dans-le-monde/la-majorite-de-lue-deconseille-le-commerce-avec-les-colonies

Les Israéliens et les Palestiniens sont en faveur de la paix mais n’ont guère d’espoir (Gallup - en anglais)

http://www.gallup.com/poll/161456/israelis-palestinians-pro-peace-process-not-hopeful.aspx

Colonies israéliennes : le Quai d'Orsay met en garde les investisseurs français (France 24)

http://www.france24.com/fr/20140625-colonies-israeliennes-quai-orsay-met-garde-investisseurs-francais-bds/

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

17 réflexions sur “<span class="dquo">«</span> Grande marche du retour ». Les Palestiniens à la trappe de l’actualité

  • Liberté

    C’est incroyable, ce que cet Etat se permet !

    L’Israel est, rap­pe­lons le, une construc­tion d’a­près deuxième guerre mon­diale, due aux Anglais et aux Français, basée sur des fon­de­ments reli­gieux. D’après des mino­ri­tés euro­péennes mal­me­nées par d’autres mino­ri­tés euro­péennes, les Palestiniens ne sont en aucun cas res­pon­sables du pas­sé des Juifs.

    Rappelons, que les Juifs ori­gi­naires d’Afrique, les Séfarades, vivaient plu­tôt en bonne har­mo­nie avec les habi­tants du Maroc, d’Algérie, de Tunisie. Tout a démar­ré avec leur désir de domi­ner les autres. Cette frac­tion infime de l’hu­ma­ni­té, ne se situe pas au des­sus des autres, ni en dessous…
    Les faits prouvent, qu’ils ne sont ni pires, ni meilleurs : on le constate actuellement.

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  • Gian

    Une angoisse hante pas mal d’Israëliens, y com­pris ceux qui vou­draient une paix véri­table : la fécon­di­té des ventres des femmes arabes, com­pa­ra­ti­ve­ment supé­rieure à celle des leurs. Eradiquer en par­tie la menace est un moyen anxio­ly­tique, certes bar­bare. En France, nous en sommes encore assez loin, mais à l’ho­ri­zon 2050, ce sera com­pa­rable… Ce qui n’est d’ailleurs qu’un épi­phé­no­mène par rap­port au délire pro­créa­tif géné­ral qui met à mort la pla­nète. Nous vou­lons la paix ? Investissons dans la sté­ri­li­sa­tion par aérosol !

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  • Sam

    Article plein de faux bons sen­ti­ments où se cache encore une fois de plus la seule res­pon­sa­bi­li­té des Israéliens dans cette nou­velle guerre et dans toutes les autres depuis 1948.
    Vous vou­lez boy­cot­tez Israël ? Alors appe­lez aus­si au boy­cott des pays qui financent et qui arment le Hamas, aujourd’­hui le Qatar, l’Arabie Saoudite, hier l’Iran et la Syrie. Pourquoi ne le faites vous pas ?
    La vision du conflit vu sous l’angle du bien et du mal, des puis­sants et des faibles, des oppres­seurs et des oppri­més est tel­le­ment facile.
    Que le Hamas balance des roquettes depuis des années sur son voi­sin ne vous inter­roge pas, que ce même mou­ve­ment enseigne aux enfants de ses écoles com­ment tuer les juifs ne vous émeut pas semble t‑il ? Que le Hamas pro­clame haut et fort la des­truc­tion d’Israël est négligeable ?
    Essayez au moins quelques ins­tants de dépla­cer votre regard de quelques degrés.
    Est-il ima­gi­nable qu’un État vive en per­ma­nence sous la menace de roquettes à seule­ment quelques dizaines de kilo­mètres de grandes villes ?
    Le Hamas déclenche régu­liè­re­ment des attaques pour entraî­ner Israël dans une nou­velle guerre, ce qu’il réus­sit à mer­veille à chaque fois. Accessoirement il sait aus­si que ce sont les popu­la­tions civiles qui vont en payer le plus lourd tribut.
    Je veux juste faire remar­quer que le Hamas a en 10 jours refu­sé 2 fois un ces­sez- le-feu sous l’é­gide de l’Egypte, avant l’in­cur­sion ter­restre des chars israé­liens et la cen­taine de morts de ce week-end.

    Alors oui les guerres sont sales, la vie d’un être humain n’a pas plus de valeur qu’une autre, on le sait depuis quelques mil­lé­naires, on a pas atten­du votre article pour le savoir mais je ne peux jamais m’empêcher de remar­quer qu’à chaque fois qu’Israël est impli­qué dans un conflit cela pro­voque autant de contro­verses et de défer­le­ments de haines, les 2 mani­fes­ta­tions de ce week ‑end à Paris et à Sarcelles en sont la triste illustration. 

    180 000 morts en Syrie et pas de manifs à Barbès, dommage !
    Des mil­liers de morts au Soudan, au Nigeria, pas de manifs non plus, étrange…
    Des chré­tiens aujourd’­hui mena­cés à Mossoul par l’EEIL…Pas beau­coup de réac­tions malheureusement.

    Votre indi­gna­tion est bien sélec­tive, je la trouve d’une grande malhonnêteté.

    Défendons les Palestiniens à avoir un état viable mais de grâce ne jouez pas le jeu d’un mou­ve­ment qui joue sa propre sur­vie en pro­vo­quant le chaos.

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  • Gian

    Que ce bon peuple pro­pa­les­ti­nien indi­gné boy­cotte aus­si Coca Cola – et pas seule­ment à la sor­tie du jeûne – et les matchs de foot tru­qués spon­so­ri­sés par les fachos qua­ta­ris escla­va­gistes ! Pour avoir vécu 18 ans à Barbès, je crains que ça soit plu­tôt difficile…

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  • Je ne vais pas me faire que des amis mais :
    Si gauche et droite, dans un impro­bable élan de soli­da­ri­té avait un peu plus mani­fes­té pour le peuple juif, il y a de cela quelques années ( et tant pis pour la loi de Godwin ), nous n’en serions pas là.
    Certes, on ne peut pas on ne peut pas refaire l’his­toire mais on peut tou­jours ten­ter d’é­vi­ter les redon­dances d’icelle.

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    • Ça y est (Godwin ou pas), on retombe dans l’i­nex­tri­cable débat consis­tant à trier entre les « bons peuples » qui seraient « hors sol », c’est-à-dire hors de l’hu­ma­ni­té dans son ensemble. Idem avec les « bonnes » reli­gions et les autres, toutes reflé­tant un même désar­roi face à la vie mais, il est vrai, y appor­tant des « réponses » plus ou moins déca­lées par rap­port à l’Histoire. Les « peuples » souf­frant (sous les bombes par exemple) se res­semblent, comme les cris, les larmes, le sang. Les « peuples » dif­fèrent selon leurs niveaux d’ar­ro­gance, quand la richesse l’emporte sur l’humanisme.

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  • Liberté

    Pour répondre au com­men­taire de Sam, qui me choque par sa prise de par­tie, mais c’est son droit, il n’est pas ques­tion de mon­trer du doigt la seule res­pon­sa­bi­li­té d’Israel, mais sa méthode d’action.
    Il est ques­tion de mon­trer l’a­char­ne­ment d’une armée contre un peuple opprimé.
    Il n’est pas à l’ordre du jour de boy­cot­ter un Etat, mais de s’é­ton­ner, qu’un Etat ne se conforme pas au droit inter­na­tio­nal. Un autre Etat ferait ce que fait Israel, il serait mis au ban des nationS : Israel fait se qu’il veut : pourquoi ?
    D’où vient le Hamas ? Pourquoi le Hamas a t’il été créé ? Ces ques­tions ne vous effleurent pas.
    Des gens crou­pissent dans des camps depuis 1948 et le Hamas fut créé en 1987, pourquoi ?
    La vision des oppres­seurs est des oppri­més, dans ce cas est qu’une évidence !
    Il est vrai, qu’un Etat vit en per­ma­nence sous la menace des roquettes, mais pourquoi ?
    Oui le Hamas a refu­sé 2 fois un ces­ser le feu, mais com­bien de fois l’Etat d’Israel ne s’est pas confor­mé aux réso­lu­tions de l’ONU, pourquoi ?
    Les mani­fes­ta­tions de Paris et de Sarcelles ne concernent, que des mino­ri­tés agis­santes locales et en aucun cas l’en­semble des Français, qui les subissent et sont mon­tées en épingle par des médias tou­jours compatissants…
    Les agis­se­ments d’Israel exitent les consciences des gens proches des mino­ri­tés d’ex­trème droite, en Europe, les mino­ri­tés extré­mistes du proche orient, Syrie, Irak…
    Terrorisme intel­lec­tuel, ou amal­game, lors­qu’on parle de 180 000 morts en Syrie, voi­ci 1 an et demi, n’é­tait il pas ques­tion d’in­ter­ve­nir ? Des mil­liers de morts au Soudan, Nigeria : la France n’est elle pas inter­ve­nue et n’in­ter­vient elle pas actuel­le­ment au Mali et dans les pays limi­trophes ? C’est d’ailleurs le seul pays à le faire.
    Où est le pro­blème de mal­hon­ne­te­té à sou­le­ver un pro­blème, même s’il dérange une mino­ri­té en France ?

    Personne n’a envie de faire le jeu du Hamas, mais trois per­sonnes assas­si­nées, par des extrê­mistes, entrainent plus de cinq cents vic­times en repré­saille : nous ne sommes donc pas sor­tis des pra­tiques de l’Antiquité.
    Il faut lire Jean Soler « Qui est Dieu » pour appro­cher un élé­ment de com­pré­hen­sion du problème.
    On n’est pas « anti » lors­qu’on cri­tique et moi je me veux sans Dieu ni maîtres, alors les religions…

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      • Sam

        Réponse inté­res­sante mais si vous vou­lez remon­tez à 1948 pour jus­ti­fier l’exis­tence et les actions du Hamas on n’est pas couché…Il était ques­tion de 2 états à la base si je ne me trompe, aujourd’­hui l’OLP réclame moins que ce que les Palestiniens et tous les pays arabes avec eux ont refu­sé alors…Mais on ne va pas refaire l’Histoire n’est-ce pas ?
        Chacun en a sa propre lec­ture , j’ai la mienne, vous avez la vôtre et je la respecte.
        Par contre je me gar­de­rai de vous taxer de « ter­ro­risme intel­lec­tuel », le mot ter­ro­risme n’a jamais fait par­tie de mon lan­gage lorsque j’é­change des idées avec quelqu’un.
        Dernière remarque, le pro­ces­sus de paix entre les Palestiniens et les Israéliens arri­ve­ra un jour à son terme, j’en suis persuadé.
        Pour cela, il fau­dra se débar­ras­ser des vrais ter­ro­ristes (ceux qui tuent) et des poli­tiques qui n’ont aucune vision à long terme.
        Rabin était le der­nier grand vision­naire d’Israël.
        J’espère et je crois que ce pays héri­te­ra un jour d’un autre bon­homme de cette trempe.

        Répondre
  • Liberté

    Merci Sam pour votre réponse, mais je n’ai jamais essayé de jus­ti­fier quoi que ce soit venant du Hamas.
    Je pense, que nous fai­sons l’his­toire au jour le jour, à notre corps défen­dant ou pas.
    Tout à fait d’ac­cord avec vous pour dire, que Rabin était un grand homme. Il était vrai­ment déci­dé à faire une paix durable, de plus, ce fut un géné­ral de valeur, il connais­sait la guerre et ses souffrances.
    Des hommes de bonne volon­té existent, comme vous je le sou­haite pour Israel.

    Répondre
  • Gian

    Un état de plus, fut-il pales­ti­nien ? Avec son abru­tis­se­ment de tarés obs­cu­ran­tistes obsé­dés de sexe malade et com­plexés d’ar­rié­ra­tion face à l’Occident ? Avec sa cha­ria obsé­dante, ses femmes voi­lées comme des nonnes anal­pha­bètes, ses gamines en cha­leur exé­cu­tées pour l’hon­neur avec le consen­te­ment des parents heu­reux d’a­voir un ainé qui s’est fait explo­ser en mar­tyr ? Un état qui devra riva­li­ser de haine du vivant pour être à la hau­teur du voi­sin hébreu fas­ciste ? Nous sommes déjà impuis­sants face à la folie de nos dingues locaux des­truc­teurs de la pla­nète, alors, le Moyen-Orient…Et ne me tenez pas pour pes­si­miste, Zweig était un con ! Le sys­tème est irré­for­mable, le chaos est irré­ver­sible, autant être assez lucide pour se plan­quer à temps !

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  • Bérilley Gérard

    Tu as rai­son Gérard de mettre, de remettre, en une ce qui se passe actuel­le­ment pour les Palestiniens, car c’est inad­mis­sible, et ceci se passe qua­si dans l’in­dif­fé­rence géné­rale. (Faut dire, il y a tant à trai­ter, dont peut-être la venue d’une troi­sième guerre mon­diale : je la sens depuis un moment s’approcher).
    Aucun autre pays au Monde ne se per­met et ne pour­rait se per­mettre ce qu’Israël se per­met envers les Palestiniens.
    Pour l’Etat d’Israël et ses défen­seurs incon­di­tion­nels, la faute est TOUJOURS des autres, et dans ce qui se passe ils n’y sont jamais pour rien, même un petit peu, non, jamais pour rien ! C’est une « logique » abso­lu­ment infer­nale, et cela relève sans aucun doute de la psy­cho et de la socio patho­lo­gies, mais cela ne fait rien : tout le pro­blème pour eux vient tou­jours des autres. Il suf­fit d’é­cou­ter les ambas­sa­deurs suc­ces­sifs d’Israël en France et tous ceux qui sou­tiennent cet Etat.
    Il y a une injus­tice envers les Palestiniens, et tout vient de là. C’est pour­quoi je suis en désac­cord pro­fond avec le conte­nu du com­men­taire de Gian du 23 juillet 2014. Même si selon lui les Palestiniens sont dans « l’obs­cu­ran­tisme », cela ne change rien et ne mini­mise en rien l’in­jus­tice qui leur est faite ! L’injustice est là qu’im­porte ce que pense par ailleurs la victime.
    Ma pen­sée pro­fonde s’en­ra­cine dans la tra­di­tion liber­taire de ses plus grands pen­seurs, et me réfé­rant à eux je peux dire que l’a­nar­chisme dog­ma­tique se trompe et n’a­mène à rien. La vieille cri­tique anar­chiste de l’Etat est juste, à ceci près qu’il faut savoir la nuan­cer : dans cer­taines cir­cons­tances l’exis­tence de l’Etat enlève de la domi­na­tion, et c’est pour­quoi si les Palestiniens avaient un Etat il est cer­tain qu’ils souf­fri­raient beau­coup moins. Je défie qui­conque d’af­fir­mer le contraire.
    Le temps joue contre les Palestiniens, c’est ce que l’Etat d’Israël a com­pris depuis fort long­temps, et c’est pour­quoi cet Etat a tou­jours refu­sé la paix, paix qui sup­pose la créa­tion d’un Etat pales­ti­nien sou­ve­rain. Le but d’Israël est à terme de récu­pé­rer toute la Palestine, cela crève les yeux depuis long­temps comme une évi­dence. Le seul pro­blème qui peut se poser à terme pour Israël c’est effec­ti­ve­ment la fécon­di­té pales­ti­nienne, les juifs mino­ro­taires en Israël même.
    Il se peut qu’en Palestine cer­tains soient des obs­cu­ran­tistes comme le dit Gian, mais je me demande com­ment tout un peuple qui sur­vit depuis tant d’an­nées dans de telles condi­tions de des­truc­tion totale de ses pos­si­bi­li­tés de vie pour­rait échap­per à tout obs­cu­ran­tisme ? Non, pour sor­tir de toute alié­na­tion la pre­mière condi­tion en est la pos­si­bi­li­té de liber­té, pos­si­bi­li­té qui est refu­sée à ce peuple.

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    • Les idéo­lo­gies, le dog­ma­tisme, ces pri­sons de la pen­sée. Même, en effet, chez cer­tains anars deve­nus des dévots, avec leurs sains, leurs rites, leurs caté­chismes. Bien d’ac­cord avec toi sur la ques­tion de l’État, avec des fron­tières, oui, et donc un ter­ri­toire où se poser et ancrer une réa­li­té phy­sique (ce fut bien le pro­blème d’Israël !). Partant de là, pour les Palestiniens, tout res­te­rait à bâtir – le meilleur plu­tôt que le pire, ce qui leur appartiendrait.

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      • Bérilley Gérard

        Il n’est pas de liber­té pos­sible sans espace de liber­té, sans espace tout court. Partant de là, comme tu le dis mer­veilleu­se­ment bien « un ter­ri­toire où se poser et ancrer une réa­li­té physique ».
        Sur la ques­tion du dog­ma­tisme, l’on peut, je crois, affir­mer ceci (et je ne suis pas le seul et encore moins le pre­mier à l’a­voir dit) : plus une per­sonne est dog­ma­tique et moins elle est sur ses bases propres, ancrée dans son iden­ti­té authen­tique. Ceux qui veulent convaincre les autres sont ceux qui ne sont pas du tout cer­tains d’eux-mêmes. Le mou­ve­ment anar­chiste est his­to­ri­que­ment mort comme mou­ve­ment de pen­sées de ce dog­ma­tisme, d’élé­ments qui se sont retrou­vés en lui uni­que­ment sur ses aspects cri­tiques, néga­tifs. J’ai connu nombre d’a­nar­chistes paten­tés (c’é­taient d’ailleurs sur­tout ceux là) qui avaient des com­por­te­ments qui étaient tout sauf liber­taires. Ces gens étaient fon­cié­re­ment « auto­ri­taires », ce que par ailleurs et en façade ils cri­ti­quaient chez les autres, dans le mar­xisme géné­ra­le­ment. Les aspects posi­tifs de l’a­nar­chisme – qui auraient dû les ame­ner à cette phi­lo­so­phie – à savoir la géné­ro­si­té, l’en­traide natu­relle, le goût pro­fond des déci­sions démo­cra­tiques, prises démo­cra­ti­que­ment, une rela­tion au Monde sur un plan d’é­ga­li­té avec tout ce qui vit, ils ne les vivaient pas, pire, ils n’en avaient aucun vécu au fond d’eux-mêmes. Le mou­ve­ment est mort d’a­voir été empli et axé sur le res­sen­ti­ment. Un homme comme Gaston Leval en a souf­fert une grande par­tie de sa vie, lui qui était struc­tu­ré sur tout autre chose. Je sais ce qu’il en est aus­si de cette souffrance.
        Me semble main­te­nant que le fon­de­ment de la phi­lo­so­phie liber­taire peut se défi­nir tout sim­ple­ment comme suit : le refus de pen­ser pour autrui, je veux dire à la place d’au­trui, et le refus qu’au­trui pense à notre place et s’ar­roge le droit de déter­mi­ner ce qui est bon pour nous. En ce sens, je pense que l’es­sence de la phi­lo­so­phie, de l’ap­proche liber­taire, mis à part sa dimen­sion « socia­liste » qui appa­rut plus tard, se trouve au mieux incar­née chez Montaigne, dans les Essais. J’ai connu des gens qui se reven­di­quaient du Discours de la Servitude Volontaire de La Boétie et qui n’a­vait jamais eu l’i­dée, ni le moindre désir, de décou­vrir Montaigne.

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  • Je regarde vos articles sur Israël, et je constate un par­ti pris basé sur l’i­gno­rance et la pro­pa­gande arabe. Dommage, vos autres articles valaient la peine.
    Je sais bien que l’on ne peut tout savoir, mais l’i­gno­rance n’est pas une excuse au men­songe et à la diffamation.

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    • « Ignorance », « men­songe », « dif­fa­ma­tion »… Au lieu de fer­mer la dis­cus­sion, pour­quoi ne pas expli­quer, mon­trer, démon­trer ? Rejoignez le débat, il vous est aus­si ouvert.

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    • Gérard Bérilley

      A Dov Kravi. Je ne com­prends pas bien, vous écri­vez « Dommage, vos autres articles valaient la peine » », est-ce à dire que depuis que le conte­nu d’un article vous déplaît ces mêmes articles ne valent plus la peine, qu’ils la valaient dans le pas­sé, mais plus main­te­nant ? A la suite de ce que vous dîtes nous sommes tou­jours aus­si igno­rants de vos argu­ments, alors pour­quoi n’ar­gu­men­tez-vous pas votre point de vue sur cette ques­tion ? Est-ce parce que vos posi­tions sont indé­fen­dables quant à la jus­tice, c’est-à-dire pure­ment arbi­traires et décou­lant uni­que­ment de votre nar­cis­sisme ? Sinon, expri­mez-vous, argu­men­tez, ce serait la moindre des poli­tesses envers ceux qui vous lisent et envers ce blog.

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