BRADERIE (suite). Les marchands de montres misent sur les magazines – et vice versa

Challenges
Tandis que l’encyclopédie Universalis tente de faire vendre Le Figaro, les marchands de montres misent sur les magazines. Ce n’est pas nouveau ; il y a belle lurette que les hebdos vendent de la camelote diverse (postes de radio, lecteurs de CD, tringles à rideaux, poires à lavement à deux vitesses, etc.) en y adjoignant un abonnement.

Ainsi Challenges, quinzomadaire économique du groupe Le Nouvel Observateur dirigé par Claude Perdriel, et comprenant aussi Science et Avenir, qui vient de m’envoyer son catalogue horloger.

Le marchand de tocantes, qui signe «Très sincèrement, Philippe Roussel», me propose donc «une élégante montre Yonger et Bresson» à 27 euros, «une montre chronographe signée Lip» à 45 euros, un «lecteur de cartes bancaires» à 15 euros. Et aussi, au fait, un abonnement de 23 numéros à 57,50 euros.

Et ce n’est pas tout : attendez, comme disait le casseur d’assiettes de mon enfance, je vous mets encore non pas un, non pas deux, mais trois stylos – et l’ «élégante parure», vous ne la paierez pas non plus! Je vous passe le calcul de la remise totale. Et je ne vous raconte pas l’économie incroyable que vous feriez en achetant leurs deux montres, même si vous en avez déjà quatre…Non, vous pourriez croire que je fais de la retape.

Comme a dit ma blonde (toujours au sens québécois, je souligne) à qui je montrais la réclame : «Il est si chiant que ça leur canard ?»

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