1venelles 12:10:13

Le cli­mat est morose, mais l’avenir radieux. Ne pas confondre cli­ma­to­lo­gie et météo­ro­lo­gie, diantre ! Ain­si, ce same­di matin, sur le mar­ché de Venelles, en Pro­vence, c’est bien un météo­ro­logue qui a éta­lé son sys­tème pré­vi­sion­nel du temps à venir. Vision cour­ter­miste et néan­moins for­melle : l’hiver sera rude. C’est tout en enchaî­ne­ment de faits qui a per­mis d’anticiper cette proche réa­li­té météo : là-haut, dans les Alpes, les mou­tons ont épais­si leur toi­son avant de redes­cendre vers la val­lée et les étables. Là, comme il se doit, ils ont été ton­dus comme cer­tains contri­buables. Et hop ! voi­ci les chaus­sons abon­dam­ment four­rés pour les petits petons fri­leux qui, déjà, sentent mon­ter les fri­mas. Le monde est par­fois bien fait.

Mais il n’est pas par­fait, ce monde. Et d’autres pré­vi­sion­nistes pré­tendent y remé­dier. Ain­si, un peu plus loin, même mar­ché, autre mar­chands. Eux pro­mettent le rêve élec­to­ral, le bon­heur sur terre com­mu­nale. D’ailleurs le fond de l’enseigne est aus­si bleu que le ciel. Le bon peuple s’est appro­ché, mais pas trop. Sur l’estrade, le trio à l’étroit entonne un coup de Mar­seillaise : ça chante faux, on mal­mène les paroles mais l’intention y est, et depuis sa fenêtre la Répu­blique à l’épaule nue fixe l’instant pour l’éternité. [Voir ici com­plé­ments et vidéo sur cet his­to­rique évé­ne­ment].

Ain­si en est-il depuis des siècles. Cinq siècles, par exemple, qu’un cer­tain Fran­çois Rabe­lais et son Pan­ta­gruel avaient « prognostiqué » :

Cette année les aveugles ne ver­ront que bien peu, les sourdz oyront assez mal, les muetz ne par­le­ront guieres, les riches se por­te­ront un peu mieulx que les pauvres et les sains mieulx que les malades (1532).

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