Effet Fukushima. Les gazouillis de l’anxiété nucléaire en direct sur la Toile

Des artistes multimédia italiens viennent de développer Nuclear Anxiety, une carte interactive permettant de visualiser en temps réel, à partir de comptes Twitter, l’angoisse générée sur la Toile par l’énergie nucléaire. Chaque fois qu’un gazouillis (tweet) comportant le mot “nucléaire” (en plusieurs langues) est posté, il apparaît géolocalisé. Ainsi s’exprime l’ampleur de cette peur, notamment aux Etats-Unis, où Twitter est très populaire. 

Autre bruit de fond issu de la Toile, listentothedeep.com a mis en écoute l’enregistrement du bruit du séisme qui s’est produit au large du Japon le 11 mars, les basses fréquences ayant été accélérées seize fois. Accessible dans la rubrique “Sound Library”, puis “Earthquake”. Le chant de la terre, comme Mahler lui-même ne l’avait jamais entendu…

Tout ça est gai, sympa, moderne, technique – comme notre monde.

 

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4 réflexions sur “Effet Fukushima. Les gazouillis de l’anxiété nucléaire en direct sur la Toile

  • 15 avril 2011 à 12 h 56 min
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    Très peu de Tweet(s) en France ………….
    Curieux!
    @ plus !

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    • 15 avril 2011 à 13 h 42 min
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      Oui, je me suis aussi fait la remarque…

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  • 15 avril 2011 à 14 h 21 min
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    La France est une exception mondiale vis à vis du nucléaire, du fait d’un lobby pro nucléaire très puissant dans les rouages de l’état et de la communication de masse.
    Ce midi au fou du roi sur France Inter, Claude Allègre faisait la promo de son livre pro nucléaire, occasion de se payer la tronche des anti nucléaires et écologistes, par les “gentils” animateurs de l’émission.

    Le 20 mars, 10 000 personnes manifestaient dans la centrale française de Fessenheim, dont 1000 français et 9 000 suisses ou allemands (Source Le Monde du 21 mars).
    C’est pour moi la preuve d’un formatage de nos esprits français, dès l’école, qui nous glorifie des découvertes de la famille Curie, dans une épopée moderne, alors que dans la réalité, ces esprits scientifiques étaient très critiques quand à l’utilisation qui pourraient être fait de leurs découvertes.

    Pour sensibiliser les consciences françaises quant aux dangers du nucléaire, un long chemin est encore à faire, et j’espère sincèrement qu’il ne faudra pas attendre une catastrophe nucléaire en France pour faire basculer l’opinion française.

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  • 15 avril 2011 à 23 h 59 min
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    Mmm. C’est vrai que les Français ont subi un bourrage de crâne… Mais peut-être aussi que nous ne sommes pas des champions de Tweeter?
    Pour ma part, je n’ai toujours pas pigé comment ça fonctionne. Sans doute parce que je me refuse à posséder un “téléphone intelligent”…

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