17 novembre jaune. La bonne idée pour se reconnaître, par Faber

Il se dit que 74% des Français sondés soutiennent toujours le mouvement des “Gilets jaunes”. Bon. Mais les politologues s’arrachent les cheveux : comment s’y retrouver sur un tel échiquier ? Comment déceler toutes ces nuances de jaune ? Faber tient la solution, glanée au pied du comptoir, auprès de ses plus fins analystes. [Cliquer sur le dessin] [Temps de ± 0 s.]

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Marseille. Fin de règne sur une ville-façade et cache-misères

C’est un règne de plus de vingt ans qui s’effondre avec les taudis de la rue d’Aubagne, à Marseille. La fin du règne d’un maire qui, certes, aura redonné du lustre à la capitale portuaire déchue. Mais, en bon prototype du notable, Jean-Claude Gaudin, a surtout servi la bourgeoisie marseillaise, celle qui l’a élu et rééelu. Derrière une ville-façade et ses vitrines attractives se cachent une tout autre réalité, révélée au grand jour avec le drame du quartier de Noailles et ses huit morts. [Temps de lecture ± 11 mn]

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14-18. L’abbé Georges Estrangin : « A la sortie du bois, le capitaine nous rassemble, il en manque 107 à l’appel. Il pleure. »

Environ de la garnison de Verdun, début février 1916: Les Eparges, le ravin de la mort

Le témoignage ci-dessous émane d’un curé marseillais, l’abbé Georges Estrangin, « clerc tonsuré du Diocèse de Marseille », envoyé au front dès 1914, et mort à Étinehem, dans la Somme, le 29 août 1916. Ces quatre extraits sont tirés d’une petite plaquette de 1923 qui lui fut consacrée. Témoignage poignant par son réalisme, et aussi du fait que son auteur, un religieux, semble avoir perdu toute référence divine ou même spirituelle. Tel un combattant sans âme ? – comble de l’abomination guerrière. [Temps de lecture ± 9 mn]

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Centenaire de l’Armistice. Nous qui désirons la paix… Qui a gagné la guerre ?

Au fait, qui a gagné la guerre ? Toutes les guerres sont horribles et ne génèrent que des perdants – enfin, non, pas pour tous… Soit, mais pourquoi cet acharnement des humains à s’entretuer et à y trouver de la « grandeur » ? Quel sacrifice, au juste, sous les actes héroïques de ces poilus de 14-18 ? Avec son ouvrage paru l’an dernier, 14-18, la réalité cachée, Gian Laurens apporte sa pierre à la compréhension de cette horreur toujours qualifiée de « Grande guerre », en y ajoutant un puissant appel à la paix.

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11 novembre. Les derniers poilus désertent la troisième guerre mondialisée

Les derniers grains du sablier mortifère se sont écoulés : les derniers poilus sont morts, après les 1,35 million de Français sur les 8,4 qui combattirent. Dont mon grand-père maternel, Adrien, paysan picard, planteur de tabac, qui passa sa blague à un général en visite à Verdun, dans les tranchées. Vingt ans après, « ça repartait comme en 14 », avec de l’horreur ajoutée. Supérieure, l’espèce humaine ? Le pacifisme, une utopie de fadas ? Peut-être mais une utopie nécessaire, ainsi que le chante le Congolais Zao dans une magnifique parodie.
[Temps de lecture ± 3 mn + vidéo de 10 mn]

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Malaise dans l’éducation. Entre hébétude et morale hypocrite

Des profs se font braquer, dont certains dans un tel état d’hébétude qu’ils ne réagissent même pas, résignés qu’ils sont à une fatalité morbide. Le ministre tempête, comme d’habitude, « il faut que ça cesse ! », car voilà 30 ans que ça continue. De part et d’autre d’une autorité perdue, à l’écart des jeunes générations, gauche comme droite se raccrochent à l’hypocrisie d’un civisme et d’une morale soumis au productivisme et à la compétitivité.  [Temps de lecture : ± 4 mn]

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Maurice Deleforge. Le maître, l’ami, le frère

Maurice est mort ce 16 octobre, à la veille exacte de ses 85 ans. Maurice Deleforge, directeur des études durant 40 ans à l’ESJ de Lille. Autant dire directeur de fait, tant il avait animé – donné un souffle, une âme, donc – à cette École supérieure de journalisme qui pouvait ainsi se prévaloir, en effet, d’une certaine supériorité. Pas au sens d’une forme d’« excellence de palmarès »,  mais d’un lieu d’apprentissage  visant à élever le journalisme à hauteur d’humanisme. Par sa qualité d’être, Maurice fut ce passeur. Un maître, oui, et un ami, un frère. [Temps de lecture ± 10 mn]

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Quand le Nobel d’économie consacre le mariage contre-nature de la croissance et de l’écologie

Cette fois encore, le Nobel d’économie consacre le mariage de la carpe et du lapin, cette union contre-nature de la croissance débridée – horizon indépassable du libéralisme – et d’une prétendue « écologie durable ». Les deux lauréats états-uniens poussent leur chansonnette à la gloire du toujours plus et en appellent à la technologie pour sauver la mise du capitalisme. [Temps de lecture ± 3 mn 30]

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Le Pétillon ne pétillera plus, par Faber

Fameux dessinateur, inventeur de Jack Palmer, un détective barjot à gros nez, Pétillon est mort ce 30 septembre, à 72 ans. Il se distinguait surtout par ses dessins éditoriaux dans le Canard enchaîné. Il fut aussi scénariste du Baron noir, strip atypique et satirique dessiné par Got. Dans tous les cas, souligne Faber, « Ça tombait vite, juste, fort, intelligent, jamais vulgaire. » [Temps de lecture ± 1 mn 20 – plus les dessins !]

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Un peu de douceur en attendant la « fin du monde humain »

Un coup de blues ? Une petite vidéo incongrue, et ça repart. Même si la « fin du monde humain » est annoncée, « vivons heureux en attendant ». Un peu de zizique, pas mal de dérision. Brassens et Tino Rossi comme la rencontre de la carpe et du lapin. Et de Sainte-Lucie. [Temps de lecture : ± 4 mn avec la vidéo]

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Paul Virilio, penseur de la vitesse, des accidents, de la « société individualiste de masse »

Mort ce 10 septembre, Paul Virilio auscultait une société malade de la vitesse et du risque technologique. Il avait repris l’idée du lien causal entre progrès et catastrophe : en inventant le chemin de fer, on inventait en même temps déraillements et collisions. Idem avec l’avion, le nucléaire, etc. Il avait développé une critique poussée de la « métropolarisation », cette concentration accélérée des agglomérations, à l’image de l’hyper-capitalisme. [Temps de lecture : ± 3 mn]

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Chasse. C’est dangereux, d’avoir un fusil. On croit que ça ne tue pas

Sans changer de tenue militarisée, le chasseur d’aujourd’hui lorgne sur les habits neufs du « régulateur de la nature ». Pourtant, il a horreur des « écolos » qu’il verrait volontiers en gibier. D’ailleurs, il a dégommé le premier d’entre eux, un ministre. « En même temps », ce président lui offre un permis à moitié prix. Un permis de tuer en forme de carte d’électeur. Un siècle avant, Jules Renard en avait fait l’expérience : « C’est dangereux, d’avoir un fusil. On croit que ça ne tue pas. » [Temps de lecture : ± 9 mn]

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Chronique d’un été (suite, hélas !) Catastrophe écologique sur l’étang de Berre

L’étang de Berre semblait avoir retrouvé un équilibre écologique. Ce n’était qu’un semblant, un sursis. Plusieurs formes de pollution, cet été, sont venus ruiner ce fragile biotope. Fauteur de dérèglements généralisés, l’homme, une fois de plus, attente à la nature. Jusqu’à s’en exclure. [Temps de lecture ± 2 mn 30]

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