Bertin. Grand Jacques à Grambois (Vaucluse)

Il n’est pas grand que par la taille, l’ami Bertin Jacques, chanteur, auteur, compositeur et tout. Ce samedi 28 septembre, à 20 heures, il donnera une soirée à Grambois, l’un des plus beaux villages du Luberon. Il y est invité par l’Atelier 84 qui programme de belles rencontres artistiques, ou des conférences, une ou deux fois par mois.

Comme le dit l’animateur du lieu, Gérard Le Berre: « Des années soixante aux années quatre vingt, nous ne savions pas que nous vivions une période où la chanson française était à un niveau de poésie et de créativité exceptionnelles ; depuis…? À cette époque, les locomotives s’appelaient Brel, Brassens, Ferré et tant d’autres qui élevaient  leur discipline au niveau d’un « Art ». Jacques Bertin fait partie de cette élite qui savait nous entraîner dans l’univers du beau, tout simplement… »

Pour Jacques Bonnadier, journaliste et défenseur de la chanson française, cette soirée-récital offre « un superbe cadeau pour celles et ceux qui suivent l’artiste depuis quarante ans et plus et qui le classent parmi les plus grands auteurs-compositeurs  de notre temps, et parmi les plus belles voix – mais ces mots ont-ils encore un sens ? – qui se puissent entendre aujourd’hui encore. Pour ceux-là, ce seront de bienheureuses retrouvailles. Pour les autres, les plus jeunes ou les moins avertis, une découverte – il n’est jamais trop tard ! – , celle d’un homme qui célèbre l’art majeur qu’est la chanson, en homme libre, loin de tout modèle et de toute mode, animé par un souci constant de dignité et de respect. Un art qui est le plus beau à ses yeux : « Celui, dit-il, où on est seul au milieu des gens ; et avec la voix, on tente d’impossibles réconciliations »…

Enfin, pour moi… Jacques est aussi et par dessus tout un vieux pote : nous avons usé nos culottes de vingtenaires sur les bancs de l’École de journalisme de Lille. Nous ne nous sommes plus quittés en amitié, même si nos routes ont normalement divergé : lui, fringant lauréat de l’Académie Charles-Cros, embrassait une « carrière » – mot qu’il déteste au point d’avoir ignoré les offres intéressées d’un Eddy Barclay – vouée à la chanson. Jusqu’à ce que le journalisme le rattrape avec la proposition de Bernard Langlois de tenir la rubrique culturelle de l’hebdomadaire Politis, ce qu’il assurera durant plus de dix ans.

L’auteur-interprète a publié une vingtaine d’albums, l’écrivain et poète à peu près autant d’ouvrages, dont l’un consacré à Félix Leclerc – une de ses grandes références.

Bref, son passage à Grambois – fruit du hasard et de la nécessité – constitue ce qu’on appelle un événement. Et pour le coup, le mot n’est pas usurpé.

Atelier 84, Grambois. Réservation au 06 12 54 72 06

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Comme je suppose que tu y seras, et au-delà, je vous souhaite à vous deux une soirée de bonheur, artistique et amical. Gros baisers virtuels, mes poteaux.

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