À propos d’élections et de démocratie…

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Un vieux sujet de réflexion, toujours actuel

À propos d’élections, le tableau ci-dessus exprime bien des choses… Il résulte d’une enquête menée auprès de 2.800 personnes pour le compte des Échos, le quotidien de l’économie libérale – que je me permets ainsi de citer, une fois n’est pas coutume. À chacun sa propre lecture de cette « photographie ».

Merci à ma fille de m’avoir envoyé ce document, accompagné de son commentaire : « En tout cas, certains ont bien intérêt à ne pas trop éduquer les masses… »

Nous touchons là à l’essence de la démocratie, que Churchill considérait comme, le « pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés ». [« Democracy is the worst form of Government except all those other forms that have been tried from time to time ». Winston Churchill, 11 novembre 1947, à Londres, Chambre des communes].

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

6 réflexions sur “À propos d’élections et de démocratie…

  • 26 mars 2015 à 12 h 43 min
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    Il doit y avoir le même type de tableau pour la religiosité….

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  • 26 mars 2015 à 13 h 29 min
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    Je suis désolé, Gérard, mais pour moi, ce graphique ne montre que les seuls intérêts qu’ont les uns et les autres à défendre la structure qui protège leurs propres intérêts, suivant l’intelligence que leur donne leur conditions sociales.

    Je veux dire que les “gens de gauche” (ici les diplômes supérieurs) ne sont pas moins pour l’exploitation de la main-d’œuvre des “basses classes” et, bien que “progressistes”, ne prendront jamais la place de ceux-ci, que ces “basses classes” ne comprendront leur propre rôle dans leur propre aliénation et iront vers les droites “dures”. Ce n’est pas pour ces derniers une question d’éducation, mais une question de résignation à leur sort.

    Le problème ne se situe pas dans une répartition intelligente de l’aliénation, mais de comprendre comment la supprimer, c’est à dire, supprimer l’organisation du TRAVAIL, supprimer le mode production-même de ce monde, en toute matérialité, pour faire autre chose de notre temps que de détruire le monde par ce travail. De “droite” ou de “gauche”, c’est kif-kif.

    Et c’est précisément cette séparation entre les classes dans ce mode de production qui induira la disparité des intérêts à y demeurer, à le faire perdurer. Ce graphique montre cette disparité des intérêts SANS toucher à la structure qui les impliquent : les uns comme les autres, trouvent dans cette société à pouvoir s’exprimer selon le but de pouvoir y perdurer.

    Quoi ? les “droites dures” protègent les intérêts des ouvriers ? Non, bien sûr, puisqu’il s’agit de poursuivre cette exploitation de l’humain par l’inhumain… tout à “gauche” ! Et ils happent le leurre à coup d’enveloppes et non pas de grèves sauvages où, enfin, ce monde montre qu’il veut se prendre, LUI-MÊME, en main.

    Pour le dire avec des vieux mots : ” Le “niveau d’éducation” bourgeois, sera toujours une peinture bourgeoise du monde pour cacher de manière bourgeoise ce que ce monde ne veut pas montrer : l’action du mode de pensé de la bourgeoisie sur le monde ! “

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  • 26 mars 2015 à 16 h 24 min
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    D’autant qu’il manque un critère : ceux qui ne vont pas voter ! Est-ce que d’aller voter est un signe d’intelligence, d’éducation ou d’un moindre mal, sorte de compromis entre les deux ?

    Si la droite dure a pris tant d’ampleur, c’est que STRATÉGIQUEMENT il sert au système politique dans sa globalité, il a été bien servi par tous les politiques, les médias, et autres services : sa présence n’est possible que comme facteur de paix SOCIALE : sans lui, le système implose, car elle focalise les radicalisations en les transformant systématiquement en nullités : au lieu de dire “Oui, nous sommes capables, nous les amis, de bouleverser le monde”, il donne à penser : “C’est lui ! c’est à cause de lui, là ! le RSAiste, le riche, l’assisté, etc.” C’est à cela que sert cette droite : détourner le possible des possibles vers des niaiseries enfantines.

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  • 26 mars 2015 à 20 h 44 min
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    Le coup de la calculette me fatigue. Ayant fait des infographies de presse pendant 7 ans, je ne sais toujours pas ce qu’elles veulent dire ou faire dire. Mettre en équation le merdier. Super témoinagne par contre ce jour à Nancy avec des collégiens et Lycéens sur ls “liberté de la presse”. 250 gosses dans un auditorium, ça envoie. Pas de chiffres mais une expression forte, une innocence, de l’envie, de la pertinence, de l’espoir. Ahhh, de l’espoir, merci les gamins !

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  • 27 mars 2015 à 11 h 08 min
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    1 : ce graphique ne dit pas l’essentiel, à savoir combien de gens veautent contre ceux qu’ils n’aiment pas (beurk) plutôt que pour ceux qu’ils aiment (bisou) et en général il n’y en a pas, et il semble que le désenchantement se trouve un peu partout dans l’échelle des QI : perso, je connais beaucoup plus de gens de la catégorie beurk que bisou
    2 : la grande majorité, c’est quand même les abstentionnistes, qui comprennent ceux qui dégueulent sur les foutaises électoralistes et militent pour la démocratie directe, les lucides, et les absentéistes, qui vont à la pêche ou glandent autrement : je vais demander aux Echos de me faire une enquête de terrain
    3 : Flamby comme Sarcome ont été élus avec 14 M de voix, soit à peine 1 Français sur 5, et beaucoup de ces 14 M se disent systématiquement déçus ; c’est quoi ce système où une poignée de naÏfs perpétue l’asservissement de la grande majorité ?

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  • 27 mars 2015 à 17 h 43 min
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    Ça conteste sérieux sur ces stats.
    J’ajoute une réaction arrivée sur ma boîte perso, de Pierre : “Statistique trop belle pour ne pas déboucher sur une corrélation intuitive trop simpliste. En fait les petits niveaux conduisent aux emplois les plus précaires et à la pauvreté massive. Et c’est probablement la situation économique plus que l’éducation qui conduit au vote FN.
    Un sondage similaire (à demander aux Echos ?) ferait sans doute apparaître que les plus instruits sont les plus favorables au néolibéralisme. Serait-ce leur intelligence ou leur place dans l’élite et les bénéfices qu’ils en retirent qui les rapprocherait de cette idéologie ?”
    Au départ, il m’a semblé que le croisement de deux critères relativement objectifs confirmait ce que “nous” – gens éclairés 😉 – savions plus ou moins au pif. Et, certes, l’enquête est trop binaire pour apporter les nuances qui s’imposent dans ce domaine complexe relevant des dessous du rite électoral démocratique. Il me semble toutefois que les commentaires ci-dessus mélangent les notions de connaissance et d’intelligence. Il ne s’agit bien ici que de mesurer un certain niveau d’instruction selon les différents diplômes obtenus ; et on note bien, en effet [l’enquête étant ce qu’elle vaut] des corrélations fortes dans l’électorat FN. Tandis que les autres références politiciennes ne provoquent que peu de changements. L’intelligence ne saurait donc être en question ici (elle est autrement difficile à mesurer !). Pour désigner les technocrates, énarques et autres têtes d’oeuf, mon père parlait des “instruits cons”. L’intelligence recouvre de multiples variantes sans rapport obligé avec le niveau de connaissance – même si ça ne peut que la fortifier.

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