Résistance à la Sarkozie. Du 22 avril et du principe de précaution

 

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Tout se dérègle, semble-t-il. Pas un jour sans alerte. « Faisons vite, ça chauffe ! » clame la pub, comme si l’écologie était apolitique. Comme si la politique elle-même n’était pas d’abord une écologie, cette harmonie entre le monde et les cœurs qui l’habitent – et dont personne n’a « le monopole », on sait, merci. Tout fout le camp et tout semble normal. Je viens encore de vérifier, maintenant que le printemps s’avance. Comme annoncé, les iris jaillissent à coups de traits violets, les yeuses débourrent et passent sans prévenir du marron-ocre au vert Véronèse ; je parle des chênes verts chers à Giono : en accéléré on verrait leurs bourgeons s’ébrouer comme des chiens mouillés. Je parle de la “campagne” – la ville n’est jamais bien loin à bruire. Les indicateurs médiatiques l’attestent aussi : sous le ronron des flux sondagiers, à J moins… et quelques, la République a l’air calme.

D’innombrables docteurs Knock, Diafoirus de l’opinion, tentent de prendre la température de l’indécision qui seule encore procure quelque excitation à la “science” politique – mon cul ! Ces derniers jours, des politicards has been, si assoiffés de reconnaissance – mais de quoi ?, faites donc ! –, ont tenté de remettre la balle au centre, là où stagne le marais, grande flaque des « sans opinion », enfin qu’ils disent pour masquer leur absence de conviction. Ils ne différencient plus leur main gauche de la droite. De l’une ou de l’autre, ils tâtent le fruit qui traîne, comme eux d’ailleurs, d’une moue dégoûtée, gavée de tout, ou bien privée de l’essentiel – cet appétit à mordre dans le fruit de l’engagement. Excusez le gros mot, abandonné à la rue, comme dans une cité « sensible », ramassé par celui qui cite Camus et Jaurès en proportion inverse de sa légitimité à le faire.

Est-ce bien le moment de jouer les chochottes une fois de plus ? De faire son esthète devant l’embarras du choix, entre les douze desserts de la Démocratie bonne fille ! – Ah, je tâterais bien un peu de ça, ou bien non, de ci…

Quand quarante pour cent (40 % si vous préférez) d’un électorat serait tenté par la droite extrême, est-ce bien l’heure de tourner autour du pot, l’air grave et con, oui !, ou alors innocent, angélique, ingénu – pour ainsi dire chaste, comme le dernier des puceaux qui ignorerait tout de l’Histoire ! Est-ce bien le moment d’ergoter ? De confondre présidentielle et législatives !

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Odile

Petite précision botanique. Ce ne sont pas les chênes verts qui perdent leurs feuilles au printemps ! Ce sont les chênes à feuilles caduques. Les chênes verts, eux, ne perdent pas leurs feuilles qui sont piquantes. Ne pas confondre ! Les deux coexistent d’ailleurs en Provence.

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