Trump. États-Unis ou état de sécession ?

Adam Nossiter, correspondant à Paris pour le New York Times, brossait ce 24 août sur France Culture un état des lieux des États-Unis sous l’emprise de Trump. Lequel a tellement divisé le pays sur sa politique autant que sur son personnage, que je journaliste est allé jusqu’à parler de sécession : « On n’a jamais été aussi divisé que depuis la guerre de Sécession » – c’est dire !

Ce qui signifie aussi que Trump est soutenu par une presque moitié des Étatsuniens (40% disent les sondages) qui approuvent sa politique protectionniste (contre les immigrés, le déséquilibre du commerce avec la Chine), ses mesures économiques (croissance élevée, diminution du chômage), son nationalisme et son opposition à l’Accord de Paris sur le climat (favorable au charbon, au pétrole, à l’industrie automobile, etc.)

Sa base est donc assez solide, et inconditionnelle, pour envisager une victoire aux élections de mi-mandat. Plutôt que politiques, ses risques sérieux sont judiciaires ; non seulement au sujet de ses liens avec la Russie de Poutine durant la campagne présidentielle, mais surtout avec les récentes condamnations pour fraudes fiscales et bancaires de Paul Manafort et Michael Cohen, deux de ses proches collaborateurs, affaires qui pourraient donner lieu à des révélations compromettantes.

Médias et journalistes affichent dans leur majorité une rude opposition à ce président qu’ils voient comme déshonorant aux yeux de l’étranger tout autant que pour le peuple américain. Trump le leur rend bien, par un égal mépris, non sans les qualifier d’opposants idéologiques faiseurs de fausses nouvelles.

La couverture animée du Time Magazine du 23 août illustre bien cette détestation d’un président immergé « jusqu’au cou » dans ses problèmes.

© Huffington Post

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