Gilets jaunes. Du suicide en République

Gaspard Glanz, dans la nasse répressive et la « dangerosité pré-délictuelle »

par Faber

[dropcap]Suicidez[/dropcap]-vous !, clament certains Gilets jaunes aux forces de l’ordre.
Et fallait pas dire ça, c’est grave, très grave, la République, l’ordre, la cohésion, la France et tout le bordel.
Prison pour la racaille !
Faut prier devant Notre-Dame et fermer sa gueule.
Déjà qu’ils souffrent, physiquement et même psychologiquement, nos flics.
Faudra pas les envoyer à la guerre, ils pleureraient et seraient vite fatigués.
Bon !
Quand ils tirent dans la tronche des civils, y sont pas si fainéants, ces flics.
Quand ils éborgnent et poussent la mémère qui manque de sagesse.
Hein ?
Résultat des courses :
un mot, une phrase (presque drôle) coute plus cher qu’un flash-ball.
Et du coup, la parole est plus forte que les gesticulations du pouvoir.
Ce qui est assez réjouissant.
Touche pas à mes mots.
Pour paraphraser Woody Guthrie, les mots sont des armes.
D’autres se suicident, à la poste, à la campagne, en EHPAD, en hosto, à la retraite, à la chaîne, à la solitude, à la pauvreté, à l’immigration…
Sans uniforme.
Je suis avec ceux-là.

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Gerard Ponthieu

Journaliste, écrivain. Retraité mais pas inactif. Blogueur depuis 2004.

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Margo
24 avril 2019 19 h 06 min

C’est une façon de voir, qui se tient tout à fait. Mais… que je ne saurais partager en ce sens qu’elle cautionne tout de même la violence, quel que soit son origine et son “bord”.

HEROUARD
24 avril 2019 0 h 08 min

Faber, t’es vachement Sapiens. Solidarité avec tous les suicidés sans uniforme.

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